Allemagne année zéro
Note moyenne
3,9
741 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

55 critiques spectateurs

5
13 critiques
4
23 critiques
3
14 critiques
2
3 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2026
Troisième volet de la trilogie de Rossellini sur la guerre (après Rome ville ouverte et Païsa) qui dresse le portrait sombre et réaliste d’une famille allemande désespérée qui tente de survivre dans un Berlin en ruine.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2026
Ce fulgurant (non par son rythme, mais par son efficacité) moyen-métrage laisse une marque indélébile. Dès l’introduction, il exprime la place de la mort (les fosses que creusent la population), de la faim (le cheval mort dont les gens viennent tenter de découper un morceau) et du froid (les morceaux de charbon tombés du véhicule qui font l’objet de la même convoitise). Le portrait des conditions de vie dans cette Allemagne brisée se poursuit avec les regroupements de famille dans des appartements exigus, les coupures d’électricité et la survie difficile par les cartes de rationnement, la débrouille, le marché noir et les petits larcins. La dimension morale n’est pas en reste, avec les comportements déviants générés par le besoin (la prostitution) ou par la perte d’ordre social (la pédophilie), ou avec les questionnements sur les responsabilités dans l’horreur que le pays a engendrée, et subie. Un tel contexte débouche sur des drames individuels extrêmes : spoiler: l’assassinat d’un père et le suicide d’un enfant, symbole ultime du désespoir.
L’itinéraire de l’enfant, Edmund, pourrait d’ailleurs être la représentation de celui de son pays : induit en erreur par une fausse morale, qui indique que c’est dans l’ordre naturel que les forts survivent, ou éliminent les faibles, il se livre à une atrocité à laquelle il ne pourra pas survivre.
Loin de l’idée et des effets de spectacle, voilà un film puissant et profond, grâce au regard à la fois sobre, pertinent et empathique de Roberto Rossellini.
Mjoly
Mjoly

2 abonnés 196 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2026
Le grand intérêt de ce classique du cinéma, c'est sa valeur documentaire! Tourné directement dans les ruines du Berlin de l'immédiat après-guerre, on y subit une véritable plongée en enfer. D'autant plus sidérante pour l'époque que Rossellini a eu l'audace de se placer au niveau des rescapés allemands. Remarquable. L'histoire en elle-même, infiniment triste, passe presque au second plan.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 janvier 2026
Réalisé en 1948, ce film de Roberto Rossellini a quasiment valeur de documentaire historique. Dans un Berlin sous les décombres après la fin de la Seconde Guerre mondiale, on suit le quotidien d’un petit garçon et de sa famille. Pour survivre toutes les combines sont exploitées, du marché noir aux petits boulots en passant par les arnaques. Le portrait de cette Allemagne anéantie est dépeint à travers les yeux d’un enfant ayant déjà perdu son innocence et ses rêves. La mise en scène très réaliste (le film a été tourné dans les ruines du Berlin d'après-guerre) accentue cette impression de chaos tant économique que mental. Bref, une véritable tragédie humaine à travers l’histoire d’un pays en pleine reconstruction.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2026
Ce film a certes vieilli, et la qualité de l’image rappelle sans détour ses origines en 1947. Pourtant, il possède des qualités indéniables, à commencer par son ancrage dans le néo-réalisme le plus pur.
D’abord, il offre une dimension documentaire saisissante : on y découvre un Berlin d’après-guerre en ruines, un peuple plongé dans la misère, contraint de se reconstruire après le chaos d’une défaite, la prise de conscience de ses propres actes et l’ampleur des pertes humaines. Le choix de suivre un petit garçon au cœur de cette détresse est particulièrement judicieux, révélant une réalité rarement mise en lumière.
Ce film touche profondément parce qu’il respire le réalisme et porte une charge dramatique intense. Pour son seul aspect historique, il mérite amplement le détour.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2025
La copie inégale, mériterait une bonne restauration, à l'instar d'un Berlin en ruine de 45.
Le réalisme de Rosselini fait mouche au milieu des gravats.
Le blond et bel adolescent Edmund fricote, vole, élimine des bouches inutiles spoiler: dont… la sienne.
Poignant, on reste scotché après le plan final sur lui. Tout est dit, la paix des âmes prendra plus de temps que la reconstruction des pierres.
TV novembre 25
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2025
Besoin de vous remonter le moral après une dure journée ? De regarder un film léger ? Passez votre chemin ! "Germania anno zero" s'inscrit dans le courant néo-réaliste que Roberto Rossellini a lui-même amorcé. Sauf qu'il n'est pas question ici de l'Italie, mais de l'Allemagne, quelques mois après la fin de la guerre.
Berlin est détruite. La population crève de faim, survivant avec des tickets de rationnement et du marché noir. Les femmes "séduisent" pour récupérer quelques cigarettes, voire se prostituent. Les anciens soldats et les anciens Nazis se planquent comme ils peuvent. Et Edmund, 12 ans, tente de débusquer des combines pour alimenter sa famille.
Néo-réalisme oblige, on y voit le détail de conditions de vie éminemment difficiles, poussant à faire des choix radicaux... ou tout simplement à une grande lâcheté. Et la peinture peu glorieuse de certains, dont les anciens Nazis qui ont la sale manie de tâter les enfants qu'ils croisent !
Le tout construit de manière très immersive. Entre des décors réels (tournage effectué à Berlin et en studios). Et des acteurs non professionnels très naturels.
Un beau film, mais pas pour les dépressifs.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 octobre 2025
Un film qui est resté très fort , qui n’a pas pris une ride, signe de chef d’œuvre. Comment Rosselini peut s’intéresser à l’Allemagne, en 1946, détruite , meurtrie, qui paye cash ses choix politiques des deux décennies précédentes. Nous suivrons un jeune garçon Edmund , dans Berlin , qui cherche à se débrouiller, à gagner un peu d’argent dans cette ville complétement détruite, amas de pierres, pour essayer de faire survivre sa famille. Un moindre sac de patates sera perçu comme un cadeau du ciel. Son frère ainé de 25 ans revient du front, il était dans une unité spécialisée, il n’ose pas sortir de peur de se faire arrêter par les armées d’occupation. Car la ville est maintenant quadrillée par les armées française ou américaine. La grande sœur sort tous les soirs dans les dancings et les clubs, pour glaner quelques cigarettes , elle n’a pas encore basculé dans la prostitution mais peu s’en faut. Le père est très malade, il ne peut plus rien faire , on leur coupe l’électricité .
Mais il n’y rien de sordide dans la narration de Rossellini, pas de pathos, ce fameux néo-réalisme dont il est un des pères , car il y eu une puissance poétique, onirique presque lyrique , et aussi une dimension philosophique. Les peuples voulaient la guerre, ( ou certains dirigeants), en résulte des gagnants et des perdants . Ce message reste complétement d’actualité aujourd’hui, c’est intemporel.
Superbe scène des troupes d’occupation qui visitent le bunker de Hitler , le ton est juste , ni trop , ni pas assez comme distancier , presque surréaliste .
La pensée nazie est aussi bien abordée, par le père qui dans un long monologue expliquera tout l’enchainement des faits, comment ils étaient fiers d’être les plus forts, , tout y est , tout est juste. D’une lucidité surprenante. .Idem pour l’ancien professeur d’école, qui retrouve Edmund , et qui répétera encore la doctrine de la loi du plus fort et du principe d’éliminer le plus faibles.
Malheureusement le jeune garçon prendra cette rhétorique à la lettre , et agira en conséquence, cruellement, contre sa propre famille. Le message totalitaire se reproduit à l’infini.
Tout est dans ce film , la bassesse des sentiments , la fatalité, la corruption, un film noir , d’une grande richesse, mais empreint d’une grande poésie , avec tous ces plans de ville détruite , ces êtres zombies qui errent , mais qui veulent survivre . Un film supérieur à "Rome ville ouverte" car faisant preuve de plus de sobriété, de profondeur, et de moins de pathos.
RnS Cinematic Insights
RnS Cinematic Insights

12 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2025
Allemagne année zéro : Un chef-d’œuvre du néo-réalisme

Points forts :

