Cotton Club
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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 août 2025
A la charnière des années 20 et 30, Coppola décrit l'effervescence et le cosmopolitisme de Harlem, ses gangs juifs, irlandais ou italiens, et ses revues noires. Ce n'est d'ailleurs pas tant les activités délictueuses et violentes des premiers que retient Coppola que l'extraordinaire créativité des artistes musicaux afro-américains, à laquelle le cinéaste rend hommage. Et si ces communautés sont indissociables pour décrire l'ambiance, la vie -et le racisme- à Harlem, il semble que l'intention majeure de Coppola est bien d'évoquer les courants musicaux de l'époque. La modestie de l'intrigue, qu'on pourrait qualifier de tragi-comédie mafieuse, eu égard à son étonnant spoiler: happy-end
, l'indique.
En réalité, il s'agit moins d'une histoire que d'une galerie de portraits et d'itinéraires entrecroisés -parmi lesquels ceux de Dixie Dwyer, jazzman blanc destiné à une autre carrière- autour du Cotton Club, la boîte de nuit du gangster Madden.
Elliptique, le récit de Coppola raconte des destinées contrastées et des fortunes diverses, raconte en somme la relation ambivalente, féconde selon les points de vue, entre la pègre et le music-hall.
Bernard Bonnejean
Bernard Bonnejean

