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    Allemagne année zéro
    note moyenne
    3,9
    555 notes dont 44 critiques
    répartition des 44 critiques par note
    13 critiques
    16 critiques
    10 critiques
    3 critiques
    2 critiques
    0 critique
    Votre avis sur Allemagne année zéro ?

    44 critiques spectateurs

    stans007
    stans007

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    4,0
    Publiée le 9 mars 2021
    1947 : dans un Berlin en ruines et une ambiance de fin du monde, un enfant sans repères est victime de la décomposition de la société allemande. Film fort et instructif du néo-réalisme italien.
    tyrionFL
    tyrionFL

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    4,0
    Publiée le 9 avril 2020
    Un instantané de l'allemagne de l'après guerre montrant à travers les yeux d'un enfant un pays en ruine, anxiogène pour ces pauvres habitants et particulièrement pour un enfant essayant de s'en sortir malgré tout.
    Rosselini dépeint un pays froid et cruel qui devient même malsain à certains moments et qui laisse un constat très amer sur la situation, ce qui reste l'ordre des choses malheureusement.
    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    3,5
    Publiée le 12 novembre 2019
    Les cendres du second conflit mondial ont a peine eu le temps de se refroidir qu'Alberto Rosselini réalisait déjà sa "Trilogie de la guerre". Après l'occupation allemande en Italie ("Rome ville ouverte") et sa libération ("Païsa"), le cinéaste s'intéresse cette fois à l'Allemagne dans les années ayant précédé l'armistice. Il pose donc ses caméras dans un Berlin encore ravagé par les bombardements alliés. On ne pouvait pas trouvé en matière de décors naturels pour raconter la vie d'un jeune berlinois, luttant quotidiennement pour sa survie et celle de sa famille. Ce n'est pas pour rien que Rosselini est considéré comme le père du néo-réalisme. Outre une qualité de mise en scène incontestable, le film présente aussi l'intérêt d'être un témoignage direct de la vie des allemands après la guerre, sous occupation étrangère, faisant face à la désillusion d'une grandeur avortée et à une misère tenace. En dehors d'une fin poignante, "Allemagne année zero" reste plutôt froid au niveau des émotions ressenties et l'histoire aurait mérité d'être un peu plus longue afin d'étoffé son propos. Un bon film autant du point de vue cinématographique qu'historique.
    Bertie Quincampoix
    Bertie Quincampoix

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    4,0
    Publiée le 20 septembre 2017
    Chef-d'œuvre du néoréalisme, ce court film fut tourné en 1947 par Roberto Rossellini dans les décors impressionnants d'un Berlin en ruine. Récit désespéré marqué "physiquement" par la guerre, Allemagne année zéro raconte l'histoire d'un jeune adolescent vivant dans une famille pauvre, qui va devoir apprendre à survivre dans un monde où les repères sociaux et moraux sont bouleversés, où le vol et le marché noir constituent une norme, où la prostitution est chose commune, où plus personne ne respecte plus personne, où les anciens nazis continuent à influencer sur certains esprits. Un témoignage bouleversant, d'une force et d'une intensité rares.
    SociN
    SociN

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    4,0
    Publiée le 12 septembre 2017
    Un film terrible, à mi-chemin entre le film et le documentaire : vae victis, quel que soit le peuple vaincu. Les acteurs, et particulièrement le petit Edmund, sont excellent, et le décor (malheureusement naturel de Berlin en ruines) est incroyable.
    gerald_w-a
    gerald_w-a

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    4,0
    Publiée le 26 août 2017
    Cette presque-errance (puisque partagée entre l'appartement et les rues de Berlin) d'un jeune garçon dans la ville en ruines marque par sa dureté et son évocation de l'essentiel : dans un monde cataclysmique, il faut survivre - mais jusqu'à quelles extrémités peut-on aller ? Au final, toujours la même victime, l'enfance, parce que l'homme ne regarde pas aux conséquences. À voir !
    Le cinéphile
    Le cinéphile

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    3,5
    Publiée le 11 décembre 2019
    Un classique qui est parvenu à combattre les méfaits du temps avec honneurs. Un long métrage engagé qui présente les difficiles conditions de vie d'après guerre par le prisme d'un jeune enfant. Porté par un scénario grandiose, cette histoire humaine et sociale est incontestablement un classique mérité. Un grand film.