• Un néo-réalisme puissant : Le film retranscrit parfaitement l’après-guerre et les ravages qu’elle a laissés 
• Un Berlin dévasté : On ressent toute la désolation de la ville, totalement démolie, un décor qui parle de lui-même ️
• Un scénario bien construit : On suit Edmund du début à la fin, sans jamais s’en détacher 
• Un travail de mise en scène impressionnant :
• En extérieur : Plans larges et fluides qui suivent Edmund sans cut 
• En intérieur : Beaucoup de plans serrés et de cuts, renforçant l’oppression. Un détail de mise en scène que je n’aurais jamais remarqué sans l’analyse en cours, vraiment du génie 勞
• Une fin choquante : Totalement inattendue et marquante ❗

Points faibles :

• Un rythme un peu lent sur la fin : Les 30 dernières minutes m’ont paru un peu longues ⏳

Note : 9/10

Description : Moi qui pensais avoir du mal avec ce genre de film, au final j’ai adoré ! Comme quoi, il ne faut jamais juger avant d’avoir essayé. D’ailleurs, conseillez-moi d’autres films du néo-réalisme, je suis curieux !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 décembre 2024
Quand la guerre cesse, aux souffrances évidentes succèdent les souffrances psychologiques, son statut de perdant devient dès lors caduc.
OlivierG
OlivierG

3 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 février 2024
Alemagne année zéro, c'est exactement l'idée qui vient en tête à la toute fin du film.
On aimerait en savoir d'avantage sur la reconstruction de la ville mais ce ne sont pas les films de Billy Wilder, "la scandaleuse de Berlin", ou de Jacques Tourneur, "Berlin Express", tournés un an plus tard toujours dans les ruines de Berlin qui nous en apprendront d'avantage. Il y aura peut-être juste un peu moins de gravas dans les rues mais les souffrances de la population civile sont toujours bien présentes.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2021
1947 : dans un Berlin en ruines et une ambiance de fin du monde, un enfant sans repères est victime de la décomposition de la société allemande. Film fort et instructif du néo-réalisme italien.
tyrionFL
tyrionFL

25 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2020
Un instantané de l'allemagne de l'après guerre montrant à travers les yeux d'un enfant un pays en ruine, anxiogène pour ces pauvres habitants et particulièrement pour un enfant essayant de s'en sortir malgré tout.
Rosselini dépeint un pays froid et cruel qui devient même malsain à certains moments et qui laisse un constat très amer sur la situation, ce qui reste l'ordre des choses malheureusement.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2019
Les cendres du second conflit mondial ont a peine eu le temps de se refroidir qu'Alberto Rosselini réalisait déjà sa "Trilogie de la guerre". Après l'occupation allemande en Italie ("Rome ville ouverte") et sa libération ("Païsa"), le cinéaste s'intéresse cette fois à l'Allemagne dans les années ayant précédé l'armistice. Il pose donc ses caméras dans un Berlin encore ravagé par les bombardements alliés. On ne pouvait pas trouvé en matière de décors naturels pour raconter la vie d'un jeune berlinois, luttant quotidiennement pour sa survie et celle de sa famille. Ce n'est pas pour rien que Rosselini est considéré comme le père du néo-réalisme. Outre une qualité de mise en scène incontestable, le film présente aussi l'intérêt d'être un témoignage direct de la vie des allemands après la guerre, sous occupation étrangère, faisant face à la désillusion d'une grandeur avortée et à une misère tenace. En dehors d'une fin poignante, "Allemagne année zero" reste plutôt froid au niveau des émotions ressenties et l'histoire aurait mérité d'être un peu plus longue afin d'étoffé son propos. Un bon film autant du point de vue cinématographique qu'historique.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2017
Chef-d'œuvre du néoréalisme, ce court film fut tourné en 1947 par Roberto Rossellini dans les décors impressionnants d'un Berlin en ruine. Récit désespéré marqué "physiquement" par la guerre, Allemagne année zéro raconte l'histoire d'un jeune adolescent vivant dans une famille pauvre, qui va devoir apprendre à survivre dans un monde où les repères sociaux et moraux sont bouleversés, où le vol et le marché noir constituent une norme, où la prostitution est chose commune, où plus personne ne respecte plus personne, où les anciens nazis continuent à influencer sur certains esprits. Un témoignage bouleversant, d'une force et d'une intensité rares.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse