Cría Cuervos
Note moyenne
4,0
1208 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

114 critiques spectateurs

5
39 critiques
4
44 critiques
3
16 critiques
2
10 critiques
1
2 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2007
Nostalgie, modernité de la mise en scène font que ce petit chef d'oeuvre du cinéma n'a pas encore perdu un gramme de sa superbe. Film sur la naissance des névroses enfantines humaines et comment grandir avec. En ne traitant que l'aspect de l'enfance avec un joli point de vu de mise en scène (cf. la narration adulte du personnage principal). Cria cuervos malgré une esthétique certes un peu datée, marque par son aspect moderne de montage et de mise en scéne...ou quand 1975 dépasse 2005...un peu faible cependant ds le déroulement mais sublime dans la narration et l'émotion...à voir et revoir
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2020
Cría cuervos fut présenté au Festival de Cannes 1976. Carlos Saura y remporta un Grand Prix du Jury partagé avec Éric Rohmer qui, la même année, dévoilait La marquise d’O... Ce prix cannois succédait au Prix du Jury obtenu deux ans plus tôt par le cinéaste espagnol pour la réalisation de La cousine Angélique.
Saura déroule dans Cría cuervos la chronique endeuillée d'une famille madrilène bourgeoise. Dans son costume de militaire, le père (Hector Alterio) arbore tous les effets du franquisme patriarcal dont la mère (Geraldine Chaplin) fut une victime. Leur décès laisse orpheline une fratrie de trois sœurs dont la cadette, Ana, incarnée par Ana Torrent tient le rôle central d’un inéluctable deuil percé de visions oniriques de ses défunts parents. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/travelling/travelling-2020/
Clingo
Clingo

79 abonnés 128 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2012
Un très beau film sur l'enfance, le chagrin, et le temps qui passe. Cria Cuervos est un film-témoin, celui d'une époque de changements, le passage d'une dictature à un régime démocratique ( le film sort en 76, simultanément à la mort de Franco, symbole fort ). Si l'aspect historique a son importance, on retient d'abord du film son personnage principal et celle qui l'incarne, la merveilleuse Ana Torrent. La tristesse qui se dégage du film semble naître de son visage, de son regard duquel s'échappe une profonde mélancolie, parfois une lassitude, comme si elle comprenait déjà la difficulté de l'existence. Là où le film est intelligent, c'est qu'il traite avec une grande subtilité l'univers de l'enfance, qu'il n'enferme jamais dans une bulle dont l'innocence pure serait l'élément fondateur. Ana adulte dit d'ailleurs ne pas comprendre pourquoi l'enfance est si idéalisée. Son point de vue est peut-être un peu radical, mais on comprend sa pensée. C'est que l'enfance a aussi sa part d'ombre, sa cruauté qui laisse à penser que l'être humain est fondamentalement mauvais. L'enfant peut lui aussi être pervers et sadique, et les pulsions de mort dont fait preuve la jeune Ana en sont des preuves. A plusieurs reprises elle effraie le spectateur, soit en souhaitant la mort directement à des gens qu'elle n'aime pas ( " meurs tout de suite ! ". Dans la bouche d'un enfant, c'est un choc, une vraie surprise ), soit en mimant un geste fatal en tirant pour de faux sur ses soeurs. Ce comportement sadique trouve sa source dans le chagrin, l'infinie tristesse d'avoir perdu les siens, en particulier sa mère.

Cria Cuervos dit la terrible souffrance que représente la disparition d'un proche, et l'impossibilité de s'en défaire. Comme la dictature, le chagrin du deuil finira certes par se dissiper, mais quelquepart il sera toujours, constamment, une obsession qui hantera les esprits. Une bonne idée du film est d'ailleurs de confier deux rôles à Geraldine Chaplin, et pas n'importe lesquels : celui de la mère d'Ana, et Ana elle-même, une fois celle-ci devenue adulte. On peut y voir une manière de résoudre une question purement technique ( faire en sorte que le spectateur sache qu'il s'agit d'Ana adulte ), mais on peut surtout y découvrir le versant poétique de la chose, soit cette idée que les morts et les disparus nous accompagneront toujours, malgré leur absence physique. C'est aussi matière à souffrance puisque leur " présence " peut perturber, mais grandir consiste aussi à accepter la perte et à transformer un moment douloureux en acte de sagesse, et donc à accepter les aléas éprouvants de l'existence.