    https://www.facebook.com/La-7eme-critique-393816544123997/

    https://www.critique-film.fr/test-dvd-allemagne-annee-zero/
    stanley
    stanley

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    3,5
    Publiée le 5 mars 2016
    Roberto Rossellini s'impose ici comme le héraut du néoréalisme. A l'instar de Stromboli et du Voyage en Italie, le film commence par une étude quasi documentaire du milieu avant de glisser progressivement vers le drame absolu traité avec la plus grande des forces. Le film est court (1h10), exige un temps d'adaptation du cinéphile face à la matière hyper réaliste du propos mais, par la suite, bien après sa vision Allemagne année zéro devient inoubliable. On peut chapitrer le film en plusieurs parties : la présentation de la famille, les fréquentations du gamin, l'acte vis avis du père et l'errance finale. Roberto Rossellini filme avec force un Berlin en ruines, dévasté par la guerre où les citadins survivent difficilement par la débrouillardise. Parmi les personnages, un père de famille mourant hésitant entre mourir et le souvenir de son passé d'officier qui le maintient en vie, c'est la vieille Allemagne. Le fils aîné, ancien soldat, se sent abandonné et trahi. Sa conscience est tiraillée. La jeune fille, simple, est courageuse, c'est l'Allemagne future et repentie. Enfin, Edmund est le gosse perdu, se perdant dans les ruines de Berlin. Il rencontre son ancien instituteur et un de des amis que l'on imagine ex nazis ou pédophiles ou les deux. Le film garde alors toute son ambigüité, d'où sa force. Serti par une terrible musique oppressante, le dernier quart d'heure du film est un chez d'oeuvre absolu. La divagation d'Edmund montre bien un enfant détruit, mal construit et génialement interprété par ce jeune acteur.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,5
    Publiée le 9 octobre 2015
    L'une des oeuvres les plus connues de Roberto Rossellini qui mêle documentaire et fiction, dans la tradition du nèo-rèalisme! Dernier volet du triptyque sur la guerre selon Rossellini : "Germania anno zero", rèalisè en 1948, qui fut absolument incompris et très contestè lors de sa sortie, nous prèsente en fait l'Allemagne et Berlin en ruine en complètant la trilogie commencèe avec le classique des classiques, "Roma, città aperta". Le film raconte en à peine 80 minutes le dèsespoir d'un jeune garçon de douze ans et sa tragèdie, dans un Berlin dèvastè! Le nèo-rèalisme italien fait d'un enfant le tèmoin direct de la tourmente crèèe par les adultes! Certains commencèrent dès les heures sombres, comme Vittorio De Sica qui rèalise, en 1943, le très rèussi "I bambini ci guardano". De son côtè, Rossellini intègre comme dans le magnifique "Paisà" l'enfant dans ses propres prèoccupations! Via ce jeune garçon, le film observe la dècomposition de la sociètè allemande et c'est aussi une dècomposition morale qui pose une question èthique! Le genre de question que très peu de films osait poser en 1948! Quant à la dèambulation de Edmund dans les dix dernières minutes du film, elle est absolument superbe...
    Ti Nou
    Ti Nou

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    4,0
    Publiée le 21 juillet 2015
    Pourrait-on écrire et réaliser un tel film aujourd'hui ? Non pas que le propos soit choquant, mais il ne prend pas le parti-pris habituel puisqu'il se place du point de vue des perdants en montrant leur détresse. Il décrit la situation de l'Allemagne après guerre, l'humiliation de la défaite, en refusant de juger ses personnages. Les décors de la ville détruite sont saisissants.
    ATON2512
    ATON2512

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    4,0
    Publiée le 1 juillet 2015
    Même si le film a un peu vieillit . Au sens où il fait référence à vraiment une page d'histoire lointaine pour certains . La force du film résidé dans son aspect documentaire brut et la vision désabusée des anciens maîtres de l'Europe . Roberto Rossellini montre un Berlin toujours en ruine comme le sont les anciens rêves de grandeur d'une Allemagne en ruine où chacun essaie de survivre . Tous les citoyens soit par ressentit, par faiblesse, par ignorance et pour une Minorité par idéologie veulent prendre ce genre de chemin . Qu'ils sachent qu'ils arriveront au bout d'une impasse .
    Kiwi98
    Kiwi98

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    4,0
    Publiée le 13 juin 2015
    En 1945, Roberto Rosselini renouvelle son cinéma après le très politique « Rome Ville Ouverte » qui décrivait la vie des habitants de la ville de Rome sous le nazisme. Deux ans plus tard avec « Allemagne Année Zéro », il plonge dans un monde souvent oublié de tous : celui de l’après guerre, en filmant Berlin après sa chute. Un Berlin déchiqueté, dévoré par d'étranges créatures. Un film qui va contribuer à élever Rosselini comme père du néo-réalisme.

