Dressé pour tuer
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JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2026
Un curieux film que voilà. Julie, une jeune comédienne renverse un joli chien blanc, qu'elle finit par recueillir chez elle. Elle réalise progressivement que les maîtres du chien l'ont dressé dès sa naissance pour tuer des Noirs. Elle n'a dès lors qu'un seul but, le "reprogrammer"... Réalisée avec peu de moyens, cette œuvre bénéficie pourtant d'une mise en scène efficace, avec une utilisation optimale de l'animal. Véritable personnage principal, le chien est convaincant aussi bien en tant que bête enragée qu'en gentil toutou. Il faut dire que pas moins de cinq chiens au total ont été nécessaires pour tourner les différentes scènes ! Assumant son antiracisme, le film offre à Julie de dire ses quatre vérités au maître du chien, venu sans vergogne récupérer son chien blanc ! La maîtrise de l'instinct animal, si difficile pour l'Homme, fait sans cesse osciller le récit entre l'espoir et le fatalisme jusqu'à la dernière scène, que je vous laisse découvrir.
CinemaeCinematografi
CinemaeCinematografi

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2026
Un excellent film dont le message n'a pas été compris et qui a été très peu diffusé dans les salles de cinéma. Le scénario est tiré du roman *Chien blanc* de Romain Gary.
Deroo Blar
Deroo Blar

1 abonné 178 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2026
Une ambiance particulière du début à la fin, une musique colle l'ambiance, un bon casting. Le film n'était à mon avis pas facile à réaliser donc chapeau au Real et a cette prouesse.

Comment ne pas se casser la gueule avec ce type de scénario ? Justement avec les ingrédients cités d'entrée de jeu. C'est costaud et vous ne verrez pas deux films comme celui ci donc rien que pour cela, ça en vaut la peine.

En plus le film traite de plusieurs sujet et de manière certe non conventionnelle, mais surtout de manière frontale.
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 061 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 décembre 2025
Efficace et dérangeant ce film mérite vraiment d'être redecouvert . Violent pour mieux dénoncer et assez étonnant pour l'époque.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 229 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 décembre 2025
Le titre de la VF ne fait pas mystère du sujet et Samuel Fuller, d'entrée, installe une atmosphère inquiétante par une mise en scène insidieuse, trop doucereuse pour n'être pas sans sursauts. Mais le réalisateur ne donne pas dans l'épouvante ou dans un suspense artificiel. Et, s'il laisse échapper quelques moments de violence gore, ce ne sont que les strictes illustrations du sujet.
Personnage à part entière parce que le sujet ne porte, en définitive, que sur lui et sur son ambivalence, le chien blanc séduit par sa beauté et sa force en même temps qu'il fait peur par son comportement agressif et vicié. Fuller ne tarde pas à démontrer que l'animal est le produit d'un dressage motivé par la haine, dont on apprendra plus tard, de façon anecdotique, de qui il provient, en l'occurence d'un spoiler: retraité bon chic bon genre.

Pour autant, le cinéaste soutient moins une thèse qu'il n'évoque un fait divers de façon plutôt prosaïque. Le film raconte les méfaits du chien blanc et la tentative désespérée de reconditionnement par un nouveau dresseur. Le ton est grave et dénué d'un quelconque sentimentalisme, en dépit que l'animal figure la victime expiatoire d'une humanité ordinaire et sinistre.
DreamyFramesSeeker
DreamyFramesSeeker

