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    Allemagne année zéro
    note moyenne
    3,9
    554 notes dont 44 critiques
    répartition des 44 critiques par note
    13 critiques
    16 critiques
    10 critiques
    3 critiques
    2 critiques
    0 critique
    Votre avis sur Allemagne année zéro ?

    44 critiques spectateurs

     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,0
    Publiée le 9 décembre 2018
    Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, l'Allemagne est détruite autant matériellement que moralement et doit se reconstruire. Dans "Germania anno zero" (titre sublime), Rossellini raconte la misère du pays à travers une famille et les yeux d'un enfant en particulier. Et si dans "Roma città aperta" et "Paisà", l'enfance était synonyme d'innocence et d'espoir, elle prend ici une tournure beaucoup plus tragique. Le jeune Edmund (Edmund Moeschke) tente de faire vivre sa famille tant bien que mal, poussé à l’illégalité et à des actes odieux, conséquences d'une mauvaise influence. Rossellini explore avec brio les troubles d'une conscience perdue entre une méconnaissance de l'Histoire récente et la difficulté à se situer dans le présent et dans un futur proche. Le destin cruel de ce personnage est mise en scène de façon brillante mais un rien étouffante. En effet, alors que l'histoire est émouvante, la maîtrise apparente manque de nous bouleverser. "Germania anno zero" reste un très beau drame, à l'écriture d'une grande finesse.
    Kiwi98
    Kiwi98

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    4,0
    Publiée le 13 juin 2015
    En 1945, Roberto Rosselini renouvelle son cinéma après le très politique « Rome Ville Ouverte » qui décrivait la vie des habitants de la ville de Rome sous le nazisme. Deux ans plus tard avec « Allemagne Année Zéro », il plonge dans un monde souvent oublié de tous : celui de l’après guerre, en filmant Berlin après sa chute. Un Berlin déchiqueté, dévoré par d'étranges créatures. Un film qui va contribuer à élever Rosselini comme père du néo-réalisme. Le choix de Berlin est assez étonnant, et surtout très audacieux à l’époque où le monde accusait les allemands des crimes du nazisme. Voyant une ville anéantie à travers les yeux d’un petit garçon sans attache, mais aussi par les yeux de Dieu qui semble abandonner ces lieux. « Allemagne Année Zéro » s’avère étonnant de par sa sobriété certaine et totalement maitrisée sous une forme authentique totale, traitée avec conscience et qui aborde surtout un film réellement tourné dans le Berlin d’après guerre, offrant une véritable immersion, un témoignage de la misère mais aussi et surtout une image d’un monde brisé, anéanti, abstrait. Ici, pas de réel scénario, Rosselini propose simplement une balade d’un peu plus d’une heure. Une balade dans la pauvreté, une balade riche en émotion, aussi gracieuse et répugnante, aussi forte en émotion qu’imprévisible avec des moments qui se rapprochent presque de l’onirisme (quand un homme joue de la musique dans une église prête à s’effondrer). Ce qui offre de magnifiques moments de poésie, celui des ruines, celui que nous offre un garçon de douze ans au regard éventré et qui erre comme un spectre silencieux dans une lucidité admirable, mais aussi dans une fluidité étonnante. Et le carburant de cette tragédie peut aussi paraître comme étant son contexte désorienté et malade. « Allemagne Année Zéro », un film qui souffre de ce qu’il montre, le rejet d’un peuple par un monde cruel et déformé. Vérité inconcevable, silencieuse, la ruine, les images d’un enfant détruit, d’un peuple dans l’ignorance. Une déflagration, une destruction, une projection, un zéro.
    Alexcherbourg
    Alexcherbourg