    Le choix de Berlin est assez étonnant, et surtout très audacieux à l’époque où le monde accusait les allemands des crimes du nazisme. Voyant une ville anéantie à travers les yeux d’un petit garçon sans attache, mais aussi par les yeux de Dieu qui semble abandonner ces lieux. « Allemagne Année Zéro » s’avère étonnant de par sa sobriété certaine et totalement maitrisée sous une forme authentique totale, traitée avec conscience et qui aborde surtout un film réellement tourné dans le Berlin d’après guerre, offrant une véritable immersion, un témoignage de la misère mais aussi et surtout une image d’un monde brisé, anéanti, abstrait.

    Ici, pas de réel scénario, Rosselini propose simplement une balade d’un peu plus d’une heure. Une balade dans la pauvreté, une balade riche en émotion, aussi gracieuse et répugnante, aussi forte en émotion qu’imprévisible avec des moments qui se rapprochent presque de l’onirisme (quand un homme joue de la musique dans une église prête à s’effondrer).

    Ce qui offre de magnifiques moments de poésie, celui des ruines, celui que nous offre un garçon de douze ans au regard éventré et qui erre comme un spectre silencieux dans une lucidité admirable, mais aussi dans une fluidité étonnante. Et le carburant de cette tragédie peut aussi paraître comme étant son contexte désorienté et malade. « Allemagne Année Zéro », un film qui souffre de ce qu’il montre, le rejet d’un peuple par un monde cruel et déformé.

    Vérité inconcevable, silencieuse, la ruine, les images d’un enfant détruit, d’un peuple dans l’ignorance. Une déflagration, une destruction, une projection, un zéro.
    Nicolas R.
    Nicolas R.

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    5,0
    Publiée le 14 mai 2015
    1945, 1946, 1948... En plein âge d'or hollywoodien (méthodes fordistes, produits impersonnels et standardisés pour plaire au public, tournages en studio...) un réalisateur italien pose sa caméra dans les ruines de l'Europe et filme la "trilogie de la guerre". Allemagne année zéro en constitue le troisième volet. Les acteurs ne "jouent" pas, ils "sont". Le film est personnel. Son sujet est instructif. Son scénario est bien construit, sa fin tragique et réaliste. Magistral!
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    4,5
    Publiée le 24 janvier 2015
    Comment survit-on dans l'immédiat après-guerre à Berlin. De combines, de trafics, de petits vols. Le "constat" de Rosselini est impressionnant. C'est un film-testament formidable. Avec le père "condamné à vivre" et le grand fils qui ne peut sortir de chez lui par peur d'être condamné pour ses actions pendant la guerre, on assiste ici à un combat pour la vie, œuvre de fiction tournée dans le réel et un drame poignant. C'est superbe.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,0
    Publiée le 9 décembre 2018
    Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, l'Allemagne est détruite autant matériellement que moralement et doit se reconstruire. Dans "Germania anno zero" (titre sublime), Rossellini raconte la misère du pays à travers une famille et les yeux d'un enfant en particulier. Et si dans "Roma città aperta" et "Paisà", l'enfance était synonyme d'innocence et d'espoir, elle prend ici une tournure beaucoup plus tragique. Le jeune Edmund (Edmund Moeschke) tente de faire vivre sa famille tant bien que mal, poussé à l’illégalité et à des actes odieux, conséquences d'une mauvaise influence. Rossellini explore avec brio les troubles d'une conscience perdue entre une méconnaissance de l'Histoire récente et la difficulté à se situer dans le présent et dans un futur proche. Le destin cruel de ce personnage est mise en scène de façon brillante mais un rien étouffante. En effet, alors que l'histoire est émouvante, la maîtrise apparente manque de nous bouleverser. "Germania anno zero" reste un très beau drame, à l'écriture d'une grande finesse.
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