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    Allemagne année zéro
    note moyenne
    3,9
    555 notes dont 44 critiques
    répartition des 44 critiques par note
    13 critiques
    16 critiques
    10 critiques
    3 critiques
    2 critiques
    0 critique
    Votre avis sur Allemagne année zéro ?

    44 critiques spectateurs

    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    3,5
    Publiée le 12 novembre 2019
    Les cendres du second conflit mondial ont a peine eu le temps de se refroidir qu'Alberto Rosselini réalisait déjà sa "Trilogie de la guerre". Après l'occupation allemande en Italie ("Rome ville ouverte") et sa libération ("Païsa"), le cinéaste s'intéresse cette fois à l'Allemagne dans les années ayant précédé l'armistice. Il pose donc ses caméras dans un Berlin encore ravagé par les bombardements alliés. On ne pouvait pas trouvé en matière de décors naturels pour raconter la vie d'un jeune berlinois, luttant quotidiennement pour sa survie et celle de sa famille. Ce n'est pas pour rien que Rosselini est considéré comme le père du néo-réalisme. Outre une qualité de mise en scène incontestable, le film présente aussi l'intérêt d'être un témoignage direct de la vie des allemands après la guerre, sous occupation étrangère, faisant face à la désillusion d'une grandeur avortée et à une misère tenace. En dehors d'une fin poignante, "Allemagne année zero" reste plutôt froid au niveau des émotions ressenties et l'histoire aurait mérité d'être un peu plus longue afin d'étoffé son propos. Un bon film autant du point de vue cinématographique qu'historique.
    stanley
    stanley

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    3,5
    Publiée le 5 mars 2016
    Roberto Rossellini s'impose ici comme le héraut du néoréalisme. A l'instar de Stromboli et du Voyage en Italie, le film commence par une étude quasi documentaire du milieu avant de glisser progressivement vers le drame absolu traité avec la plus grande des forces. Le film est court (1h10), exige un temps d'adaptation du cinéphile face à la matière hyper réaliste du propos mais, par la suite, bien après sa vision Allemagne année zéro devient inoubliable. On peut chapitrer le film en plusieurs parties : la présentation de la famille, les fréquentations du gamin, l'acte vis avis du père et l'errance finale. Roberto Rossellini filme avec force un Berlin en ruines, dévasté par la guerre où les citadins survivent difficilement par la débrouillardise. Parmi les personnages, un père de famille mourant hésitant entre mourir et le souvenir de son passé d'officier qui le maintient en vie, c'est la vieille Allemagne. Le fils aîné, ancien soldat, se sent abandonné et trahi. Sa conscience est tiraillée. La jeune fille, simple, est courageuse, c'est l'Allemagne future et repentie. Enfin, Edmund est le gosse perdu, se perdant dans les ruines de Berlin. Il rencontre son ancien instituteur et un de des amis que l'on imagine ex nazis ou pédophiles ou les deux. Le film garde alors toute son ambigüité, d'où sa force. Serti par une terrible musique oppressante, le dernier quart d'heure du film est un chez d'oeuvre absolu. La divagation d'Edmund montre bien un enfant détruit, mal construit et génialement interprété par ce jeune acteur.
    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

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    2,5
    Publiée le 4 mars 2010
    La Seconde Guerre Mondiale avait cessé deux ans plutôt, Roberto Rossellini décide alors de s’immiscer au cœur de Berlin, en ruine, la ville totalement éventrée ne ressemble à rien, si ce n’est qu’un énorme amas de gravas à ciel ouvert, où errent des âmes en peine. Parmi eux, Edmund, 15 ans, va être le fil conducteur de cet incroyable voyage, où tel un documentaire, Allemagne année zéro (1947) se dévoile sous nos yeux sans aucun parti pris, ni jugement et encore moins de sentimentalisme, Roberto Rossellini nous offre un voyage marquant et socialement inquiétant.
    Le cinéphile
    Le cinéphile

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    3,5
    Publiée le 11 décembre 2019
    Un classique qui est parvenu à combattre les méfaits du temps avec honneurs. Un long métrage engagé qui présente les difficiles conditions de vie d'après guerre par le prisme d'un jeune enfant. Porté par un scénario grandiose, cette histoire humaine et sociale est incontestablement un classique mérité. Un grand film.

