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    La Flèche brisée
    note moyenne
    4,0
    374 notes dont 66 critiques
    répartition des 66 critiques par note
    9 critiques
    25 critiques
    17 critiques
    12 critiques
    1 critique
    2 critiques
    Votre avis sur La Flèche brisée ?

    66 critiques spectateurs

    Plume231
    Plume231

    Suivre son activité 2014 abonnés Lire ses 4 639 critiques

    3,0
    Publiée le 7 novembre 2012
    Considéré un peu hâtivement comme le premier western pro-indien (c'est un peu comme dire que c'est Christophe Colomb qui a découvert l'Amérique !!!) et surtout célèbre pour cela, "La Flèche brisée" manque de passion mais se rattrape heureusement assez largement avec sa sincérité impossible à prendre en défaut. Et il faut bien ajouter que cette dernière est admirablement servi par James Stewart, Debra Paget, à croquer en indienne, et Jeff Chandler bizarrement très crédible en Cochise, par l'écriture qui fait la part belle aux personnages, par la splendeur des extérieurs et par celle de la photographie. La réalisation pêche parfois donc par manque de passion et souvent aussi par manque de dynamisme, mais il est difficile de reprocher quelque chose d'autre à ce western, véritable hymne à la tolérance, qui a réussi à avoir une place de choix dans l'Histoire du cinéma.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

    Suivre son activité 345 abonnés Lire ses 2 526 critiques

    2,0
    Publiée le 3 février 2011
    Grosse déception à revoir ce film que Tavenier porte au pinacle. C'est un western de carton pâte et de la part de Daves c'est plus qu'étonnant. Tout d'abord le procédé technicolor ne lui convient absolument pas,cela lui donne un coté théâtral mal à propos. Le scénario est si plein de bonnes intentions et si démonstratif qu'il faut vraiment se mettre à la place d'un enfant de 8 ans pour en être séduit. Les acteurs ne semblent pas dirigés et sont filmés de beaucoup trop prêt. Quant à Cochise , Jeff Chandler se donne beaucoup de mal pour le rendre crédible sans y parvenir mais dans ce contexte paradisiaque c'était forcement écrit par avance. Qu'à t-il prit à Delmer Daves ,qui a si bien réussi la dernière caravane,l'or du hollandais et la colline des potences pour nous infliger de telles images d'Epinal sans aucun souffle ? Je ne le saurais sans doute jamais. Le pire étant de lire tous les hommages rendus à ce film;à croire que les critiques se laissent influencer par leurs confrères ...La voix off une fois de plus aggravant les choses.
    Jack G
    Jack G