25 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2018
Un film roboratif, assez moral finalement puisque le bien -- ou plutôt l'amour -- finit par triompher même si c'est dans un bain de sang et malgré ce qu'on sait de l'avenir d'un nouveau venu : Lucky Luciano. Les numéros de claquettes sont, comme toujours, impressionnants ; les danseuses de revue accompagnent agréablement l'orchestre de jazz ; chanteurs et chanteuses sont tout à fait professionnels. Certes, il pleut du sang et des larmes, les mitraillettes crépitent, des corps tombent, les larmes coulent mais c'est la loi du genre. Nous sommes en pleine prohibition et les livres d'histoire sont là pour nous apprendre que la fiction est à peine exagérée. On pense notamment au massacre de la Saint-Valentin (14 février 1929). qui marque la prise de pouvoir d'Al Capone à Chicago. Tout ça fait une vie épouvantable mais un bon film.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 27 octobre 2015
Depuis maintenant une quinzaine d'années, j'ai l'habitude de me faire un cycle annuel Nicolas Cage en cette période automnale de fin octobre-début novembre. 2015 ne dérogeant pas à la règle, "Cotton club" (de Coppola), "Birdy" (1985), "Rock", "Les ailes de l'enfer", "Lord of war" (passé sur Arte pendant l'été), "12 heures" et "Tokarev/Rage" (découvert par hasard) font ainsi partie de cette semi-rétrospective du neveu de Coppola que j'ai décidé de suivre.
Commençons donc par "Cotton Club", les années très 80's du metteur en scène du "Parrain", escamoté par le tournage et le travail fourni sur son film désormais mythique "Apocalypse now", mais aussi par ses déboires financiers engrangés par sa première réalisation des années 1980 ("Coup de cœur", avec notamment Raul Julia), désastre critique suivi par "Rusty James" et "Outsiders" (véritables dénicheurs de talent : Dillon, Swayze, Cruise...), puis "Cotton club".
Histoire : sous fond de prohibition et de la lutte entre gangs de la mafia du New York des années 1920-1930, l'irrésistible ascension d'un trompettiste travaillant pour le compte d'un certain Dutch le hollandais.
Ici, Francis Ford Coppola , crédité Francis Coppola au générique, ne s'échine pas à donner de l'importance à son histoire mais plutôt davantage aux parties chantées/dansées. De par une image vert-bleutée adoubée d'une lumière plus ou moins importante ainsi que par l'utilisation d'un jeu d'ombre parfaitement maîtrisé, on peut remercier Stephen Goldblatt le directeur photo (il a travaillé pour Tony Scott ("Les prédateurs") et Alan J. Pakula ("Jeux d'adultes", "L'affaire pélican"), ...) et John Barry, le compositeur bondien de "Danse avec les loups", qui apportent toute leur énergie à combler les lacunes d'un scénario peu trop fouillé par ses séances intéressantes et diablement maîtrisées par l'un des maîtres du Nouvel Hollywood.
Le réalisateur de "Dracula" proposant aussi de ranger au second rang ses thèmes de prédilection (famille, loyauté, amitié) pour mieux parler de racisme, ségrégation et lutte des classes au travers du personnage de trompettiste, incarné ici par un Richard Gere (qui a commencé à se faire un prénom grâce à Malick ("Les moisons du ciel") et Schrader ("American gigolo")) parfait, et jouant lui-même (sic !) de la trompette pour les besoins de "Cotton Club". Trompettiste qui se produit au Cotton Club qui brasse les plus grands gangsters (Dutch), les plus grands numéros d'artiste (Cab Calloway, des danseurs de claquettes, lui-même...), la fine bouche de la population new-yorkaise de ces années gangrenés par la pègre.
Toujours côté casting, le tout jeune Nicolas Cage (alors à ses débuts !! : déjà observé dans le "Rusty James" de son oncle), James Remar parfait dans le rôle de Dutch ("La chasse" avec Pacino, "Croc-blanc", "Psycho"...), Fred Gwynne ("Sur les quais", "Liaison fatale"), mais aussi toute cette génération des années 1990 aujourd'hui reconnue : Diane Lane, Laurence Fishburne, Bob Hoskins, Tom Waits, Jennifer Grey, Diane Venora, Woody Strode (voir leur filmographie respective pour en juger).
Coppola n'en n'oublie pas pour autant le voyeurisme qui caractérisait ses débuts (le tonitruant "Conversation secrète" ne vient pas à l'encontre de mon argument), et c'est bien au son des flingues, mitraillettes et autres coups dans la panse que Francis accompagne Richard Gere au gré du métrage dans une mise en scène certes classique certes, mais d'une étonnante roublardise.
Pour conclure, "Cotton club" (1985), échec commercial à sa sortie, mérite tous les détours. Un agréable divertissement, en somme.
Spectateurs, attention aux balles perdues !
Interdit aux moins de 10 ans.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2024
La decennie 1980 de Francis Ford Coppola est tellement sous coté ! la decennie 70 a été la consécration. Celle des années 80, devient innovante et apporte une touche singulière. Pour ce film, on suit une intrigue mafieuse, mêlé à une touche musicale, avec un mélange de genre et de culture bien réussi ! Le tout en montrant un racisme présent, durant cette époque ! Un film sous coté, qui mérite une meilleure visibilité
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 avril 2020
Peinant cruellement à s'adapter financièrement aux nouveaux standards établis par la chute du Nouvel Hollywood, Francis Ford Coppola dut retourner vers le dénominateur commun capable de lui garantir la liberté et le succès des débuts : son ancien producteur Robert Evans. Tous les ingrédients étaient réunis pour obtenir une fresque historique digne d'égaler celle du Parrain, mais les conflits incessants entre les deux géants auront eu raison d'un film qui ne manque pas de faire se demander au spectateur qui se cache derrière la caméra. Les problèmes de Cotton Club peuvent se résumer en deux mots : déni structurel. Pas moins de trois sous-intrigues ne mènent nulle part dans ce qui se révèle être un fouillis de clinquants et de superflus, comme si ces dernières n'étaient qu'une excuse pour donner forme à l'environnement du récit. Résultat, la moitié des personnages est inutile, l'autre à peine exploitée, et les connexions inexistantes. Trop pressé (ou fatigué) pour remplir les fondamentaux, Coppola survole des rapports irréalistes qui vont du coq à l'âne en un claquement de doigts, ne donne aucun repère temporel qui puisse localiser l'action à l'échelle nécessaire, accumule les ellipses intrusives, ne définit jamais les enjeux des conflits tant humains que criminels et ne va pas au bout de ses idées. Deux qualités empêchent le film d'être une perte de temps, son montage bien que mal géré, couplé à de jolis shows de cabaret, ne laisse aucune place à l'ennui, et la direction artistique ne manque pas de charme. Nous aurions pu avoir un nouveau chef-d'oeuvre mais nous avons juste un film agréable à suivre.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2019
Un bon film sur la mafia au temps du jazz, de la prohibition contre l'alcool . Richard Gere incarne un trompettiste .
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2018
Un classieux film-hommage aux années 30, à la naissance du jazz et aux premiers films de gangsters. La bonne idée du film consiste à ne pas tout faire reposer sur une seule histoire mais à tracer les deux destins parallèles d'un musicien blanc et d'un danseur noir confrontés à la gangrène de la mafia, incarnée ici par de multiples acteurs au premier rang desquels Bob Hoskins et James Remar se taillent la part du lion. Coppola trouve en Richard Gere et Gregory Hines deux interprètes impeccables, et multiplie les scènes virtuoses dans sa mise en images des spectacles de cabaret: les numéros de danse sont très justement chorégraphiés, le soin apporté à la reconstitution est quasi maniaque, l'atmosphère musicale parfaitement retranscrite. Certes, le scénario est assez ordinaire dans ses développements, et quelques longueurs apparaissent ici ou là, mais l'on ne boude pas son plaisir devant ce film noir distingué et stylé.
Jérôme H
Jérôme H

