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Alexcherbourg
23 abonnés
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0,5
Publiée le 6 novembre 2009
Une des scènes principales résume bien l'objectif de ce film. Il s'agit d'un plan où l'on voit en parallèle Bernie le sauvage débile et un député qui dit "Accueillons les à bras ouvert". Il n'y a donc pas d'ambigûité, il s'agit bien d'un film de propagande d'extrême droite où l'on nous apprend que les pauvres, les mendiants, sont des êtres vils, toxicos ou drogués, assoiffés de meurtre et de viol... Un film d'un auteur né une cuillère en or dans la bouche qui s'est refusé à donner une quelconque considération aux moins bien lotis. Bref, un dégueulis visuel d'1h30 sans la moindre nuance à éviter absolument.
Un film racontant la vie d'un cas social doublé de problèmes psychologiques graves. C'est barré, assez original (réalisation d'Albert Dupontel, donc...), parfois drôle, mais la fin, inévitable (d'abord parce que c'est la définition de "fin", ensuite parce qu'avec la trajectoire que prend le scénario...) n'a pas trop été de mon goût. A noter que ce film bénéficie d'une interdiction aux moins de douze ans justifiée.
Déjà à l'époque Albert Dupontel avait un goût pour les Comédies folles à l'humour Glauque et humain ! C'est un film complètement dingue, c'est très Social et sans pitié !
Il est peu dire que Bernie a mal vieilli, que ce soit visuellement ou dans ce que le film raconte. Voulant jouer avec la représentation de la violence, à la fois saisissante et gagesque, la démarche semble souvent vaine. Albert Dupontel tente de nous montrer l'humanité qui se cache derrière la folie de son personnage, mais tout sonne faux.
ce film est complètement déjanté. Dupontel nous on met plein les dents. Humour noir , violence .... A l'époque c'était pas très connu en France ce genre de film. A voir où revoir
Dès son premier film, Albert Dupontel pose déjà les bases de ce que sera son cinéma. Humour noir totalement déjanté dénonçant notre société. Malheureusement, ce Bernie ne m’a pas emballé, loin de là. J’ai ri (et encore c’est un bien grand mot) une ou deux fois sur quelques scènes ultra violentes mais c’est tout. Il n’y a pas vraiment de scénario. Un marginal recherche ses parents qu’il n’a jamais connu. Et après ? Pas grand-chose. On suit le périple de Bernie au sein de la France d’en bas, des cas sociaux. Très bien. Mais cela m’a vite ennuyé. Bref, ce film étant clivant, les notes des uns et des autres différent énormément et très souvent, soit on adhère, soit on rejette. Moi j’ai rejeté.
Une de mes comédies culte. Un film complètement fou à l'image de son personnage, des citations et des scènes inoubliables ( le poussin, l'assaut de la maison...). Une perle d'humour noir.
Un film complètement barré où Dupontel fait du Dupontel avec un talent indéniable! En s'entourant d'acteurs peu connus mais excellents (Claude Perron, Hélène Vincent, Roland Blanche, Nicolas Marié...), il nous livre un "Bernie" très drôle aux dialogues hallucinants ("Fini la branlette - J'm'en fous, j'suis gaucher", "le problème avec les oiseaux, c'est les becs", Dupontel qui raconte son cauchemar, le monologue sur les hyènes...) et aux scènes chocs (Dupontel qui mange l'oiseau, les coups de pelle, le combat entre le père et la mère). Seul regret, le dernier quart du film, bien en dessous du reste!
Le film est vraiment bancal, beaucoup de violence inutile chère à Dupontel. Ce dernier campe un personnage complètement déjanté qui sort d'un orphelinat (ou d'un asile?). Si encore il y avait une manière intéressante de filmer, mais non c'est plutôt plat et on tourne en rond car il n'y a pas de scénario. De plus il n'y a pas vraiment d'humour, reste que le film se laisse regarder mais je suis assez déçu.
Je m'appelle Bernie Noël, j'ai 29ans et j'aime tout plein de trucs. Les canaris par exemple, c'est bon les oiseaux, j'aime les oiseaux et puis j'aime aussi filmer papa et maman pendant leurs retrouvailles et conduire sur l'autoroute aussi, en première, la quatrième je la passe que dans les cités HLM et sinon j'aime les SDF, y se passe toujours un truc avec eux et les pelles, c'est bien pour se défendre les pelles, comme les piano c'est sympa aussi les pianos, enfin voilà je vous ai parlé de moi et j'espère que vous êtes pas un enculé d'en face sinon je vous "@%^#&" !
La comédie est originale mais inaboutie, tour à tour drôle et désagréable: le premier film d'Albert Dupontel se signale par son ambivalence. Sur le mode de la banlieue et d'existences sordides, il se présente comme une variation d'"Affreux, sales et méchants" dont le héros est un enfant de trente ans quittant l'orphelinat où il a toujours vécu pour retrouver ses parents. Confronté à un univers crasseux qu'il méconnait, Bernie évolue au gré de son immaturité et de sa violence. Du décor et du caractère imprévisible de Bernie nait une atmosphère d'autant plus malsaine que les outrances -jeu de massacre façon Hara Kiri- et la violence affichées par Dupontel se cachent toujours derrière des traits d'humour. De fait, le comique insolite de l'auteur repose sur un mélange détonnant de provocations, de brutalité et de nihilisme. Sur ce dernier point, Le réalisateur manque un peu d'arguments pour que son point de vue soit significatif. Sa vision relève davantage de l'exercice de style que d'un postulat étayé. De la même façon, si Bernie ne séduit pas, en tant que personnage principal, c'est parce qu'il est un figure essentiellement grimaçante et peu définie. Ce sont les faiblesses d'un film duquel on peut tout de même s'amuser de son audace, de quelques inventions et de moments incongrus mettant en scène Bernie aux côtésspoiler: d'un père clochard et d'une mère embourgeoisée.
Film assez inégal, traiter de la folie au cinéma est une tâche difficile... Je trouve certaines scènes sur-jouées, alors que d'autres moments ont une vraie saveur onirique. Il est d'autre part difficile d'accrocher à la réalisation de Dupontel, originale mais plutôt lassante à force.