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Agnes L.
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4,0
Publiée le 24 mars 2021
Un film qui date de 70 ans est forcément à regarder aujourd'hui avec une certaine tolérance pour sa naïveté et ses imperfections. Pour ma part, je retiens l'esprit qui plane sur cette œuvre et c'est la volonté partagée de changer de regard sur l'autre. En effet, pour arriver à la paix entre deux peuples, il faut faire un pas vers l'autre et cela des deux côtés. Et c'est ce que ce western d'anthologie nous présente , dans un cadre naturel magnifique.
Ce beau western a plusieurs atouts dans sa manche : un casting convaincant, une reconstitution crédible du mode de vie apache, un contexte historique accrocheur, et un scénario dénué de manichéisme. L'histoire d'amour, gentiment naïve, affaiblit quelque peu le film bien qu'elle ait son importance dans la conclusion du script.
Même si le scénario apparaît aujourd’hui peu consistant et les personnages principaux empreints d'une naïveté étonnante (hollywoodienne, pour tout dire), "La flèche brisée" est un beau western, parfaitement mis en scène en décors naturels par Delmer Daves. Le couple formé par Jimmy Stewart et la troublante Debra Paget (qui jouera une Indienne différente mais tout aussi envoutante dans un diptyque à venir de Fritz Lang), pour peu vraisemblable qu'il soit, reste touchant grâce au talent des deux interprètes. Autre parti pris gênant : la maîtrise qu'ont les Apaches de la langue anglaise. Il n'en demeure pas moins que ce western moderne dans son approche de l'indianité mérite d’être vu.
"La Flèche brisée" a marqué l'histoire du cinéma en étant le premier western à proposer une vision positive des Indiens (en l'occurrence, les Apaches) et à décrire de façon réaliste et détaillée leur mode de vie. Cela reste appréciable aujourd'hui. De plus, l'amitié historiquement réelle entre Tom Jeffords et le grand chef Cochise, alors qu'autour d'eux les guerres indiennes faisaient rage, est une belle histoire, qu'on a plaisir à suivre. Il faut pourtant reconnaître que, comparé à beaucoup d'autres westerns de la grande époque, "La Flèche brisée" manque de tension dramatique. On sympathise avec les personnages, on regarde leurs aventures avec curiosité, on compatit gentiment aux malheures, mais on n'est jamais pris aux tripes comme on peut l'être face à "Rio Bravo", "L'homme qui tua Liberty Valance" ou "Rivière sans retour". L'interprétation est de qualité sans être renversante, la mise en scène de Delmer Daves est classique, à la limite du conventionnel. Du travail propre et une démarche qu'il faut toujours saluer, mais on est un ton en-dessous des plus grandes réussites du genre.
un bon western passionat bien écrit et pas du tout raciste envers les indien (ce qui n'est pas toujours le cas car il sont mal utiliser par l'équipe de scénariste ) des réplique qui sont plutôt bon , certain même sont beau et peuvent devenir des citation connue et réutiliser dans la vie ou d'autre oeuvre . Un adaptation d'un roman que je ne connais pas je ne peux donc pas comparée les différences ainsi que si l'adaptation est fidèle ou non au roman .James Stewart tiens ici le 1er rôle de ce qui est l'un de ses premier western dans lequel il joue un homme qui cherche de l'or, sauve la vie à un indien , le soigne il est donc acceptée par les hapache il tombe amoureux d'une jeune indienne, et permet ce fait négociateur pour un traiter de paix enver les 2 peuple BLANC et INDIENS . Un bon divertissement on ne s'ennuie pas . Et quand c'est fini on dit à déjà ?
"Broken arrow" n'est pas seulement un sublime western, c'est aussi un très grand film, humaniste, empli de nobles sentiments, qui toutefois n'élude pas quelques doutes sur la grandeur de l'âme humaine. Réalisé au tournant des années 50, ce film qui assume son parti pris pro-indien et représente un véritable coup de tonnerre, dans la façon de penser son rapport à l'altérité. Aujourd'hui encore, le message de Daves est extraordinairement d'actualité. Au service du film, on retrouve un duo de très grands acteurs composé de James Stewart (vétéran de la Seconde Guerre Mondiale et habitué aux rôles de solitaire au grand coeur) et Jeff Chandler dont il s'agit de l'une des toutes meilleures prestations. Seul bémol au casting, la différence d'âge énorme entre J. Stewart et Debra Paget qui laisse songeur. Pour le reste, la façon qu'a Daves de magnifier les paysages du Grand Ouest et l'âme qui se dégage de cette oeuvre valent à elles seules sa vision.
"L’on trouvait des salauds chez les Blancs, mais aussi des types recommandables, de même qu’il y avait des Indiens faméliques mais aussi des hommes en qui l’on pouvait avoir confiance"... Avec ces mots, Bertrand Tavernier résumait parfaitement l'essence de ce western qui allait marquer un tournant dans la représentation des Indiens à Hollywood et très certainement dans l'esprit des Américains. James Stewart et Jeff Chandler y sont remarquables et transmettent parfaitement au spectateur l'amitié naissante et durable qui lie leurs personnages. Enfin, la réalisation de Delmer Daves assure le spectacle : les paysages de l'Arizona sont somptueux et l'attaque du convoi militaire, notamment, est magistrale. Un film indispensable sur les relations entre Blancs et Indiens dans lequel on ne s'ennuie jamais : si il ne fallait en voir qu'un seul, ce serait certainement celui là!