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 175 critiques

    4,0
    Publiée le 11 août 2020
    Inspiré d’une histoire vraie, La Flèche brisée marque une étape fondamentale dans l’histoire du western. Bien que les Indiens aient déjà reçu les prémices d’une reconnaissance dans certaines productions cinématographiques passées, ce long-métrage leur accorde pour la première fois les caractéristiques d’une communauté humaine, avec ses valeurs et ses traditions, rendant hommage à ces hommes et ces femmes longtemps considérés comme de simples bêtes hurlantes dénuées d’humanité.
    Albert Maltz, scénariste du film, s’inspire du roman Blood Brother, écrit par le journaliste Elliott Arnold grâce à une documentation d’historien et d’anthropologue, pour concevoir l’intrigue de La Flèche brisée. Fiché sur la liste noire du maccarthysme et inclut dans les « Dix d’Hollywood » (liste de dix producteurs, scénaristes ou réalisateurs de cinéma qui furent convoqués en 1947 par la Commission sur les activités anti-américaines), Maltz est ensuite remplacé par Michael Blankfort. Mais la censure n’empêchera pas le véritable scénariste du film d’obtenir une nomination à l’Oscar du scénario adapté l’année suivant la sortie du film, en 1951.
    Dans le contexte de la production des westerns à cette époque, La Flèche brisée apparaît à sa sortie comme un film subversif et révolutionnaire car on y voit le premier western totalement pro-Indien. Ce constat est un peu abusif car, comme nous le dit le critique de cinéma Jean-Louis Rieupeyrout, certains films à l’époque du cinéma muet défendaient déjà le même point de vu, comme L’Enfant et le Peau-rouge, réalisé par D.W. Griffith en 1908. Ces films ayant totalement disparu de la circulation, la grande majorité des spectateurs et des critiques n’ont pu en avoir connaissance. Mais n’oublions pas John Ford qui, les deux années qui précédèrent le tournage de la Flèche brisée, en 1948 et 1949, amorce réellement ce revirement de Hollywood envers les Indiens à travers Le Massacre de Fort Apache et La Charge héroïque. Mais l’initiative anti-raciste de Delmer Daves, bien qu’elle ne soit pas la première, n’en perd pas pour autant son mérite car par la suite, une tripotée d’autres westerns poursuivent cette œuvre réhabilitatrice et rétablissent l’honneur de ces peuples indiens si souvent utilisés comme un réservoir de méchants et sauvages de service.
    Dans « Amis américains : entretiens avec les grands auteurs d'Hollywood » (1993), Bertrand Tavernier écrit : « J’aime beaucoup La Flèche brisée parce que j’ai pu montrer dans cette oeuvre l’Indien comme un homme d’honneur et de principes, comme un être humain et non comme une brute sanguinaire. C’était la première fois qu’on le faisait parler comme un homme civilisé parlerait à son peuple, de ses problèmes et de son avenir. L’ONU décerna des louanges considérables à ce film parce qu’il présentait un monde où les gens en conflit se respectaient. L’on trouvait des salauds chez les Blancs, mais aussi des types recommandables, de même qu’il y avait des Indiens faméliques mais aussi des hommes en qui l’on pouvait avoir confiance. Une vérité première... A partir de ce moment, Hollywood cessa de peindre les Indiens comme des sauvages ». En effet, on ne trouve aucun manichéisme dans le film de Delmer Daves puisque dans un camp comme dans l’autre, on y trouve des âmes droites et sincères ainsi que des gens fourbes et belliqueux. Si la négociation entamée entre Blancs et Indiens ne connait pas le chemin facile souhaité, elle prouve néanmoins la présence de part et d’autre d’âmes loyales et désirant ardemment l’arrêt des conflits et du sang versé. La Flèche brisée est ainsi l’histoire de trois hommes rêvant de vivre sous le signe symbolique et pacifique de la flèche brisée, tradition indienne qui donne son titre au film et qui symbolise une trêve. Car outre Cochise et Tom Jeffords, n’oublions pas Howard, ce général chrétien qui prouve que l’armée n’était pas composée que d’assoiffés de sang comme Custer.
    Delmer Daves, avec son humanisme et son honnêteté morale, plaide avec une sincérité qu’il est difficile de prendre en défaut la réconciliation des antagonismes, aborde avec respect et dignité le traitement du problème indien et combat comme il l’a toujours fait toute idée de supériorité raciale. Il cherche à exalter la noblesse et la beauté de ses héros simples, généreux et de bonne volonté qui auront toutefois à lutter contre une violence souvent tapie au détour d’un chemin, d’un buisson, d’un rocher et surgissant avec une force redoutable (séquence de l’attaque de la diligence par Geronimo ou celle de l’embuscade finale tendue par des Blancs incapables d’accepter la paix). La meilleure bonne volonté du monde arrive difficilement à bout de la haine et des rancœurs. D’autres chefs apaches (pas forcément pour de mauvaises raisons d’ailleurs) tels Vittorio, Nana, Nachez, Chato ou Geronimo décident de continuer le combat. Le choc que provoque la confrontation de scènes douces, lyriques et tendres et un peu naïves (comme celles avec James Stewart et Debra Paget) avec ces quelques accès de fureur est une des constantes du style de Daves.
