Dressé pour tuer
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Ma La
Ma La

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5,0
Publiée le 25 mars 2021
J'ai adoré ce film, mais la fin déçu, j'en ai eu des frissons et les larmes aux yeux.
Je pensais vraiment que celle ci allait mieux finir car il avait réussi à enfin guérir ce chien mais quel déception de voir que non.
Quelle tristesse de voir que ce pauvre chien a payé de sa vie à cause d'êtres humains (si on peux appeler ainsi),, qui l'ont dressé à tuer et cette personne (celui qui l'a dressé à tuer) qui n'a même pas était comdamné pour ce qu'il a fait de ce chien. La fin est tellement triste.
sylvano81
sylvano81

5 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 août 2020
Excellent film !!! Paul Winfield acteur que je ne connaissais pas ou du moins dont je ne me rappelais pas vraiment (apparemment il est dans terminator) est parfait dans ce rôle de dresseur qui veut faire déjouer la haine raciste !!! Contrairement aux films anti-racistes français et actuel ce film fait vraiment réfléchir !!! De ce que j'ai compris: spoiler: en voulant aller au bout des choses avec ce chien, le chien fini à la fin a retourner sa haine contre l'image du vieux blanc qui pour lui représente son ancien propriétaire et donc le personnage qui l'a poussé a haïr les noirs !!! En fait il n'est donc pas guéri, mais à déplacer sa haine des noirs aux blancs et c'est bien en cela que ce films est dérangeant pour les personnes adepte du politiquement correct !!! Le choix de visé un blanc âgé pour moi symboliserait un peu c'est blancs du passé a qui certains voudrait faire payer le racisme en utilisant les même ressorts raciste, c'est à dire en considérant qu'ils sont mauvais car ce sont des blancs !!! Le message serait donc il faut comprendre le racisme, mais attention de ne pas créer de nouveau bouc émissaire !!!
QuelquesFilms.fr

366 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2020
À l'origine, il y a un roman autobiographique de Romain Gary, Chien blanc, qui évoque entre autres une histoire arrivée à Jean Seberg, la compagne de l'écrivain. Le scénario du film (cosigné par Samuel Fuller et Curtis Hanson, le futur réalisateur de La Main sur le berceau, L.A. Confidential…) focalise sur cette histoire qui permet d'aborder le thème du racisme par un prisme original : le cas d'un chien dressé pour tuer des Noirs. Un "white dog", comme on dit aux États-Unis. Une arme raciste à quatre pattes. La question du film : si l'on apprend le racisme, peut-on le désapprendre ? Et peut-on désapprendre la violence ? Fuller, à la réalisation, développe cette question à sa manière, directe, rude et néanmoins émouvante. Si l'on peut regretter une technique pas toujours fignolée (la postsynchronisation des voix des acteurs), des effets de style appuyés et une musique (signée Morricone) pas légère-légère, on est cependant capté par cette histoire troublante, tendue et très efficacement conduite. Le film avait été bêtement accusé de violence raciste à son époque, par des gens qui n'avaient pas dû le voir… car cette réflexion forte et amère porte justement sur l'antidote de ce poison.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 910 abonnés 8 278 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mai 2020
En s’inspirant du livre "Chien Blanc" de Romain Gary, Samuel Fuller (Le port de la drogue - 1953) nous livre un impressionnant thriller où il est question d’un chien blanc, qui après s’être fait renverser par une voiture, est recueillie par une jeune femme. Cette dernière découvrira bien après que ce chien en apparence innocent, a en réalité été dressé par des racistes pour s’attaquer à mort aux afro-américains. Elle tentera de le sauver en le confiant à un centre de dressage dont l’éducateur animalier est… noir.

Hélas, le film n’a pas eu la chance de connaître une véritable exploitation en salles, le film bénéficiera d’une sortie technique aux States (durant le tournage, des rumeurs circulaient sur les mauvaises intentions que pouvaient véhiculer le film). Le distributeur de l’époque (la Paramount) a préféré garder le film sous silence, jusqu’à sa sortie en DVD en 2008.
Le garder au fond d’un tiroir aura été une grossière erreur, ce film avait tant à dire sur le racisme (alors qu’à la même époque, bon nombre de films violents inondait le marché de la vidéo).

