Allemagne année zéro
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Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2017
Chef-d'œuvre du néoréalisme, ce court film fut tourné en 1947 par Roberto Rossellini dans les décors impressionnants d'un Berlin en ruine. Récit désespéré marqué "physiquement" par la guerre, Allemagne année zéro raconte l'histoire d'un jeune adolescent vivant dans une famille pauvre, qui va devoir apprendre à survivre dans un monde où les repères sociaux et moraux sont bouleversés, où le vol et le marché noir constituent une norme, où la prostitution est chose commune, où plus personne ne respecte plus personne, où les anciens nazis continuent à influencer sur certains esprits. Un témoignage bouleversant, d'une force et d'une intensité rares.
SociN
SociN

13 abonnés 636 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2017
Un film terrible, à mi-chemin entre le film et le documentaire : vae victis, quel que soit le peuple vaincu. Les acteurs, et particulièrement le petit Edmund, sont excellent, et le décor (malheureusement naturel de Berlin en ruines) est incroyable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 août 2017
Cette presque-errance (puisque partagée entre l'appartement et les rues de Berlin) d'un jeune garçon dans la ville en ruines marque par sa dureté et son évocation de l'essentiel : dans un monde cataclysmique, il faut survivre - mais jusqu'à quelles extrémités peut-on aller ? Au final, toujours la même victime, l'enfance, parce que l'homme ne regarde pas aux conséquences. À voir !
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2019
Un classique qui est parvenu à combattre les méfaits du temps avec honneurs. Un long métrage engagé qui présente les difficiles conditions de vie d'après guerre par le prisme d'un jeune enfant. Porté par un scénario grandiose, cette histoire humaine et sociale est incontestablement un classique mérité. Un grand film.

https://www.facebook.com/La-7eme-critique-393816544123997/

https://www.critique-film.fr/test-dvd-allemagne-annee-zero/
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2016
Roberto Rossellini s'impose ici comme le héraut du néoréalisme. A l'instar de Stromboli et du Voyage en Italie, le film commence par une étude quasi documentaire du milieu avant de glisser progressivement vers le drame absolu traité avec la plus grande des forces. Le film est court (1h10), exige un temps d'adaptation du cinéphile face à la matière hyper réaliste du propos mais, par la suite, bien après sa vision Allemagne année zéro devient inoubliable. On peut chapitrer le film en plusieurs parties : la présentation de la famille, les fréquentations du gamin, l'acte vis avis du père et l'errance finale. Roberto Rossellini filme avec force un Berlin en ruines, dévasté par la guerre où les citadins survivent difficilement par la débrouillardise. Parmi les personnages, un père de famille mourant hésitant entre mourir et le souvenir de son passé d'officier qui le maintient en vie, c'est la vieille Allemagne. Le fils aîné, ancien soldat, se sent abandonné et trahi. Sa conscience est tiraillée. La jeune fille, simple, est courageuse, c'est l'Allemagne future et repentie. Enfin, Edmund est le gosse perdu, se perdant dans les ruines de Berlin. Il rencontre son ancien instituteur et un de des amis que l'on imagine ex nazis ou pédophiles ou les deux. Le film garde alors toute son ambigüité, d'où sa force. Serti par une terrible musique oppressante, le dernier quart d'heure du film est un chez d'oeuvre absolu. La divagation d'Edmund montre bien un enfant détruit, mal construit et génialement interprété par ce jeune acteur.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2015
L'une des oeuvres les plus connues de Roberto Rossellini qui mêle documentaire et fiction, dans la tradition du nèo-rèalisme! Dernier volet du triptyque sur la guerre selon Rossellini : "Germania anno zero", rèalisè en 1948, qui fut absolument incompris et très contestè lors de sa sortie, nous prèsente en fait l'Allemagne et Berlin en ruine en complètant la trilogie commencèe avec le classique des classiques, "Roma, città aperta". Le film raconte en à peine 80 minutes le dèsespoir d'un jeune garçon de douze ans et sa tragèdie, dans un Berlin dèvastè! Le nèo-rèalisme italien fait d'un enfant le tèmoin direct de la tourmente crèèe par les adultes! Certains commencèrent dès les heures sombres, comme Vittorio De Sica qui rèalise, en 1943, le très rèussi "I bambini ci guardano". De son côtè, Rossellini intègre comme dans le magnifique "Paisà" l'enfant dans ses propres prèoccupations! Via ce jeune garçon, le film observe la dècomposition de la sociètè allemande et c'est aussi une dècomposition morale qui pose une question èthique! Le genre de question que très peu de films osait poser en 1948! Quant à la dèambulation de Edmund dans les dix dernières minutes du film, elle est absolument superbe...
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2015
Pourrait-on écrire et réaliser un tel film aujourd'hui ? Non pas que le propos soit choquant, mais il ne prend pas le parti-pris habituel puisqu'il se place du point de vue des perdants en montrant leur détresse. Il décrit la situation de l'Allemagne après guerre, l'humiliation de la défaite, en refusant de juger ses personnages. Les décors de la ville détruite sont saisissants.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2015
Même si le film a un peu vieillit . Au sens où il fait référence à vraiment une page d'histoire lointaine pour certains . La force du film résidé dans son aspect documentaire brut et la vision désabusée des anciens maîtres de l'Europe . Roberto Rossellini montre un Berlin toujours en ruine comme le sont les anciens rêves de grandeur d'une Allemagne en ruine où chacun essaie de survivre . Tous les citoyens soit par ressentit, par faiblesse, par ignorance et pour une Minorité par idéologie veulent prendre ce genre de chemin . Qu'ils sachent qu'ils arriveront au bout d'une impasse .
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2015
En 1945, Roberto Rosselini renouvelle son cinéma après le très politique « Rome Ville Ouverte » qui décrivait la vie des habitants de la ville de Rome sous le nazisme. Deux ans plus tard avec « Allemagne Année Zéro », il plonge dans un monde souvent oublié de tous : celui de l’après guerre, en filmant Berlin après sa chute. Un Berlin déchiqueté, dévoré par d'étranges créatures. Un film qui va contribuer à élever Rosselini comme père du néo-réalisme.

