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GéDéon
139 abonnés
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3,0
Publiée le 24 janvier 2026
Réalisé en 1948, ce film de Roberto Rossellini a quasiment valeur de documentaire historique. Dans un Berlin sous les décombres après la fin de la Seconde Guerre mondiale, on suit le quotidien d’un petit garçon et de sa famille. Pour survivre toutes les combines sont exploitées, du marché noir aux petits boulots en passant par les arnaques. Le portrait de cette Allemagne anéantie est dépeint à travers les yeux d’un enfant ayant déjà perdu son innocence et ses rêves. La mise en scène très réaliste (le film a été tourné dans les ruines du Berlin d'après-guerre) accentue cette impression de chaos tant économique que mental. Bref, une véritable tragédie humaine à travers l’histoire d’un pays en pleine reconstruction.
Ce film a certes vieilli, et la qualité de l’image rappelle sans détour ses origines en 1947. Pourtant, il possède des qualités indéniables, à commencer par son ancrage dans le néo-réalisme le plus pur. D’abord, il offre une dimension documentaire saisissante : on y découvre un Berlin d’après-guerre en ruines, un peuple plongé dans la misère, contraint de se reconstruire après le chaos d’une défaite, la prise de conscience de ses propres actes et l’ampleur des pertes humaines. Le choix de suivre un petit garçon au cœur de cette détresse est particulièrement judicieux, révélant une réalité rarement mise en lumière. Ce film touche profondément parce qu’il respire le réalisme et porte une charge dramatique intense. Pour son seul aspect historique, il mérite amplement le détour.
Film à la fois terrible et fascinant, tableau d'une ville de Berlin, et plus globalement d'une Allemagne, en ruine que traverse un enfant, rencontrant et vivant avec des populations victimes du Nazisme comme son père, d'autres anciens membres nazis, d'anciens soldats, et d'autres essayant de sortir de la misère en se raccrochant aux soldats des armées alliées. Une jeunesse perdue, sans repères et livrée à elle même, à la recherche d'une identité. On retrouve là le fondement même du cinéma néo-réaliste italien avec l'observation d'une société en ruine et perdue. On peut remarquer la vision très pessimiste du réalisateur, car si beaucoup de jeunes allemands étaient perdus et sans réelles perspectives d'un avenir positif, certains avaient choisis de quitter l'Allemagne et plus particulièrement Berlin. Cette jeunesse devait-elle renier, voir ignorer et tuer son passé, souvent très ancien, pour aller de l'avant ? Bien que le réalisateur donne un portrait très isolé de cette Allemagne, il manque cependant des éléments importants, ou pas assez présents dans le quotidien berlinois des premières années d'après guerre, notamment la pression politique internationale au quotidien.
Ce film est un véritable document historique qui relate avec détail la misère de l'Allemagne après la guerre, l'Allemagne vers sa résurrection, l'Allemagne année zéro. Un chef d'oeuvre !
Tourné tout de suite après la guerre, alors que les plaies étaient encore vives, ce film nous présente un Berlin ravagé, où seul l'instinct de survie anime hommes, femmes et enfants. Du grand cinéma. Meilleur que "Roma, città aperta" à mon humble avis.
Le grand intérêt de ce classique du cinéma, c'est sa valeur documentaire! Tourné directement dans les ruines du Berlin de l'immédiat après-guerre, on y subit une véritable plongée en enfer. D'autant plus sidérante pour l'époque que Rossellini a eu l'audace de se placer au niveau des rescapés allemands. Remarquable. L'histoire en elle-même, infiniment triste, passe presque au second plan.
1945, 1946, 1948... En plein âge d'or hollywoodien (méthodes fordistes, produits impersonnels et standardisés pour plaire au public, tournages en studio...) un réalisateur italien pose sa caméra dans les ruines de l'Europe et filme la "trilogie de la guerre". Allemagne année zéro en constitue le troisième volet. Les acteurs ne "jouent" pas, ils "sont". Le film est personnel. Son sujet est instructif. Son scénario est bien construit, sa fin tragique et réaliste. Magistral!
On retient les décors réels quasi post-apocalyptiques de Berlin en ruine. Histoire triste et touchante de cet enfant qui est témoin, protagoniste et subi la pauvreté et la délinquance dans l'Allemagne après guerre. Très intéressant.