21 abonnés 138 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2025
"White Dog" m'a laissé une impression assez partagée. Le concept de base est audacieux et intrigue, avec ce chien dressé pour attaquer les personnes noires, ce qui donne un cadre fort pour explorer des thèmes de racisme et de manipulation. Cependant, malgré sa profondeur potentielle, je trouve que le film peine à vraiment creuser ces sujets. L’histoire aurait pu être plus percutante et nuancée, mais le rythme m’a parfois paru un peu trop lent. Le chien, par contre, est incontestablement beau et imposant, ce qui apporte une certaine intensité aux scènes. L'idée de rééducation du chien est intéressante, mais j'ai eu du mal à m'investir pleinement dans l'ensemble de l'intrigue.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 septembre 2024
un film de chien bien différent des comédies comme Beethoven. ce film raconte l'histoire d'un chien raciste dit, qui est dressé pour tuer les noirs, "blanc" qui se dresser par un homme justement noir, Paul Winfield (Terminator), qui essaye de le guérir, de mettre un terme au nombreux Chien Blanc qui croiseraient son chemin. Un film très dure, violent, dérangeant. et qui aboutit à un final inattendu.
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

109 abonnés 281 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2024
L’Intrigue :
Le film débute avec un chien blanc, dressé par son précédent propriétaire pour attaquer les personnes de couleur. Après avoir été renversé par une voiture, le chien est sauvé et recueilli par Julie (Kristy McNichol). Consciente de la programmation violente dont l'animal a été victime, Julie entreprend un défi monumental : celui de lui enseigner l'amour et la confiance, malgré les démons du passé qui persistent. La relation entre Julie et le chien devient un symbole puissant du pouvoir de la réhabilitation et du changement, tout en mettant en lumière les tensions raciales sous-jacentes de l'époque.

Image :
La réalisation de Samuel Fuller se distingue par une approche visuelle brute et directe. La photographie du film, souvent marquée par des contrastes forts et des angles dynamiques, accentue l'intensité émotionnelle de l'histoire. Les scènes de violence sont filmées avec un réalisme brutal qui renforce l'impact des thèmes explorés. En revanche, les moments de tendresse entre Julie et le chien sont capturés avec une douceur visuelle, offrant un contraste saisissant avec les scènes plus sombres et conflictuelles.

Son :
La bande-son de "Dressé pour Tuer", joue un rôle crucial dans la création d'une atmosphère immersive et émotive. La musique, souvent mélancolique et poignante, accentue les moments de tension et de rédemption. Les effets sonores, notamment les bruits de la ville, les grognements du chien et les cris, sont utilisés de manière efficace pour renforcer la tension dramatique et l'impact des scènes clés.

Performances :
Kristy McNichol, dans le rôle de Julie, offre une performance émotive et convaincante, incarnant à la fois la compassion et la détermination dans son effort pour réhabiliter le chien. Paul Winfield, en tant que personnage clé du récit, ajoute une profondeur et une autorité qui enrichissent l'intrigue. Bob Minor, dans un rôle de soutien, contribue également à l’intensité du film avec une présence dynamique et mémorable.

En Conclusion :
"Dressé pour Tuer" est un film qui aborde des sujets lourds et importants avec la puissance et la sensibilité caractéristiques de Samuel Fuller. Grâce à une direction artistique percutante, une bande-son émotionnelle et des performances authentiques, le film offre une réflexion poignante sur la violence, la haine et la possibilité de rédemption. C'est une œuvre cinématographique qui continue de résonner par sa pertinence et sa force émotionnelle, faisant de chaque scène un témoignage de la lutte contre la haine et la violence.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 août 2024
Mal réalisé, très mal joué (Oscar à la nunuche Kristy Mc Nichol) et même mal sonorisé par Morricone (qui recycle le piano d'Il était une fois dans l'Ouest). Le message anti raciste est noyé dans cette mauvause série B qui de plus cultive l'invraisemblance de vouloir laisser en vie un chien meurtrier.
Raph
Raph

7 abonnés 161 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mars 2024
"Crocs Blancs !"

