Ce n'est pas un film de guerre comme beaucoup le prétendent. C'est plutôt une imposante reconstitution historique, un incroyable effort de direction artistique et de réalisation. On a offert plus de place aux discutions de chefs d'armées, de refléxions plutôt que de l'action. Donc si vous pensez qu'il y a une bataille sur le Pont, passez votre chemin. David Lean nous raconte l'histoire d'un groupe de prisonniers britanniques guidés par l'excellent Alec Guiness, un des acteurs les plus flegmatiques qui soient. Transformés en esclaves par le chef des armées japonaises, ils refusent d'abord le travail, mais lorsque Guiness résiste à la torture et cède contre de bonnes conditions envers les prisonniers, ils acceptent, et résulte à une paix temporaire entre les Anglais et les Japonais. Un effort réduit à néant par les renforts alliés, qui détruisent le Pont, symbole de la réconciliation de Guiness et du commandant japonais. Un espoir envolé ? Peut-être. Mais le film, construit dans une remarquable mise en scène, si ce n'est pas par le scénario plus implicite que explicite, il l'est par sa forme, ce qui le conduisit à la gloire aux Oscars.
On peut dire que ce film a eu beaucoup de problèmes avant le début du tournage, Humphrey Bogart aurait dû ajouter un autre grand rôle à sa filmographie en jouant le Major Shears, malheureusement le décès de cette légende du cinéma amènera à choisir William Holden, après que Cary Grant ai refusé le rôle. Pour le réalisateur plusieurs grands noms étaient pressentis, Howard Hawks, William Wyler, John Ford, Orson Welles et d'autres, finalement la réalisation fut confiée à David Lean qui signera juste après son plus grand film Lawrence d'Arabie. Le résultat est excellent, ce film qui rafla pas moins de sept oscars et plusieurs autres récompenses est un des plus grands du genre. Un film captivant du début à la fin, dont on retiendra particulièrement la musique mythique et la performance inoubliable d'Alec Guinness jouant le Colonel Nicholson.
Un film de guerre absolument sensationnel et inoubliable,qui montre les militaires sous un jour inédit et dévoile des scènes à grand spectacle admirablement préparées et mises en scènes,que l'on doit au spécialiste des fresques soignées,le grand David Lean.Dans l'imaginaire collectif,"Le Pont de la rivière Kwaï",c'est avant tout cet air siffloté par les soldats britanniques en marchant au pas.Cette superproduction très ambitieuse,lauréate de 7 Oscars en 1957,s'intéresse à la psychologie de personnages complexes et tourmentés.Le colonel Nicholson,britannique pragmatique,au code d'honneur si rigide qu'il en devient absurde,préfère collaborer avec l'ennemi japonais à la construction d'un pont reliant la Birmanie à la Thaïlande,plutôt que perdre la face.Fascinante figure martiale auquel le shakespearien Alec Guiness donne toute sa saveur et sa touche british.Pendant ce temps là,le cynique et désabusé major Shears(William Holden,à la séduction renfrognée),américain persifleur qui s'est évadé du camp,et a usurpé l'identité d'un gradé,est contraint de faire sauter ce pont patiemment construit.La cruauté de la situation de 2 nations qui s'opposent alors qu'elles appartiennent au même camp durant la seconde guerre mondiale,trouve son paroxysme dans une séquence finale précise,marquante et désenchantée,où la bêtise humaine n'est qu'une conséquence des dérives du patriotisme et de la haine de l'autre.Magnifique et inégalable.
C'est banal de dire que c'est un très beau film, mythique. Le Scénario est étrange du fait de la personnalité du personnage d'Alec Guinness, qui affronte Sessue Hayakawa en un duel de militarisme ! Bien sur, comme souvent dans l'armée, c'est le plus con qui gagne !
Film culte de David Lean, un classique aux 7 Oscars. Le casting est excellent : William Holden, Alec Guinness et Jack Hawkins. La musique est inoubliable, tourner dans de grands paysages et la psychologie des personnages est bien exploitée. Du grand cinéma.
Un nouveau chef-d'œuvre de la part de David Lean. Dire que c'est là son premier film. Déjà que le film "Lawrence d'Arabie" est aussi un chef-d'œuvre. tout les acteurs sont génial, on ne peut s'extasier devant ce film. bref je le conseille vivement.
Peut-être bien mon film préféré. Et un premier coup de maître: faire un long-métrage différent du livre, surtout la fin, et devenir un chef-d'œuvre, alors que le livre éponyme était déjà un chef-d'œuvre!
Profondément humain dans l'inhumain, porté par la magistrale prestation d'Alec Guinness, (mais tout les rôles principaux son impeccables), ce film de guerre anti-militariste par les faits et non par le discours, tout sauf démagogique, est une réussite totale qui peut se regarder encore et encore, régulièrement et avec toujours le même plaisir. (sur un plan personnel, travaillant régulièrement en Thaïlande, j'ai fais quelques pèlerinages sur LE pont, même si l'Histoire avec un grand H est assez éloigné de cette histoire de l'immense Pierre Boule, dont vous pouvez relire toute l'œuvre pour passer l'hiver, ça vaut le détour)
En 1943, dans un camp Japonais en Birmanie, des prisonniers britanniques sont contraints de construire un pont. L'édifice sera l'objet du désaccord entre le chef du camp autoritaire et violent, et le chef des prisonniers, officier à cheval sur la discipline et le respect des règles. "The Bridge on the River Kwai" est un film presque anti-militariste, évoquant la manière dont courage et honneur peuvent se transformer en orgueil et mégalomanie, et faisant perdre tout sens à un combat. Le film dispose d'un écriture intéressante et d'un affrontement psychologique réussi entre les deux protagonistes, dont un Alec Guinness impérial en officier rigoureux et têtu. Les seconds rôles ne sont pas en reste (Jack Hawkins, William Holden), tandis que l'ensemble offre des décors naturels impressionnants, et bien sûr le fameux pont qui en jette ! La réalisation de David Lean s'avère inspirée, et permettra au film de récolter plusieurs récompenses, et de devenir un classique du cinéma britannique.
Tourné dans de formidables paysages, un superbe film jouant plus sur la psychologie que sur le spectaculaire, décrivant la folie des hommes dans toute son absurdité, porté par une troupe de comédiens talentueux (mention spéciale au grand Alec Guiness) et par la mise en scène de David Lean.