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Gabriel B
6 abonnés
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3,0
Publiée le 19 février 2013
Ce road-movie, à l'image de ses personnages, est très étrange et difficile à cerner. C'est à la fois violent, romantique, voire même poétique. Les performances de Martin Sheen et Sissy Spacek sont exceptionnelles... Au final, bien que je n’adhère que difficilement à l'univers de Terrence Malick, il faut avouer que ce film laissera une trace dans l'histoire du cinéma car on retrouvera son influence dans de nombreuses autres oeuvres du style "Tueurs nés" et "True romance"...
Premier film de l'unique et très particulier Terrence Malick, " La Balade sauvage " est une véritable ode à l’indifférenciation et à l'erreur de jeunesse. Sorti il y a 40 ans, ce film n'a rien perdu de sa splendeur, concevant toute sa puissance, sa froideur. La première chose qui nous frappe, c'est en effet la force qui se dégage de cette œuvre, au scénario pourtant simple (un voyou part vivre la grande aventure avec une minette naïve, multipliant les meurtres). Terrence Malick a le chic pour mettre en exergue la folie brute des personnage. Sa mise en scène virtuose parvient à saisir les instants phares en leur donnant un sens, une identité, un cachet. C'est ici la froideur qui enveloppe l’intégralité de l’œuvre. Une froideur maitrisée, totalement volontaire, diaboliquement efficace, qui confère à ce road-movie sanglant mais insouciant une poésie glacée et éthérée , à mi chemin entre la mélancolie, la folie et le bonheur. S'inspirant d'une histoire vraie, le film se focalise sur Kit, sur sa douce folie lui faisant perdre toute notion de rationalité, de réalisme. Martin Sheen nous livre là une prestation très convaincante, celle d'un jeune pommé, enfermé dans son monde, indifférent à la violence qu'il sème sans même s'en rendre compte ou presque. Sissy Spacek est excellente elle aussi,naïve et perdue, tiraillée entre ses sentiments et ses illusions de gamine. À travers leur fugue vagabonde, le film nous livre le portrait de deux âmes perdues dans leur monde à eux, un monde cul-de-sac, entre démence et harmonie; et cette recherche perpétuelle de l'amour, du bonheur. Inaltérable et inaccessible. L'empreinte Malickienne est déjà flagrante : rythme lent, passages contemplatifs (de magnifiques instants natures -faune et flore -) alternant avec des instants furieux, violents, crus; le tout filmé de manière majestueuse (caméra très calculée et léchée, musique évasive). Et cette ambiance froide, impalpable, presque crapuleuse (Malick est un fervent chrétien). Tous les ingrédients propres à Malick, qui rendent ses œuvres si attirantes et dérangeantes à la fois. "La balade sauvage" est, comme son nom l'indique, une œuvre indomptable, psychologiquement forte, magnifiquement interprétée et mise en scène. Un fragment de l’Amérique, une vision honorable de la désolation comportementale. Brillant.
Techniquement, La Balade Sauvage est sûrement un très bon film, bien qu'un peu trop narré à mon goût. Mais je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire de ce road-movie difficile à cerner. Libertaire ou nihiliste? C'est assez ambigu. Les personnages sont également étranges ; Kit a la gâchette très facile (limite psychopathe le pépère...) et Holly est à la fois romantique et glaçante d'impassibilité, ce qui peut fasciner ou dérouter. Paradoxalement, il émane de ce film un caractère assez poétique. Enfin, on saluera tout de même son importance historique pour avoir influencé des films cultes comme True Romance ou Tueurs-Nés.
Un jolie road-movie . Mais bon j'en reste decu , je m'attendais a mieux de la part de T.Malick . Une histoire a la ''bonnie et clyde'' certe pas tres original mais qui passe bien par ses deux acteurs ( Sheen et Spacek ) qui sont tres bons . On arrive pas trop a s'attacher aux personnages mais vers la fin je l'ai est beaucoup aime . La photgraphie est bonne mais sans plus ...Comme je l'ai dit je m'attendais a mieux L'histoire reste asser plate mais ne cesse pas de nous captiver mais le film manque cruellement de punch ! Pour moi je trouve que c'est son plus grand defauts . Un bon film a voir car c'est un Malick mais surtout car on passe un bon moment , certe on l'oublie vite mais c'est un bon film
L'intéressante histoire d'un tueur en série et de sa copine en cavale. Brillante performance des acteurs, bande-son réussie et réalisation quasi parfaite (comme toujours avec Malick).
Un très bon film qui marque le début de la filmographie de Terrence Malick. Un scénario simple mais des plus efficaces et un très fort contraste entre les scènes de meurtres ou les protagonistes sont vus comme des monstres et les scènes d'amour et de survie ou ils sont dans un pays comme imaginaires, dans leur propre monde un peu comme des enfants. Martin Sheen toujours aussi efficace dans ce rôle avec des airs de James Dean et une Sissy Spacek dans un rôle taillé sur mesure. Malick avec toujours son adoration pour filmer la nature d'une des plus belles manière. Qu'est ce qu'on peut retenir, un très bon scénario, des acteurs à leur apogée, un jeu de caméra parfait, un film à voir.
Terence Malick est surtout connu pour son savoir-faire en matière d'images épiques et contemplatives et pour lévasion que ses films procurent. Ici on parle bel et bien de son premier film, qui réunissait déjà tous ces éléments, avec les tous jeunes Martin Sheen et Sissy Spacek dans leur folle aventure au coeur d'un décor saisissant de beauté et d'authenticité. Badlands est un road-movie incontournable.
Premier film de la filmographie quasi parfaite de Terrence Malick et déjà une rigueur sans pareil dans la photographie et la mise en scène. Le scénario rappelle bien sûr "Bonnie and Clyde" voire "Tueurs nés" plus récemment, mais ce film reste et restera unique par l'effroyable contraste entre la violence sans retenue de Martin Sheen et l'incroyable beauté des plans du maître.
Le premier film de Terrence Malick est bien loin de ce qu'il fera par la suite, notamment sur les points métaphysiques et religieux qu'il développera par la suite dans "La Ligne Rouge", "Le Nouveau Monde" ou encore "The Tree of Life". Toutefois, "La Balade Sauvage" garde comme point commun avec les autres films cet amour de la nature, la manière de filmer la flore qui occupe ici un point important. "La Balade Sauvage" se présente comme le "Bonnie and Clyde" made by Malick. Avec un grain de romantisme en moins, et un bon degré de folie en plus. Car c'est la folie qui semble guider les deux protagonistes principaux dans leur road trip américain. Individus prenant leur vie pour un simple jeu. Individus tuant n'importe qui sur leur chemin par soi-disant volonté de subsistance. Le spectateur est plutôt plongé dans la folie furieuse de ce couple, entre l'excellent Martin Sheen qui campe un voyou violent et misérable et une Sissy Spacek simple d'esprit et suivant bêtement, par amour, son petit copain dans ce voyage meurtrier. Si, à première vue, Malick semble traiter du fait du "jusqu'à ou pouvons nous aller par amour?", l'amour en question est vite effacé pour mettre en avant cette folie furieuse qui habite les deux amoureux. Impossible de s'attacher aux protagonistes principaux et c'est certainement ce que désirait Malick, qui à l'image d'un Kubrick, livre une critique de la violence et de l'aliénation des gens dans la société. Non dénué d'humour noir et d'ironie, "La Balade sauvage" est le Terrence Malick le plus âpre et dur de toute sa filmographie. Son plus simple aussi. Pourtant, il y a une atmosphère particulière qui s'émane du long-métrage, une atmosphère de crainte mais aussi d'apaisement. La beauté des paysages constitue un amalgame avec les violences commises. Sans non plus atteindre la force psychologique de ses derniers chefs d'oeuvres, Terrence Malick filme un portrait simple mais dur de deux malfrats dans une chasse à l'homme à travers les badlands, d'ailleurs titre original du film. Un premier film de bonne facture pour un réalisateur qui penchera plus sur la philosophie par la suite.