Cria Cuervos est un film souvent poignant, proprement déchirant. A certains moments il rappelle Bergman, surtout celui de Cris et Chuchotements. Le film est encore plus fort parce que ses premières victimes sont les enfants, qui subissent des épreuves beaucoup trop difficiles pour elles. Et l'ironie de Cria Cuervos, c'est que même quand un moment semble joyeux et aéré, il n'est en fait construit que sur le chagrin et la tristesse. C'est bien évidemment la séquence où les trois soeurs dansent, sauf que la chanson sur laquelle elles rythment leurs pas ne parle que de rupture, d'abandon et d'adieux. C'est tout le film qui, à l'image de la magnifique chanson de Jeanette, contient en lui une noirceur qu'il enveloppe dans une mise en scène limpide et parfois aérienne ( Ana sur le toit ). On peut simplement le résumer à Ana Torrent : un visage mignon, trop chou, craquant. Mais une âme déjà tourmentée qu'on devine par un regard extrêmement mélancolique.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 août 2019
Sans doute l’un des films les plus sensibles et subtils que j’aie pu voir sur l’enfance, son impuissance et ses illusions de toute-puissance. Malheureusement, cette esthétique très 70’s, cette photographie terne et ces papiers peints à fleurs m’ont rendu le film assez peu sympathique, trop froid, trop distant et vaguement morbide. L'arrière-plan historique et la symbolique associés à la fin du franquisme ajoutent sûrement de l'intérêt au film, mais ils me sont passés au-dessus.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 174 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2009
Brillante mise en scène et très belle direction d’acteurs (ou plutôt d’actrices, car il n’y a qu’elles au sein de ce drame familial).
L’histoire attendrissante reflète l’enfance difficile vécue par trois sœurs qui ont perdu leurs parents. Le film vaut le coup d’œil ne serait-ce que pour la performance démesurée de Ana Torrent (L'Esprit de la ruche - 1973 & Tesis - 1996) âgée d’à peine 10 ans à l’époque du tournage. A la fois crédible, touchante et troublante, Ana Torrent donne une toute autre dimension au film grâce à sa prestation.
Cria Cuervos (1976) est un superbe drame sociale qui retient en haleine sans la moindre difficulté. Nominé dans la catégorie Meilleur Film à trois reprises (au César et à Cannes en 1976, ainsi qu’au Golden Globe en 1977).
On retiendra aussi de ce film, la sublime B.O dont le morceau « Porque te vas » de Jeanette.
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2007
Le film phare de Carlos Saura a un peu vieilli, mais il possède le charme suranné des vieilles photos qu'?on retrouve après des années dans un coin de son grenier. Quelques mois après la mort de Franco, il proposait, à travers l?'histoire de ces trois orphelines égarées dans la grande maison familiale, une parabole intelligente et sensible de la situation de l?'Espagne. Le vide, l'?absence de la mère, la rancune à l?'égard de la figure paternelle écrasante et tyrannique, le besoin d?'un nouveau rapport à l'?autorité et à l?'amour... Une photo sublime, une façon très adroite de mélanger le rêve et la réalité, à l?'image de ce qui se passe dans l?'imaginaire enfantin. Trois jeunes interprètes pleines de charme emmenées par une Ana Torrent très touchante. L'?air "Por que te vas" qui trotte dans la tête. C?'était la fin d?'une époque, l'?amorce d?'une autre (cf. la scène finale de rentrée des classes). Au delà de ses qualités et de son esthétique un peu datée, un film charnière.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mai 2025
Le déroulement de ce film consiste à placer les événements sans aucune logique dans le temps, ainsi une scène peut commencer et signaler la mort d'un personnage qui réapparaît ensuite sans qu'il soit possible d'en saisir la logique. Ceci rend impossible de comprendre cette histoire. Pourtant cette petite fille confrontée à des problèmes familiaux complexes dans cette Espagne franquiste aurait dû être attachante. Les thèmes abordés le sont dans le désordre et superficiellement. Par exemple cet officier franquiste détesté par da fille sans qu'aucune raison soit donnée. Les rapports entre cet officier et sa femme jamais explicites.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 novembre 2008
Un petit bijou du cinéma d'une infinie tristesse. La mise en scène est soignée, la petite Ana Torrent admirable. Le récit est certes un peu lent mais magnifique.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2022
La collaboration fructueuse entre Carlos Saura et Geraldine Chaplin, sa compagne de l'époque a été à l'origine de neuf films particulièrement originaux et très intéressants.

Parmi ceux ci figure " Cria cuervos " à la fois le plus capé ( il obtint le grand prix du jury à Cannes) et le plus connu du grand public, même si Saura n'en fait pas son film préféré.

C'est en tout cas un opus très réussi et particulièrement émouvant de la carrière du metteur en scène espagnol, considéré chronologiquement après Bunuel et avant Almodovar comme le plus important cinéaste de la péninsule ibérique.