208 abonnés 2 295 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2008
J'ai vraiment eu du mal à voir ce film car il a quelque chose de dérrangeant au niveau de l'ambiance et du jeu des acteurs. En revanche l'histoire est très bien orchestré mais de la part de Coppola, j'en suis déçu.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2015
Avec ce film Coppola semble vouloir revenir à une fresque historique plus proche de "Le Parrain" avec notamment un casting impressionnant. Le "Cotton Club" est un club de Jazz qui a vraiment existé, haut lieu de Harlem. Historiquement on est un peu déçu, on aurait aimé un parallèle plus fort avec la réalité des faits. Un film au potentiel énorme qui aurait pu faire écho au "Parrain" malheureusement le réalisateur ne s'est pas donné les moyens, ou peut-être s'est-il lancé au mauvais moment dans ce projet. Un bon film, mais certainement un des films mineurs de FF Coppola.
Le Français Glacé
Le Français Glacé

34 abonnés 328 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2017
Cotton Club réalisé par Francis Ford Coppola en 1984.
*Les points que j'ai appréciés →
• Le bon mixage entre mafia et comédie musicale
• L'histoire intéressante
• Le casting (Nicolas Cage notamment pour un de ses premiers rôles

*Les points que je n'ai pas appréciés →
• Le manque de scènes marquantes

*Conclusion →
J'ai aimé, c'est une très bonne idée d'avoir mixé deux genres pourtant opposés. 8/10.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2025
"There's plenty of money in Harlem for everybody."

Après deux Parrain (1972, 1974) avec Francis Ford Coppola et avant un Sicilien (1987) avec Michael Cimino, Mario Puzo avait encore écrit avec celui-là ce Cotton Club, scénarisé par William Joseph Kennedy, mêlant pages cuturelles, criminelles et sociétales.

Au casting, on retrouve quelques habitué·es du Coppola de cette époque, comme son neveu Nicolas Cage, Diane Lane, Laurence Fishburne ou Tom Waits mais aussi le playboy de l'époque, Richard Gere, Bob Hoskins et Gregory Hines, alors danseur en vogue.

Le plus difficile à dépasser, c'est la post-synchronisation des voix qui rend les échanges assez mécaniques et les dialogues joués faux, voire agaçants de bruit. Ceci étant posé, l'histoire, portée par une réalisation saccadée et une photo léchée, dans le style Coppolien de l'époque, retrace les dernières années de la Prohibition via le mythique Cotton Club de Harlem, où se côtoient les pègres yiddish, irlandaise, italienne et noire et les stars du showbizness.

Au final, malgré quelques regrettables accrocs, Cotton Club est aussi une mise en abyme, un film de 1984 tourné à la façon des grands films noirs des années '30, musique additionnelle comprise. Les prestations scéniques, enfin, sont à tomber tout comme la BO et le final d'anthologie.

A regarder au moins une fois dans sa vie pour apprécier le génie visuel et scénographique de Coppola.
Critik D
Critik D