Samuel Fuller (“Shock Corridor”), réalisait en 1982 “White Dog”, un implacable long-métrage à charge contre le racisme. Intitulé “Dressé pour tuer” dans nos contrées, à ne pas confondre avec “Dressed to KIll” (“Pulsions”) de Brian De Palma sorti un an plus tôt, le film a su allier la force de l’image avec la profondeur du récit, un récit adapté d'un texte de Romain Gary sous l’impulsion de Jean Seberg, la compagne de celui-ci, activiste de la cause noire aux USA à la fin des années 60 (date de l’écriture du roman). Fuller transcrit le récit au début des années 80, le constat dramatique restant le même. Lorsqu’une nuit, la comédienne Julie Sawyer (Kristie McNichol) renverse avec sa voiture, un berger allemand blanc sur les hauteurs de Los Angeles, elle ne le sait pas encore, mais le diable vient d’entrer dans sa vie et il porte les oripeaux d’un “chien blanc”, un animal dressé pour tuer des personnes noires. Après une première attaque mortelle et un accident lors d’un tournage, Julie désemparée va alors se tourner vers Carruthers (Burl Ives), propriétaire d’un bestiaire d’animaux sauvages pour le cinéma. La jeune femme y fait la connaissance de Keys (Paul Winfield), un dresseur afro-américain. Au détour d’un dialogue entre Julie et Keys, on apprend avec stupeur que les “chiens blancs” élevés dans les Etats du Sud, furent d'abord entraînés pour traquer et tuer les esclaves en fuite avant de servir à retrouver les prisonniers noirs évadés ! Parsemé de scènes et de propos chocs - le passage dans l’église est particulièrement impressionnant - et accompagnée par la partition mélancolique d’Ennio Morricone, Samuel Fuller - en deuxième lecture - n’oublie pas d’égratigner au passage, le monde du cinéma en pleine mutation à la manière de Tarantino pour “Once upon a time in Hollywood”, l’humour en moins. Pamphlet sans concession sur le prosélytisme et l’endoctrinement - 42 ans après sa sortie - “White Dog” n’a rien perdu de sa force dénonciatrice. Un chef-d’œuvre !!!
Shawn777

805 abonnés 3 929 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 février 2024
Réalisé par Samuel Fuller et sorti en 1982, je n'attendais pas grand-chose de cette adaptation du roman "Chien blanc" de Romain Gary et m'y suis intéressé car j'ai vu qu'une seconde adaptation allait sortir en France en 2024 (mais est déjà sortie en 2022 au Canada). Bref, si l'histoire, ou plutôt le synopsis, ne m'attirait pas tant que ça, j'ai finalement très vite été pris par l'intrigue qui s'avère être passionnante ! Un soir, une jeune femme trouve un berger allemand et décide de le garder. Mais elle ne se doute pas que c'est un chien blanc. Alors, avant de voir le film (parce-que je n'ai pas lu le roman) je ne connaissais pas le terme et ne savais même pas que ça existait mais un chien blanc, pour la faire courte, est un chien entrainé par des Blancs pour attaquer les Noirs. Alors le chien n'est évidemment pas raciste, c'est d'ailleurs une question très vite écartée du film (mais qui a tout de même le mérite qu'on la pose) mais associe la couleur de peau des Noirs au mal et à la méfiance puisque le chien a été maltraité par ces derniers étant encore un chiot pour justement devenir un chien blanc. Bref, la jeune femme ne pouvant se résigner à le tuer essaye de le dresser - ou plutôt le dé-dresser - pour ne plus qu'il attaque les Noirs. Et c'est dans un pseudo par-zoologique dans lequel deux hommes, dont un Noir donc, dressent des animaux pour le cinéma que le chien va être amené. Une histoire pas très fun donc mais qui est vraiment passionnante dans son sous-texte à peine voilé ; celui du racisme évidemment mais, plus important encore, de la haine de manière générale. J'ai de plus trouvé le film passionnant dans le thème du dressage, on est vraiment happé par tous ces moyens que le dresseur met en place pour soigner le chien et puis certaines scènes sont réellement prenantes. Concernant les acteurs, nous retiendrons surtout Kristy McNichol et Paul Winfield qui jouent très bien. "Dressé pour tueur" est donc une très bonne surprise, tout droit sortie des années 80 !
Risso Christian
Risso Christian

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2023
Bon déjà ce film raconte quelques grosses bêtises canines qui sont très pénibles , cela véhicule des idées complètements fausses sur le chien et sur l' éducation et la rééducation canine.
Un chien est toujours rattrapable avec des bons éducateurs qui savent y faire ,il faut juste au pire le confie à des personnes qui ont une très bonne expérience et un grand sens des responsabilités une fois le travail de rééducation effectué.