Mêlant passé, présent , futur, le scénario s'attarde sur une des trois jeunes sœurs de la bourgeoisie qui deviennent orphelines de mère ( vénérée par ses enfants) puis de père ( personnage distant, autocentré et antipathique)

Film qui aborde le thème du déchirement provoqué par la perte d'un proche chez un enfant, tout en abordant avec distance le contexte de la dictature franquiste, c'est une œuvre bouleversante, très réussie, à la hauteur de sa réputation et qui n'a pas pris une ride.

Malheureusement pour Saura, "cria cuervos" a un peu masqué à l'international le reste de sa filmographie. C'est vraiment dommage car " cria cuervos " n'est en rien le seul film de grande qualité du réalisateur. Les exemples abondent dans une filmographie particulièrement riche au plan quantitatif et qualitatif.
Kubrick's Club
Kubrick's Club

43 abonnés 694 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2010
"Nourris des corbeaux et ils t'arracheront les yeux", avec le début de ce proverbe espagnol, le ton du film est donné d'entrée. Mais au beau milieu de ce drame s'élève une orpheline prénommé Ana, qui face à l'incompréhension qu'évoque notamment magistralement le "Porque te vas" de Jeannette, rejette et accuse ce monde adulte qui l'entoure. C'est une Ana adulte, qui évoque se passé d'une jeunesse malheureuse, qui semble être synonyme d'une période franquiste tout juste révolu à l'époque du film, où l'on sait ce que l'on quitte sans pour autant savoir vers quel avenir on se dirige. Mais c'est aussi le reflet d'une face trop souvent oubliée de notre enfance, celui de la découverte du monde et son hypocrisie, de l'apprentissage de la vie, où nos volontés (le retour de sa mère pour Ana) se heurte au mur de la réalité. Immanquable, ne serait ce que pour découvrir ce qui se cache derrière cette célèbre chanson de Jeannette.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2021
Avec « Cria Cuervos », Carlos Saura signe un film sur les souvenirs d’enfance. Il y a plusieurs modes d’expression et de réminiscence des souvenirs, et le film en évoque quelques-uns, comme la musique, chaque femme des trois générations différentes faisant appel à un morceau musical particulier pour se remémorer le passé, ou les photos, devant lesquelles Ana emmène sa grand-mère. Saura exprime ici ceux de Ana adulte par des procédés spécifiquement cinématographiques. Ils deviennent ainsi un mystérieux mélange de réalité, de fantasmes, de rêves, et d’obsessions. La déchirure fondamentale de cette petite fille devenue femme est la disparition de sa maman (c’est à cette fracture que se réfère « Por que te vas »). Avec celle du père qui la suivra, la mort est extrêmement présente dans l’esprit de l’enfant, qui croira même avoir un pouvoir sur elle. Ses interrogations, ses tentations de révolte, l’incompréhension, parfois le rejet du monde des adultes sont superbement montrées. Mais c’est aussi un film d’espoir, individuel et collectif. Comment ne pas voir, dans la dernière scène, s’ouvrir l’avenir d’une petite fille libérée de sa culpabilité et de ses blocages, et celui d’une Espagne qui tournait la page du Franquisme ?
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juillet 2010
Très fine plongée dans la subjectivité enfantine et dans une famille bourgeoise traditionnelle, avec ses souffrances et ses faux-semblants. D’un point de vue historique c’est aussi un grand témoignage sur la société franquiste finissante. C’est peu de dire que le film est hanté par la mort…
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2016
Tourné dans les derniers mois du franquisme, Cria cuervos est un film tendre et onirique qui raconte l'histoire de trois jeunes sœurs issues d'un milieu bourgeois spoiler: confrontées à la mort de leur mère puis de leur père.
Le long-métrage, qui s'ingénie à brouiller la frontière entre rêve et réalité, porte un regard très touchant sur le monde de l'enfance, ses songes, ses logiques et sa confrontation à l'univers des adultes. En creux, Carlos Saura porte un regard critique et désabusé sur cette Espagne dirigée par des militaires et des petits bourgeois baignant dans un système sclérosé, poussiéreux et hypocrite. Avec la très belle chanson de Jeanette, Porque te vas.
soliloo
soliloo

16 abonnés 588 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2009
Un excellent film philosophique et politique. On ne s'ennuie pas une seconde. On est tout de suite pris par l'histoire de cette petite fille, la rencontre entre l'innocence, la réflexion et l'esprit malsain. Le scénario est très bon, à tous points de vue, la musique est un des points forts du film. Les comédiennes sont parfaites, surtout les enfants. Outre l'histoire de base, le film traite de thèmes sous-jacents, il fait réfléchir.
Underslide42
Underslide42

36 abonnés 227 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juillet 2010
Nous sommes bercés dans l'Espagne franquiste, à huit-clos dans une maison et baignés dans l'Espagne bourgeoise et très pieuse. Un bon portrait de cette Espagne des années 70.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse