Panique dans la rue
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Léa H.
Léa H.

38 abonnés 225 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2014
Un bon thriller, un brin paranoïaque (cette peste qui envahit la ville, n’est-ce pas le communisme ?) qui bénéficie d’une mise en scène au cordeau (magnifique utilisation des décors réels – surtout les quais pour le final virtuose). On retrouve avec bonheur un Richard Siodmack en énergique good guy et le subtil duo qu’il forme avec Paul Douglas inaugure un genre nouveau : le buddy movie. Mais c’est Jack Palance qui fascine à chaque apparition, véritable félin inquiétant qui impose sa présence avec majesté.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2010
" Panique dans la rue " est un film de gangstersd'Elia Kazan qui possède une histoire - sur fond d'épidemie de peste - vraiment intéressante, une mise en scène très classe et inspirée et un casting irréprochable où l'on cotoie notamment : un Richard Widmark très à l'aise dans le rôle d'une personne chargée du service sanitaire, Paul Douglas qui est très convaincant dans celui du capitaine de police Warren, la jolie Barbara Bel Geddes dans le rôle de la femme de Richard Widmark ou encore le tout jeune Jack Palance qui est vraiment surprenant dans le rôle d'un des truands du film .
Il s'agit donc d'un long métrage qui se suit vraiment sans ennui et qui est à découvrir de la part du metteur en scène de " Un tramway nommé Désir ".
this is my movies