Dressé pour tuer (1982) est au final un terrifiant brûlot sur le racisme, où le meilleur amis de l’homme se retrouve transformé en machine à tuer, guider par sa haine envers les noirs. D’une froideur et d’une extrême noirceur, le tout, magnifié par la B.O. d’Ennio Morricone. On ne regrettera qu’une chose, que ce film soit resté confidentiel pendant d’aussi nombreuses années, il aurait assurément mérité d’être vu par le plus grand nombre.

[http://bit.ly/CinephileNostalGeek ★ http://twitter.com/B_Renger]
AMANO JAKU

361 abonnés 797 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2020
Et bien quelle belle surprise : pensant regarder une petite série B horrifique riche en hémoglobine, jamais je n'aurais imaginé me retrouver devant un tel pamphlet anti-racisme ! L'histoire nous présente une jeune femme, Julie, qui roule paisiblement avant de renverser accidentellement un chien. Après l’avoir amené au vétérinaire, elle décide de le garder avec elle en attendant que son propriétaire se manifeste. Affectueux, l’animal se montre néanmoins curieusement agressif avec certaines personnes. Après que son chien ait agressé l’une de ses amies, Julie décide de rencontrer un dresseur professionnel qui va alors faire une terrible découverte…Basé sur un livre dont l'auteur a vécu une situation identique, "Dressé Pour Tuer" nous dévoile le phénomène des « chiens blancs » : il s'agit de chiens dressé spécialement pour n’attaquer que les personnes de couleur noire ; une pratique malheureusement assez répandue dans les états du sud des USA, où le racisme était clairement affiché et revendiqué dans les années 50 à 70. Pour soutenir son récit, Samuel Fuller fait un choix judicieux en nous proposant de vivre l'expérience à travers les yeux d'une jeune actrice en herbe afin de provoquer un véritable électro-choc en confrontant sa naïveté entretenue par la côté superficiel et idyllique du cinéma hollywoodien à la terrible cruauté du monde réel. Le décalage est d'autant plus grand et fort émotionnellement que nous sommes amenés à éprouver de l'empathie envers le brave toutou : lorsqu'il entre dans la vie de la petite Julie, c'est un énorme changement pour cette dernière. En plus d'être un compagnon affectueux, il devient même un protecteur fidèle après l'avoir sauvée d'un viol : Julie n'a plus d'autre envie que de le garder légitimement auprès d'elle. Puis le film bascule dans l'horreur : un premier meurtre qui se déroule dans le dos de la jeune fille, puis d'autres ; Julie ne comprend pas le comportement de son chien. Alors arrive la terrible révélation, tragique réminiscence d’une époque que les USA cherchent encore aujourd’hui à oublier alors que certains individus à la nostalgie malsaine souhaiteraient retrouver : utilisés pour mettre à exécution la haine de leur maître envers ceux qu'on avait finalement affranchis, les chiens blancs apparaissent donc comme des victimes d’un engrenage vicieux. C'est pour cette raison que Keys, le dresseur noir, ne veut rien lâcher : il est persuadé de pouvoir guérir le pauvre toutou de sa « maladie » et ainsi contrer à sa façon la persécution que subissent les gens à la peau noire. Un enjeu symbolique très fort qui rend les séquences de dressage très tendues, voire carrément anxiogènes ; tandis que la caméra de Fuller les rend sublimes en nous proposant des plans impressionnants où l'animal s'élance vers la caméra au ralenti, sa gueule grande ouverte dévoilant sa redoutable dentition, le tout bercé par la mélancolique et troublante musique d’Ennio Morricone : on a là toutes les caractéristiques d’une véritable tragédie. Faux film d’horreur animalier mais vrai réquisitoire contre le racisme et ses conséquences, "Dressé pour Tuer" est un film d’une cohérence peu commune : jamais il ne modère, jamais il ne tombe dans les clichés faciles et jamais il n’est complaisant. Il souligne judicieusement le caractère insidieux du racisme et sa tragique capacité à perdurer au travers des générations : sans en faire des tonnes, le film parvient à nous faire éprouver de la pitié pour un chien qui se jette automatiquement sur des noirs pour les égorger. Un film dramatique et sombre, mais définitivement beau.
Yves G.

1 875 abonnés 4 105 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mai 2019
Julie (Christy McNichol) percute un berger allemand sur une route de Los Angeles. Elle le soigne, le recueille et s'y attache. Mais elle comprend bientôt que l'animal est dangereux, qui a été dressé pour attaquer les hommes noirs.
Avec l'aide de Keys (Paul Winfield), un dresseur afro-américain, Julie va entreprendre la rééducation de son chien.

