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Un visiteur
2,0
Publiée le 3 janvier 2017
Un beau berger allemand tout blanc est recueilli par une petite nana un peu bath, un berger étrangement conditionné pour bouffer les tous les Noirs qu'il voit, car comme nous l'apprend le dresseur, il était assez usuel à une époque assez lointaine de dénicher les esclaves en fuite grâce à ce genre de clébard spécialement dressé !
Ainsi, l'ex-proprio a-t-il apparemment des idées bien arrêtées sur le sujet et surtout une nostalgie qui n'est plus de saison. Mais il se trouve que le dresseur, un homme noir, se fait un devoir de remettre le clébard dans le droit chemin au lieu de le piquer, car même le cabot a le droit à une seconde chance.
A dire vrai, l'histoire n'est pas dénuée d'intérêt ni sa fin d'ailleurs, inattendue et qui ne ne brosse pas le spectateur dans le sens du poil. Le problème, c'est qu'il n'y a pas assez de matière pour en faire un film entier, pas assez d'idées non plus et si le toutou joue considérablement mieux que les acteurs, il ne peut à lui seul sauver un film trop simpliste et rempli d'espace entre deux idées plus ou moins bien développées.
Il évite au moins l'écueil du troupeau bêlant consensuel mais en nous noyant dans une spirale d'ennui rédhibitoire. Dommage.
"Dressé pour tuer", sans être flamboyant non plus, est issu d'un scénario très honnête, notamment pour les questions qu'il renferme sur un certain aspect de la condition humaine. Ici, c'est aussi bien le racisme que l'inconscience humaine quant au dressage des animaux qui est remis en question. Cependant, ce film, qui a très mal vieilli soit dit en passant, ne sera pas loin de se retrouver dans la catégorie des séries B tant il est négligé sur de nombreux aspects. Un sujet ne fait pas tout !
Adapté d'un roman de Romain Gary, d'après une histoire qu'il avait réellement vécue lorsqu'il habitait aux États-Unis, Dressé pour tué (ou plutôt White dog, pour être plus fidèle au titre original à la fois du film et de l'ouvrage de l'écrivain-diplomate) aborde le thème des chiens américains dressés pour attaquer les Noirs. S'il n'est pas toujours totalement crédible, le long-métrage bénéficie d'une superbe mise en scène qui réserve des séquences incroyables, aussi belles que terribles, notamment du berger en phase d'attaque. Une œuvre sombre et pessimiste, qui nous rappelle que le combat contre la haine des autres n'est et ne sera jamais définitivement gagné.
Dernier film US du grand S. Fuller et comme trop souvent, il s'avéra incompris et saccagé par le studio (dans le cas présent, la Paramount). Reprenant à son compte un roman de R. Gary, Fuller signe une apologie anti-raciste d'une grande puissance, prenant son temps pour installer son contexte mais ne rechignant pas à montrer de manière frontale les attaques de son serial killer canin. Il en résulte un film fort, qui frappe tel un coup e poing à l'estomac et qui ne laisse pas vraiment indifférent. Le passage sur la rééducation du chien est bouleversante sans oublier le dernier 1/4 d'heure, véritable décharge d'émotions brutes. Abusant parfois des ralentis, Fuller s'en sert admirablement, appuyé en cela par la partition de Morricone. Un grand film d'un grand metteur en scène, aux propos forts et portés par des acteurs convaincants. D'autres critiques sur
Un très bon film sur un animal domestique qui devient sauvage et dangereux car son instinct de loup reprend le dessus. Le héros décide de le déconditionner. La thématique du racisme fait partie de l'intrigue.
