3560 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
216 critiques spectateurs
5
64 critiques
4
75 critiques
3
47 critiques
2
23 critiques
1
5 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
CH1218
284 abonnés
3 285 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 14 avril 2014
Je ne suis déjà pas très friand du cinéma de Terrence Malick dont "la Balade Sauvage" est le premier long-métrage, mais au-delà de belles images, d'une bonne musique et de l'interprétation forte de Martin Sheen et plus nuancée de Sissy Spacek, la motivation et le comportement meurtrier de ce jeune couple m'échappe complètement. Malgré un léger soupçon d'intérêt, le film, inspiré par le "road trip" sanglant de Charles Starkweather et de Carol Ann Fugate en 1958, est devenu culte au fil du temps … je me demande d'ailleurs pourquoi.
Première réalisation du peu prolifique mais néanmoins talentueux Terrence Malick et déjà l'on ressent ce goût prononcé pour les ambiances contemplatives et les rapports avec la nature sauvage. Inspiré d'une histoire vraie, celle de Charles Starkweather et Caril Ann Fugate (qui a également inspiré Oliver Stone pour « Tueurs nés »), « Badlands » pourrait s'analyser comme une ode à la liberté, à la recherche d'un mode de vie alternatif, à l'affranchissement de tous les codes préétablis, à la découverte des beautés du monde, bref une sorte de délire hippie de son réalisateur. Mais ce serait occulter la violence froide et gratuite ainsi que l'abnégation totale des deux personnages principaux. Malick met en balance ces aspects paradoxaux et nous livre un road movie passionné et passionnant malgré quelques longueurs (un défaut récurrent chez ce réalisateur). Un premier film réussi, témoignant d'un maîtrise technique proche de la perfection (des images et des musiques sublimes), et doublé de la révélation de deux acteurs magistraux : Martin Sheen et Sissy Spacek.
Véritable bonheur a regarder. Ce premier film de Terrence Malick a tout les critères de son réalisateur ce qui se définit généralement par : - Une mise en scène et des acteurs excellents. - Une image toujours très soignée. - Une BO fantastique qu'on a toujours dans la tête après avoir regarde le film. Et pour parler de la BO celle ci est l'une des meilleures surtout le thème principal qui a été brillamment repris par Hans Zimmer pour True Romance qui est d'ailleurs l'image de Badlands par la fonction Tarantino ( au moins mes cours de math n'auront pas servi a rien ). Une histoire d'amour mêlée a la violence. On peut dire que l'excellent Terrence Malick a bien commencé sa carrière.
Il est rare de réussir un premier film...Malick dépeint avec brio la fuite d'un couple porté par Martin Sheen,à travers les Etats-Unis. La musique m'a étrangement rappelé celle d'American Beauty.
J'avais vu "La ballade sauvage" lors de sa sortie, premier film de Mallick qui n'était donc pas encore l'objet de cette vénération que lui portent certains aujourd'hui, qu'ils soient critiques ou simples spectateurs. J'avais plutôt aimé. En le revoyant, je me suis aperçu qu'il y avait déjà toutes les afféteries qui sont la marque de fabrique de Mallick et qui plombent allègrement ses films : la divinité de la nature, le rapport au cosmos, le côté métaphysique. Après un début qui ne présente pas ces défauts et qui, par conséquent, s'avère passionnant, l'intérêt s'émousse vite, d'autant plus que le comportement des 2 protagonistes est à la fois incompréhensible et détestable.
