Les Cendres du temps
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3,1
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61 critiques spectateurs

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Orno13
Orno13

28 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2025
Film atypique, reconnaissable entre mille sur le metteur en scène nous proposant ce western désertique, d ou foisonnement plusieurs personnages essayant tant bien que mal de survivre dans ce lieu hostile.
C est un long poème filmé en gros plan à la wong kar wai, le scénario est quasi inexistant, des scènes s enchaine sans ligne précise.
C est un long poème hypnotique, dont j ai eu un plaisir manifeste malgré que pour ma part il n arrivé pas à égaler son chef d œuvre les anges dechus
norman06

428 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 septembre 2008
Le montage est brillant, comme dans tous les films de Wong Kar Wai : flash-backs multiples, ralentis sublimes, images grandioses. WKW est tant un poète de l'écran qu'un technicien accompli, et on se doit de souligner le travail remarquable de ses collaborateurs attitrés, dont Christopher Doyle à la photo et Frankie Chan pour la partition musicale.

Pour autant, ce projet épique, que l'on aurait mieux vu entre les mains de Zhang Yimou ou Chen Kaige, ne séduit pas totalement même s'il s'inscrit dans la cohérence thématique et stylistique de l'auteur. Est-ce dû à la profusion des personnages, au récit déstructuré à l'excès, aux conventions d'un genre réservé aux intitiés ou au souvenir rétrospectif de bijoux mieux ciselés dans la filmographie du maître ?
Pierre E
Pierre E

241 abonnés 665 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2008
C’est ce qui fait la force de Wong Kar-Wai, sa faculté de s’approprier n’importe quel genre cinématographique pour en faire des merveilles d’éblouissement. Dans LES CENDRES DU TEMPS – REDUX, le sable du désert est une étendue de paillettes d’or ; le ciel qui le surplombe, un abysse de bleu vertigineux ; chaque éclaboussure d’eau est une pluie de cristaux ; tout déversement de sang s’apparente à une longue et élégante étoffe de pourpre ; chaque mouvement de caméra est un périple vers cet univers où règne la démesure d’une violence baroque et magnifique, d’une rage de vaincre insatiable et d’une passion dangereuse. Réflexion sur le temps, l’espace et les sentiments ; conte de quatre saisons sensoriel, contemplatif de par sa sublimation (numérique) solaire et granuleuse, LES CENDRES DU TEMPS – REDUX réunit tout ce qui fait la puissance et la séduction formelle de l’éclatant cinéma du réalisateur, dans lequel chaque plan se doit d’être un tableau. C’est aussi ce qui fait oublier l’opacité du scénario, tout en sachant justement que dans un film de Wong Kar-Wai, ce sont ces zones d’ombre, cette grande part de mystère, qui envoûtent et fascinent, font de l’œuvre un chef d’œuvre.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 août 2010
Un conte philosophico-sentimental obscure et un film de sabre à la violence hyper- stylisée, à la mise en scène baroque (ralentis, arrêts sur images, angles de vue insolites… tout y passe) comme dans une certaine veine du western spaghetti. Le résultat est passablement gratuit, maniéré et même prétentieux, même s‘il y a très belles images. Pour du cinéma asiatique proche du spaghetti mieux vaut voir ou revoir la grande œuvre pillée de Kurosawa, « Le garde du corps ».
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2017
"L'origine des problèmes de l'Homme, c'est la mémoire", c'est sur ce postulat que Wong Kar-Wai va développer, thématiquement et formellement, sa version du Wu Xia Pian : "Les Cendres du temps". Si il est dans un premier temps surprenant de voir le cinéaste se soumettre à un tel exercice, semblant assez éloigné de ce que propose habituellement son cinéma, on comprend très rapidement que non, il ne s'agira pas d'un film de sabre classique, mais bien une réappropriation totale du genre.

Récit tournant autour d'une succession de rencontres, chaque protagoniste venant voir Ouyang Feng pour lui demander d'exécuter un contrat, l'action n'a au final que peu de place. En effet "Les Cendres du temps" est un long-métrage, lyrique tout d'abord, mais surtout profondément sensoriel. Ainsi, l'aspect confus du récit se traduit en une suite de ressentis, chaque plan ayant une réelle texture : de l'érotisme se dégageant d'une jambe qui danse, à la chaleur accablante et désespérée du désert, jusqu'aux scènes de combats, vives et brutales. Les expérimentations de montage servant ici à cristalliser une émotion, à l'instar de celles de "In the Mood for Love", mais aussi à donner corps à cette ambition sensorielle.