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    2,5
    Publiée le 17 janvier 2011
    Après nous avoir montré les ravages de la guerre en Italie dans Paisa, Rossellini s'intéresse maintenant à l'Allemagne. Le principal intérêt en est le filmage des ruines de Berlin. L'idée que tous les peuples (Rossellini se focalise principalement sur une famille) soient meurtris par les guerres en leur sol de manière similaire est le thème principal du film. Nous en sommes tous convaincus de nos jours et le film en perd probablement une grande partie de sa force. De plus, le recours aux acteurs amateurs montre ici ses limites. L'interprétation du père, notamment, est catastrophique. A un moment du film, d'anciens nazis pédophiles et homosexuels sont mis en scène. Cela fait écho aux clichés homosexuels utilisés pour dépeindre les nazis dans Rome, Ville ouverte. Rossellini ignore-t-il l'assassinat d'Ernst Rohm et la déportation des homosexuels? On peut aussi remettre en question le propos liminaire du réalisateur qui indique qu'il souhaite rendre le goût à la vie aux enfants allemands. Il devait lui sembler autant évident à lui qu'à nous que ces enfants misérables n'auraient aucune opportunité de voir le film. Rosselini cherche avant tout à dorer son image et expier son attitude trouble sous Mussolini. Finalement, ce film vaut principalement par son filmage qui emprunte à l'expressionisme et l'intérêt historique de la vision des ruines de Berlin.
    David F.
    David F.

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    4,5
    Publiée le 19 avril 2014
    Dernier film de sa trilogie commencée avec Rome, ville ouverte, Roberto Rossellini nous fait voir l’Allemagne d’après-guerre en emmenant sa caméra dans les ruines de Berlin et la mettant en scène à travers la destinée d’un jeune garçon, Edmund qui essaye de récupérer un peu d’argent pour faire survivre sa famille : une sœur qui est obligé de séduire pour avoir quelques cigarettes, un père gravement malade et un frère dans l’attente d’un jugement car il appartenait aux SS. Filmé d’une manière très sobre, Rossellini apporte sa touche dans la fameuse scène du gramophone qu’Edmund apporte à 2 soldats américains et qui a enregistré un discours d’Hitler. Quand ils le mettent en marche on entend la voix du führer résonner dans les bâtiments en ruine et un père de famille qui passait reste bloqué sur place de peur, en l’entendant, que ça recommence encore.
    Le réalisme qu’il montre en filmant, peut sembler tirer en longueur pour certains, comme la scène où Edmund marche sans but précis, mais elle prouve aussi la solitude globale des allemands qui sont obligés de se débrouiller tout seul pour survivre. C’est le cas de la scène où du charbon tombe d’un camion et des gens se dépêchent d’en ramasser, car ça peut servir pour se chauffer ou pour en revendre à d’autres. Si Edmund semble libre, ce n’est qu’un trompe l’œil. Il ne l’es jamais réellement. Il est sans cesse tiraillé entre son père, sa sœur et son professeur. Il est traité comme un adulte mais se refuse à l’être. C’est pour ça qu’on le voit essayer de jouer au football avec d’autres enfants mais personne ne veut de lui. Il reste définitivement seul spoiler: et coupable d’un crime qu’il ne voulait pas commettre
    .
    Ce film, par sa manière de représenter la ville, ses habitants, va ouvrir une grande porte à ce qu’on appelle le néoréalisme bien que Rossellini s’est toujours défendu d’en être l’investigateur. Allemagne, année zéro reste un chef d’œuvre à découvrir et un important témoignage historique d’une nation à l’agonie qui devait se reconstruire au plus vite.
    Ti Nou
    Ti Nou

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    4,0
    Publiée le 21 juillet 2015
    Pourrait-on écrire et réaliser un tel film aujourd'hui ? Non pas que le propos soit choquant, mais il ne prend pas le parti-pris habituel puisqu'il se place du point de vue des perdants en montrant leur détresse. Il décrit la situation de l'Allemagne après guerre, l'humiliation de la défaite, en refusant de juger ses personnages. Les décors de la ville détruite sont saisissants.
    anonyme
    Un visiteur
    3,5
    Publiée le 10 juin 2012
    Du néoréalisme marquant avec son jeune héros plein d'énergie témoin de la déliquescence de la société allemande dans un Berlin en ruine. Il apparait tout de même que certains développements son manquants.
    nekourouh
    nekourouh

    Suivre son activité 49 abonnés Lire ses 689 critiques

    5,0
    Publiée le 19 août 2011
    Apogée du néorrealisme italie, "Allemagne année zéro" se situe entre le documentaire et le film. La réalisation de Rosselini est bluffante et le jeu d'acteurs très bon.
    ATON2512
    ATON2512