Traité avec beaucoup de liberté, ce film est inspiré d’un fait divers ayant eu lieu en 1953. Deux jeunes amoureux avec 10 ans d’écart sont empêchés de vivre leur amour par le père de la toute jeune fille (15 ans dans le film). Refusant ce dictat, Kitt (le jeune garçon) va tuer le père de Holly dans un excès de colère et c’est la fuite en avant. Sur leur route, les cadavres tombent comme des mouches. C’est le tout premier film de Terrence Mallick ; deux autres suivront tout aussi encensés par la critique que celui-ci. Puis 20 ans s’écouleront avant qu’il ne repasse derrière la caméra. Dans ce road-movie, Mallick pose déjà les bases des particularités de son cinéma. Il démontre qu’il est un cinéaste majeur lorsqu’il s’agit de filmer les grands espaces. Sa photo est extrêmement travaillée, les plans dans ce film sont déjà souvent très artistiques. Son objectif est de faire de la nature un personnage à part entière, on retrouvera ce côté mystico-panthéiste dans tous ses autres films dans un crescendo conduisant au nauséeux « The tree of life » (Palme d’Or à Cannes en 2011). La nature, la faune et la flore sont souvent filmées en gros plans et sont toujours raccords avec les derniers événements ou l’état psychologique des personnages. Ceci donne un ton poétique et lyrique à ce road movie sanglant. Dans ce premier film, il joue aussi avec une musique douce en contre point avec les actes commis ; les voix intérieures (voix off) nonchalantes et détachées sont aussi une autre marque de fabrique que l’on retrouvera à nouveau chez Mallick. Succédant au très rythmé « Bonnie and Clyde » d’Arthur Penn, ce film prend à contre pied le style de ce dernier. Ici, les amoureux incarnent une forme d’innocence et leur trip est loin d’être sulfureux. Avec ce film, Terrence Mallick se démarque donc des road movie précédents (« Easy Rider » ou « Bonnie and Clyde ») et pose les bases des futurs films de Tarantino, Scott, Lynch (« Sailor et Lula », « True romance », « Tueurs nés » ; …). Ce film est un trait d’union entre deux générations. Qui mieux alors pour incarner ce tueur froid agité de Kitt que Martin Sheen. En le voyant dans ce film dégageant un tel magnétisme, on comprend aisément que 6 ans après Francis Ford Coppola ait pensé à lui pour « Apocalypse now ». Il incarne aussi une passerelle entre le James Dean de « Géant » et les héros des films des 90’s cités ci-dessus. Ce personnage tranche aussi fortement avec sa compagne Holly (Sissy Spacek) sur laquelle la violence coule. Et c’est bien là la limite majeure du film : un scénario trop improbable. Présenté ce couple de tueur (« couple », déjà le mot fait rire, tant ce couple fait terne au regard de « Bonnie and Clyde ») porté dans cet escapade insouciante par simple réponse au carcan social parait très naïve. Holly reste de marbre après le meurtre de son père ; çà aussi est stupéfiant. Elle suit Kitt qui semble lui paraitre comme fou par simple désœuvrement ; ce désœuvrement peut donc lui permettre d’accepter jusqu’au meurtre d’un père aimant. La violence sèche pourquoi pas, mais elle est carrément opaque ici ; aucune explication sociologique ou psychologique ne vient ponctuer ce drame. Mallick montre dans ce film ce qui va faire sa spécificité et constituer ses chefs d’œuvre suivants. C’est donc un bon premier film.
La chronique de la cavale sauvage d'un jeune couple d'immatures. Ils sont en complet décalage avec la vie du commun des mortels et sont insensibles aux moindres faits, même les plus sordides tout en étant conscients de l'issue fatale de leur cavale. Juste vivre l'instant, le plus intensément et librement possible en s'affranchissant de tout le reste. Est-ce qu'il faut y voir ce message : la liberté réelle n'est possible que dans la transgression totale... D'ailleurs, le héros, même après l'arrestation, reste totalement libéré dans ses propos et étonnamment serein. Un très bon film : bien réalisé et très bien joué.
Chef-d'oeuvre ! CHEF-D'OEUVRE !!! Probablement la plus belle des oeuvres de Terrence Malick. Un film puissant en tous points. Et, à travers cette cavale désespérément improbable, il distille les maux de notre société... Où est le bien? Où est le mal? Telles sont les questions métaphysiques abordées dans ce road trip meurtrier où deux jeunes gens paumés par la vie se retrouvent dans une spirale effrénée. Un très beau film, émouvant. Et la musique est superbe ! Un des tout meilleurs titres des années 1970... Chapeau Malick.
Le peu d'épaisseur psychologique que Terrence Malick accorde à son couple vedette est très regrettable. Il interroge pourtant les notion du bien, du mal, du choix mais on les suit dans leurs périple violent de façon détaché, sans parvenir à les apprécier ou du moins à les comprendre un temps soit peu. Ce qui fait la force du film, c'est cette façon de soudainement basculer dans la violence, d'offrir des moments contemplatifs et sans crier gare, basculer dans l'irréparable. Mais ici, le souffle poétique de Malick se résume ici à une légère brise et il ne transcende pas son histoire au point de n'offrir guère plus qu'une série B soignée.