Le choix de Berlin est assez étonnant, et surtout très audacieux à l’époque où le monde accusait les allemands des crimes du nazisme. Voyant une ville anéantie à travers les yeux d’un petit garçon sans attache, mais aussi par les yeux de Dieu qui semble abandonner ces lieux. « Allemagne Année Zéro » s’avère étonnant de par sa sobriété certaine et totalement maitrisée sous une forme authentique totale, traitée avec conscience et qui aborde surtout un film réellement tourné dans le Berlin d’après guerre, offrant une véritable immersion, un témoignage de la misère mais aussi et surtout une image d’un monde brisé, anéanti, abstrait.

Ici, pas de réel scénario, Rosselini propose simplement une balade d’un peu plus d’une heure. Une balade dans la pauvreté, une balade riche en émotion, aussi gracieuse et répugnante, aussi forte en émotion qu’imprévisible avec des moments qui se rapprochent presque de l’onirisme (quand un homme joue de la musique dans une église prête à s’effondrer).

Ce qui offre de magnifiques moments de poésie, celui des ruines, celui que nous offre un garçon de douze ans au regard éventré et qui erre comme un spectre silencieux dans une lucidité admirable, mais aussi dans une fluidité étonnante. Et le carburant de cette tragédie peut aussi paraître comme étant son contexte désorienté et malade. « Allemagne Année Zéro », un film qui souffre de ce qu’il montre, le rejet d’un peuple par un monde cruel et déformé.

