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inspecteur morvandieu
97 abonnés
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4,5
Publiée le 20 mai 2026
Kit a 25 ans et Holly 15. A peine se rencontrent-ils qu'ils forment ce couple célèbre de criminels des années 50 qui inspire à Terence Malick ce drame troublant et stylisé. Tout commence par l'assassinat par Kit du père de la jeune fille qui s'oppose à leur liaison. Ce meurtre en appelle d'autres et rien ne semble devoir arrêter les fugitifs. Kit éprouve une certaine fierté relativement à son statut nouveau de criminel et Holly le suit aveuglement. Ils sont deux enfants qui n'ont pas, comme l'indiquent les commentaires off de l'adolescente décrivant leur cavale, conscience de la gravité de leur situation. Il ne s'agit pas pour le cinéaste de chercher des explications psychologiques au comportement des deux jeunes amants, même si, nécessairement, des indices nous les présentent immatures et désarmés devant la vacuité de leur existence. Malick construit un récit dont la neutralité s'affranchit d'un quelconque moralisme, dont le formalisme élégant tourne le dos au gangstérisme de bruit et de fureur. La campagne américaine est belle, les crimes de Kit sont filmés très simplement, sans manifestation d'émotions, et la fuite en avant du couple semble la balade de deux innocents, héros d'un conte désenchanté auxquels il est possible de s'attacher. "Badlands" porte la marque d'une cinéaste sensible transformant un fait divers meurtrier en drame quasi romantique.
Pas vu le temps passer, ce film a une ambiance particulière, racontée en voix off par la jeune holly, pendant 1h30 on voyage avec ce couple à la bonnie and clyde se demandant quand il finiront par etre stopé. Au final on s’attache à la personnalité sociopathe de Kit et au charme innocent de Holly. Une bien belle balade sauvage malgré tout.
Ce film est vraiment ce que les cinéma américain sait faire de mieux comme First Blood des frère Coen et aussi Paris Texas plus tard. Un cinéma de la frontière et de la liberté.
On suit ici le destin de Kit Harruter (Martin Sheen) un ex-éboueur qui rencontre Hollie (Sissy Spacek) une gamine qui se laisse séduire par Kit. Mais ce couple n'est pas du tout accepté par le père de Hollie, si bien que quand Kit vient la chercher, le père de Hollie s’y oppose et Kit le tue.
Cette arrivée brutale et amorale de la violence vient nous percuter d’autant plus que si Kit sait ce qu’il fait, Hollie ne semble pas prendre conscience de la gravité de tout cela en suivant le meurtrier de son père dans ce road trip.
Durant cette virée mortelle, on se prend à étrangement apprécier ce couple surtout pendant la petite escapade dans la forêt, c’est Hollie qui est la narratrice et je dois dire que ce moment idyllique, est vraiment beau et bien filmé. Un peu comme Adam et Eve au paradis. D’ailleurs la voix féminine, les plans et la photographie superbe ont influencé Wes Anderson dans son cinéma, ce n'est pas compliqué, c’était la version brute de Moonrise Kingdom.
Mais la violence arrive toujours de la part de Kit, incontrôlé, élément antisocial qui prend ce qu’il veut et qui tue parfois juste pour le plaisir. Hollie si elle voit et sait ce qu'il arrive feint de ne pas le voir si de le sentir en tout cas, préférant se réfugier dans son rêve, son voyage onirique.
Mais cela ne dure pas et la violence de Kit finit par les rattraper et ce dernier se fait rattraper et envoyer en avion. Il est devenu une terreur, une légende, mais il vit son heure de gloire car il est très drôle et les policiers le trouvent sympathiques. Cela perturbe autant qu’on est associé à ces moments comme si nous étions aussi ce public effrayé et charmé par Kit comme Hollie finalement.
Ici, la violence est franchement banalisée, sans conséquence par le truchement de la voix d’Hollie, ce qui montre bien l'absence de remords et de conscience de leurs actes et la vision psychopathique de ces criminels. La liberté n’est que factice car elle passe par la jouissance immédiate des biens et de la vie d’autrui.
