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Un visiteur
4,0
Publiée le 6 décembre 2011
La Balade sauvage est le premier film de Malick, et déjà il contemple l’amour et la violence que contiennent l’âme humaine et la nature dans son ensemble. Avec un regard de cinéaste unique qui donne à chaque détail du quotidien sa part de grandeur mystique. Ma critique : http://tedsifflera3fois.com/2011/12/06/la-balade-sauvage-critique/
tout simplement un chef d'oeuvre du cinéma. Cette ode à l'innocence,et à la liberté marque la première réalisation du maître Malick. On ne se lasse pas de suivre cette histoire d'amour destructeur, qui grâce au talent de Terrence Malick, ne choque pas, n'attire pas la haine du spectateur en vers ces assassins, au contraire. Car le film est narré par holly qui nous offre son point de vue sur la situation aussi désastreuse soit elle, mais avec un regard de pureté, positif et même interrogatif, ce qui est terriblement intelligent et bouleversant.
Au Texas, un jeune individu nommé Kit fait la connaissance d'une adolescente, Holly. Après un coup de foudre pas comme les autres, ils sont forcés de fuir la ville et vivre leur vie ailleurs... Si "La Balade Sauvage" est un peu moins malickien sur la forme qu'aujourd'hui, il n'en reste pas moins une oeuvre splendide sur la liberté de vivre et choisir sa vie, n'importe où et n'importe quand. C'est une sorte d'ode à l'instant présent, un thème de la vie cher au cinéaste, où les péripéties s'enchaînent comme si de rien n'était. Le rythme, les dialogues, Malick accumule les passages singuliers. A la fin, on a l'impression d'avoir là un film incomplet, lâché en pleine nature. Pourtant, le charme ne cesse d'opérer, que ce soit dans les personnages ou les paysages. Nous sommes en 1972, le traitement n'est pas aussi parfait que peut l'être l'oeuvre somme "The Tree of Life", et l'aspect road-movie du film semble conventionnel, comparé au style des autres films de Malick. Ce qui n'empêche en aucun cas "La Balade Sauvage" d'être un magnifique film, qui prend de plus en plus de sens au fur et à mesure que Terrence Malick trace son chemin au cinéma. Ca va bientôt faire 40 ans. Et "La Balade Sauvage" permet de l'apercevoir dans son unique apparition à l'écran... et à la ville.
Un fait divers qui inspira plus d'un réalisateur et qui donne un road trip passionnant. Malick réussit pour son premier film à mettre son empreinte si personnelle que l'on retrouve dès son second film, une distance poétique, une musique planante, de belles images et des acteurs toujours au sommet de leur art. Le spectateur suit ce duo qui envoûte en quête d'une liberté si éphémère et ne lâche rien jusqu'à la fin.
"La Balade sauvage", excellent premier film de Terrence Malick, est actuellement diffusé au Majestic. A voir absolument. Martin Sheen exceptionnel en sosie de James Deen, quasi pastiche. Une vague d'humour parsème étrangement cette violente aventure, démonstration d'une vie rebelle. L'esprit fou et pourtant si serein du personnage de Martin Sheen vaut le détour. Le tout avec beaucoup de poésie, la touche Malick.
Premier film de Terrence Malick, et c'est déjà grand... Car cette histoire à première vue banale de romance déchainée et meurtrière est traitée de façon originale et très poétique. Et les deux personnages, tous deux interprétés génialement par Sissy Spacek et Martin Sheen délivrent une envie de liberté dévorante. Sur la forme, "Badlands" est également très fort. Il est porté par une mise en scène qui s'affranchit de toute linéarité, pour développer une narration à la fois tourmentée et passionnante, le tout dans les sublimes paysages contrastés du Dakota du Sud, avec en fond sonore une musique exotique enjouée. Le final, émouvant, tombe comme une feuille, limpide. Comme tout premier film, c'est imparfait... mais déjà tellement beau.
Un road-movie noir et éclairé à la fois! Sorti en 1975, ce film n'a pas pris une ride! Cette désespérance et cette folie latente, ces plans incroyables et cette manière de découper son scénario...seul Mister Malick sait tourner comme ça!
Sissy Spacek, d'une retenue exemplaire et Martin Sheen qui vous fait petit à petit froid dans le dos!
Profitez de la ressortie de ce petit bijou et entrez dans la première salle le programmant!
PS: petite anecdote. Si vous voulez voir la trombine du réalisateur qui tourne très peu et joue au chat et à la souris avec les journalistes, c'est le personnage qui frappe chez l'homme riche!
Mon film favori de Malick . Chacun de ses films est une vraie perle . Certe son organisation est toujours special pour certain mais pour d'autre c'est une nouvelle facon de faire du "cinéma" Terrence Malick a sans doute le talent d'écrire ses scénario mais aussi d'une mise en scnène rarement présente , que l'on pourrait comparé par celle du maitre Kubrick. Ici dans "La Balade Sauvage" (badlands) on admire le talent de Martin Sheen et Sissy Spacek . Tirée de la vie de Charlie Stark-Weather on est plongé dans cette histoire dramatique construite autour de l'amour naissante entre les deux personnages mais qui doivent fuir pour etre ensemble . Se déclenche alors des ennuis a qui croisent leur chemin. On se rend donc très vite compte que le personnage principal n'ai que enfaite un schizo! Un petit chef d'oeuvre qui en précéde d'autres : The Tree Of Life , L'autre Monde , La Ligne Rouge , Les Moissons Du Ciel .