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    4,0
    Publiée le 1 juillet 2015
    Même si le film a un peu vieillit . Au sens où il fait référence à vraiment une page d'histoire lointaine pour certains . La force du film résidé dans son aspect documentaire brut et la vision désabusée des anciens maîtres de l'Europe . Roberto Rossellini montre un Berlin toujours en ruine comme le sont les anciens rêves de grandeur d'une Allemagne en ruine où chacun essaie de survivre . Tous les citoyens soit par ressentit, par faiblesse, par ignorance et pour une Minorité par idéologie veulent prendre ce genre de chemin . Qu'ils sachent qu'ils arriveront au bout d'une impasse .
    Misoramengasuki
    Misoramengasuki

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    3,5
    Publiée le 9 août 2010
    C'est irréprochable stylistiquement, c'est très intéressant sur le plan documentaire, c'est intelligent... Passionnant de voir avec autant de détail le Berlin de l'immédiat après-guerre et comment y vivaient (ou plutôt survivaient) ses habitants. On devrait montrer ça plus souvent à ceux qui pleurnichent qu'aujourd'hui la vie est dure. Beaucoup d'images précieuses sur les immeubles éventrés, les bâtiments vides, les rues défoncées. Un regard cru sur les duretés de la vie. Celles qui sont montrées: le manque de nourriture, le chacun pour soi. Celles qui ne sont que suggérées: la prostitution des jeunes filles et des enfants. Une évocation sourde des fantômes qui continuent à hanter l'ancienne capitale du Reich, avec cette formidable séquence où la voix de Hitler jaillit d'un gramophone et résonne dans les ruines désertes de la Chancellerie. Les nostalgies bien présentes, malgré la terrible leçon de la défaite - cet ex-instituteur ignoble qui, en ressassant les théories nazies sur l'élimination des faibles, mettra l'idée du meurtre de son père dans la tête d'Edmund. L'égarement, la perte de repères... Plein de choses positives donc. Pourtant ça ne me fait pas grimper aux rideaux. Assez peu d'émotion, une philosophie du cinéma au premier degré qui ne me convainc pas totalement. Je ne suis emballé qu'à moitié (allez, aux trois-quarts). Peut-etre que je fais la fine bouche...
    Bertie Quincampoix
    Bertie Quincampoix

    Suivre son activité 36 abonnés Lire ses 1 279 critiques

    4,0
    Publiée le 20 septembre 2017
    Chef-d'œuvre du néoréalisme, ce court film fut tourné en 1947 par Roberto Rossellini dans les décors impressionnants d'un Berlin en ruine. Récit désespéré marqué "physiquement" par la guerre, Allemagne année zéro raconte l'histoire d'un jeune adolescent vivant dans une famille pauvre, qui va devoir apprendre à survivre dans un monde où les repères sociaux et moraux sont bouleversés, où le vol et le marché noir constituent une norme, où la prostitution est chose commune, où plus personne ne respecte plus personne, où les anciens nazis continuent à influencer sur certains esprits. Un témoignage bouleversant, d'une force et d'une intensité rares.
    BlindTheseus
    BlindTheseus

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    2,5
    Publiée le 19 septembre 2009
    Allemagne année zero est un film qui recrée à merveille une realité crue tout en montrant bien une élite pratiquant à la chaîne des faits isolés qu'ils prétendent dénoncer, et parmi tout cela et de nombreux parasites le jeune Franz dans l'entousiasme de la libération mais surtout la domination americaine; toutefois l'ensemble souffre de son ton commun en dépit de paysages il est vrai empreints de beauté et de pertes.
    tomPSGcinema
    tomPSGcinema