Toutes ces intentions formelles n'oublient pas de servir un horizon thématique cher au cinéaste : l'amour. Les clients de Ouyang Feng venant à lui en raison de leur amour : pour le fuir, le retrouver ou bien le venger. Chacun d'entre eux développant un drame intime, pourtant variation d'un seul et même récit : celui d'un être n'étant que la moitié d'un autre. En cela, l'histoire de Murong Yin et Murong Yang est déchirante, au même titre que celle du duelliste aveugle.

"Les Cendres du temps" est une œuvre complexe et injustement mal-aimée, qui, si elle est parfois didactique - voix-off et panneaux textes inutiles - voir même confuse, n'oublie jamais son objectif premier : susciter l'émotion. Fascinant sur approche du double et de la solitude, le long-métrage dépasse la mélancolie, pour devenir le souvenir de cette dernière. "L'origine des problèmes de l'Homme, c'est la mémoire".
Toutou to you
Toutou to you

42 abonnés 599 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 octobre 2012
Ashes Of Time - Redux - voit le film originel de Wong Kar-Wai restauré et remonté. Entre un récit bigarré extrêmement difficile à saisir lors de la première séance et un esthétisme poussé de façon paroxystique vers une beauté formelle époustouflante, Les Cendres Du temps peut émerveiller autant qu'il en rebute certain. Narrée, l'histoire ensorcelle par un subtil mélange d'introspection, de révélation et de quelques morceaux de bravoure superbes. Le film peut énerver, sa tendance aux bavardages, sa douce lenteur aux effluves analytiques lui confèrent un statut hermétique. Dans cette version Redux, le grain de l'image retravaillé, tendant vers un jaune explicite, donne une vision métaphorique au film : comme le désert qui efface les souvenirs... On notera des plans fabuleux ( mais Wong Kar-Wai est un artiste ), l'entremêlement efficace des couleurs et des reflets, une lumière jouissant d'un excellent rendu. Ashes Of Time, film maudit, Ashes Of Time, film mythique. 4,5/5
PhilippeToile
PhilippeToile

53 abonnés 740 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 septembre 2008
Cet opus de jeunesse de Wong Kar-Wai, qui nous revient avec un nouveau montage, reste toujours aussi difficile d’accès. Il est vain de vouloir suivre la trame scénaristique de cette parabole sur les meurtrissures de la solitude. Cette suite de tableaux esthétisants et statiques ne livre ses beautés qu’au prix d’un effort pour aller vers sa poésie automnale. Wong Kar-Wai ponctue sa réflexion intériorisée par quelques scènes de combat très chorégraphiées et abusant du ralenti, annonçant le dernier style des films de sabre d’un Ang Lee ou d’un Zhang Yimou. A recommander aux cinéphiles curieux de la trajectoire très personnelle du réalisateur de “In the Mood for Love” et “My Blueberry Nights”.
stillpop
stillpop

94 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 décembre 2011
L'histoire d'un tueur à gage dans la Chine d'avant guerre (la première s'entend !) qui cherche à oublier un amour perdu.
Pour ceux qui imaginent un « Tigres et dragons » avec combats en fil d'acier, ils connaissent mal Wong Kar Waï, nous avons là un film intimiste et même les combats sont en ombres chinoises ou en évocation picturales. Et de toute façon, il y a un côté parodique, à la fois des western spaghetti (un contre mille comme dans « Mon nom est personne ») et des films de sabres pseudo fantastiques à la mode chinoise. Mais c'est le western qui domine, et on pense obligatoirement à certaines scènes de Sergio Leone. La musique faisant office de Morricone à la chinoise.
Mais si on s'amuse quelque peu avec le maître de la futilité de ces genres mineurs, on comprend vite que cette base n'est que le prétexte à une quête de la nostalgie de l'amour, celle d'une ex qui s'est mariée au frère du personnage principal. Les cadrages et les jeux de lumières sont de toute beauté, à peine entachés de la mauvaise qualité de l'image, et du traitement « jaune » de l'ensemble.
On atteint le nirvana avec l'amazone et son cheval, mais surtout avec Maggie et sa contemplation du coucher de soleil sur la mer. Encore une fois on pense à une autre influence, ou peut-être un hommage ? Corto Maltese dans « La balade de la mer salée ».
C'est un film de toute beauté, débarassé de la lourde nostalgie années 50 du « In the mood for love », et plus poétique encore sinon exotique que « My Blueberry Nights », surtout plus spontané et amusant malgré la violence sanguinolante.
Ce qui est amusant, c'est que le scénario a aussi son intérêt rapport aux philosophies asiatiques et aux aventures pitoyables de toutes les fines lames qui fréquentent le ténébreux ermite. Le mélange du tout a indéniablement son charme et évite une galerie creuse de belles femmes (et de beaux hommes !) encore que la délicatesse et l'amour de la femme vue par Wong Kar-Wai suffira à combler quoiqu'il arrive les afficionados du maître de Hong-Kong.
Angela Ki La
Angela Ki La