Filmer quelque chose d'aussi dérangeant que le drame passionnel avec autant de niaiserie, c'est franchement agaçant. Le personnage de Sissy Spacek est une abrutie, son personnage est incompréhensible et il n'y aucune dimension psychologique accordée aux personnages. En fait, c'est traiter une histoire de fond avec uniquement de la forme,de belles images et je ne vois vraiment pas l’intérêt d'un tel film. Le cinéma est fait en partie pour faire réfléchir, là on est consterné par des personnages aussi peu passionnants et par cette histoire d'amour traitée avec un cynisme peu convaincant, franchement il y a d'autres oeuvre bien plus intéressantes à regarder ou à lire portant sur le même sujet. Et puis il y a aussi cette voix off, elle ne gênait pas dans Les Moissons du Ciel mais là, entendre une gourde raconter sa vie pendant 1h30, c'est assez énervant. Je pense que c'est le plus mauvais film de Terrence Malik car on a l'impression qu'à cette époque son cinéma n'avait pas encore trouvé la bonne voie.
Une histoire d'amour entre une fille de 15 ans, et un jeune éboueur de 25 ans (je sais moi aussi, ça me choque) qui seront recherchés suite au caractère un tantinet nerveux de Martin Sheen qui accumulera les meurtres. Avec une belle narration de la part de Sissy Spacek et une musique à la "True romance" (pour les connaisseurs), cette adaptation sonne comme une poésie sur la naïveté de ce couple, où l'homme se refusera d'affronter certaines réalités en choisissant la fuite pour continuer à choisir, et non subir, sa vie. Son seul objectif, être au coté de cette fille tout en fuyant cette société, avec les préjugés qu'elle comporte, qui ne lui correspond pas. Un chemin de non-retour éveillant sa soif de liberté, sera alors entamé...mais pour combien de temps ? Un film bien réalisé et agréable à voir pour en connaître d'avantage sur ce génie du cinéma nommé "Terrence Malick".
Super film à consonance légèrement beatnik, d'une aventure dans les Amériques des années 50. D'une réalisation soignée, d'une narration léchée et des dialogues plus géniaux les uns des autres, voilà un film qui interroge sur le sens de la vie, de l'amour, sans non plus oublier le côté naturaliste, critique, d'une société beaucoup trop étouffante.
Premier film de Terence Malick, qui allait devenir un des plus grand réalisateur des 40 prochaines années. Le film comporte tout les ingrédiens de ces futurs film... Belle photo, belle lumière, jeunesse des personnage, la nature, la poésie. On peut critiquer comme toujours avec les film de Mallick un manque de rebondissement dans ces film, une histoire pas forcément originale et des passage des fois ennuyeuse (heuresement que souvent la photo cache ce défaux). Mais il y a telement d'autres qualité ce terence Malick... Scène de la maison qui brule absolument incroyable et d'une poésie rarement atteint dans le cinéma...
Pas facile de noter un Malick après un seul visionnage vue le mythe qui s'est crée autour du réalisateur, ( surtout quand c'est une critique pas extremement positive) ... mais bon on y va. Road - movie autour d'un couple amoureux, Badlands est le premier film de Malick. L'intrigue est plutot interessante en soit, l'histoire "vraie" semble-t-il de deux amoureux qui s'échappe de la société, mais ne peuvent finalement pas completement rester avec la nature. En soit l'idée est plutot intelligente, il y a quelque très bon moment (les vingt dernières minutes nottament). A noter aussi une BO très sympa, et le décors très bien choisi. Un des problèmes qui résume bien le film reste sans doute la scène "perturbatrice" du spoiler: meurtre du père ... qui selon moi est plutot mal foutu. Après je veux bien que le personnage de Sheen soit fou mais bizarrement je trouve que la scène sonne faux (peut-etre qui faudrait la revoire mais bon) et que justement ça crée une trop grande distance ... Il y aussi quelques longeurs mais en soit ça reste selon moi très regardable, même si bon je n'ai pas vraiment ressenti beaucoup d'émotions, ce qui reste selon moi le problème de ce film.