Le chef d'œuvre de romain Gary est beaucoup plus fin la dessus( et quelle fin formidable) , en voulant prendre trop de liberté sur le livre le film perd énormément de son intérêt sur la partie Canine mais encore plus sur toute la partie politique ou le cynisme et le ton moqueur de l' ecrivain font merveille

Je rappelle que dans le livre le chien blanc n' est qu' un prétexte pour dénoncer dans le deux sens la bêtise humaine sur le raciste et tout les hypocrisies des " défenseur " du racisme noir qui vont avec .Cette composante est hélas presque totalement absente dans le film.

N' est pas Romain Gary qui veut .
patrice vatan
patrice vatan

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2022
Le souvenir de Samuel Fuller est indissociablement lié à un point rouge brillant dans l'aube à peine levée, grossissant au fur et à mesure que ma foulée de jogger s'en approche, comme un fanal qui se serait détaché de ceux, rougeoyants, marquant le chenal du port de Deauville-Trouville.
Au bout du point rouge, un cigare, au bout du cigare Samuel Fuller que je croise sur les Planches, sortant du Royal à l'heure où ses pairs du festival de Deauville rentrent se coucher.
Nous sommes un extra-terrestre l'un pour l'autre.

Lui, pour Hollywood en est une sorte, d'extra-terrestre.
Un type qui débute par le journalisme à sensation, poursuit par le reportage de guerre pour, devenu cinéaste, tourner souvent des choses incompatibles avec le puritanisme ambiant (Shock Corridor, The Naked Kiss).

Montré hier dans le cadre du ciné club Caro Ennio, porté par Lostfilms au Max Linder Panorama, White Dog ne contribuera guère à racheter Fuller, accusé de racisme à travers cette histoire de chien, recueilli, accidenté par une jeune femme qui découvre que c'est un chien d'attaque d'un genre spécial, un "chien blanc" dressé à attaquer les Noirs.
Convié par Marc Olry, le boss de Lostfilms, à parler du film, le réalisateur et scénariste Nicolas Saada revoyait White Dog pour la première fois depuis sa sortie, peinait dès la lumière revenue à trouver ses mots, tant la puissance évocatrice, la force de la mise en scène de Fuller étouffent encore, 40 ans plus tard, toute velléité critique à chaud.
"Ce film est un chef d'oeuvre total, dira-t-il, qui deviendrait si on le réalisait de nos jour un truc lourd et appuyé de deux heures avec un chien en images de synthèse, alors que là c'est un boulot de dingue, rendez-vous compte il a utilisé cinq chiens pour en montrer un seul."

White Dog est sorti en France le 7 juillet 1982, je l'avais vu le 9 au Publicis Elysées. J'avais coté trois étoiles ce "monument érigé contre le racisme, pamphlet dénonçant les conditionnements de toutes sortes mais aussi une merveilleuse histoire d'amour entre un chien et sa maîtresse."
Sébastien Lepoittevin
Sébastien Lepoittevin

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2021
superbe film... Horreur ce racisme au travers du dressage de chien.
il a super bien vieilli ce film, bravo, c'est prenant. Pauvres bêtes, on en a fait des monstres...
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2021
A partir de quelques lignes d'un roman de Romain Gary, Samuel Fuller signe un drame puissant et effrayant, qui évoque le racisme de manière métaphorique.
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