    « C’est l’histoire d’un territoire, de ceux qui y vivaient en 1870, et d’un homme dont le nom était Cochise. Il était indien – le chef de la tribu apache des Chiricahua. J’ai pris part à cette histoire et ce que je m’apprête à vous dire advint exactement comme vous allez le voir – le seul changement sera que, lorsque les Apaches parlent, ils parleront dans notre langue. Ce qui se passa fait partie de l’histoire de l’Arizona et cela commença ici, à l’endroit où vous me voyez chevaucher. » Ainsi commence La Flèche brisée, avec le capitaine Tom Jeffords (James Stewart) en voix off, qui met ainsi les choses au point : ce que nous allons voir est une histoire vraie, sous-entendant que le western n’est ailleurs qu’une fable. Mais dès son début, La Flèche brisée se démarque ainsi des histoires traditionnelles du genre opposant Blancs et Indiens. La voix de Stewart ne possède d’ailleurs même pas le ton conquérant que l’on attendrait. C’est la voix d’un homme lassé, mais pas encore suffisamment pour laisser mourir devant lui un jeune Apache, victime symbolique d’un conflit que l’on sent devenu insensé pour Jeffords.
    Jeffords n’est aucunement la figure habituelle du héros de western. Il pourrait apparaître lâche, couard, voire même traitre, en comparaison des héros traditionnels du genre. Pourtant, si Jeffords n’en reste pas moins l’un d’entre eux, le monde hostile auquel il est en butte n’est ni la nature indomptée, ni les peuplades indigènes, mais bien le monde imposé par l’homme blanc, celui d’une exploitation éhontée d’une terre qui n’est pas sienne.
    La Flèche brisée met en scène la profonde amitié qui lie le personnage de James Stewart, au service de l’armée, à l’un des chefs indiens réfugié dans les Dragoon Mountains de l’Arizona. Un cow-boy las et désabusé, témoin de la rage sanglante dont les Apaches sont capables comme de l’entêtement guerrier, aveugle et mortifère dont font preuve les Américains. Un blanc fou amoureux d’une squaw, un homme qui négocie la trêve mais que les siens prennent pour un traître, un espion.
    Mais la vocation presque documentaire de La Flèche brisée a pu être remise en question, certains critiquant le fait que les Apaches parlent anglais mais dès la première scène. Il est vrai que ce choix peut être déstabilisant, mais souhaitant toucher le plus de monde possible, il est facilement compréhensible que Delmer Daves ait choisi de suivre les contingences plus ou moins imposées de l’époque, les sous-titres n’étant encore pas très bien vus. A ce sujet, Bertrand Tavernier évoque une certaine "licence poétique", faisant le parallèle avec Hamlet ne parlant jamais danois.
    Il en va de même pour le choix d’acteurs blancs pour interpréter les Indiens principaux, une décision qui peut être contestée. Mais pour le réalisateur, l’important ne se situe pas à ce niveau : « Je fais des films et des westerns pour les gens dont il est question dans ces films... C’est une joie d’être honnête vis-à-vis de la vérité... Je veux faire comprendre, et comprendre, c’est d’abord aimer. » Delmer Daves, qui avait depuis l’adolescence effectué des séjours dans les camps des Navajos Hopi, sait de quoi il parle : sa connaissance intime des mœurs et coutumes de ce peuple lui permet de nous livrer un remarquable document ethnologique. Les séquences descriptives sont tellement belles qu’on regrette d’ailleurs que le réalisateur ne se soit pas attardé plus longuement sur elles.
    Toutefois, il faut reconnaître que Delmer Daves prend quand même son temps, un temps cinématographique dédié aux Apaches, à la découverte de leurs coutumes, à l’insoluble problématique de la terre à conquérir ou à partager, la terre qu’on appelle « territoire ». La notion d’espace s’impose comme l’un des grands marqueurs de l’imaginaire américain et La Flèche brisée raconte aussi l’histoire d’une rupture spatiale. Deux peuples peuvent, au prix d’un immense effort, vivre en paix. Mais ils ne peuvent vivre ensemble.
    Néanmoins, malgré cette entente impossible entre deux peuples, la force et l’originalité du scénario résident dans le respect mutuel et l’amitié naissante entre Cochise et Jeffords, décrite avec une profonde tendresse et inspirée d’une histoire vraie. Tous deux finissent par devenir frères de sang, d’où le titre du roman original Blood Brother.
