Un film très digne. Celui d'un homme qui veut faire la paix entre les indiens et les américains du far-west. Tâche plutôt difficile, mais un combat mené avec droiture par un Stewart toujours époustouflant. Un beau film mais aussi un drame car on se doute bien que le combat est inégal. Quelque peu idéaliste mais parfois très touchant notamment les scènes avec sa fiancée indienne.
En 1950, James Stewart tout comme Delmer Daves tournent ensemble avec « La flèche brisée » leur premier western. Pour Stewart c’est l’amorce d’une décennie prestigieuse qu’il passera en compagnie d’Anthony Mann avec lequel il tournera cinq westerns considérés comme des chefs d’œuvre et d’Alfred Hitchcock pour « La corde », « Fenêtre sur cour », « L’homme qui en savait trop » suivi de « Sueurs froides » . Sans parler bien sûr de « L’homme qui tua Liberty Valance » de John Ford qui viendra en 1962. L’acteur ayant pris de la maturité pouvait enfin sortir de ses rôles de grands dégingandés qui donnaient de lui une image certes sympathique mais par trop lisse qui ne lui aurait sans doute pas permis de traverser les décennies. Quant à Delmer Daves, le western (il en réalisera dix au total) lui permettra d’exprimer pleinement son humanité et sa préoccupation du sort fait aux indiens à travers des titres mémorables comme « L’aigle solitaire » (1955), « La dernière caravane » (1956), « 3h10 pour Yuma » (1957) ou « La colline des potences » (1959). Il faut préciser que Delmer Daves au sortir de son adolescence avait passé beaucoup de temps en compagnie des Navajos Hopi au sein de leur réserve. « La flèche brisée » considéré comme le film qui changea le regard porté par Hollywood sur les indiens, relate à partir d’un roman d’Elliott Arnold, l’histoire de Cochise et de Thomas Jeffords qui par leur volonté de compréhension mutuelle, parvinrent en 1872 à pacifier le territoire Chiricahua (en Arizona) après dix ans de conflit armé pour en faire une réserve. James Stewart qui incarne Thomas Jefffords, s’il conserve une certaine maladresse gestuelle, parvient à la mettre au service d’un personnage pétri de principes comme l’honneur et le respect de la parole donnée pour lesquels il est prêt à donner sa vie. La décennie passant, l’acteur prendra de plus en plus d’épaisseur, parvenant à prendre l’entière dimension des rôles qu’il aborde désormais dans toute leur complexité. Jeff Chandler qui incarne Cochise n’est certes pas indien mais sa ressemblance avec le chef apache est frappante, tout comme son interprétation est parfaite. En préambule, le réalisateur avait expliqué ce choix tout comme celui de faire parler anglais les indiens par une volonté d’être didactique et de toucher le plus grand nombre en privilégiant le fond. Debrat Paget seulement âgée de 17 ans est ravissante et donne toute sa crédibilité à une histoire d’amour qui n’était pas évidente, James Stewart n’étant pas particulièrement à l’aise dans les scènes d’amour où sa maladresse n’est pas toujours à propos, ici d’autant plus qu’il est âgé de 48 ans face à une adolescente. La question demeure toutefois de savoir si cette romance était vraiment nécessaire pour marquer l’adhésion de Jeffords à la cause indienne ou si au contraire elle contribuait à affadir le propos général. On touche ici l’une des petites faiblesses du film qui n’en conserve pas moins toute sa force œcuménique. Delmer Daves a été presque aussitôt à son corps défendant catalogué comme le réalisateur de la cause des indiens. Les producteurs ont bien sûr tenté de l’enfermer dans ce seul créneau. Heureusement, sa filmographie a pu conserver une grande part de l’éclectisme qui l’avait caractérisée jusque-là. « La flèche brisée » serait utilement à présenter aux jeunes générations pour rappeler que de manière très explicite, il y soixante dix ans, certaines voix se levaient déjà pour condamner sans détour mais aussi sans manichéisme les travers de l’histoire.