"White Dog" est la réponse de Samuel Fuller à tous les films académico-didactiques sur le racisme. Aucune leçon d'histoire dans cette apparente Série B efficace mais une expérimentation d'une lutte contre le racisme avec pour objet principal un chien, qui va devoir être redressé afin de ne plus attaquer la peau noire. Celle-ci n'est pas, pour l'animal, attaquable d'un point de vue racial mais d'un point de vue visuel, ce qui ne fait, au final, aucune différence. Car ce qui reste, c'est encore cette cruauté inacceptable du noir persécuté, cible d'autant plus menacée que sa simple présence enclenche ici un réflexe pour l'animal. Les moments où le chien attaque sa proie sont d'ailleurs d'une violence sèche et débouchent sur un constat d'échec amer, incarné dans la scène de l'église avec ce gros plan déchirant sur le visage défait de Keys et dans un final qui ne sonne en aucun cas comme un coup de force scénaristique mais qui avait été préparé lors d'un moment où étaient expliqués les risques de cette tentative de redressement. Magnifique film révolté qui ne cesse de questionner les possibilités de lutter face à l'horreur raciste, "White Dog" tire sa force réflexive de choix formels abstraits, composés entre autres de ralentis et de la musique d'Ennio Morricone. Après cette image des larmes de Keys dans l'église, la caméra se pose sur un vitrail représentant Dieu entouré d'animaux : le Créateur se serait-il trompé ? Ne serions-nous pas tous égaux ? Un problème apparemment posé de façon simpliste mais qui trouve sa pertinence dans un refus de faire du chien l'unique coupable, car Fuller garde à l'idée que le racisme de l'animal a été inculqué. C'est donc une ouverture sur la question de l'origine et de la transmission du Mal que propose "White Dog", idée large et complexe qui émerge grâce à une mise en scène hétéroclite et à une écriture qui refuse tout sens explicatif. Un film important, d'une intelligence rare.
Avec une histoire au premier abord simple, ce film soulève des sujets bien plus profonds, comme le racisme, les rapports affectifs hommes/ animaux. Un film haletant avec de grands moments de tensions et d'émotions.
Dressé pour tuer est un film classé dans le genre horrifique par allocine, mais ce n’est pas vraiment le cas en fait. C’est plus un film dramatique, et il ne faut donc pas s’attendre à une sorte de Cujo, ce qu’avec Samuel Fuller on pouvait attendre en fait. Si ma première incursion dans le cinéma du réalisateur m’avait vraiment déplu, ici Fuller livre un film bien plus propre, séduisant surtout par sa simplicité finalement. Le scénario est assez consistant, avec un aspect divertissant qui n’est pas sacrifié sur l’autel du message social. Car évidemment, sans surprise, le film livre un message social, cherchant à dénoncer le racisme. Je pensais que cette dimension serait assez envahissante, et vu le sujet du film plus que lourdingue, mais finalement ça passe bien, c’est là sans être pénible et moralisateur. Le film est court, bien rythmé, doté d’une fin attendue mais assez logique, il y a quelques redondances et quelques passages qui en font un peu trop dans la surenchère, mais Dressé pour tuer évite le piège de la facilité et du manichéisme caricatural, et ça je dois dire que je ne l’attendais pas. Le casting est bon, avec une Kristy McNichol excellente face à un Paul Winfield qui frappe fort. Indéniablement sans ses acteurs le film ne serait pas aussi bon ! McNichol livre une prestation sobre mais elle rend bien les troubles de son personnage, les émotions qui la traverse, tandis que Paul Winfield, s’il n’échappe pas toujours à l’aspect un peu caricatural de son personnage se débrouille réellement bien. A noter aussi la qualité des seconds rôles, spécialement un très bon Burt Ives, rôle assez subtil auquel il apporte du charisme et un jeu très alerte. Sur la forme Fuller ne fait pas preuve d’un grand sens de l’esthétique. J’ai le sentiment qu’il est avant tout un bon technicien mais il n’a pas un grand sens plastique. La mise en scène est correcte mais pas exceptionnelle, les décors ne sont pas très bien exploités. Il y a quelques beaux passages, mais Dressé pour tuer dégage trop cette impression de film techniquement propre mais sans grande recherche de singularité, de style, sans une grande volonté de retenir l’attention par des effets travaillés. Ce dépouillement est sûrement voulu, mais c’est dommage de ne pas avoir cherché à accentuer davantage les émotions, les sentiments, si ce n’est lors d’un final qui est probablement le meilleur passage en terme de réalisation, avec pour le coup une vraie dramatisation. A noter une bande son bien faite, bien ancré sur les événements du film pour le coup, et quelques scènes assez violentes qui ont sans doute justifier le classement horreur de ce film. Dressé pour tuer est à mon sens un bon film, qui mérite le visionnage, même si ce n’est pas forcément un film très séduisant. Il ne faut pas s’attendre à un Cujo bis, ici c’est un film dramatique qui aborde le sujet des chiens dangereux de façon réaliste, avec un arrière propos sur le racisme. Un film qui me réconcilie avec Fuller. 3.5
Une jeune actrice adopte un gros et puissant chien loup blanc qu’elle a failli tuer en le renversant sur la route. D’abord bon compagnon et excellent gardien, elle réalise qu’il a été dressé au combat quand il tue à moitié un violeur qui a tenté de l’agresser chez elle. Mais l’animal dérape en attaquant sans raison une collègue, noire, sur un plateau, puis le gardien, noir aussi, du centre de dressage d’animaux où elle l’emmène pour le rééduquer. Le dompteur lui explique qu’il s’agit d’un « chien blanc », c'est-à-dire spécialement dressé pour attaquer et tuer les Noirs, pratique couramment utilisée chez les anciens propriétaires d’esclaves, ou même aujourd’hui en 1981 en Afrique du Sud et aux USA. Noir lui-même, il fait une affaire personnelle de réhabiliter le chien fou, en tentant en même temps de concevoir une méthode de dressage qui contrecarrerait systématiquement ces pratiques criminelles. Belle aventure humaine et animale, le film est une critique du racisme et des bombes animales pouvant être ainsi lâchées dans la nature ou au coin de notre rue. Son intelligence et son réalisme lui évitent aussi de tomber dans le piège d’un happy-end romantique et hollywoodien qui aurait complètement démoli la gravité du sujet.
