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In Ciné Veritas
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4,0
Publiée le 21 janvier 2024
L’histoire du cinéma recèle quelques belles histoires relatives à genèse de certains films. New York-Miami fait assurément partie de ces belles histoires. Il y a au départ un scénario dont personne veut tant chez les producteurs que chez les acteurs. En 1934, Frank Capra qui sort d’un cuisant échec se charge de ce projet de comédie de mœurs. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/lumiere2023/#NYM
Cette comédie célèbre de Capra est devenue un classique d'autant plus sûrement que son canevas a servi de modèle à bien des variantes futures. Entre New-York et Miami, en autobus, en voiture ou à pied, la relation entre Clark Gable, journaliste un peu rustre, et Claudette Colbert, héritière capricieuse et fugueuse, détermine une comédie sentimentale qui commence sur le mode des chamailleries. Après quelques incidents, sans le sou, le couple déambule dans l'Amérique profonde, celle de la Grande Dépression -pour autant la dimension sociale du film n'est guère perceptible- en poursuivant une cohabitation orageuse mais de moins en moins forcée, comme attendu. Cependant, ces aventures à deux ne sont pas aussi cocasses que l'aurais souhaité. Les deux personnages ont pris un petit coup de vieux, et en même temps il leur manque des traits de caractère vraiment cocasses et opposés. La fin du film est plus enlevée, autant qu'ironique, où l'entourage de Peter et Ellie, le patron de l'un, le père de l'autre, se montre plus sages que les deux amants orgueilleux qui refusent obstinément de s'épouser.
Premier film à avoir obtenu cinq oscars, " New York - Miami" (1934) est un des titres phares de Frank Capra, cinéaste majeur du cinéma hollywoodien des années 1930/1940.
C'est pour punir Clark Gable qui avait refusé plusieurs interprétations que Louis B Mayer le prêta à la Columbia ( petite compagnie de production en regard de la MGM une des majors) pour " New York - Miami".
Joyau de la comédie américaine, ce road movie dont l'action débute en Floride pour se terminer à New-York, est sans conteste un classique de la période que tout cinéphile amateur de cinéma du patrimoine ne manquera pas.
Souvent très drôle, voire cocasse en tout cas très réussi, plusieurs scènes sont même passées à la postérité ( scène de l'auto stop, celle du passager remis à sa place par Clark Gable, celle des deux enquêteurs...)
Le philosophe Stanley Cavell qui a écrit sur la comédie du remariage, intègre ce film dans la liste.
On notera que Claudette Colbert, actrice américaine de renom, mais d'origine française ( elle est née à Saint Mandé et immigra avec ses parents dans ses premières années ) obtint comme Gable l'oscar du meilleur acteur.
« New York-Miami » est la matrice de la comédie romantique actuelle et de la screwball comedy des années 30-40. Tout dans ce film est réjouissant : le couple d'acteurs principaux, au physique si particulier, Clark Gable et Claudette Colbert, les dialogues, vifs et piquants, irrésistibles, la mise en scène, fluide et inventive sans trop en faire, la photographie, réservant de belles séquences, notamment dans la nature,... Ce long métrage fait partie des meilleurs Capra, et autant le dire tout de suite, cela signifie que c'est un film d'une grande qualité et rafraichissant au possible. Un divertissement fin et intelligent, en somme, une rareté à notre époque ! Il paraît que l'ambiance était exécrable durant le tournage, les acteurs ayant été forcés de faire ce film par leurs producteurs : rien ne transparaît à l'écran, c'est dire leur professionnalisme. Au contraire, on sent une grande complicité entre Gable et sa partenaire, pimentée d'un brin d'agacement qui retarde à la toute fin des retrouvailles qu'on espère et qu'on devine depuis le début. Et comment ne pas évoquer l'humour omniprésent ! Que ce soit visuellement ou dans les dialogues, Capra a l'art de rendre le moindre évènement joyeux, de rendre la vie quotidienne euphorique, en partant de détails anodins ou de situations vues mille fois. Comme à son habitude, il utilise les clichés les plus rebattus pour mieux les faire voler en éclat. A ce titre, nombre de personnages sont ambivalents, apparaissant sous une dimension au début, et se révélant tout autre au fil du temps. Je n'en dis pas plus, mais vous comprendrez ce que je veux dire en regardant ce film : Capra a également l'art de surprendre. Rien ne lui résiste, encore moins le spectateur, qui ne peux que fondre devant ces personnages si attachants. En bref, un classique indémodable, et un film au charme envoutant. A voir !
Le film de Capra qui rafla à sa sortie les quatre statuettes majeurs de la célèbre cérémonie des Oscars. Certes, on peut toujours s'émerveiller sur la complicité du duo Clark Gable, Claudette Colbert, mais il surtout ici saluer la maîtrise parfaite de la mise en scène de Capra, son sens aigu de la comédie, qui au-delà de la légèreté, parle mieux que d'autre de l'état de l'Amérique qu'il côtoie. Sa vision des USA est ici d'une modernité étourdissante, rassemblant à la fois la simplicité fordienne des gens modestes et l’héroïsme latent d'un Michaël Curtiz. Un vrai bijou de comédie américaine.
Cette aimable comédie américaine de Franck Capra tournée en 1934 qui a quand même obtenu 5 Oscars, dont celui de la meilleure actrice pour la française Claudette Colbert se laisse regarder avec plaisir, grâce au jeu de Clark Gable en fringant journaliste un peu macho et a celui de Claudette Colbert, jeune fille de milliardaire qui fugue en voulant s'émanciper d'un père tyrannique mais au fond tendre et aimant. Une partie du film est une sorte de road-movie se déroulant essentiellement de nuit dans un car qui fait le trajet Miami-New York en 3 jours, ce qui permet quelques jolis portraits et une partie chantée. C'est bien enlevé, plein d'humour et de vieilles voitures... qui étaient modernes à l'époque !
Premier film de l'histoire à avoir obtenu les cinq principaux Oscar (meilleur film, réalisateur, scénario, actrice et acteur), It happened one night est effectivement une petite merveille de cinéma. Frank Capra, dont le talent n'est plus à démontrer, signe là un chef d'oeuvre de plus dans sa filmographie qui en est très riche. Cette comédie romantique rythmée devenue une référence du genre et source d'inspirations pour les cinéastes des décennies suivante (Pascal Chaumeil a repris la fin de ce film pour conclure son excellent Arnacoeur), bénéficie d'un duo d'acteurs formidables, de quiproquos et de situations rocambolesques efficaces et de dialogues finement ciselés (ah, la fausse scène de dispute dans le camping). Egalement film sur la différence de classes, It happened one night n'est donc pas qu'une histoire à l'eau de rose cousue de fil blanc. Comme à chaque fois, Capra cherche à faire une photographie de son époque et à analyser les comportements de ses semblables et à sonder les colontés des puissants (ici, les riches et la presse, dont l'influence est un des thèmes de prédilection du cinéaste). Drôle, émouvant mais avant tout extrêmement divertissant avec un noir et blanc sublime, Capra, avec l'aide de son équipe, exécute un sans-faute. On en redemande.
La modernité de ce film m’a bluffé ! Non seulement Capra invente la comédie romantique moderne, mais il l’invente sous une forme tellement parfaite qu’on n’a presque rien trouvé à lui ajouter de valable depuis. Un couple que tout oppose, l’homme-ours et la femme-enfant, des acteurs à forte personnalité, le road trip qui vire à la lune de miel, les petits détails qui rendent les personnages attachants (une miette coincée entre les dents, un crachat raté, un cours d’auto-stop... combien de films de cette époque ont eu ce genre d’idées géniales?) et surtout un scénario brillant, où les dialogues n’écrasent jamais la vérité des situations (contrairement à certaines comédies screwball que je trouve beaucoup plus datées). Bref, un modèle du genre, incontournable.
Féministe avant l’heure et maître en comédie, Capra manie les clichés de son époque et du genre, et sa magie opère. Les égos flambent, les dialogues s’embrasent, et dans la dernière scène, l’apothéose.
Comédie romantique qui, vue d'aujourd'hui, peut paraître banale et recuite, mais c'est parce que, datant de 1934, elle en a inspiré beaucoup d'autres. Le couple Gable (jeune) et Colbert (une vraie Betty Boop) fonctionne et c'est ce qui en fait le charme. Sans parler de revoir voitures, bus et aeroplanes de l'époque. Previsible mais plaisante.
Le duo formé par Clark Gable et Claudette Colbert est incroyable, il n'a aujourd'hui rien perdu de son authenticité et de son charme. L'identification est toujours aisée et ce road movie romantique fonctionne à merveille.
Road-movie dans l'Amérique des années 30, New York-Miami est une comédie jouant avec éclat des contrastes entre ses deux protagonistes, aussi différents socialement l'un de l'autre qu'ils peuvent l'être, que similaires sur le plan humain : pour cause, ils ont beaucoup d'humour, d'humanité, et sont complètement barrés. Ellie (Jouée par la fabuleuse Claudette Colbert, dont la performance crève l'écran) est une grande bourgeoise qui ne connaît rien du quotidien des gens du peuple ; trop couvée par un père trop strict mais aimant, et pour lequel on finit par éprouver une grande affection, elle a les manières qui vont avec son statut social, ce qui provoque un décalage immense avec toutes les personnes qu'elle rencontre, à commencer par Peter (Clark, quel acteur bon sang !). Elle n'est pas détestable pour autant, loin s'en faut. Sympathique, amusante pour sa désinvolture et les quiproquos dans lesquels elle ne cesse de s'empêtrer, c'est une maladroite un peu candide qui découvre la vie avec émerveillement, se réjouissant d'un voyage en compagnie d'une personne entière, qui sait l'amuser, l'épauler et la mettre de bonne humeur. Archétype de l'Américain moyen, Peter est effectivement quelqu'un de gai. Passionné, simple, il représente une certaine façon d'apprécier la vie - juste naturelle, vibrante et joyeuse. Le rapprochement qui s'opère alors avec Ellie est certes convenu, mais il est absolument logique, tant l'un trouve en l'autre tout ce qui lui manque. Comme la réalisation d'un impossible, leur rapprochement participe au propos optimiste du film. Si New York-Miami est également une satire des médias, c'est avant tout une œuvre drôle et bienveillante par rapport à l'être humain, puisqu'elle trouve du bon en chacun de ses protagonistes. Une grande bouffée d'air frais, et un immense moment de cinéma.
Une référence de la comédie romantique (un genre qui est usé jusqu'à la corde de nos jours). Sorte de road-movie et oeuvre typiquement dans le style de Capra. Du rythme et des dialogues enlevés, des situations extrêmement bien imaginées. Le couple Gable/Colbert est magistrale, grand classique et chef-d'oeuvre du cinéma hollywoodien.
Un petit road movie très sympa et vraiment bien, l'humour est juste et fin et les personnages ont tous une bonne évolution. Même si c'est prévisible, la réalisation nous fait oublier tout ça nous mettant à la place des voyageurs. Je conseille si l'occasion s'y présente.