    Renversant encore une fois les codes du western, qui ravale traditionnellement la femme à un rang inférieur, le scénario de Maltz l’élève au contraire à un rang supérieur, à tel point que son séjour chez les Apaches a l’effet d’une résurrection sur Jeffords. « J’ai cru que tu t’écorchais vif », s’écrit la jeune femme lorsqu’elle aperçoit Tom Jeffords se rasant pour la première fois : non seulement les Indiens apparaissent comme plus tolérants, plus enclins au dialogue, mais encore ils possèdent la pureté, la candeur d’avant la chute, d’avant l’arrivée de la barbarie issue de la vie de l’homme européen. La photographie d’Ernest Palmer accompagne ce sentiment de pureté, grâce aux tons vifs des couleurs. Un grand soin est accordé aux scènes se déroulant auprès des Indiens, quitte à parfois briser le rythme. Mais La Flèche brisée est avant tout un film tout en lenteur, particulièrement pour les scènes se déroulant justement chez les Indiens. Nombreuses sont, à l’opposé, les scènes chez les Blancs où les confrontations virent à l’agressivité.
    On peut reprocher à La Flèche brisée son manque d’exactitude historique, notamment en ce qui concerne une autre grande figure indienne présente dans le film, Geronimo, présenté comme un fou arrogant. De la même façon, Cochise reste une figure très idéalisée du « bon sauvage », du sauvage tolérant. Mais peu importe finalement. La Flèche brisée n’est pas un film sur la véritable histoire des Indiens, mais plutôt sur la véritable histoire des Blancs qui les ont combattus. Que les Indiens soient dessinés à grands traits peut être vu comme l’expiation des portraits de sauvages sanguinaires auxquels ils étaient auparavant habitués. Une juste volonté de rétablir l’ordre des choses en somme. Le slogan du film, à l’époque de sa sortie aux États-Unis, disait : « Le cinéma peut être fier de ce film… Aujourd’hui… Demain… À une génération de nous… », insistant sur l’hymne à la tolérance et à l’humilité que La Flèche brisée adressait à l’Amérique d’alors, où il était toujours de bon ton de considérer tout ce qui n’était pas protestant anglo-saxon blanc comme une sous-humanité. On peut également reprocher le lyrisme exacerbé des scènes sentimentales entre Jeffords et Soonseearhay, mais la touchante sincérité des deux amoureux comble facilement ce défaut.
    Réalisé en 1949, et sorti avec un an de retard aux États-Unis, La Flèche brisée marque le retour de James Stewart au western après une dizaine d’années d’éloignement du genre. L’acteur confirme ensuite son retour dans l’univers des cow-boys avec son rôle dans Winchester 73, d’Anthony Mann, quelques mois plus tard. Cantonnée jusqu’à présent, et la plupart du temps, dans la comédie (dramatique ou non), la carrière de l’acteur allait désormais prendre une toute autre tournure. Après avoir illuminé les films de Capra, il allait, tout au long des deux décennies suivantes, interpréter des personnages plus sombres, torturés et complexes dans les plus grands chefs-d’oeuvre d’Anthony Mann, Alfred Hitchcock et John Ford. Une évolution de carrière magistrale annoncée par la scène finale de La Flèche brisée au cours de laquelle, par la force de son simple regard, l’acteur exprime, sans en faire de trop, une immense détresse et une colère contenue qui pourrait facilement se transformer en une violence incontrôlable (violence enfouie que l’on peut d’ailleurs de nouveau apercevoir dans son western suivant, Winchester 73).
    A ses côtés, Jeff Chandler, dans le rôle de Cochise, réalise une prestation remarquable, à tel point qu’il est nominé à l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 1951. L'acteur est d'ailleurs sollicité encore deux fois pour jouer le rôle de Cochise dans deux autres films : Au mépris des lois (1952) et Taza, fils de Cochise (1954). Enfin, dans l’un de ses premiers rôles au cinéma, l’envoûtante Debra Paget illumine le grand écran avec ses yeux perçants et sa grande sensibilité.
    La Flèche brisée, premier western de Delmer Daves, est donc aujourd’hui considéré comme l’expiation des clichés racistes subis par la population indienne dans de nombreux westerns de l’époque. Mais si Daves n’est finalement pas le premier à avoir participé à cette réhabilitation, son œuvre n’en est pas moins humaniste et peut être vue comme étant le point de départ d’un sillage prospère en la matière, un film qui a même reçu les louanges de l’ONU pour le message de paix et de tolérance qu’il diffuse. Dès lors définitivement consacré au rang du cinéaste antiraciste d’Hollywood par excellence, Daves se voit proposer par la suite des contrats formulant qu'il devrait désormais toujours raconter des histoires d'amour entre des gens de "races" différentes, pour continuer à prôner ses valeurs humanistes auprès du public des salles obscures.
    Yannickcinéphile
    Yannickcinéphile