Vérité inconcevable, silencieuse, la ruine, les images d’un enfant détruit, d’un peuple dans l’ignorance. Une déflagration, une destruction, une projection, un zéro.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 mai 2015
1945, 1946, 1948... En plein âge d'or hollywoodien (méthodes fordistes, produits impersonnels et standardisés pour plaire au public, tournages en studio...) un réalisateur italien pose sa caméra dans les ruines de l'Europe et filme la "trilogie de la guerre". Allemagne année zéro en constitue le troisième volet. Les acteurs ne "jouent" pas, ils "sont". Le film est personnel. Son sujet est instructif. Son scénario est bien construit, sa fin tragique et réaliste. Magistral!
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2015
Comment survit-on dans l'immédiat après-guerre à Berlin. De combines, de trafics, de petits vols. Le "constat" de Rosselini est impressionnant. C'est un film-testament formidable. Avec le père "condamné à vivre" et le grand fils qui ne peut sortir de chez lui par peur d'être condamné pour ses actions pendant la guerre, on assiste ici à un combat pour la vie, œuvre de fiction tournée dans le réel et un drame poignant. C'est superbe.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2018
Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, l'Allemagne est détruite autant matériellement que moralement et doit se reconstruire. Dans "Germania anno zero" (titre sublime), Rossellini raconte la misère du pays à travers une famille et les yeux d'un enfant en particulier. Et si dans "Roma città aperta" et "Paisà", l'enfance était synonyme d'innocence et d'espoir, elle prend ici une tournure beaucoup plus tragique. Le jeune Edmund (Edmund Moeschke) tente de faire vivre sa famille tant bien que mal, poussé à l’illégalité et à des actes odieux, conséquences d'une mauvaise influence. Rossellini explore avec brio les troubles d'une conscience perdue entre une méconnaissance de l'Histoire récente et la difficulté à se situer dans le présent et dans un futur proche. Le destin cruel de ce personnage est mise en scène de façon brillante mais un rien étouffante. En effet, alors que l'histoire est émouvante, la maîtrise apparente manque de nous bouleverser. "Germania anno zero" reste un très beau drame, à l'écriture d'une grande finesse.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juin 2014
Sans atteindre le niveau de son chef-d’œuvre qu’est Stromboli, Roberto Rossellini réalise tout de même avec "Allemagne année zéro" un long-métrage bien poignant où l’on suit un jeune gamin de douze ans qui erre dans la ville de Berlin qui est devenu une ville en ruine et ce afin de trouver de la nourriture pour ses proches dont son père qui est gravement malade. La mise en scène ultra réaliste de Roberto Rossellini est évidemment une des qualités du long-métrage tout comme la brillante performance du jeune Edmund Moeschke qui s’avère bien touchant dans son interprétation. Tout le film se suit avec beaucoup d’intérêt jusqu’à cette fin bien tragique qui marque évidemment les esprits.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2014
Troisième, et donc bien évidemment dernier, film de la trilogie de la guerre de Roberto Rossellini, après "Rome, ville ouverte" et "Païsa", le réalisateur quitte cette fois son Italie pour planter sa caméra dans le Berlin en ruines de 1947.
Et dans ce Berlin en ruines règne une atmosphère où le marché noir prospère comme jamais, où l'égoïsme ne s'est jamais aussi bien porté, où les relents nazis n'ont pas totalement disparu, où on est près à commettre les actes les plus abominables tellement on est désespéré ; comme annoncé au début, aucun jugement, juste des faits par la manière la plus réaliste et épurée qui soit...
C'est surtout en réussissant à capter cette atmosphère que Roberto Rossellini rend peut-être son oeuvre indispensable, plus que par une intrigue qui tiendrait facilement en quelques phrases ; une atmosphère cauchemardesque et anxiogène rendue encore plus tragique par le fait qu'on la voit et qu'on la ressent par l'intermédiaire d'un jeune garçon.
Comme les deux précédents volets de la trilogie, "Allemagne année zéro" est le témoignage d'une Histoire pas aussi lointaine qu'on le voudrait.
David F.
David F.

4 abonnés 42 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2022
Dernier film de sa trilogie commencée avec Rome, ville ouverte, Roberto Rossellini nous fait voir l’Allemagne d’après-guerre en emmenant sa caméra dans les ruines de Berlin et la mettant en scène à travers la destinée d’un jeune garçon, Edmund qui essaye de récupérer un peu d’argent pour faire survivre sa famille : une sœur qui est obligé de séduire pour avoir quelques cigarettes, un père gravement malade et un frère dans l’attente d’un jugement car il appartenait aux SS. Filmé d’une manière très sobre, Rossellini apporte sa touche dans la fameuse scène du gramophone qu’Edmund apporte à 2 soldats américains et qui a enregistré un discours d’Hitler. Quand ils le mettent en marche on entend la voix du führer résonner dans les bâtiments en ruine et un père de famille qui passait reste bloqué sur place de peur, en l’entendant, que ça recommence encore.
Le réalisme qu’il montre en filmant, peut sembler tirer en longueur pour certains, comme la scène où Edmund marche sans but précis, mais elle prouve aussi la solitude globale des allemands qui sont obligés de se débrouiller tout seul pour survivre. C’est le cas de la scène où du charbon tombe d’un camion et des gens se dépêchent d’en ramasser, car ça peut servir pour se chauffer ou pour en revendre à d’autres. Si Edmund semble libre, ce n’est qu’un trompe l’œil. Il ne l’es jamais réellement. Il est sans cesse tiraillé entre son père, sa sœur et son professeur. Il est traité comme un adulte mais se refuse à l’être. C’est pour ça qu’on le voit essayer de jouer au football avec d’autres enfants mais personne ne veut de lui. Il reste définitivement seul spoiler: et coupable d’un crime qu’il ne voulait pas commettre
.
Ce film, par sa manière de représenter la ville, ses habitants, va ouvrir une grande porte à ce qu’on appelle le néoréalisme bien que Rossellini s’est toujours défendu d’en être l’investigateur. Allemagne, année zéro reste un chef d’œuvre à découvrir et un important témoignage historique d’une nation à l’agonie qui devait se reconstruire au plus vite.
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