    https://www.facebook.com/La-7eme-critique-393816544123997/

    https://www.critique-film.fr/test-dvd-allemagne-annee-zero/
    ffred
    ffred

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    5,0
    Publiée le 18 février 2007
    Tourné dans les ruines même du Berlin d'après-guerre, un film d'un réalisme terrifiant. Le destin de cet enfant sans repères dans un pays détruit nous est restitué comme un documentaire. Les conditions de vie des allemands à ce moment de leur histoire nous est parfaitement rendu. Le cheminement et les actes du jeune garçon, encore conditionné par des années de nazisme, font froid dans le dos. Devant l'effroi de son geste paricide qu'il va finalement réalisé, la seule solution comme Hitler et beaucoup de nazis sera donc de se donner la mort. Une oeuvre poignante et forte, témoin de la souffrance d'un peuple qui tente de survivre et de se reconstruire dans la défaite.
    JamesDomb
    JamesDomb

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Roberto Rossellini pose un regard sur l’Europe avec Allemagne année zéro, un nouveau départ pour tous les pays européens, mais aussi un nouveau départ pour le cinéaste qui vient de perdre son fils (carton au début du film). Troisième volet de la trilogie de Rossellini sur la guerre. Berlin est filmée de manière remarquable, comme un documentaire sur la situation de l’Allemagne où règne l’incompréhension, un cauchemar au quotidien en cette année 1947 où les habitants déambulent au milieu des ruines, destructions liées aux bombardements intensifs des Alliés. Ce film est un témoignage des traumatismes du peuple allemand au lendemain de l’effondrement du III° Reich. Rossellini filme tout, de la présence souterraine de l’idéologie nazie (l’ancien instit vraisemblablement pédophile), la présence des Alliés (présence des français), le partage de Berlin. Les allemands cherchent leurs repères dans un monde qui n’en a plus. Rossellini évite tout sentimentalisme, refuse de porter le moindre jugement (« regarder pour comprendre »), dévoile le désarroi moral et social d’un pays en quête d’une nouvelle identité. Allemagne année zéro c’est avant tout l’histoire d’un être vulnérable, le jeune Edmund, victime innocente de la destruction morale de Berlin, autrefois symbole de la toute puissance de l’ennemi. On voit le jeune garçon parcourir les rues, vivant de trafics divers afin de nourrir sa famille : un père malade, un frère qui se cache en raison de son appartenance à la Wehrmacht durant la guerre et une soeur prête à tomber dans la prostitution. Rossellini filme les plaies, les séquelles de la guerre, les tombes creusées au milieu des ruines, les affamés s'acharnant sur le cadavre d'un cheval gisant sur la chaussée. Edmund sera victime du discours d'un ancien insti nazi "Il faut avoir le courage d'éliminer les faibles" et provoque la mort de son père en l'empoisonnant. Rongé par la culpabilité et le remords, il se suicide. C'est le point "zéro" d'une humanité à reconstruire.
    oranous
    oranous

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    5,0
    Publiée le 13 octobre 2007
    Ce film est poignant. C'est un film très dur. La fin est horrible et pour une fois je n'exagère pas.
    Je pense que la situation de l'Allemagne au lendemain de la guerre est très bien représenté.
    Onpardonne tout a ce gamin qui est très sympatique mais tellement faible.
    Pendants les dernières minutes du film on se dit que ce n'est pas possible il ne peut pas faire ca, et si.
    Une fin qui est vraiment marquante.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 11 juillet 2007
    tout aussi émouvant que "rome ville ouverte", "allemagne année zéro" présente un pays dévasté et ses habitants dans un no man's land vertigineux. la dernière scène du film est inoubliable et ne peut laisser indifférent ceux pour qui la misère humaine est insupportable.
    Caine78
    Caine78

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    4,0
    Publiée le 20 avril 2007
    Une des oeuvres importantes de Roberto Rossellini. D'un réalisme confondant, et cela jusqu'au moindre petit détail, ce film est un classique du réalisme italien, se contentant de montrer, sans jamais prendre parti pour quoi que ce soit, les conditions de vie après la guerre de 39-45. Et même si ce n'est pas forcément le genre de films qui nous enthousiasment, il reste tout de même très brillant, notamment par sa fin, poignante. A découvrir.
    benoitparis
    benoitparis

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    5,0
    Publiée le 17 septembre 2008
    On ne doit pas pouvoir décemment aller plus loin dans la représentation brute de la ruine et de la misère. En même temps certains plans des ruines du Berlin de l'époque sont du meilleur cinéma. C'est un document historique et une oeuvre humaniste qui prend aux tripes.
    fastsnake
    fastsnake

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    3,0
    Publiée le 12 août 2010
    Si j'ai trouvé ce film intéressant - si ce n'est plus - pour le voyage social qu'il nous offre dans une Allemagne d'après guerre désolée, dont on ne parle que rarement, le scénario et la mise en scène m'a quelque peu déçue.

    Les paysages offerts ont l'avantage d'être un véritable document historique, offrant une certaine "beauté" post-apocalyptique devant ce petit monde qui survit plus qu'il renaît.

    Mais si j'ai trouvé cette idée de suivre une famille, et notamment l'enfant dans ses tribulations, ingénieuse, je trouve que l'idée n'a pas été exploitée jusqu'au bout. Je pense notamment aux scènes avec l'ancien professeur qui semble tout autant nazi que pédophile. Roberto Rossellini, sans avoir à montrer quoique ce soit, aurait pu (et du, si je puis me permettre) aller plus loin pour mieux dénoncer l'exploitation de la misère ambiante. Idem pour les scènes d'orphelins vagabonds traînant en bande dans les rues de la ville, vivotant de méfaits mineurs.

    Film qui me marque par sa portée, aussi bien historique que sociale, mais pas en tant que chef d'œuvre du cinéma.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    4,0
    Publiée le 7 juillet 2010
    Bon film, intéressant, réaliste, fort et particulièrement triste.
    Plume231
    Plume231

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    3,0
    Publiée le 9 juin 2014
    Troisième, et donc bien évidemment dernier, film de la trilogie de la guerre de Roberto Rossellini, après "Rome, ville ouverte" et "Païsa", le réalisateur quitte cette fois son Italie pour planter sa caméra dans le Berlin en ruines de 1947.
    Et dans ce Berlin en ruines règne une atmosphère où le marché noir prospère comme jamais, où l'égoïsme ne s'est jamais aussi bien porté, où les relents nazis n'ont pas totalement disparu, où on est près à commettre les actes les plus abominables tellement on est désespéré ; comme annoncé au début, aucun jugement, juste des faits par la manière la plus réaliste et épurée qui soit...
    C'est surtout en réussissant à capter cette atmosphère que Roberto Rossellini rend peut-être son oeuvre indispensable, plus que par une intrigue qui tiendrait facilement en quelques phrases ; une atmosphère cauchemardesque et anxiogène rendue encore plus tragique par le fait qu'on la voit et qu'on la ressent par l'intermédiaire d'un jeune garçon.
    Comme les deux précédents volets de la trilogie, "Allemagne année zéro" est le témoignage d'une Histoire pas aussi lointaine qu'on le voudrait.
    Parkko
    Parkko

    Suivre son activité 106 abonnés Lire ses 2 020 critiques

    1,0
    Publiée le 6 juillet 2010
    Le tout pourrait se résumer dans le titre (pas que ça vaille zéro hein). Allemagne, année zéro... On est en 1947, et on suit le parcours d'un garçon de 13 ans qui se débrouille pour vivre, ou plutôt pour survivre, avec sa famille. Roberto Rossellini parvient à nous faire un tour d'horizon de la situation, où il faut quasiment tout reconstruite, tout rebâtir, au sens propre comme au figuré.En 1h10 il aborde beaucoup de thèmes : débrouillardises, marché noir, jeunesse perdue, souvenirs du nazisme etc.
    Le problème c'est peut être la démarche, trop lourde à mon sens. Dès le début l'homme prévient le spectateur de ses intentions. Mais le tout sonne peu subtil, on sent le cours d'histoire derrière, sous-jacent. Rossellini fait un film sur la misère à Berlin, et c'est bien ça le problème à mon sens. Si le sujet principal de son film c'était l'histoire de cette famille, on aurait pu voir à travers tous les problèmes de l'Allemagne en 1947. Or, là, j'ai plutôt l'impression que cette famille n'était qu'un prétexte, et que Rossellini n'avait que pour but de nous montrer de façon assez didactique, presque pédagogique, la situation. Le tout ennuie assez vite, la démarche est un peu trop plombante.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    4,5
    Publiée le 24 janvier 2015
    Comment survit-on dans l'immédiat après-guerre à Berlin. De combines, de trafics, de petits vols. Le "constat" de Rosselini est impressionnant. C'est un film-testament formidable. Avec le père "condamné à vivre" et le grand fils qui ne peut sortir de chez lui par peur d'être condamné pour ses actions pendant la guerre, on assiste ici à un combat pour la vie, œuvre de fiction tournée dans le réel et un drame poignant. C'est superbe.
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