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    4,0
    Publiée le 4 février 2017
    Un western très intéressant que La Flèche brisée, qui aborde les conflits américano-indiens avec un angle historique et un refus du manichéisme bien vu.
    Le casting est très bon. Bien sûr, comme souvent, James Stewart est très à l’aise et sa prestation souffre difficilement la critique dans ce métrage. Charismatique, doté d’un personnage qui a réellement existé et qu’il porte avec une application de chaque instant, il fait face à un Jeff Chandler étonnant. Il est un Cochise remarquable, et lui aussi tient ce personnage avec une force de conviction qui étonne. On est loin du chef indien en carton-pâte. Au milieu de tout cela, des seconds rôles solides, et une Debra Paget qui amène une touche de romantisme. C’est peut-être un peu là que le bât-blesse, malgré la prestation convaincante de l’actrice, car on ne peut pas dire que l’histoire sorte des élans hollywoodiens classiques. Heureusement, le film est ainsi fait qu’à la fin c’est ce personnage qui joue le rôle conclusif.
    Bien porté par ses acteurs, le film possède une histoire convaincante mais un peu inégal. La fin pourra paraitre assez abrupte quand même, et comme je l’ai donc dit, l’histoire d’amour est un peu convenue, avec les séquences habituelles du cinéma hollywoodien, et donc quelques lieux communs. Il y a bien aussi quelques dialogues un peu trop écrits, comme c’était souvent le cas à l’époque. Maintenant, cela ne retire pas à La Flèche brisée son sujet très prenant, son rythme efficace porté par une durée courte, et son refus du manichéisme. La Flèche brisée est véritablement un film intelligent et sincère, cela se voit, et cela fait très plaisir. Je ne l’ai pas trouvé spécialement pro-indien, je l’ai simplement trouvé équilibré, mettant en avant les responsabilités des deux camps.
    Sur la forme rien de spécial à redire. L’image est belle, avec un technicolor soigné et des paysages convaincants. On n’est pas dans les grandes étendues désertiques mais dans les montagnes arides, et le film fait authentique. On notera d’ailleurs que les costumes des Indiens ne sont pas non plus trop fantaisistes. Le film fait dans la sobriété, et c’est tant mieux. Quelques bonnes scènes d’action sont à souligner. Un petit reproche supplémentaire sera fait à la bande son, laquelle reste juste une musique d’ambiance, elle ne prend pas vraiment part à l’action, c’est souvent le souci dans les films du temps, et notamment les westerns.
    En tout cas La Flèche brisée est un beau film, avec un vrai propos et des acteurs top. Le résultat est franchement plaisant, et mérite indéniablement le visionnage. 4
    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,5
    Publiée le 24 juillet 2010
    En 1950, Delmer Daves rèalise "The Broken Arrow", où sont courageusement mises en avant la sagesse et la fiertè des indiens! L'actrice Debra Paget y interprète de façon très humaine le rôle d'une jeune Peau-Rouge, aux côtès de l'excellent James Stewart, incarnant un Blanc, ami des Indiens! Basè sur les rapports vèridiques qu'entretinrent l'èclaireur Jefford et Cochise, c'est le premier western à parler intelligemment des Indiens et à ne pas les prèsenter comme des brutes èpaisses! D'autres films reprendront le flambeau, notamment "La captive aux yeux clairs" et "Bronco Apache" mais "The Broken Arrow" a dèfinitivement ouvert la voie! Une date dans l'histoire du western, avec tout le charme des couleurs un peu passèes de la photographie d'Ernest Palmer...
    Caine78
    Caine78