"C'était un chien gris..." C'est par ces mots que commence "Chien blanc", le livre de Romain Gary publié en 1970. Ce roman autobiographique raconte la vie du prix Goncourt aux États-Unis, son récent mariage avec Jean Seberg, ses rencontres dans le L.A. huppé où il croise Marlon Brando et les leaders du NAACP.

L'adaptation qu'en fait Samuel Fuller n'y a pas grand chose à voir, qui a pour héros un berger allemand - cinq furent en fait utilisés pendant le tournage - blanc comme neige. À se demander même si le vieux réalisateur, gloire déchue du Hollywood des années cinquante, a lu le livre de Gary. Il n'en retient qu'une facette : l'histoire de ce chien dressé depuis son plus jeune âge à attaquer les humains à peau noire.

Le film est construit en deux parties. La première, particulièrement niaise, met en scène la jeune Julie et son chien. Aussi mignonne soit-elle, Christy McNichol, qui d'ailleurs ne fit pas carrière, est calamiteuse qui passe son temps à faire des mamours à son chien, lequel retrousse les babines voire saute sauvagement à la gorge de tous les Noirs qu'il croise. Une fois que la donzelle, la larme à l’œil, a compris quel monstre elle a recueilli sous son toit commence la seconde partie : celle de la rééducation. C'est l'occasion des meilleures scènes du film.

Samuel Fuller ne s'embarrasse pas de longs discours. Il donne à voir sans donner à penser. Derrière la rééducation de ce chien assassin, conditionné à attaquer les hommes de couleur, c'est le procès de l'Amérique raciste, sinon celui de la condition humaine, que Gary intentait posant des questions autrement existentielles : le racisme est-il inné ou acquis ? peut-on l'inoculer ? peut-on en guérir ? Pareil questionnement n'est pas dans les habitudes du cinéma coup-de-poing de Samuel Fuller.

On imagine sans surprise un épilogue convenu qui verrait le gros toutou enfin guéri lécher copieusement les joues de Julie tombée entretemps amoureuse de son beau et noir dresseur. Mais à rebours du happy end attendu, Samuel Fuller a la bonne idée de respecter celui de Romain Gary.
weihnachtsmann

1 635 abonnés 5 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 février 2019
Quand on sait que le film est adapté d’un livre lui-même écrit sur la base d’une histoire vraie, le sentiment que l’on a est plus fort.
J’ai vraiment aimé l’acteur noir qui veut dresser le chien. Son plaidoyer est un hommage est aux violences racistes.
Parfois on ne comprend pas la naïveté du directeur de l’arche qui disant lui-même au début du film qu’on ne pouvait rien faire!!!
La musique est aussi une réussite
alf38000
alf38000

17 abonnés 150 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 janvier 2021
Vilipendé par diverses associations qui ont cru y déceler à tort un message pro-raciste ainsi que par la critique (à leur décharge, Samuel Fuller n'était pas toujours tendre avec son pays d'adoption), le dernier film américain du réalisateur "D'au-delà de la gloire" restera quasiment inconnu de l'autre côté de l'Atlantique et inversement connaîtra un succès d'estime en France, sans doute en partie du au fait que l'œuvre en question était inspirée du roman autobiographique "Chien Blanc" de l'auteur Romain Gary.
Nul doute que si le cinéaste s'était appelé Welles, Coppola ou Kubrick au lieu de Fuller, son long métrage aurait eu une toute autre carrière.
Napoléon
Napoléon

188 abonnés 1 631 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 mars 2026
Un ensemble simpliste. Une base qui aurait pu être intéressante mais qui est très mal exploitée, qui choisit la facilité du début à la fin sans aucune recherche.
ronny1
ronny1