Mais qu’importe ! Quand le film se clôt, la gêne est oubliée grâce notamment à la superbe musique de film entre Carl Orff et Erik Satie. On a senti ce vent de liberté et cette joie communicative, ces plans véritablement magnifiques, ces couleurs incroyables. Tout est oublié (sur le moment), tout est pardonné et il ne reste que cet appétit de vivre !
« La balade sauvage » est un cinéma bien loin de la patte actuel de Terrence Malick. Malgré une photographie toujours aussi réussie avec un naturel lumineux, le récit didactique et ses personnages ratés en font un film moyen dans la filmo du maître.
Racontant la cavalcade meurtrière d’un couple souhaitant s’aimer librement dans les années 50, le réalisateur Terrence Malick signe une œuvre lyrique sublimé par la musique et la composition des interprètes.
Même histoire que "Tueurs nés" mais non ce film n'est pas meilleur pour moi. C'est vraiment juste une balade sauvage comme le titre le dit, il n'y aura pas de réponses a cette embardée meurtrière, juste un gars de 30/35 ans qui se contrôle pas et qui embarque une fille de 15/16 ans trop immature pour avoir la personnalité de dire "non". On suit l'histoire sans se prendre la tête, il mérite la moyenne mais n'en est pas un grand film pour autant.
Mis à part la photographie et à la rigueur Martin Sheen aux allures de James Dean, je n'ai pas trouvé grand chose à dégager de ce film, qui suit un scénario plutôt surréaliste,
Je l'ai vu une seule fois. J'ai largement préféré La ligne rouge du même réalisateur, Terrence Malick. Celui-ci, il faudrait que je le revoie. Il m'a un peu fait penser à Duel, de Spielberg, mais en moins bien. 3/5
Une épopée meurtrière filmée parfaitement par Terrence Malick et qui bénéficie d’une exceptionnelle photo. L’acteur principal Martin Sheen est plutôt convaincant.
Ce film est dans mon Top 5 de tous les temps ! Une sensibilité, une justesse, une simplicité qui font de ce premier film de Terrence Malick une petite pépite.
Pour son premier film, Terrence Malick s inspire d'une histoire vraie. C etait pas mal ! Un road-movie où deux personnes s aiment sans vraiment le dire avec une folie de tuer afin d obtenir la Liberté. C est un film tres beau et très juste, ce qui parait paradoxale. Un Film ou l'on retiendra un la poésie que dégage Terrence Malick grâce à sa mise en scène. Il ne se passe grand chose, néanmoins le deroulé du film est intéressant et nous accroche jusqu'à la fin. A noter une très belle musique et un duo Sheen/Spacek qui marche très bien
Le choix de confier la narration à la complice de ce sociopathe incarné avec une fausse nonchalance par Martin Sheen permet de se confronter à leur quotidien comme s'il était anodin tout en constatant la violence injustifiable de leur parcours. De même l'esthétique raffinée de la mise en scène ainsi que la douce bande-son s'opposent à la fureur des crimes d'un anti-héros parfaitement coupable. Banalisant formellement la brutalité extrême de ce paranoïaque colérique, l'intrigue n'en souligne que davantage l'horreur par l'angoisse de ce couple inattendu ainsi que les conséquences tant intimes que morales de leurs exactions. Cette variante de Bonnie & Clyde se distingue par son image aussi pure que ses héros sont viciés!
Encore un road movie ... C'est vrai, mais d'ailleurs c'est plus que vrai parce que tiré d'une histoire vraie. Mais ce n'est pas tout à fait vrai quand même parce que Terrence Malick n'est pas allé au bout (l'histoire vraie est pire). Enfin, bref ! C'est bien fait. Les paysages et la musique sont superbes. Sissy Spacek, bien avant Carrie, est déjà glaçante, et Martin Sheen en clone de James Dean (idole du meurtrier) tient parfaitement son rôle.