Film cherchant à comprendre les mécanismes du racisme et à le dénoncer, "dressé pour tuer" s attaque à se thème d un point de vue original. Le racisme n'est pas quelque chose d inné mais le fruit d un conditionnement voir d un endoctrinement. Mais le film montre aussi avec les scènes de dressage la difficulté une fois que les idées sont ancrées de les combattre. Du point de vue de la réflection le film est remarquable, bravo aussi aux dresseurs des différents chiens qui ont servi au tournage du film car le chien est vraiment un personnage à par entière du film. La musique de Morricone est une réussite malheureusement elle est trop présente et vampirise par moment le film. Dommage aussi que certains ressorts du scénario paraissent un peu trop gros (comme le fait que le chien ne soit pas abattu alors qu'on sait qu'il a tué); mais malgré cela c'est un film que je recommande vivement.
Superbe sujet, superbe animal, malheureusement l'aspect série B reprend vite ses droits et le mauvais jeu des acteurs en plus d'être vieillot n'aide clairement à entrer dans le métrage. Vendu certainement à l'époque comme un vulgaire film d'horreur, le scénario est pourtant d'une réelle profondeur, l'occasion de découvrir ce que l'être humain est capable de faire faire à l'animal. En l'occurrence ici le dresser à attaquer et tuer des noirs, le tout bien évidemment tiré de faits réels ... Sur le fond, ça fait froid dans le dos, dommage que la forme ne suive pas vraiment, d'ailleurs même la bande originale de Ennio Morricone tombe à plat, c'est dire. Pour autant, il reste à découvrir pour l'idéologie d'une part, la manière dont est traité le chien d'autre part et également pour les superbes scènes le mettant en scène, le final est lui aussi plutôt réussi.
Ce film est un peu l'exemple de ce que devrait être un éventuel cinéma "antiraciste", c'est-à-dire un cinéma qui est certes radical, mais qui ne va pas faire la morale de manière larmoyante et qui ne va jamais sacrifier un premier degré vraiment intense au profit d'un certain message bienpensant.
Parce que White Dog est vraiment un film intense, avec de vrais moments de spectacle, où la musique (ou son absence), la mise en scène, l'utilisation du ralenti, les acteurs, tout est là pour que tu ressentes cette tension jusqu'à qu'elle devienne limite insoutenable.
C'est donc l'histoire d'un chien qui attache les noirs qui est recueilli par une jeune comédienne qui a décidé que porter des soutifs c'est tellement 70's. Et le reproche que j'aurais à faire au film est là, c'est limite trop beau pour être vrai, on sent que c'est du cinéma dans la mécanique d'écriture. Parce que ce chien va la sauver d'un violeur dès les premières minutes du film, donc forcément elle s'attache à lui. Ce qui explique donc pourquoi elle garde son chien qui attaque les noirs et veut tout faire pour le guérir. Bon après c'est du détail.
Mais pour moi la vraie qualité du film est comme je l'ai dit son intensité, cette façon que peut avoir Fuller pour que tu vibres, que tu ne saches pas ce qui va passer, que tu aies toujours ce doute en tête de que va faire le chien, est-il entrain de guérir ? Ne va-t-il pas arracher la tête du premier venu ? Et ça fonctionne d'autant mieux que Fuller utilise tout son talent de metteur en scène pour le faire, mais il le distille avec parcimonie, ce qui a pour effets de rendre l'attaque, le doute, encore plus violent.