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    3,5
    Publiée le 24 juin 2014
    Sans atteindre le niveau de son chef-d’œuvre qu’est Stromboli, Roberto Rossellini réalise tout de même avec "Allemagne année zéro" un long-métrage bien poignant où l’on suit un jeune gamin de douze ans qui erre dans la ville de Berlin qui est devenu une ville en ruine et ce afin de trouver de la nourriture pour ses proches dont son père qui est gravement malade. La mise en scène ultra réaliste de Roberto Rossellini est évidemment une des qualités du long-métrage tout comme la brillante performance du jeune Edmund Moeschke qui s’avère bien touchant dans son interprétation. Tout le film se suit avec beaucoup d’intérêt jusqu’à cette fin bien tragique qui marque évidemment les esprits.
    Yoloyouraz
    Yoloyouraz

    Suivre son activité 23 abonnés Lire ses 566 critiques

    1,0
    Publiée le 12 mars 2008
    Superbe d'un point de vue historique, l'oeuvre de R.Rossellini souffre d'un manque certain d'intensité et de profondeur dans le portrait de la jeunesse allemande.
    scorsesejunior54
    scorsesejunior54

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    4,0
    Publiée le 12 décembre 2006
    Un an après "Roma, città aperta", Rossellini livrait un second volet sur le bilan ravageur de cette Seconde Guerre Mondiale. Tourné durant l'été 1947 à Berlin, "Germania, anno zero" évoque, comme son nom l'indique, le point de vue Allemand, sans prendre parti pour qui que ce soit. Le principe est le même : faux documentaire, mais véritable description sociale. Le tout dans le style le plus radical possible, c'est-à-dire un néoréalisme sec. L'image n'est pas toujours nette, les éclairages naturels ne donnent pas lieu à l'esthétique que l'on peut acquérir en studio, mais peu importe : l'essentiel est dans le propos. De ce point de vue-là, c'est absolument remarquable. Objectif, désirant formuler un message d'espoir au milieu de toute cette misère, celui-ci finira comme noyé sous les trop nombreuses décombres. Rien n'est perdu, semble-t-il dire, mais il va falloir que cela change car le constat est édifiant. Pas de recul, constituée d'interrogations qui touchent le spectateur avant le réalisateur, l'oeuvre est résolument pessimiste. Si "Roma, città aperta" ne m'avait que partiellement convaincu, "Germania, anno zero" est à mes yeux d'un tout autre niveau. Plus dur mais ne s'embarquant dans aucune longueur, il ne développe que ce qui est favorable à l'ensemble. Les protagonistes les plus passionnants sont ainsi révélés à pleine lumière tandis que d'autres nous paraissent plus mystérieux. Finalement, on se rend compte que notre impression devient celle des habitants eux-mêmes : avec leurs joies, leur craintes, leurs familiarités ou au contraire les personnes inconnues qui défilent... On rentre complètement dans ce voyage terrifiant, ressortant complètement sonné et abasourdi par la conclusion. La seule chose que l'on pourrait reprocher à ce film remarquable, c'est d'abuser de son style, de se complaire de ce qu'il décrit. Enfin, cela n'engage que moi...
    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,5
    Publiée le 9 octobre 2015
    L'une des oeuvres les plus connues de Roberto Rossellini qui mêle documentaire et fiction, dans la tradition du nèo-rèalisme! Dernier volet du triptyque sur la guerre selon Rossellini : "Germania anno zero", rèalisè en 1948, qui fut absolument incompris et très contestè lors de sa sortie, nous prèsente en fait l'Allemagne et Berlin en ruine en complètant la trilogie commencèe avec le classique des classiques, "Roma, città aperta". Le film raconte en à peine 80 minutes le dèsespoir d'un jeune garçon de douze ans et sa tragèdie, dans un Berlin dèvastè! Le nèo-rèalisme italien fait d'un enfant le tèmoin direct de la tourmente crèèe par les adultes! Certains commencèrent dès les heures sombres, comme Vittorio De Sica qui rèalise, en 1943, le très rèussi "I bambini ci guardano". De son côtè, Rossellini intègre comme dans le magnifique "Paisà" l'enfant dans ses propres prèoccupations! Via ce jeune garçon, le film observe la dècomposition de la sociètè allemande et c'est aussi une dècomposition morale qui pose une question èthique! Le genre de question que très peu de films osait poser en 1948! Quant à la dèambulation de Edmund dans les dix dernières minutes du film, elle est absolument superbe...
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