Je ne sais pas pourquoi mais je n'ai jamais accroché à un Western de ma vie et encore moins celui-ci ! Je mets un 3 car premièrement je respecte le genre western, deuxièmement c'est un classique,et enfin parce que ce film n'est pas le pire film que j'ai pu voir ! A voir pour les amateurs du genre !
Souvent considéré comme l'un des premiers westerns prenant parti pour les Indiens, "La Flèche Brisée" de Dalmer Daves nous narre l'histoire de Tom un ex-éclaireur devenu chercheur d'or (qui raconte en même temps l'histoire en voix-off) cherchant à instaurer la paix entre blancs et apaches. Le scénario est intéressant et bien construit et surtout il arrive à être juste et non manichéen et surtout on sent la sincérité du réalisateur, très bien retranscrit par un James Stewart décidément parfait dans ce genre de rôle. D'ailleurs tout le casting est plutôt bon, que ce soit Jeff Chandler qui est convaincant en Indien ou encore Debra Paget en jeune Indienne amoureuse. Les personnages sont plutôt bien écrit et vraiment intéressants, ils sont mis en avant plus que tout autre chose par Daves. Le seul reproche qui pourrait être fait à "La Flèche Brisée", c'est le manque de passion et de souffle, c'est vraiment dommage, on avait pas mal d'élément pour faire un grand western et au final c'est juste un bon western, humaniste et porté par d'excellentes interprétations.
Un western classique et prévisible certes, mais pour une fois, au moins, l'homme blanc fait preuve d'humanité en ne considérant pas les Amérindiens comme des sous-hommes et ça fait plaisir. L'image est belle, les personnages intéressants, les paysages fascinants. Ce qui en fait un petit western de qualité.
Illustrant la difficulté extrême à enrayer la loi du Talion, ce western historique se pare d'un drame romantique pour entériner une paix extraordinaire entre Indiens et Blancs. Refusant tout manichéisme, notamment par le respect mutuel entre deux ennemis qui apprennent à se connaître et à s'estimer, le récit défend une prévalence de la raison, de la fraternité, de la pensée à long terme sur l'intolérance, la vengeance, l'émotion irréfléchie. Un beau plaidoyer.
Tavernier avait mis dans sa sélection de westerns du Festival Lumière 2017 cette flèche brisée. Séance de rattrapage donc, ayant choisi de voir en octobre l'inhabituel et aussi intéressant "Le salaire de la violence" de Karlson. Bonne pioche que ce film contant l'histoire vraie de Cochise, l'un des premiers à rétablir l'équilibre entre blancs et indiens. Avec des hommes de parole de chaque coté, mais aussi des salauds et des va-t-en guerrre. James Steward débute avec brio dans le western et deviendra dans quelques années le sénateur Stoddard dans l'un de mes westerns préférés, "L'homme qui tua Liberty Valance". Un film plein d'humanité et de confrontation respectueuse. On n'échappe pas en revanche au mélange racial dans une rencontre amoureuse un peu artificielle, mais celle-ci ne gache en rien la description fidèle des moeurs apaches. Merci monsieur Bertrand, "ami des américains". DVD vf - décembre 2017.