J'aime me poser la question lorsqu'on voit ce chien courir et que l'on ne peut pas différencier s'il attaque ou s'il vient juste faire câlin, parce qu'on a ce doute. Et le doute je trouve ça formidable, ça veut dire qu'on est face à l'inconnu, que moi spectateur, pour une fois, ne sait pas ce qui va arriver. Forcément voir ça, ça prend aux tripes.
Quant au message antiraciste, il n'est jamais lourd et ceci malgré que le film soit assez manichéen (d'un côté les bons pas racistes et de l'autre les méchants raciste). Il n'est pas lourd parce que le film ne montre pas un type être un salaud, mais les conséquences de son inhumanité, de sa cruauté, qui l'ont poussées à créer quelque chose de totalement absurde et dévastateur. Parce que ni le chien ne mérite de se faire abrutir de la sorte, ni le noir ne mérite de se faire déchiqueter (la puissance du hors champ).
J'ai cependant peut-être préféré Shock Corridor, mais ce film là n'est pas en reste.
D'après l’œuvre littéraire aux faits réelle sanglant et horrifiant de Romain Gary , Dresser pour tué fait figure d'une éprouvante histoire de racisme comme j'en n'avais encore jamais vue ! La représentation de se chien c'est faite délicatement et avec beaucoup d'attention que nous sommes obliger d'être sous le charme , pourtant le réalisateur décide de nous mettre en garde mais en restant dans un flous très soigneusement joué , ceci ne fut qu'un temps avant de découvrir l'animal sauvage qui se cachais dernière ce chiens si beau et protecteur a nos yeux !
On assiste donc à d’effroyable scènes d'attaques , une très belle démonstration de compréhension entre l'homme et l'animal sans pour autant en devenir la même histoire splendide que notre film français " Belle et Sébastien " . On reste dans quelque chose d'absolument froid et ferme jusqu'au bout , le spectateur reste craintif jusqu'au bout , on s'attend a tout un ta de rebondissement , le chien garde toute sa domination malgré tout et c'est se qui fait la force et l'admiration de se film , rien n'est lâcher , c'est vraiment spectaculaire !!
Nos acteur sont incroyable , Kristy McNichol nous donne envie d'y croire , elle tiens tête et nous persuade de l'impossible , pourtant elle n'est qu'un petit bout de femme . Paul Winfield est tout autant perceptif , nous comprenons sans hésitation qu'il va rendre l'histoire fabuleuse et poignante et il nous en donne même plus que se l'on n'en attendais , il était merveilleux . Convaincu que se chien est plus qu'un animal a guérir , il s'embarque dans un combat personnelle dans la lutte du racisme et espère trouver au bout de cette lutte l'espoir , la preuve qu'un jour cette haine ne sois plus !
Samuel Fuller donne de l'amour dans ces scène et n'hésite pas a nous refroidir dans les scène d'attaque , c'est une sorte de trahisons sentimental qui se dissimule dans ce film , il nous met en garde et laisse se sentiments amère a la fin d'une mission accomplis mais dans un dernier regard toute culpabilité et désolation se fait ressentir . C'est une belle leçon sur la vie qui nous laisse le cœur en berne , c'est fous comme se film est beau et terrifiant a la fois !
Le chien blanc serait-il la métaphore la mieux choisie pour décrire ces esprits fragiles, ces innocentes oies blanches victimes de trafiquants d'âmes, de vendeurs de haine à la sauvette... Naît-on violent, haineux ou le devient-on ? Puis quand le mal est fait, toute rédemption est-elle encore chose possible ? A défaut de rédemption, une rémission est-elle envisageable ? Des questions maintes fois soulevées chez Stanley Kubrick dans des films bien plus amples, bien plus forts que celui-ci. car White Dog (Dressé pour tuer) n'est certes pas un grand film, il n'est pas non plus très sympathique, il souffre de mille défauts liés aux stigmates de l'époque à laquelle il est tourné, lié à son statut assumé de série B assez quelconque côté traitement visuel, mais voilà, c'est Samuel Fuller et cela reste un sujet passionnant qui sur le plan métaphorique n'a rien à envier aux grandes réflexions philosophiques sur la violence innée ou acquise, sur la civilisation, vernis ou instinct grégaire pensé par les hommes, sur l'endoctrinement, manifestation de la loi du plus fort déjà présente dans la nature ou perversion 100% made in l'Homme... Un film qui dérange et fait réfléchir. Rien que pour cela, il faut le redécouvrir.
Bon film, très actif, on a pas le temps de s'endormir, c'est filmé de façon très directe. Pas du tout un film d'horreur ni contrairement a ses détracteurs un film raciste. Film intéressant dans la manière de créer cette tension autour du chien