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ClashDoherty
271 abonnés
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1,0
Publiée le 27 octobre 2008
Quasiment rien à sauver dans ce cinquième film, réalisé par un Luigi Comencini qu'on a connu en meilleure forme ("Les Aventures De Pinocchio"). Il aura fallu 10 ans entre le quatrième film et celui-ci, preuve s'il en est que les producteurs sentaient bien que ce ne serait pas facile de relancer la machine un peu érodée du duo magique des années 50. A voir pour se dire qu'on a vu tous les films. Curieusement, le sixième film, datant de 1972 et réalisé après la mort de Fernandel, avec un aute acteur ("Don Camillo et les Contestataires") est un peu meilleur.
Dernier épisode de la saga Don Camillo avec Fernandel et Gino gervi et avec une histoire captivante et toujours autant d'humour et avec un pincement au cœur quand arrive le générique de fin J'aime ce film
Moins bons que les quatre premiers, ce cinquième opus semble pécher par excès de confiance. Certes on retrouve les frères ennemis Don Camillo (Fernandel) et Peppone (Gino Cervi), mais cette fois-ci le scénario est moins bien ficelé. Ce qui laisse en suspens plusieurs questions. Pourquoi les Russes arrêtent-ils la cérémonie ? Pourquoi ont-ils remplacé le portrait de Krouchtchev ? Pourquoi Peppone revient en Italie en curé ? Même le script est moins bon. J'ai seulement pu noter cette réplique de Jésus qui se fait ironique : "Je te dis bon voyage camarade Don Camillo." Ou encore cette pensée de Don Camillo à Peponne, dans leur chambre d'hôtel en Russie, paraphrasant Jésus : "Pardonnez-lui Seigneur, il ne sait pas ce qu'il dit." Au final, la saga fait clairement passer le message que la Russie soviétique, c'est pas le Pérou, même si dans cet ultime opus, les faux Russes interrogent...
Voilà un dernier opus qui clôture magnifiquement la saga ! Peppone emmène avec lui Don Camillo en Russie. Comment ? Grâce au jumelage qu'il a orchestré par ses pouvoirs de maire communiste. Les deux hommes ne sont pas au bout de leur peine et s'en vont découvrir les us et coutumes à la russe ! J'ai beaucoup aimé le final à la libre appréciation du spectateur quant au devenir des deux hommes. Très bien trouvé !
Un seul mot : affligeant. Le charme et le burlesque des premiers films a complètement disparu, la faute à un scénario inepte et tout sauf drôle. Le duo ennemi du curé (Fernandel fatigué) et du maire communiste ne fonctionne plus.
pour moi ce don Camillo est le meilleur de la saga après le tous premier car il arrive à mélanger humour et émotion avec brio . cette histoire est très bonne et surtout celui là est très drôle et triste parfois .
Après nous avoir longuement montré la guerre froide sous l'éclairage d'un charmant petit village occidental, Don Camillo nous emmène dans le camp adverse, en plein URSS. Malheureusement, il n'ose pas aller jusqu'à nous montrer l'envers du décor, et notre escapade de l'autre côté du rideau de fer ressemble davantage à une visite Potemkine qu'à un récit de Kravchenko. Sans doute, à l'époque et sans sources concrètes, n'était-il pas opportun de trop rentrer dans la polémique, et le film s'abstient de toute dénonciation ou révélation hasardeuse. Sagesse ou volonté d'apaisement? C'est selon. Les audacieux regretteront cette occasion manquée, et les autres se contenteront d'applaudir un spectacle désuet mais non moins réjouissant. Pour les nostalgiques des prêtres en soutane ou de la guerre froide.
Rare sont les sagas qui parviennent à conserver cet intérêt, cette verve du début. Les "Don Camillo" y parviennent! Certes cet opus parait un brin en dessous, mais si peu que cela ne se voit guère. Pour les puristes, on pourrait reprocher cet anticommunisme clérical qui a tant fait de mal depuis des décennies, mais il faut oublier cela. Ce film est fait pour se marrer, et se moquer de toute cette mascarade et il remplit bien son objectif. A voir par les amateurs de comédie et de Fernandel.