THE BROKEN ARROW (La flèche brisée) est considéré à juste titre comme le film qui a changé le regard du grand public sur les indiens et surtout sur les apaches. Si quelques films comme par exemple BUFFALO BILL de Wiliam Wellman, réalisé en 1944, montraient que les torts étaient largement du côté des américains, ils concernaient des indiens plus civilisés come les Sioux, les Blackfeet ou les Shoshones. Mais les sanguinaires Apaches jamais. Au plus avaient ils le respect et le bon droit pour eux dans FORT APACHE (1948) de John Ford, mais jamais leur point de vue ne fut exposé de l’intérieur, si j’ose dire. En adaptant le roman d’Elliott Arnold, “Blood Brothers”, Daves et Albert en Matz réduisent son côté lacrymal, apportant ainsi plus de force au message humaniste, tout en développant une poésie lyrique et bucolique conférant une dimension supplémentaire au propos. La mise en scène élégante et pleine de finesse de Daves apporte une crédibilité évidente à l’ensemble, sans jamais tomber dans la guimauve sirupeuse. Si certaines scènes paraissent dépassées de nos jours (la déroute des apaches renégats), la pellicule dans l’ensemble reste très correcte (même si Ford faisait déjà nettement mieux justement avec ces paysages). Le casting quant à lui est irréprochable, dominé par l’excellent Stewart (au top comme toujours) et la délicieuse Debra Padget dans le rôle de Sonseeahray (Morning Star pour ceux qui ne parlent pas Chiricahua couramment), donnant corps à une des plus belles histoires d’amour du western. Cochise est interprété avec force par Jeff Chandler et nombre de second rôles sont excellents, certains toutefois, mal dirigés, sur-jouent grossièrement. Si aujourd’hui l’audace du propos semble datée, le film se montre bien plus riche que son simple, mais estimable, engagement humaniste.
Ce film n'a qu'un seul mérite : être le premier à humaniser les indiens. Mais d'un point de vue cinématographique, il n'a aucun intérêt : il est grandiloquent et souvent ridicule. Et quel ennui ! Il n'a éveillé en moi aucune émotion.
Alors ça c'est du western de qualité.. ça c'est du film mythique à voir et revoir !! Alors moi personnellement je l'avais vu plusieurs fois mais j'avais très envie de le montrer à ma Lily en espérant qu'elle aime ça et je ne me suis pas trompé.. et oui car elle a adoré découvrir le combat du grand Cochise et au final on a passé un moment superbe en tête à tête. Alors certes elle a trouvé que James Stewart manquait un peu de charisme surtout sur son cheval -_- mais à part ça elle a capoté et moi je suis le plus heureux... Vive Cochise... vive les Apaches.. vive les Native Americans... vive Broken Arrow !
"le fou ne pense qu'au présent, il faut préparer l'avenir". Grand film pacifique. Quand on connait le prix de la paix et le gout des hommes pour la guerre, c'est difficile de ne pas être ému par ce film, par son discours. Ces grand sentiments humanistes, cette envie de se rapprocher, les film hollywoodiens en proposent des spectacles utiles et appèllent à l'intelligence du spectateur. On voit aussi comment la foule peut parfois être aveugle avec ceux qui s'écartent de la pensée générale, quand tom Jeffors, alias le classieux et exemplaire James Stewart, est à deux doigt de passer sur la potence. Les décors sont un peu de cartons-pate et la fin est un expédiée mais c'est un grand classique.
Réalisée dans les prémisses d'une image réhabilitée des Indiens par Hollywood, la Flèche Brisée propose au spectateur un récit volontairement très équilibré et évitant toute forme de caricature. S'appuyant sur des acteurs impeccables et un scénario refusant le manichéisme, le film s'avère être encore un divertissement agréable à suivre, même si son esthétique globale prend des airs factices par moments (à cet égard, les années 50 ont des excuses).
Un trés beau Western, peut ètre le meilleur film du cinéaste Delmer Daves à la fois humain et cruel qui traite une présumée paix entre les Apaches et les cowboys Américains !! Ca commence bien avec une belle narration trés bien écrite du personnage principal qui va vivre une aventure entre deux camps en tant que messager de paix à une époque ou les blancs et les peaux rouges se faisaient la guerre. Il aida un jeune Indien qui se verra comme une bonne faveur dans la tribue Apache. Le coeur du cowboy balance sur une jolie Indienne avec des images de romantismes superbes et le pacte de paix avance peit à petit quoique. "La flèche brisée" , d'aprés ce que j'ai pu lire, est le premier film au cinéma à parler des Indiens les voyant comme des hommes de bon sens et non comme des sauvages, un long métrage réussit avec des plans superbes de la Technicolor de l'année 1950. James Stewart est excellent en messager de paix, Jeff Chandler impeccable en chef Apache et comment ne pas craquer devant le jolie sourire et la belle silhouette de Debra Paget. Un chef d'oeuvre.