821 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2017
(...) Plus connu de nos jours pour les films qui suivront directement celui-là ("Un tramway nommé désir", "Viva Zapata", "Sur les quais" ou encore "A l'Est d'Eden") ou bien tout simplement pour avoir été l'un des rares réalisateurs à dénoncer ses petits camarades communistes durant le maccarthysme, Kazan se distinguait formellement avec ce film tourné dans des décors naturels à la Nouvelle-Orléans, dans un cadre réaliste, avec une histoire resserrée qui convenait bien à cet homme de théâtre et faisant largement appel à son sens de la débrouille. Comme le confiera le cinéaste, il fera un peu abstraction du scénario lors du tournage, le fait de tourner loin des studios lui donnant une certaine liberté pour emballer cette série B, et il n'hésitera jamais à modifier les scènes prévues en fonction des endroits qu'il dénichait, trouvant parfois ses acteurs sur le tas (comme le capitaine du bateau sur lequel se rend Reed au milieu du film, ouvrier de rue dans le civil). D'ailleurs, on retrouve au casting un certain nombre de gueules et de mecs aux visages patibulaires, marqués et expressifs. Un avant-goût du cinéma de la Nouvelle Vague qui arrivera plus tard en France et qui reviendra inspirer les cinéastes américains des années 60 qui eux-mêmes libéreront la créativité des futurs piliers du Nouvel Hollywood. Et parmi toutes ces gueules, on retrouve une des plus fameuses du cinéma qui signe là ses débuts sur grand écran : Jack Palance Ses yeux plissés, son visage émacié, son rictus inquiétant, Palance inspirait la peur et un éclairage expressionniste mettait en valeur ses atouts, l'acteur se révélant plutôt bon dans le film, un rôle taillé sur-mesure pour son talent, lui qui n'hésite pas à balancer les mourants dans le vide, abattre quiconque s'oppose à lui ou bien de se battre comme un chiffonnier jusqu'à son dernier souffle. Indéniablement, la révélation du film. Ce qui m'a beaucoup plu dans le film, c'est aussi le fait d'avoir su développer une vraie relation entre les deux enquêteurs, lancés à la poursuite du virus. Il y a dans ce duo une dynamique et une façon de faire que je n'arrive plus à retrouver dans le cinéma moderne. Certains y ont vu les prémices du buddy movie et d'un certain côté, ils ont raison. Toutefois, je nuancerai ce genre de considération car si le personnage de Reed est bien développé (j'y reviendrai), celui du capitaine Warren (incarné par Paul Douglas) reste dans l'ombre. On ne verra ainsi jamais sa vie de famille, on ne le verra jamais en dehors du contexte de son travail contrairement aux autres grands films du genre comme "48 heures" ou "L'arme fatale" qui développait chacun des deux protagonistes (ou antagonistes au vu de leurs caractères). Toutefois, son caractère sera bien développé mais via ce qu'en dise les autres plutôt que par ce qu'il dit. (...) Par ailleurs, le film est techniquement une petite merveille avec par exemple ce travelling arrière fabuleux qui accompagne le meurtre du clandestin, partant en plan large avec l'homme qui se rapproche, puis ses poursuivants avant d'effectuer un petit panoramique et d'accompagner l'action et le drame qui se noue. Un plan très long, bluffant et qui nous place d'entrée de jeu au cœur de l'action. Le reste sera à l'avenant avec beaucoup de plans longs, un découpage bien rythmé et une tension qui ne retombe jamais complètement. Dans son traitement de la pandémie, le film est vraiment très bien fait et exploite à merveille son décor urbain. On est tenu en haleine jusqu'au final et l'atmosphère reste assez oppressante. La critique complète ici
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 18 février 2010
Un sujet maintes fois utilisé depuis avec plus ou moins de bonheur, ici on s'ennuit pas mal et même pour le cas ou la peste ne serait qu'un prétexte on ne peut pas dire que cela nous même bien loin.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2019
Le méchant a une vraie tête de Frankenstein. Ça se confirme dans la scène où il renverse la civière: début de la course finale excellente et trépidante.
Le reste est une course contre la montre assez tonique.
Bon film
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juillet 2017
Un film noir un peu particulier réalisé par un non spécialiste du genre. Il n’y a ni femme fatale ni destins tragiques, juste un cinglé grave qui ne comprendra rien à ce qu’il se passe durant tout le film. Mais, il y a Kazan qui fait partie du peloton de tête des grands réalisateurs et ‘’Panique dans la rue’’ porte sa signature. Comme d’habitude, il est très riche par son coté documentaire et apporte aux adolescents une mine de détails sur la vie dans les grandes villes. Il comporte une histoire d’amour rare par le caractère original des deux membres du couple, elle est délicate, pudique et profonde. Elle devrait donner envie de se marier. Par ailleurs aujourd’hui où l’utilité des vaccins est souvent remise en cause par les articles médiatiques, ce film à caractère policier serait fort profitable à revoir car les ‘’bandits’’ à poursuivre sont des bactéries ayant tué plus de 30% des européens au milieu du 14 iéme siècle. Paul Douglas et Richard Widmark, comme d’habitude sont excellents et la mise en scène un régal.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 227 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mars 2026
L'originalité du polar tient au double objet de l'enquête qui s'y déroule : retrouver les assassins d'un homme, tant dans un souci de justice que, surtout, pour éradiquer le virus de la peste que portait la victime.
Dans les bas-fonds portuaires de la Nouvelle Orléans, un policier et un médecin mènent donc des investigations policières et sanitaires rendues difficiles par le peu d'empressement à témoigner de quelques témoins.
Elia Kazan utilise pleinement le décor du film. Le port de la ville, milieu ouvrier autant que repaire de malfaisants, donne au polar, provenant de la pauvreté et de l'insalubrité de l'endroit, une noirceur et un relief intéressants, réalistes. L'enquête de Richard Widmark, le médecin -sur l'existence sociale et conjugale duquel Kazan s'attarde sans nous convaincre vraiment de cette nécessité- devient progressivement captivante. Elle donne lieu à un dénouement et à une poursuite spectaculaires sur le port et révèle un acteur débutant, nerveux et longiligne, un méchant aussi charismatique que talentueux, en la personne de Jack Palance.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juin 2014
Du pur, du dur par le grand Kazan. Le film au suspense haletant conserve un aspect documentaire grâce au montage et à la manière de filmer de Kazan qui parvient à se défaire des canons de sophistication du film noir initié par le magnifique « Assurance sur la mort » de Wilder. Nous sommes ici dans l’urgence et pour quitter le rythme cotonneux cher à Wilder et entrer dans la description du monde brutal des grandes villes. A ce titre le film se rapproche plus d’"Asphalt Jungle" de John Huston. La peste pulmonaire qui s’étend sur la ville arrive par un étranger (un tchèque ou un arménien) et est véhiculée par les malfrats, tout ce que redoute-le plus l’Amérique, la contamination par l'intérieur. On connaît les prises de position de Kazan à l’époque de la chasse aux sorcières et il est difficile de ne pas voir une analogie entre le film et le contexte historique. Par sa persévérance et son courage Widmark incarne à lui seul toutes les vertus prônées par l’Amérique, inutile de souligner qu’il est parfait dans le rôle. Son contrepoids est incarné par Jack Palance qui obnubilé par l’appât du gain et son désir de vengeance n’hésite pas à se colleter au virus. Le film est donc une longue course poursuite menée d’un côté par le médecin et un policier qui recherchent les porteurs du virus et de l’autre par le chef des malfrats persuadé que l’émigré était en possession de quelque chose de grande valeur, d’où le déploiement de moyens mis en œuvre par les autorités pour le retrouver. Widmark est admirable dans son premier rôle sympathique après avoir été cantonné dans ceux de traîtres par d’autres maîtres du film noir comme Hathaway ou Dassin. Jack Palance est tout aussi impressionnant pour sa première apparition sur l’écran qui campe un chef de gang tout à la fois brutal et visqueux. Si on ne peut pas parler de chef d’œuvre du film noir au sens strict du terme, on ne peut que s’incliner devant la maîtrise de Kazan qui réalisera peut de temps après « Sur les quais » avec Brando, mais ceci est une autre histoire. A noter le clin d’œil de la fin quand Widmark rentre chez lui après avoir sauvé la ville d’une épidémie meurtrière il tombe nez à nez avec son voisin qui lui recommande gentiment d’être plus présent auprès de son fils.
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 400 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2025
Quand on pense à Elia Kazan, il est difficile de ne pas se souvenir de son comportement face à la commission Mac carty quelques années après la réalisation de "Panique dans la rue" (1950).

