Adaptation du comics éponyme, "The Phantom" est plus proche du film d'aventure que du film de super héros. Débutant comme un plagiat de "Indiana Jones", le film se poursuit par une intrigue entre la jungle insulaire et le New York des 40's, des décors plutôt bien reconstitués et qui donnent une ambiance vintage agréable. Le problème est que l'ensemble oscille en permanence entre la parodie pas forcément assumée et un trop grand sérieux. Ainsi, d'un côté Catherine Zeta-Jones joue la femme fatale séductrice volontairement caricaturale, tandis que Treat Williams cabotine comme un beau diable dans le rôle du magnat maléfique des 40's. Mais de l'autre côté, Billy Zane est complètement sérieux, ce qui passe assez mal quand il débarque affublé de son costume violet grotesque. Par ailleurs, la mise en scène et la musique sont très sages, alors que le scénario offre de grands moments de n'importe quoi, et des scènes très stupides (ex : le méchant enferme le héros en civil dans une pièce, voit le fantôme ressortir, et ne fera jamais le rapprochement...). "The Phantom" aurait ainsi pu être une adaptation délirante, si elle avait opté pour un ton décalé complètement 40's.
Ce film est injustement passé inaperçu à sa sortie en 1996, et il a été démoli par la critique qui n'y a vu qu'une pochade. Il faut réhabiliter ce film, moi je l'aime bien, il est sympa et sans prétention avec son cocktail d'action pure au parfum oriental et son souffle de grande aventure à la Indiana Jones. C'est peut-être vrai que la BD mythique aurait mérité une adaptation plus appliquée, mais on s'amuse bien ; il y a des effets pyrotechniques, de l'humour jovial et farceur, un charme suranné et de bons acteurs (Treat Williams, James Remar, Cary Hiroyuki-Tagawa en Asiatique fourbe habituel, Patrick McGoohan, la toute jeune et déjà sensuelle Catherine Zeta-Jones...), et pour une fois que Billy Zane a un rôle de héros sympathique, ça le change. Divertissement garanti.
J'ai toujours apprécié le personnage du "Fantôme", ce croisement entre le super-héros contemporain et Tarzan. Certes, cette adaptation ciné n'est qu'une pure série B sans grands coups de génie ni réelle surprise scénaristique, pourtant je la trouve sympa avec son coté "aventures dans la jungle", ses méchants très méchants et ses décors naturels splendides.
Helas ce personnage legendaire qui a berce mon enfance dans les comics illustres que je devorais, ne trouve pas avec ce film l'ecrin qu'il merite. On aurait pu avoir un chef d'oeuvre a la Indiana Jones mais on a au final qu'une honorable serie B. Si le film n'est pas desagreable a regarder il n'y a jamais le souffle epique que l'on peut esperer. L'acteur principal est assez fade, heureusement Catherine Zeta Jones est une belle mechante et Kristy Swanson une charmante aventuriere.
15 ème degré ! Un film tellement mal joué, caricatural, qu'il en devient génial et indispensable ! Pour ceux qui aime se faire un nanar (a ranger aux cotés de Beowulf).
Même si l'ensemble n'est pas franchement désagréable, il peine néanmoins à trouver son rythme et manque profondément de charisme au niveau de ses personnages. De plus, comme l'intrigue et l'humour du film jouaient surtout sur la carte de la dérision et du second degré, il est fort dommage de constater que nous spectateur ayont énormément de mal à lâcher un misérable petit sourire. C'est dans cette optique là que le spectateur pourra se trouver un point combat avec ce super héros : il sera confronté avec le pire ennemie des salles obscures, l'ennuie.
J'avais bien aimé quand je l'avais vu au cinéma alors âgé de 16 ans....mais malheureusement 16 ans plus tard....voilà quoi!!!! Tout est surjoué avec une mauvaise mise en scène et une mauvaise histoire. Les FX sont ridicules et on se demande encore ce que faisait là Patrick McGoohan.
Ridicule ! Un joli casting pour un film dont la qualité technique est digne des années 40 ! Le seul vrai bon point est l'esprit du comic bien retranscrit. A part ça des erreurs telles que le cheval qui rattrape un avion ou un chien qui sort de l'eau sans être mouillé sont trop grosses. Nanar mais qui aurait sans nul doute eu 3 ou 4 étoiles si il était réalisé en 1940 !
Très moyen ! Une magnifique scène de départ avec un camion et un pont et après l'histoire est en carton ! Digne d'un téléfilm de l'après midi pour enfants. Pas un grand intérêt et histoire de super héros assez banale avec un côté Indiana Jones 2,3/5
The Phantom intéresse en ce qu’il dresse un état des lieux du blockbuster hollywoodien sur une quinzaine d’années, comprenons du premier Indiana Jones (Steven Spielberg, 1981) à sa date de sortie coïncidant d’ailleurs avec celle du jeu Tomb Raider, dont certains échos sont perceptibles. La double personnalité du héros emprunte à Batman, tout comme son antre et son majordome, l’ancrage mystique à The Shadow (Russell Mulcahy, 1994), la dynamique de lutte contre des puissances néfastes rappelle The Rocketeer (Joe Johnston, 1991), la quête des crânes magiques évoque les pierres sacrées du Temple of Doom (Steven Spielberg, 1984) en compagnie d’un jeune associé indigène, l’aide obtenue des animaux rejoue The Beastmaster (Don Coscarelli, 1982). L’humour volontiers décalé, qui cohabite avec un premier degré lors des séquences d’action plus proche des productions de Roger Corman – Amazons d’Alejandro Sessa, sorti en 1986, en constitue un bon exemple – apporte un peu de légèreté à une œuvre maladroite et guère convaincante, pot-pourri de références qui l’empêche d’exister par et pour elle-même. Seule la réalisation du talentueux Simon Wincer, cinéaste australien, assure un intérêt sur le plan de la mise en scène, dynamique et fluide, dotée d’idées astucieuses telle la chute de la camionnette du pont en guise d’ouverture ; elle est aidée par la partition musicale de David Newman, au thème mémorable.
Adapter une BD n'est pas facile. Soit on s'en éloigne, on fait du vrai cinéma pour retrouver l'esprit sans la forme. C'est le cas des Spiderman par exemple. Soit on fait une reconstitution fidèle,. C'est le cas ici, et ça ne fonctionne pas. Le fantôme est ridicule avec sa combi violette et son masque maquillé, les dialogues et les attitudes sont outrancier s, le scénario digne des "scoubidoos". Il ne manque que les "splash" et les "bang" lors des bagarres. À part ça reconstitution kitch mais plaisante des années 30-40, avec de magnifiques voitures rutilantes (j'ai l'impression que ce sont toujours les mêmes qui passent dans les scènes de rue).