58 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mai 2018
Sous la pression de la NAACP (« Association Nationale pour l’Avancement des Personnes de Couleur ») la Paramount n’eut pas les tripes pour offrir une sortie nationale à « White Dog » considéré comme une chef d’œuvre par les critiques européens, France en tête (où le film est sorti en premier). En effet l’honorable commission menaçait la Paramount de représailles car, selon eux, ce film promouvait des propos et pensées racistes vis à vis des gens de couleurs. Au vu du film ce harcèlement, sans doute le fait d’un groupe de magistrats aussi zélés que surexcités, paraît complètement inique, sauf à considérer les gens bêtes et méchants comme une espèce colorée (peut être celle qui est rose avec des étoiles vertes). Car c’est bien de la crétinerie avancée qui est condamnée dans ce film.
Le roman de Romain Gary part de faits réels vécus par le couple lorsqu’ils vivaient en Californie, Jean Seberg ayant récupéré un chien abandonné qui semblait doux et pacifique mais qui s’avéra être un chien blanc. La Paramount qui acheta les droits, confia la réalisation à Samuel Fuller qui adapta le roman avec son ami Curtis Hanson (futur réalisateur de L.A. Confidential). Le film dépasse rapidement le simple thriller aux effets sanguinolents et de ce point de vue il est assez en retrait par rapport à ce que le cinéma américain venait de livrer la décennie précédente, avec par exemple, « Massacre à la tronçonneuse » ou « La colline a des yeux » pour ne citer que les plus connus. La scène sans doute la plus violente (du moins moralement) est celle de la boite de chocolats, qui résume la révolte de l’héroïne face à la destruction de l’humanité. En s’attachant essentiellement à cette humanité avec la présentation de toutes les victimes, y compris ce brave chien transformé en tueur par des abrutis racistes, le cinéaste nous amène vers un final qui révèle son profond pessimisme. La violence est une voie meurtrière, sans espoir de retour car sans espoir dans l’homme, ni dans la religion. Une des séquences chocs du film s’achève sur un vitrail représentant Saint François d’Assise entouré de ses animaux, qui indépendamment de sa qualité picturale, est révélatrice de cette faillite morale totale.
Avec sa brutalité cash, son sens du découpage et une direction d’acteur de grande qualité (Kristy McNichol, Paul Winfield dans leur meilleur rôle) le réalisateur est soutenu par une partition juste et magnifique d’Ennio Morricone (recommandé par son épouse Christa Lang, qui tient le rôle de l’infirmière chez le vétérinaire), accompagnant un déroulé qui passe d’un classicisme très sobre au baroque foisonnant. Enfin, la camera de Bruce Surteess illustre parfaitement des échappées qui reviennent irrémédiablement dans une arène. Un grand film qui est aujourd’hui édité en numérique chez le prestigieux Criterion.
lecollectionneurLH
lecollectionneurLH

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mai 2018
un super super film des années 80 qui me replonge dans mon enfance je trouve vraiment dommage qui ce genre de film ne soit pas remis au gout du jour un dressé pour tuer de 2018 meme scénario enfin voilà
peter W.
peter W.

57 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2018
Je me méfie des films où le héros est un animal à cause de la série d' anthropomorphismes bateaux qui suit immanquablement . Fuller ne tombe pas dans ce piège ou du moins en limite la portée tout en donnant au chien un rôle central marquant. Dans l'ensemble on assiste à un bon petit film des années 80 un peu plus intelligent que la moyenne. On y retrouve en particulier Kristy McNichol qui donnait toujours une petit plus aux films dans lesquels elle apparaissait cette époque, C'est sans doute pour ça qu' il me semblait qu'elle avait une filmographie plus importante.
Max Rss
Max Rss

260 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2019
Tiré du roman éponyme de Romain Gary que j'ai lu il y a des années (si si, je vous jure que c'est vrai), « White dog », c'est l'histoire d'un berger allemand blanc, magnifique, mais qui a été dressé dès son plus jeune âge pour attaquer et tuer les noirs... Terrifiant n'est-ce pas... ? Etant adapté par Samuel Fuller, il semblait alors évident que le film se démarquerait des autres œuvres basées sur le même sujet. Déjà, on ne traite pas du racisme via les relations humaines comment c'est très souvent le cas. Ici, on étudie ce fléau via le prisme canin. Original donc. De même, jamais le film ne se permet de dispenser une quelconque leçon de morale et ne prend donc aucun parti. Et Fuller, fidèle à ses principes, c'est à dire n'aimant pas se plier aux méthodes en vigueur se permet de nous offrir un dénouement respirant le nihilisme total à plein nez. Que dire d'autre ? L'ensemble est vraiment bien emmené, très bien interprété et témoigne de la maîtrise de son réalisateur. Bien que ce film ne soit pas très connu, il est un exemple de ce qu'est le très bon travail.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 mars 2017
A découvrir , un film qui malgré son âge reste d'actualité par les thèmes qu'ils abordent. Certains n'y verront qu'une histoire de chien , pour d'autre une métaphore de la lutte des classes . 5/5
christophe M.
christophe M.

11 abonnés 483 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 février 2017
Une belle oeuvre qui traite du racisme, de la manière dont il se construit, de ses mécanismes et aussi de la façon de l'éradiquer.
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