Orson Welles résuma ce que beaucoup de ses anciens amis pensèrent de lui : " Kazan est un traître mais c'est un très grand metteur en scène".

"Panique dans la rue" évoque déjà le risque d'épidémie qui peut atteindre une communauté.

Relevant du film noir mais à contenu social et intimiste, cet opus de Kazan est soutenu par une réalisation de premier ordre et un casting qui ne l'est pas moins ( Richard Windmark est formidable et le rôle du psychopathe est incarné à merveille par un Jack Palance à son meilleur).

Kazan parvient en quelques scènes à donner corps à ses personnages et conduit à une fine exploration de leur psychologie.

Soucis de lucre et psychopathie d'un côté, sens du bien commun, de l'empathie et de la bienveillance de l'autre. Deux personnages principaux en opposition frontale.

Ce n'est sans doute pas le chef d'oeuvre du cinéaste, mais un opus d'un tel standard que l'on peut ranger au rang de classique du cinéma américain d'après guerre, mérite sans nul doute d'être connu.

Signalons que la photo est de Joseph Mac Donald, un des chefs opérateurs les plus talentueux de l'âge d'or du cinéma hollywoodien.
Sonia K.
Sonia K.

22 abonnés 157 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 novembre 2016
L'intrigue: le super-héro sauve les Etats-Unis, et pourquoi pas le monde !!! Sa femme est belle et amoureuse; leur gosse mignon comme tout; tous les trois forment la famille idéale étasunienne des années 50. Le super-héro a toutes les qualités: il est courageux, pugnace, généreux, intelligent; on en passe et des meilleures... C' est d' ailleurs un militaire prêt au sacrifice suprême pour son pays (et pourquoi pas pour l' humanité entière!). Mais, face aux méchants, le super-héros gagne! Le tout est bien filmé; quant aux acteurs: rien à redire. Mais le scénario est si mièvre et si invraisemblable, quasiment grotesque, que l' on s' ennuie ferme dans cette mauvaise histoire. Notons au passage que Richard Widmark est très mal doublé dans la version française..
chrischambers86

16 164 abonnés 13 119 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 novembre 2011
L'ambiance particulière des grands ports caractèrise une certaine catègorie de films policiers! Ainsi, c'est dans le port de la Nouvelle-Orlèans qu'Elia Kazan a situè l'action de "Panic in the Streets"! Le thème du rècit est très original: à l'issue d'une partie de poker, un marin est tuè par l'un des truands qu'il venait de plumer! Lorsqu'on repêche son cadavre dans le bassin du port, le jeune docteur du service national constate un fait extrêmement grave et inquiètant: le marin est atteint de la peste pulmonaire et tous ceux qui l'ont approchè depuis son arrivèe, comme ceux qui l'ont tuè, risquent de porter les germes de la maladie! Les truands refusent bien èvidemment de se livrer à la police, d'autant plus qu'ils ignorent eux-mêmes qu'ils sont contaminès! Les rafles ne donnent d'abord aucun rèsultat, et cette enquête contre la montre est rendue extrêmement difficile par le fait qu'il ne faut pas alarmer la population! Dans l'un de ses premiers rôles de gentil, Richard Widmark est très crèdible dans ce personnage du service sanitaire! Au final, il en sort un classique du film noir qui plaide en faveur d'un système policier puissant! Kazan mettra encore en scène la pègre des ports dans le superbe "On the Waterfront" mais là c'est une autre histoire! A noter la magnifique photographie de Joe MacDonald...
norman06

425 abonnés 1 820 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2008
Bon polar sur l'Amérique parano des années 50, ce film n'est pas le plus personnel de Kazan mais il confirme sa capacité à traiter le thème du dilemme moral à travers la solitude d'un héros torturé. Final magistral avec une éblouissante poursuite dans les docks. Superbe photo et interprétation réussie de Widmark en "gentil", face à un Jack Palance effrayant en "méchant" second couteau.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juin 2011
Un thriller qui manque d’un scénario vraiment intéressant et alourdi par les conventions. Le principal intérêt est dans le tableau du milieu portuaire de la Nouvelle Orléans, ses bars, ses marins, ses immigrés légaux ou non, ses petits trafics et ses petites frappes : c‘est l‘aspect du film qui inspire le mieux l‘émigré grec E. Kazan. Widmark incarne un héros positif sans grand intérêt, la « gueule » et les manières de voyou de J. Palance valent par contre, et comme toujours le déplacement. Le réalisateur n’a pas fait là à l’évidence son œuvre la plus personnelle.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 avril 2011
C'est l'histoire d'une épidémie de peste qui menace La Nouvelle Orléans. Le scénario n'est pas inintéressant, mais est assez mal exploité. Certains thèmes n'auraient pas dû être abordés car ils polluent l'intrigue principale. Surtout, Elia Kazan a eu du mal à les filmer. Les scènes entre Richard Widmark et sa femme n'apportent rien à l'histoire et sont peu crédibles. Heureusement, Jack Palance fait des apparitions toujours inquiétantes. Sa bobine très reconnaissable est en soi une menace ! Le rôle des médias et ses relations avec la police auraient pu être plus approfondis, me semble-t-il. Un film qui au final se laisse voir malgré ses défauts.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2009
Une pleïade de bons acteurs, Jack Palance en tête, qui crève littéralement l'écran pour son premier rôle, et Richard Widmark, dont c'est ici l'un de ses meilleurs rôles. Rien à dire côté scénario qui tient en haleine le spectateur de bout en bout. On peut seulement regretter une mise en scène assez paresseuse rehaussée par une scène finale, la poursuite sur les quais, d'anthologie.
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