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    4,0
    Publiée le 23 septembre 2007
    Connu pour être le premier grand film pro-indien, La Flèche brisée est aussi et surtout un très bon film. Porté par des acteurs inspirés (notamment Jmaes Stewart), et un scénario plus que solide, le film arrive également relativement bien à ne pas céder au manichéisme primaire, ce qui aurait pu être le cas. L'ensemble se révèle au final assez fort, et toujours juste, notamment dans la manière de représenter les indiens, très réaliste. Un western qui garde encore aujourd'hui une grande immportance. Un classique.
    ElAurens
    ElAurens

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    2,5
    Publiée le 22 août 2010
    Un western assez marquant puisqu'il est le premier vrai film pro-indien. Un film très humaniste, avec un bon James Stewart. Delmer Daves nous signe comme à son habitude un bon western. On frôle quand même par moment la niaiserie, le coté violent des indiens n'est jamais montré et pourtant on ne peut pas dire que c'étaient des tendres.
    tomPSGcinema
    tomPSGcinema

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    4,5
    Publiée le 17 mars 2012
    " Broken Arrow " est une date vraiment importante dans l'histoire du western américain, car il s'agit d'une des premières fois que les Indiens y sont montrés de manière amicale et intelligent. James Stewart y trouve un rôle magnifique et sa prestation est de très grande qualité. A ses côtés se trouve la charmante et talentueuse Debra Paget ainsi que l'excellent Jeff Chandler qui campe avec beaucoup de talent et d'assurance Cochise. On est vraiment en présence d'un western magistrale, car il possède en plus une mise en scène très riche, une superbe histoire d'amour ainsi qu'une sublime photographie qui met bien en valeur les superbes décors naturels de l'Arizona. Une oeuvre qui est donc à voir et à revoir sans modération.
    Hotinhere
    Hotinhere

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    2,0
    Publiée le 23 mars 2021
    La Flèche brisée comme celle que casse les Indiens pour faire la paix.
    Un des premiers western pro-indiens, rempli d'humanisme et de romantisme mais desservi par un côté très naïf et un peu plan-plan, tourné en Technicolor et interprété par un James Stewart avec qui on a envie de fumer le calumet de la paix.
    anonyme
    Un visiteur
    3,0
    Publiée le 26 août 2017
    Après des vacances bondiennes (« Spectre » étant à ce jour l’ultime aventure de 007), la trilogie « Rambo » en compagnie du docteur italien Franco Columbu (ami de Schwarzenegger et entraîneur de Sly pour ces trois films !!), me revoilà partie pour mon cycle W après le premier film issu de ma liste, « Winchester 73 ». C’est donc en cette fin d’été que je viens de voir pour la première fois un film de Delmer Daves. « La flèche brisée » : surprise totale de ma part.
    Histoire : Arizona, 1870. Tom Jeffords, lassé de la guerre sanglante entre Apaches et blancs, va proposer la paix au chef Cochise. Le traité signé, le destin en sera changé à jamais.
    Tiré du roman éponyme le plus connu d’Elliott Arnold, le scénario décoche toutes ses flèches et ne s’égare pas du chemin. Le scénariste original, Albert Matz, est non crédité car inscrit sur la liste des indésirables pour le sénateur Joseph McCarthy. Daves a donc dû recharger son calibre et d’engager un certain Michael Blankfort, auteur notamment de « La loi de la prairie » (avec James Cagney). Le providentiel Delmer tourne ainsi le premier western considéré comme pro-indien. Le futur réalisateur de « 3:10 to Yuma » prend parti en montrant les indiens comme tout homme blanc : civilisé, éduqué et qui a le sens de l’honneur : l’homme blanc garde son colt, l’indien, son arc et ses flèches. Le personnage principal (Jeffords –magnifique James Stewart !), attiré par les vertus de Cochise se mariera même avec une indienne, incarnée par Debra Paget (révélée par « La flèche brisée », on la retrouvera danseuse dans le diptyque de Fritz Lang « Le tigre du Bengale »/« Le tombeau hindou »), et épousera la cause des Apaches sans renier ses origines. A ce sujet, on peut voir certains rites et danses reflétant parfaitement la réalité, le metteur en scène de « La colline des potences » ayant participé dans sa jeunesse à des séjours chez les Navajos. En cela, « La flèche brisée » est considérée comme un document ethnologique reconnu par l’ONU. Delmer prend son arc et à moi de lui donner toutes mes flèches. Pardon, félicitations.
    Le film tout entier étant consacré à l’humain, on ne peut que saluer la performance d’Albert Matz pour avoir mis en valeurs des hommes et des indiens vils et perfides, tout comme des blancs et Apaches bons et loyaux. En cela, « La flèche brisée » est pionnier du genre néo-western qu’incarne à merveille le « Little big man » d’Arthur Penn, « Les cheyennes » de John Ford, ou plus récemment, le « Danse avec les loups » costnerien. Delmer Daves signe donc ici un film avant-gardiste porté par deux acteurs blancs. Lesquels ?
    James Stewart, non scalpé !, excellentissime dans le rôle du messager Tom Jeffords. L’acteur habitué à des comédies plus légères pour Lubitsch ou Capra entame dès les 50’s un tournant de carrière puisqu’il s’essaye au western. Essai concluant puisqu’en deux films seulement (« La flèche brisée », « Winchester 73 »), il impose sa carrure et sa stature tel un nouveau héros. Hitchcock et Preminger n’en seront que plus ravis ! Dans le rôle de Cochise, on retrouve Jeff Chandler (l’autre blanc du film), charismatique et imposant, qui jouera de nouveau ce rôle pour George Sherman (« Au mépris des lois »). Avec également Jay Silverheels (acteur indien qui a débuté sa carrière aux côtés d’Errol Flynn dans « L’aigle des mers » !) qui tient la baraque dans le mini-personnage de Geronimo, frondeur du traité signé par le chef Cochise.
    Le western fabriqué par Delmer Daves s’inscrit également logiquement dans la plus pure tradition des westerns puisqu’il comporte son lot de chevauchées, de gunfights, d’une musique lancinante au possible (qui est par ailleurs totalement vieillotte) et d’une belle photographie d’Ernest Palmer (collaborateur de Borzage, et suppléé par J. Watson Webb Jr officiant comme monteur pour Henry Hathaway) en Technicolor, appuyé par le propos de Delmer lui-même, calumet de la paix oblige. Le réalisateur innove même pour la voix off –qui nous raconte l’histoire très bien appropriée au thème général– ainsi que pour le final en trouvant chez James Stewart le faciès qu’il convoitait (voir le film pour s’en apercevoir) dans la loyauté du personnage qu’il incarnait avec une facilité déconcertante. Ugh !
    Pour conclure, « The broken arrow » (1950), de son titre originel, est donc un western novateur qui brisa les conventions établies par John Ford (« La chevauchée fantastique ») pour investir un nouveau genre (le néo-western) brillamment mis en scène par Delmer Daves et ici interprété par le duo Stewart-Chandler. Un petit classique donc.
    Spectateurs en manque de winchesters, en-jamesstewart-isez vous !
    Kalie
    Kalie