Il s’agit du cinquième et dernier épisode de la saga des « Don Camillo » réalisé par Luigi Comencini en 1965, soit treize ans après le premier. Cette fois-ci, Don Camillo (Fernandel) et Peppone (Gino Cervi) partent ensemble en voyage en Union Soviétique. L’intrigue reste classique en multipliant les querelles entre ces deux meilleurs ennemis. Bref, même si le film manque de rythme, on est triste de voir pour la dernière fois ce fameux curé qui parle au Christ et entend sa voix.
« Recommencez jamais à me raconter vos sales maudites calomnies sur votre Russie. Je veux continuer à croire à la mienne, moi !»
Luigi Comencini… On peut se demander comment les producteurs de la série des Don Camillo, en déclin progressif depuis le premier volet, ont eu l’idée de débaucher le réalisateur de deux épisodes de la série de films « Pain, Amour, etc. » mais aussi, et surtout, des fabuleux « L’Argent de la vieille » et « La Bohème », sans oublier la mini-série « Pinocchio », celle-là même qui a bercé mon enfance et placé Gina Lollobrigida au rang des fées qu’on voudrait voir pencher soi plus souvent.
Pouf pouf.
Au fond, tenter de relancer une licence initialement développée en partenariat entre la France et l’Italie en engageant un orfèvre ès comédies populaires italiennes, ayant grandi en France, l’idée se tient. Voyons jusqu’où…
Même si ce cinquième film est réalisé après Don Camillo Monseigneur, l’action se déroule avant : Peppone est toujours maire et Don Camillo toujours curé ; tous deux n’ont pas été vieillis, au contraire du volet précédent. La coexistence pacifique est, elle, toujours d’actualité, non plus figurée par les Etats-Unis et l’URSS mais par Khrouchtchev et Paul VI. On notera le clin d’oeil, volontaire ou non, au Nekrassov de Sartre.
Si l’ancrage dans l’histoire était déjà un élément nouveau dans l’épisode précédent, particulièrement réactionnaire (la place des femmes et la laïcité), la caméra professionnelle de Comencini rompt avec l’immobilisme des deux épisodes réalisés par Carmine Gallone, eux-mêmes plagiant le style sombre des deux premiers volets réalisés par Julien Duvivier. Autant dire qu’on passe d’un trait de 1953 à 1965, quasiment une génération en terme de cinématographie. A ce niveau, l’irruption des travellings, des contre-plongées et de la lumière artificielle dans le noir et blanc tranche avec le réalisme statique des quatre premiers films. Au-delà de la caméra, il y a également le style de Comencini qui redonne des couleurs à une licence en perte de vitesse : les deux premiers épisodes étaient franco-italiens, les deux suivants une pâle copie de ceux-ci, enfin ce cinquième est proprement italien, presque comencinien ; on y retrouve la saveur des comédies légères et sociales du maître lombardo-aquitain et le côté touchant des deux premiers volets.
De la série, puisque ce dernier volet en est la fin, on peut dire que : - Gino Cervi fut un grand acteur, hélas trop mal utilisé, - Fernandel mérite sa place au Panthéon du cinéma français (et franco-italien). - Don Camillo est un gros réac qui n’hésite pas un instant à faire de la récupération politique. - D’une œuvre anti-communiste, les réalisateurs et scénaristes des différents épisodes ont fait une œuvre finalement très indulgente pour les communistes (rappelons que les communistes italiens étaient traditionnellement beaucoup plus proches de la gauche actuelle que des staliniens français). - Sans une vue d’ensemble, il ne faut jamais, JAMAIS, faire de suite à un film qui contient en lui toute la poésie et tout le charme d’une œuvre passée - L’accent provençal est parfait pour camper l’accent des plaines émiliennes. - La veine dialoguiste de Barjavel s’essouffle d’épisode en épisode, avec comme révélateur les échanges entre Don Camillo et le Christ, percutants dans le premier opus, complètement anecdotiques dans ce dernier. - La qualité des épisodes suit inexorablement leur succès au box-office… sauf peut-être pour ce dernier épisode.
Cela a beau être le cinquième Don Camillo, il n'en reste pas moins que c'est un bon Don Camillo dans lequel on retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès du premier.