La Balade sauvage
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Guillaume182
Guillaume182

149 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mai 2011
Kit et Holly sont amoureux l'un de l'autre malheureusement le père de la jeune fille est un obstacle pour leurs amours.

Tous les deux décident donc de s'enfuirent pour être libre et vivre dans la nature.

Deux personnages fascinant, ils sont tourmentés, pleins de questions, ils ne trouvent pas leurs places dans la société.

Il partage le même sentiment de rejet.

Kit veut devenir célèbre et se construit une légende et Holly souhaite simplement qu'on s'intéresse à elle.

Dans un premier temps après un premier meurtre tout de même, ils vivent en parfaite harmonie avec la nature, mais les bonnes choses on une fin.

La ballade Sauvage montre un autre visage de l'Amérique profonde, il est aussi une belle critique.

En effet la chasse au communiste y est évoqué, la paranoia des Américains et leurs culture qui consiste à glorifier les criminels.

Kit est d'ailleurs un très bon exemple de l'aliénation.

Premier Film et premier chef-d'oeuvre pour Maître Malick.

Qu'est-ce que j'aime ce cinéma, un cinéma expérimental, un cinéma libre de toute convention et loin de la corruption des gros producteurs, un cinéma rebelle, un cinéma de poésie, un cinéma d'auteur tout simplement.

Car maître Malick fait partie des rares créateurs du cinéma moderne quand d'autres ne font qu'adapter des histoires tirés de livres ou de nouvelles certains comme lui ou encore godard chez nous crée quelque chose d'authentique et de beau.

Il est le réalisateur, le scénariste et souvent le producteur, il est perfectionniste et ne ce soumet jamais aux idées des autres et c'est aussi pour cela que je l'admire tellement.

Mais je l'admire surtout pour ses chefs-d'oeuvre qui bien que le temps passe ils restent toujours aussi fascinants.

La ballade sauvage est un des plus grands chefs-d'oeuvre du cinéma mondial.

Epique, émouvant, fascinant.
Un scénario génial.

Une mise en scène à couper le souffle, de grands espaces incroyables.

Il n'y a qu'un mot à dire: MERCI.

Pas besoin d'écrire un roman, Maître Malick nous fais rêver dans son film le plus épique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 avril 2011
A l'heure où le cinéma de Malick s'enfonce dans un mysticisme New Age peu ragoûtant, il faut revoir cette merveille de sensibilité.
ClockworkLemon
ClockworkLemon

32 abonnés 222 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 avril 2011
Premier film d'exception pour Terrence Malick. Chef d'œuvre absolu sur le concept de la liberté, à travers l'épopée romantique, dramatique et violente d'un jeune couple américain, que tout semble pourtant séparer.
Ce film est unique, par son esthétisme et son scenario en l'apparence simple, mais d'une originalité sans nom, notamment par la personnalité de Kit (interprété par un Martin Sheen exceptionnel). Film lyrique , poétique, mais aussi engagé, sur la liberté, l'émancipation, le refus d'une société et la volonté de vivre, tout simplement..
Visuellement déjà sublime, l'ensemble du film annonce l'œuvre future du grand réalisateur. Tout y est, que ce soit la poésie de la narration (d'ailleurs toujours en voix off d'un personnage clé de l'histoire), la beauté de la musique, l'obsession de la nature, du ciel, et de la liberté...
Un grand Malick qui est sûrement, pour l'instant, avec "Days in Heaven", son meilleur.
Noistillon
Noistillon

95 abonnés 408 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 août 2011
La Ballade Sauvage cultive une véritable fraîcheur, une suavité et une fougue remarquable, malgré la froideur d'un tel sujet. Terrence Malick signe moins un polar dramatique qu'une ode à l'adolescence, à ses passions, ses possibilités, ses rêves et ses frustrations. En constant décalage, le film s'étoffe sur le portrait amoureux de Kit et Holly. L'un vit dans l'illusion et l'hédonisme, l'autre émet un certain nombre de réserves mais n'en demeure pas moins passionnée. Et c'est bien là où Malick fascine le plus : cette perpétuelle recherche de la nuance et de la subtilité dans l'intrigue amoureuse est incroyable. Les protagonistes, que le cinéaste donne à voir, sont d'une complexité rare et d'une profondeur étonnante, d'autant plus qu'ils sont incarnés par un Martin Sheen, qui trouve simplement son meilleur rôle, et une Sissy Spacek tout en charme et en candeur.

Ce premier film de Terrence Malick est un travail d'esthète : le réalisateur s'attache à reproduire le plus fidèlement possible les moeurs adolescentes, et son portrait est d'une rare justesse. L'ensemble est amplifié par la beauté des paysages, qui servent de cadre à cette fable presque surréaliste.

Le cinéaste, qui vient s'enchaîner deux mauvais films coup sur coup (une catastrophe avec Le Nouveau Monde et la déception Tree of Life) prouve donc qu'il a un grand talent à revendre.

Première étape de réconciliation avec Terrence Malick ? Possible ...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 mars 2011
Très bon premier film de Terrence Malick, qui aborde avec un brio sans failles l'aventure de deux êtres aimants, Kit (Martin Sheen, révélé par ce rôle), et Holly (Sissy Spacek, quasi pareil). Bon c'est une histoire, malgré tout, courante, dont on trouve les prémisses dans le mythe Bonnie and Clyde, repris entre autres par Spielberg (la même année que ce Malick, d'ailleurs), puis par Stone dans Tueurs nés (sous l'impulsion du scénariste Tarantino) - je crois qu'on a un peu tort d'identifier ces films avec Kalifornia, c'est un peu différent, mais bref. Voilà le topo archi-connu donc : un couple, amoureux jusqu'à la folie, quitte tout et s'adonne à un massacre criminel. Bon cela dit, il y a le mythe, et puis y a le film en question, La balade sauvage donc (soit dit en passant, extrêmement mauvais titre, et à la limite, on aurait pu garder l'équivoque de "ballade", étant donné l'importance de la musique par rapport au texte narratif, mais là, je m'emballe, avec deux l). Bref, Malick nous livre là une partition à mon avis quasi-parfaite, parce qu'il traite cette folie monstrueusement criminelle non pas à la manière d'un Tarantino-Stone, c'est-à-dire dans l'hémoglobine, le coulant et l'excès de tout ce qu'on peut imaginer, violence, brutalité aussi bien visuelle que morale que sonore que... Bref donc Malick choisit non pas la voie de la transgression dégoulinante, mais celle de la beauté, de l'esthétisme, de l'art pur. Et là, c'est très très fort, tout de même, pour un premier film, d'arriver à un tel travail sur la forme, sur l'image et la lumière (genre le mec vire deux responsables photo pour arriver à ce qu'il veut avec le troisième). Et cette volonté de beau, ou ce refus du subversif, se manifeste jusque dans la relation des deux amants : pas de sexe, pas de vulgarité, pas de mocheté, rien qu'une sorte d'amour thétique, exclusivement positionnel, qui donne à la proximité (mais avec nécessité d'une distance) la primauté sur le contact. On pourrait évidemment parler d'amour platonique, si l'on confondait tout et que l'on ne comprenait rien à ce qu'est vraiment l'amour platonique (chez Platon, je veux dire).
La narration posée a posteriori par Holly sur toute cette aventure, mêlée à la musique choisie avec une intelligence rare (on parle souvent d'un parallèle Kubrick/Malick, je crois que là en tous les cas c'est assez juste : une musique classique, ici du Orff ou du Satie, très légère, et ce encore davantage que chez Stanley, se pose sur l'image, et prend petit à petit de l'importance, jusqu'à porter cette image, jusqu'à la vaincre, la guider avec une spiritualité qu'on ne trouve que très rarement), fait de cette Balade sauvage (non seulement une ballade, donc, mais aussi et surtout) une oeuvre d'art à part entière : le texte, les mots, le langage, vocalisés, entrent en harmonie avec les notes pluvieuses d'Orff, et tout ça, évidemment, baigné dans les images absolument fabuleuses que Malick arrive à peindre (le thème de la peinture dans le film, qui accrédite encore davantage l'hypothèse d'un art total, est présent avec la figure du père de Holly). Je dois avouer que le rendu est vraiment réussi, enfin bref, c'est beau quoi : on croit voir des poèmes animés, une sorte de poésie cinématographique, et pour ça tout est réfléchi : le rythme, les césures, les événements, les rimes et les silences.
Bon sinon tout un tas d'autres thèmes, comme bien sûr celui de la folie : doit-on dire que Kit est fou, qu'il a complètement perdu la raison, qu'il ne sait tout simplement pas distinguer le bien du mal (grâce au ciel (magnifique, dans La balade sauvage), on échappe à une réflexion stupide sur le Bien et le Mal, pourtant bien présente, voire omniprésente dans Tueurs nés), ou doit-on supposer plutôt que Kit, anéanti par la vie sociétale, ne veut plus que vivre, qu'expérimenter, qu'intensifier ? Bref, à l'horizon de cette poésie magistrale, un vieux fond de folie, qu'on ose jamais résoudre. Saloperie d'alternative, excellemment traitée ici parce que simplement esquissée : folie/intensité/perte de soi VS raison/ennui/identité. Enfin de tout façon, il ne faut pas parler de fuite des deux amants, il ne faut pas parler de folle échappée : il n'est pas question de cela, mais d'une exploration, d'une tentative/tentation, d'une recherche sur les possibilités vitales et relationnelles. Bref ce n'est pas encore une question morale, c'est une question d'intensité, complètement amorale, par-delà bien et mal (le film insiste énormément dessus en optant pour un pur esthétisme contre un pur moralisme : ce qui importe Malick, c'est l'apparence, ce n'est pas la norme morale). C'est d'ailleurs pour ça que le titre est fâcheux, voire mauvais : il n'y a pas un retour fou à une animalité inconsciente de la part des deux amants, mais une recherche entièrement consciente d'intensités vitales... C'est du très lourd, je mets 17/20.

Et bien sûr, toutes les critiques sur le Tching's cine :
http://tchingscine.over-blog.com/
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 mars 2011
Un GRAND FILM , un grand martin sheen une grande histoire une réalisation majeur dans la filmo de malick qui signe un chef d'œuvre
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 mars 2011
Le premier long-métrage de Terrence Malick il y avait déjà tout ce qui fait le style Malick de nos jours. Une photographie excellente, une bande son remarquable et évidemment un scénario où tout est dans un ressenti presque mystique.

Il filme l'escapade des deux tourtereaux comme un film romantique léger et c'est là que c'est déconcertant car on assiste presque malgré nous aux agissements de ce que nous appèlerions un sociopathe, et finalement le constat est le même, mais dans une moindre mesure, pour Holly qui semble le suivre de manière distante, presque insensible à ses agissements.

Dans la peau de Kit, ne se souciant pas plus de la mort des autres que de la sienne, la vie ne semble être qu'un jeu auquel il semble prompt à s'en lasser. J'y verrais presque un hommage à l'homme libre.
TCovert
TCovert

102 abonnés 383 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2011
Badlands est une sorte de Bonnie & Clyde ou Clyde est un jeune homme qui tue sans même savoir pourquoi et Bonnie une adolescente qui le suit sans non plus savoir pourquoi. En effet c’est le constat désolant que l’on fait lorsqu’on regarde au scénario du film, inspiré de faits réels. Sissy Spacek incarne cette jeune fille avec autant d’émotion qu’une planche de bois, c’est le personnage qui le demande me répondra-t-on. Peut-être bien mais sa présence supplémentaire en voix-off monotone est ennuyante classe pour moi ce personnage dans la catégorie « pas intéressants ». Martin Sheen s’en sort mieux mais encore une fois, il incarne un tueur sans motivation qui déblatère quelques philosophies à droite à gauche, un personnage pas franchement intéressant pour le spectateur. Heureusement Terrence Malick réalise le film et amène beaucoup de beauté à chaque plan, les construisant comme des tableaux en jouant avec les couleurs et la lumière, superbe. On note aussi une poursuite en voiture très réussi vers la fin du film qui sort un peu de la torpeur le film. Vient s’ajouter une très belle bande-son de diverses origines, d’Erik Satie à Nat King Cole. Un film à découvrir pour son esthétique mais dont on ne gardera pas un souvenir impérissable.
Labouene
Labouene

23 abonnés 169 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2011
balade sauvage et violente de deux innocents immatures, fuyant le quotidien pour vivre leur amour. Road movie à la Bonnie & Clyde, entrecoupé de scéne de paix, de contemplation et d'extase devant une nature omniprésente et des halos de lumière venant la caresser.
Sawyer17
Sawyer17

86 abonnés 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2010
Un road movie au travers des contrées somptueuses d'Amérique, où l'amour de Terrence Malick pour la poésie et la beauté des images, se fera moins ressentir que dans ses oeuvres suivantes.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 895 abonnés 8 251 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2010
Premier long-métrage pour le cinéaste Terrence Malick, juste avant son majestueux Les Moissons du ciel (1979). Ici, il adapte un fait réel, celui de Mad Dog Killer, où un adolescent de 19 ans (Charles Starkweather) et sa petite amie (Caril Fugate) de 14 ans tuèrent 11 personnes en 1958 lors d'un périple. Le réalisateur en restitue une œuvre puissante et contemplative à la fois, un road-movie dépeignant des protagonistes tellement différents et pourtant si proche. L’un étant d’une nervosité à fleur de peau, quant l’autre est d’une douceur et d’une naïveté agaçante. Ces deux individus que tout opposent vont pourtant vivre une expérience qui les marquera à jamais. Martin Sheen & Sissy Spacek sont les héros malgré eux de ce drame touchant et passionnant. Terrence Malick confirme dès le premier essai, ses talents de cinéaste et sa filmographie le prouve à elle seule !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 août 2010
Le premier film de Terrence Malick est une petit merveille, servie par une belle musique. La vrai réussite de l'œuvre résiste dans sa mise en scène à la atmosphère légère, Malick filme comme personne d'autre et pour une première (en particulier pour le paysage, la nature ) c'est assez impressionnant! Les deux acteurs principaux sont très crédible. Pour se qui est du scénario, là encore c'est bien ficelé abordant des sujets comme la folie, l'innocence ou encore l'anticonformiste/célébrité. Un road-movie très plaisant.
Redzing

1 458 abonnés 4 964 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 août 2010
Terence Malick filme avec virtuosité et poésie la cavale d'un couple de délinquants à travers l'Amérique sauvage. Le réalisateur y aborde l'un de ses futurs thème de prédilection : la nature et sa violence. Les paysages sont sublimes et magnifiquement filmés, tandis que Martin Sheen trouve certainement là l'un de ses meilleurs rôles en déséquilibré issu de l'Amérique profonde. A voir.
Trelkovsky
Trelkovsky

85 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2011
Le premier film de Terrence Malick, et déjà un grand film. Bien que basé sur une histoire vraie, le film a une réelle dimension onirique, tant les deux protagonistes semblent déconnectés de la réalité. La ballade sauvage nous entraîne dans leur cavale pour le moins envoûtante. Guidé par la voix-off de « l’héroïne du film », on se rend compte que ces personnages ne savent pas plus que nous où ils vont, et encore moins pourquoi. Ne serait-ce au final qu’une simple et belle ballade ?
Par conséquent, la force de ce film et minimiser la gravité de cette tuerie et de lui insuffler un certain lyrisme. La réalisation, magistrale, renforce ces impressions tout en accentuant ce sentiment de perdition, aussi bien pour les personnages que pour le spectateur …
Interprété avec force et photographié sublimement, un film unique.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 29 juin 2010
je venais de voir Les moissons sauvages quand j'ai vu ce film... et celui qui m'y a accompagné, pour me convaincre, m'avait dit que celui-ci, la Balade sauvage, était encore mieux. Quelle déception! Certes, des thème reviennent, ainsi que les couchers de soleil, mais ici, la poésie tragique fait place à l'horreur gratuite, à la léthargie maladive.
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