Pour son premier film, on ne peut pas dire que Terrence Malick m'est beaucoup emballé. Il signe un road movie, certes très bien fait, mais qui manque cruellement de fun. Et c'est là le principal et gros défaut du film car après, Martin Sheen et Sissy Spacek sont très bons, la réalisation de Malick est soignée avec des plans toujours aussi soignés et les paysages sont vraiment superbes. Mais quel dommage de ne pas rendre ce film plus "vivant", pas non plus à la façon d'un Bonnie and Clyde, Thelma et Louise ou d'un Tueurs nés, mais disons plus animé et distrayant. A voir pour son duo d'acteur mais ce n'est le road movie que je recommanderai en premier.
Pour son premier film, Terrence Malik revisite l’histoire et la cavale de Bonnie and Clyde, et signe une odyssée fascinante et violente, portée par deux acteurs géniaux, le sauvage et à cran Martin Sheen, et la troublante Sissy Spacek.
Premier film de Terrence Malick et malgré certains petits défauts, le film est assez réussi et prenant. L'histoire m'a tenu en haleine et je me suis pas ennuyé. Un road movie sanglant doté d'une mise en scène maîtrisée, parfois hypnotique et poétique, les grands espaces américains sauvages et désertiques, deux protagonistes bizarres incarnés par deux acteurs qu'on voit rarement (Sissy Spacek et Martin Sheen), du suspens; des ingrédients qui font que ce film vaut la peine d'être vu. Du bon cinéma des seventies.
Mouais pas trop envoûté, pour son premier film Malick me déçois un peu, le casting est bon, la bande son est superbe, les décors sont très beaux mais le scénario ne m'a pas fasciné, simple, très simple, bon la simplicité ne rend pas un film mauvais mais bon je sais pas cette folie du personnage magnifiquement interprété par Martin Sheen ne m'a pas captivé, j'avance, je tue comme ça sans grande raison, enfin si un amour impossible qui rend le tout justifiable mais bon, bof. C'est pas nul, du tout même mais pas merveilleux non plus.
Pas encore un très grand Malick, ce premier film a le mérite de ne pas être trop ambitieux. Malick a peut être conscience de son inexpérience en tout cas il se contente d'une histoire simple mais pour nous la servir impeccablement. A la limite, le seul "défaut" de ce film c'est le manque de rythme de la course poursuite. Un montage un peu plus nerveux aurait rendu cette course un peu plus passionnante. Bref, passons ce détail. Malick nous offre ici un road movie meurtrier, occasion pour lui de commencer à filmer la nature qu'il aime tant. Ca reste encore un peu classique, mais déjà on sent les futurs accents lyriques de la réalisation de Malick. Dans son délire psychotique meurtrier, Kit (génialement effrayant Martin Sheen) entraîne Holly (Sissy Spacek) complice passive et narratrice de l'histoire. Mais cette passivité dénote quand même d'une certaine acceptation de cette violence et on en ressent presque l'impression d'une forme de lâcheté qui l'empêche d'être l'égale de Kit. Comme si le basculement de son équilibre psychique ne tenait qu'à un passage à l'acte.
Premier film de Terrence Malick "Badlands" nous narre l'histoire de Kit et Holly et de leur cavale sur les routes, inspiré de l'histoire vrai de Bonnie & Clyde. C'est raconté en voix off par Holly, et surtout c'est une œuvre froide et fascinante que nous livre Malick, développant la fascination qu'exerce un psychopathe sur une adolescente normale à travers cette peinture de l'Amérique profonde. C'est à la fois un film poétique, libre, fascinant et tout simplement un beau film, sublimé par une superbe mise en scène et par un soupçon de naturel et de nature, omniprésente (ce qui sera aussi le cas dans ses futurs films). On y trouve quelques belles références comme par exemple à James Dean (notamment dans l’attitude/la voie/la pensée du personnage joué par Martin Sheen et une des première phrase du film est "il me rappelait James Dean" dit par Holly) Coté casting, le duo Sissy Spacek/ Martin Sheen marche bien, mais c'est surtout ce dernier qui nous montre tout son talent. Une très grande œuvre et un vent de liberté pour du grand et du vrai cinéma.