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    2,5
    Publiée le 30 décembre 2018
    Premier western à considérer les indiens comme des êtres humains à part entière, ce film connaît une petite célébrité. À son crédit, il relate des faits historiques (traité de paix en 1872) avec des personnages qui ont réellement existé (Cochise et Geronimo, bien sûr, mais aussi l'éclaireur Thomas Jeffords et le général Oliver Otis Howard). James Stewart et les Apaches sont plutôt convaincants. Le film bénéficie également d'une belle photographie en Technicolor. Malheureusement, ce western est beaucoup trop court et simpliste. Certains faits sont mentionnés sans être montrés. J'aurais aimé par exemple voir des colons innocents se faire massacrer pas des Apaches, histoire d'équilibrer la balance. Mais surtout, le film est plombé par la relation amoureuse puérile et invraisemblable entre le personnnage joué par James Stewart et la jeune vierge indienne. L'acteur pourrait être son père voire son grand-père ! Ce western ne dépasse donc pas le stade de la simple curiosité cinématographique. On a fait beaucoup plus intense et épique depuis (« Little Big Man », « Danse avec les loups »).
    AMCHI
    AMCHI

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    2,5
    Publiée le 19 octobre 2009
    Un western souffrant d'une mise en scène manquant de la force nécessaire pour réellement nous entraîner dans cette histoire de paix entre Indiens et Américains de plus les sentiments moralisateurs sont parfois de trop mais c'est une belle histoire dotée d'une solide interprétation ; a défaut d'être un chef-d'œuvre du genre La Flèche brisée reste un joli western.
    Tedy
    Tedy