La Flèche brisée (1950) fait partie de l’un des tout premiers westerns "pro-Indiens", il marque ainsi une date clé dans l’Histoire du western Hollywoodien, plus habitué à dresser le portrait d’Indiens considérés comme des fauteurs de trouble face aux innocents blancs américains. L’intrigue se déroule en 1870 (la guerre fait rage entre blancs et Apaches) et relate l'histoire vraie de la rencontre entre le chef Apache Cochise et l'américain Tom Jeffords (ex-éclaireur pour l’armée de l’Union). Le réalisateur Delmer Daves adapte ici le roman d’Elliott Arnold et en restitue une œuvre magnifique, sublimée par une qualité photo remarquable que l’on doit à Ernest Palmer (le film fut cité aux Oscars pour la Meilleure Photographie), les paysages sont de toute beauté. Bien évidemment, l’atout majeur du film se trouve dans sa distribution, brillamment interprété par le tandem James Stewart & Jeff Chandler (ce dernier fut d’ailleurs cité à l'Oscar du Meilleur Acteur dans un second rôle). Il sera surprenant de constater la différence d’âge entre James Stewart (41 ans) et Debra Paget (16 ans), tous deux vivant une histoire d’amour touchante (et interdite car elle est Indienne). En résulte un western humaniste et romantique, sincère et nécessaire, une réalisation sans fausse note dont on prend beaucoup de plaisir à voir et à revoir.
Tourné en 1949 par Delmer Daves, un spécialiste du genre, « La flèche brisée » est un excellent film qui est resté dans la mémoire des cinéphiles pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il est fort bien réalisé, les paysages et les décors sont superbes et l'action suffisamment bien menée pour qu'on ne trouve pas le temps long. Mais c'est la qualité des acteurs qui fait réellement toute la différence et qui inscrit cette œuvre sur la liste des grands westerns classiques. En effet James Stewart est toujours impeccable mais il se fait largement voler la vedette par Jeff Chandler, qui campe un Cochise plus vrai que nature. Ce rôle lui vaudra d'ailleurs une nomination aux Oscars comme meilleur second rôle... Mais que dire de l'époustouflante beauté de Debra Paget. Elle apporte avec talent une indispensable touche de grâce et de féminité et sa présence rayonne littéralement à l'écran. Enfin, reste à signaler la qualité du message politique qui vaudra au réalisateur d'être considéré comme le cinéaste « anti-raciste » d'Hollywood. Après son film, le cinéma changera radicalement son point de vue sur les indiens... Ils seront dorénavant considérés comme des être humains fiers et capable de faire preuve de loyauté. Il était temps !
Datant de 1950, ce western marque un tournant en proposant une approche humaniste des Indiens, loin du cliché habituel qui est faisait de sauvages «Peaux-Rouges» avides de scalps. Une petite révolution pleine de sincérité que l’on doit au réalisateur Delmer Davis et qui ouvrira dès lors la porte à toute une série de films « pro-indiens ». De beaux espaces, une belle photographie et une histoire bien ficelée malgré une touche romantique un brin frivole. Dans le rôle de Conchise, Jeff Chandler est plus que convaincant et tient largement la comparaison avec la star de « la Flèche Brisée », James Stewart, alors que Debra Paget nous séduit de son joli minois.
Pavé de bonnes intentions, ce western a néanmoins bien vieilli et il semble aujourd'hui difficile de l'apprécier à juste titre sans un minimum d'explication avant son visionnage, que je n'ai malheureusement pas eues. J'aurais surement apprécié mieux le travail réalisé, car je me suis plutôt focalisé sur le jeu plutôt moyen de J. Stewart que je trouve un peu rigide dans ce rôle de cow-boy et chercheur d'or. Je me suis aussi focalisé sur les décors qui en ont pris un coup, idem pour les scènes d'actions.
Peu de westerns auront fait preuve d'autant d'humanisme et d'humilité. Les indiens sont montrés dans toute leur dignité et leur intelligence. Mais à travers l"évocation de la question indienne, le film aquère une portée bien plus universelle que l'on pourrait croire de prime abord. La question est posée:"La flèche brisée" serait-il un film subversif? Quoi qu'il en soit, Delmer Daves nous gratifie également de séquences spectacualires ainsi que de très beaux paysages. Autre point fort indéniable: James Srewart, excellent.
Très beau western de Daves sous une apparencte naïveté le sujet est traité de belle manière, le casting est irréprochable et Daves parvient à faire passer de l'émotion dans cette histoire, à sa manière. Il observe dans chacun des camps les tendances fondamentales entre les violents racistes et ceux qui cherchent une solution pacifique. L'histoire d'amour⁸ entre le cow boy paumé et la belle indienne , très belle, est bien amenée et donne à ce film une dimension émouvante.
J'aurais bien aimé encensé ce film mais malheureusement beaucoup d'éléments me dérangent : je ne reviendrai pas sur le peu de crédibilité des indiens, sur l'histoire d'amour artificielle mais je m'attarderai davantage sur le manque d'action et le trop plein de dialogues assez simplistes et surtout une mise en scène plate comme les dialogues. Little Big man reste le chef d'œuvre inégalé et plus complexe qu'il en a l'air sur la réhabilitation des indiens d'Amérique dans le cinéma.