L'histoire de tous les interdits dans un seul road movie. Grâce, une fois n'est pas coutume, à l'intelligence et au courage des distributeurs parisiens, on peut (re)découvrir le dernier et le premier Terrence Malick dans le même mois de cet été 2011. Et le parallèle est intéressant, surtout sur la première demi-heure. Même période, même quartiers résidentiels, même comportement du père qui fait tout pour protéger sa (magnifique) petite fille. Avec l'arrivée des ennuis et du père Sheen, on change de registre totalement avec une rupture qui a du mal à faire vraisemblable, mais qu'importe, grâce au casting digne d'un conte rock'n-roll, on se laisse emporter par ce Thelma and Louise hétéro qui fait dans le détournement de mineur à haute vitesse. Dommage aussi pour quelques invraisemblances, il faut savoir qu'une Cadillac de 2 tonnes ne peut pas ne pas crever sur un tel périple, au moins tous les 300 kms, surtout avec la qualité des pneus de l'époque (à chambre). Mais en fait, en train de contempler la superbe Sissy, et d'admirer Sheen jouer les James Dean à la perfection, on ne s'aperçoit plus de grand chose ! Sur ce truc un peu étrange et violent, parfois Orange Mécanique version US, on plane et les facilités ou les apprentissages de Terrence n'ont pas tant d'importance. Un beau film aussi léger sur la jeunesse et sa beauté universelle que sombre face à sa connerie insondable. Comme beaucoup de films depuis une dizaine d'années, un preuve supplémentaire que pour bien vivre, il faut surtout bien choisir ses fréquentations...
Moins fort que "les moissons du ciel" mais antérieur. Un style totalement original, deux acteurs révélés, un des grands films des années 70, assurément. Mise à jour 2017, après nouvelle projection chez U.. : rien à rajouter ni à retrancher.
Ce premier long métrage - plus anecdotique sur la forme que les suivants - porte déjà clairement la marque de son auteur. Terrence Malick y filme avant tout l'Amérique et ses vastes décors naturels, dirigeant deux figures grimpantes du Nouvel Hollywood : le jeune Martin Sheen et la non moins jeune Sissy Spacek. La Balade Sauvage s'impose humblement comme un road-movie d'assez bonne facture bien que sans grande ampleur, comme une proposition de cinéma fleurant bon le parfum de la liberté contemporaine. Linéaire sans être totalement dépourvu d'audaces le métrage peine malgré tout à rivaliser avec les grands classiques de Monte Hellman et de Dennis Hopper ( difficile de ne pas penser au grand Macadam à Deux Voies et - à plus forte raison - au mythique Easy Rider...). La photographie et la musique de ce premier film sont d'une grande beauté, le montage virtuose annonce les prémices d'une Oeuvre en devenir, les deux acteurs principaux sont tout à fait ad hoc. Bref La Balade Sauvage de Malick fait figure d'exception dans la filmographie du cinéaste car moins sublimé, moins lourd et moins artificiel que par la suite. Un assez beau film duquel le thème musical sera repris par Tony Scott dans True Romance...
Un Bonnie and Clyde moderne! Une mise en scène et une photographie à couper le souffle! Une actrice en retrait subtile et un acteur au sommet de son art! Bref, le premier chef d'oeuvre de Malick
Après avoir adorer The Tree Of Life, voici un classique de Malick qui ressort en salles. Neo-Fan de Malick, je ne pouvais rater cela. Malgré une impression mitigé, on y voit une étape dans le parcours du cinéaste et ça ne peut qu'être plaisant que de constater qu'il existe encore des cineastes à leitmotiv. J'attend avec impatience la version de 8h de TTOL maintenant et je m'en vais de ce pas à la recherche des autres oeuvres de Malick.
Excellent film. C'est le troisième Malick que je visionne (après la Ligne Rouge il y a longtemps et The Tree of Life). C'est un excellent road-movie tout en poésie, mais une poésie meurtrière. On peut le dire tout de suite, Martin Sheen est juste énorme acteur (une vraie classe et une gueule de cinéma qu'on adore, un peu comme Steve McQueen), sa prestation est excellente, il est complètement habité par son personnage. Le film traite donc de la violence et on ressent de la nostalgie quand les 2 héros à qui on refuse leur amour, traversent le middle west américain. La fin est surprenante pour le héros et la qualité de la réalisation est très soignée, on sent tout le professionnalisme de Malick qui oeuvre déjà. Le film pose des questions sur la violence, la construction des Etats-Unis, l'adoration de ses "héros" (Martin Sheen ressemble à James Dean dans le film et il est traité comme une "superstar" à la fin et c'est très surprenant). Ce road movie est désabusé, lunaire et intriguant. Il manque peut-être parfois un petit brin de folie ou alors il y à quelques longueurs. Néanmoins, c'est très bon, 4/5.