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    2,5
    Publiée le 25 août 2008
    "La Flèche brisée" est devenu un incontournable pour les fans de western. C'est en effet le premier film de ce genre qui traite équitablement les "visages pâles" et les "peaux rouges", en montrant des bons et des mauvais hommes dans chacun des camps.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    Publiée le 2 avril 2021
    En 1950, James Stewart tout comme Delmer Daves tournent ensemble avec « La flèche brisée » leur premier western. Pour Stewart c’est l’amorce d’une décennie prestigieuse qu’il passera en compagnie d’Anthony Mann avec lequel il tournera cinq westerns considérés comme des chefs d’œuvre et d’Alfred Hitchcock pour « La corde », « Fenêtre sur cour », « L’homme qui en savait trop » suivi de « Sueurs froides » . Sans parler bien sûr de « L’homme qui tua Liberty Valance » de John Ford qui viendra en 1962. L’acteur ayant pris de la maturité pouvait enfin sortir de ses rôles de grands dégingandés qui donnaient de lui une image certes sympathique mais par trop lisse qui ne lui aurait sans doute pas permis de traverser les décennies. Quant à Delmer Daves, le western (il en réalisera dix au total) lui permettra d’exprimer pleinement son humanité et sa préoccupation du sort fait aux indiens à travers des titres mémorables comme « L’aigle solitaire » (1955), « La dernière caravane » (1956), « 3h10 pour Yuma » (1957) ou « La colline des potences » (1959). Il faut préciser que Delmer Daves au sortir de son adolescence avait passé beaucoup de temps en compagnie des Navajos Hopi au sein de leur réserve. « La flèche brisée » considéré comme le film qui changea le regard porté par Hollywood sur les indiens, relate à partir d’un roman d’Elliott Arnold, l’histoire de Cochise et de Thomas Jeffords qui par leur volonté de compréhension mutuelle, parvinrent en 1872 à pacifier le territoire Chiricahua (en Arizona) après dix ans de conflit armé pour en faire une réserve. James Stewart qui incarne Thomas Jefffords, s’il conserve une certaine maladresse gestuelle, parvient à la mettre au service d’un personnage pétri de principes comme l’honneur et le respect de la parole donnée pour lesquels il est prêt à donner sa vie. La décennie passant, l’acteur prendra de plus en plus d’épaisseur, parvenant à prendre l’entière dimension des rôles qu’il aborde désormais dans toute leur complexité. Jeff Chandler qui incarne Cochise n’est certes pas indien mais sa ressemblance avec le chef apache est frappante, tout comme son interprétation est parfaite. En préambule, le réalisateur avait expliqué ce choix tout comme celui de faire parler anglais les indiens par une volonté d’être didactique et de toucher le plus grand nombre en privilégiant le fond. Debrat Paget seulement âgée de 17 ans est ravissante et donne toute sa crédibilité à une histoire d’amour qui n’était pas évidente, James Stewart n’étant pas particulièrement à l’aise dans les scènes d’amour où sa maladresse n’est pas toujours à propos, ici d’autant plus qu’il est âgé de 48 ans face à une adolescente. La question demeure toutefois de savoir si cette romance était vraiment nécessaire pour marquer l’adhésion de Jeffords à la cause indienne ou si au contraire elle contribuait à affadir le propos général. On touche ici l’une des petites faiblesses du film qui n’en conserve pas moins toute sa force œcuménique. Delmer Daves a été presque aussitôt à son corps défendant catalogué comme le réalisateur de la cause des indiens. Les producteurs ont bien sûr tenté de l’enfermer dans ce seul créneau. Heureusement, sa filmographie a pu conserver une grande part de l’éclectisme qui l’avait caractérisée jusque-là. « La flèche brisée » serait utilement à présenter aux jeunes générations pour rappeler que de manière très explicite, il y soixante dix ans, certaines voix se levaient déjà pour condamner sans détour mais aussi sans manichéisme les travers de l’histoire.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    4,0
    Publiée le 8 mai 2015
    Un film très digne. Celui d'un homme qui veut faire la paix entre les indiens et les américains du far-west. Tâche plutôt difficile, mais un combat mené avec droiture par un Stewart toujours époustouflant. Un beau film mais aussi un drame car on se doute bien que le combat est inégal. Quelque peu idéaliste mais parfois très touchant notamment les scènes avec sa fiancée indienne.
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