Bon, ok, les indiens ont pas tous l'air très indiens, l'héroïne est une squaw qui ressemble plutôt à une Barbie, mais sinon, faut reconnaître que faire un film comme ça en 1951, c'était plutôt gonflé: les codes du western sont peu respectés, pas tellement de bagarres, pas d'affrontement au colt...et surtout, la séparation bon/méchant n'est pas conventionnelle pour l'époque: y a les bons indiens, les mauvais indiens, les bons hommes blancs et les mauvais hommes blancs...faut gérer!...En tout cas, la métaphore (car c'est évidemment un chouïa romancé)et la réflexion sur la guerre est tout à fait intéressante: faudrait peut être forcer les israéliens et les palestiniens (entre autres)à le regarder, who knows....
"La flèche brisée" est un excellent film de Delmer Daves. La photographie est magnifique avec les sublimes montagnes de l'Arizona. Ce film a le mérite de nous faire vivre les moeurs authentiques des apaches du grand chef Indien Cochise. L'homme blanc Tom Jeffords(James Stewart) apprend à parler l'indien afin de discuter de paix. Après le traité signé par Cochise et les blancs, tout ne vas pas aller comme ils le voudraient, en effet des dissidents apaches comme le grand Géronimo ne voudront pas lacher les armes, ainsi que quelques Américains racistes... 4/5
ce film est un chef d'oeuvre du western, le premier film pro-indien et une oeuvre humaniste et touchante d'amitié. james stewart y joue d'une facon magnifique surtout que c'est l'un des premiers film dans lequel il joue qui ne soit pas une comedie. delmer daves lui a fait changer de style et ca lui a bien réussit. un tres grand classique du cinema
"La Flèche brisée", classique de 1950, est surtout connu pour avoir été le premier western à proposer une version non-caricaturale des Amérindiens. Néanmoins, le film étonne aussi par sa virtuosité, sa grâce et sa puissance. Ma critique serait superficielle si je ne faisais pas allusion à la prestation magistrale de James Stewart, qui livre là une de ses meilleures performances.
Arizona 1870. Deux flèches apaches viennent de se ficher en vrombissant dans le tronc d'arbre devant lequel se tient Tom Jeffords (James Stewart). Encadré par les hampes et leurs empennages, son visage crispé et inquiet, avec ces yeux fiévreux et cette commissure gauche des lèvres légèrement relevée, dit tout du danger auquel Tom est soumis, danger d'autant plus inquiétant que ses ennemis restent pour le moment invisibles.
Ex-soldat de l'Union, chercheur d'or, Tom n'en mène pas large. S'il n'a pas été transpercé par ces flèches, ce n'est pas parce qu'il a maille à partir avec des archers particulièrement maladroits, mais plutôt parce qu'il a trouvé et soigné quelques jours auparavant un jeune Apache blessé par des soldats. L'association de la flèche – " arrow " en anglais - avec la menace indienne est telle qu'elle a donné lieu avec une fréquence remarquable au choix volontairement dramatique de nombreux titres originaux de westerns
Retrouvez mon analyse complète sur un photogramme de " The broken Arrow " de Delmer Daves sur mon blog : http://etoilesdetoiles.blogspot.com/2022/05/la-fleche-chez-delmer-daves.html
Outre le fait que ce film soit inspiré d une histoire vrai , je retiens surtout un bon scénario , des paysages somptueux . Les acteurs sont parfaits notamment James Stewart et debra Paget sont touchants et Jeff Chandler convaincant . A voir et à revoir .
De base je ne suis pas trop western, celui ci est pas mal mais, mais pas tout le monde peu accrocher, plutôt bien réalisé malgré quelques ratures assez innocentes. Scénario peu inventé malheureusement.
Un des plus beaux westerns. Dans l'histoire du genre, La Flèche Brisée est le plus important des films ayant contribués à ce que soit reconsidéré, avec respect et dignité, le traitement du probléme indien. Qu'une telle oeuvre émane de Delmer Daves et aussi naturel que logique. Les mérites du film sont en effet la résultante de la profonde honnêteté morale de l'auteur et de sa connaissance intime du sujet. Daves avait longuement voyagé parmi les indiens, apprenant à connaitre , comme le héros du film, leurs coutumes, leur religion,, leurs rites et leurs fêtes. Par vocation, le western possède une valeur historique : il peut évoquer l'Histoire mais non la réécrire. Ce profond désir d'union entre les races dont témoigne le film a été un rêve enfoui au coeur de certains hommes de bonne volonté. Mais en réalité, il en resta au stade de l'utopie et ne fut rien d'autre qu'une occasion perdue. Le lyrisme de Daves et son immense talent plastique expriment la dualité du sujet traité : ce qui aurait pu être et ce qui a réellement été. L'interprétation du film et notamment celle de James Stewart reste mémorable.