175 abonnés 1 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2015
La prohibition, certainement une des parties de l'histoire américaines que j'aime beaucoup. Cependant j'ai été étonnée de voir Francis Ford Coppola à l'origine de ce film, ainsi que par le casting. Je ne m'attendais pas à autant de visage connu, pour un film que je pensais sans grande prétention. Et pourtant, le film nous plonge dans le début des années 20, à l'époque où les mafias et les gangster font leur loi. On suit l'histoire d'un jeune trompettiste qui rêve de percer dans ce domaine, sans prétendre à un certain talent. Il tombe bien malgré lui dans le milieu de la pègre, tous possédant un club et souhaitant l'y faire jouer. En parallèle, on suit également le quotidien des artistes de couleurs, dans un pays où la ségrégation fait rage. Tout cela agrémenté par des numéros de danse et des prestations de jazz. Les décors sont superbes, la mise en scène réussi et on a ainsi droit à deux spectacles en un. La réalisation est très sympathique et réussi. Le scénario plutôt bon, même si j'ai eu le sentiment qu'il y avait des trous scénariste qu'est rendant l'analyse des personnages difficiles. Et donc le casting qui nous offre quelques grands noms, qui en sont pour certains à leur début. Et du coup, j'ai remarqué que Laurence Fishburne se faisait appelé Larry Fishburne, cela m'a fait sourire. En résume, Cotton Club est un très bon film, on y passe un très bon, et rien que pour la scène finale, il vaut le détour, même si le happy end n'est pas ce que je préfère, il clos le côté comédie musicale du film. Attention toutefois à la violence des scènes, le premier meurtre est assez marquant.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mai 2015
Immersion dans les cabarets new yorkais de la fin des années 20 au début des années 30. Le jazz et les claquettes y côtoient aussi bien la pègre et la prohibition que les intrigues amoureuses et les exécutions sommaires. Une mise en scène très, voire trop académique de Francis Ford Coppola pour un film qui vaut surtout pour son atmosphère parfaitement retranscrite (décors, costumes, musique) plutôt que par son histoire peu prenante et une interprétation de qualité variable du casting.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2021
La première fois que j'ai vu ce film j'ai aimé la musique et la danse et j'ai apprécié le décor. Je l'ai trouvé étrange et je n'arrivais pas à le suivre correctement. Je l'ai regardé une deuxième et une troisième fois en partie pour revoir les danses et écouter la musique et l'intrigue m'a complètement séduit. J'aime Cotton Club car il est complexe et extrêmement précis dans sa description de l'époque où les gangsters étaient des stars. Si vous aimez la musique jazz et connaissez un peu son histoire vous serez enchanté par ce film. Les acteurs sont incroyables et mettent magnifiquement en valeur les subtils rebondissements de l'intrigue. Richard Gere et Gregory Hines sont absolument charmants et Diane Lane est parfaite dans le rôle de Vera Cicero. Lonette McKee possède l'une des plus belles voix que l'on puisse entendre il n'est pas étonnant qu'elle ait reçu un Tony Award. Tout spectateur sera surpris par les apparitions de Nicholas Cage, Bob Hoskins, Lawrence Fishburne et Maurice Hines le frère de Gregory à l'écran et dans la vie réelle. Non seulement c'est l'un des meilleurs films de Coppola mais aussi l'un des meilleurs de tous les temps...
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

49 abonnés 694 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juin 2017
Ce film est un habile mélange entre "le Parrain" et une comédie musicale. Outre son habilité technique, ce film séduit par ses personnages et son histoire même si elle est parfois un peu trop décousue.
New York. La Grande Guerre est finie. La prohibition de l'alcool déclenche de violents affrontements entre bandits et forces de l'ordre. Au Cotton Club, célèbre cabaret, le trompettiste Dixie Dwyer sauve la vie du baron du crime Dutch Schultz qui le prend sous son aile. Mais Dixie va tomber amoureux de la femme de Dutch...
La réalisation est très bonne: les prises de vues sont très belles, la mise en scène de grande qualité, la profondeur de champ très agréable, le cadrage est propre et les mouvements soignés.
Le scénario est bon, on suit les péripéties de personnages hauts en couleur, il y a de bons rebondissements, des scènes musicales très entraînantes quoique parfois trop longues. Outre cette histoire amoureuse dans la mafia, on suit également la discrimination raciale d'une manière certes conventionnelle mais pas déplaisante. Le film est parfois trop lent, a du mal à avancer, on évite cependant certains clichés. Le rythme est agréable et le climax bon.
Les acteurs s'investissent beaucoup et sont crédibles. On regrettera une performance de Richard Gere un peu faible.
Les personnages sont bien écrits et très attachants.
Les dialogues sont bons et parfaitement adaptés au film.
La photographie est très belle; la lumière est magnifique et les couleurs très bien travaillées.
Le montage est très bon, il offre un rythme fort et subtil.
Les décors sont plutôt bons, les costumes excellents et la musique très bonne.
"Cotton Club" est un film musical très entraînant.
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