66 abonnés 586 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2012
Très beau délire esthétique. Les couleurs pures, les espaces sans reliefs omniprésents, les gros plans presque abstraits, ce jaune d’or, ce bleu turquoise, cet indigo, on dirait une lithographie crépusculaire, ce film. L’histoire reste conforme à la règle, celle du conte ancestral, et du film de sabre chinois. Les combats sont filmés de façon assez originale, moderne, diront certains. Les personnages sont seulement des images baignant dans la lumière, porteurs de mots, la vie est dans le texte très beau, et les dialogues très profanes, tout public. L’histoire est un classique chassé croisé hommes-femmes, amours-tromperie-vengeance. Mise en scène menée par un faux rythme, comme d’hab, ça peut énerver ou lasser, mais une indiscutable poésie se dégage de l’ensemble.Le film est une démonstration de savoir-faire, et une excellente post-prod, la restauration du film est une réussite. La musique est de qualité et rajoute un plus. Ce n’est pas un remake des films de sabre, peu de combats, en fait, plus une expérience, Won Kar Wai nous donne sa version, et qu’elle version! même si on n’est pas fan, il y a des moments de beauté esthétique qui touche doit dans la tête, comme un coup de sabre.
Apleupleu
Apleupleu

10 abonnés 53 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 décembre 2024
Rien d'etonnant que le film soit maudit, c'est d'un ennuie sidéral.Tout est dans les images soignées et l esthetisme.
Il doit y avoir un problème de culture car nous ne comprenons pas grand chose à ces personnages qui arrivent et repartent qui meurent ou veulent tuer pour des raisons absurdes.
Jean-Jacques FERNANDEZ
Jean-Jacques FERNANDEZ

41 abonnés 260 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 août 2009
Tout simplement Magnifique. On Pourrait reprocher à WKW un scénario trop compliqué mais il en fait finalement une richesse de plus de son film, nous invitant à revoir encore une fois cet hymne à la beauté qu'on ne se lasse d'admirer. Tout y est extraordinaire de talent, la photo, les plans, le montage, les acteurs, et tout cela sur une bande musicale de grande qualité. Voilà ,je ne m'attendais pas à rester scotché sur mon siège avant son visionnage,1h33 après je suis heureux d'avoir ajouté un film culte à ma cinémathèque idéale.Merci Monsieur Wong-Kar-Wai.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 21 juillet 2009
Si vous voulez voir les racines de Wong Kar Wai, ce film est fait pour vous. Je parle des racines parce qu'on retrouvera pas mal de choses dans ses films suivants. Déjà concernant les acteurs : Maggie Cheung et Tony Leung. Ensuite les thèmes récurrents comme l'amour, la poésie, le sens du devoir, les remords, l'amitié. Certains plans sont aussi marques de ses futurs films. Avec pas beaucoup de moyen, par rapport à ce que le réalisateur aura par la suite, le film est pas trop mal. C'est ingénieux mais l'histoire éclipse tout j'ai envi de dire. Il faut faire un gros effort pour suivre. Beaucoup trop de personnages qui s'entrecroisent. Parfois ça part dans tous les sens. On a la sensation que Wong Kar Wai ne savait pas quoi résoudre, et qu'il ne savait pas non plus par quoi commencer. Du coup on tombe dans le flou. Dommage.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 septembre 2008
Vous voulez un mouchoir?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 mai 2019
Je mets 5 etoiles pour tous ceux qui ont n'ont pas aimé ce film. Pour moi c'est une pépite, une pièce de théâtre, une bo à faire rêver. Des paroles digne de Confucius. Bref en réalité j'aurai mis 4 etoiles mais je viens de le finir et je sais que je vais le revoir d'ici peu. Le jour où un film français serait du niveau de réalisation, de morale, de scénario bref j'en perds mes mots. À voir une fois dans une vie.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 septembre 2008
Quand on pense que Wong Kar Wai a réalisé son chef d'oeuvre, Chungking Express, entre les 2 phases de tournage de ce "non-film", on se dit que le cinéma doit beaucoup à la chance ou à la magie. Le re-montage du film (redux) n'y a rien changé.
Alors oui, il y a des plans somptueux, oui le chef op a fait un boulot parfois admirable, maintenant il n'y a pas un plan, pas une image qui s'inscrive dans une scène réussie... même de 2 minutes. Au bout de 30 secondes d'absolument chaque scène du film, on est atterré par le fait que des effets de styles ridicules, fatiguants, lourds et surlignés côtoient des plans aux couleurs magnifiques. Bien sur uniquement pour ceux qui restent éveillés parce que les autres auront bien vite été assommés par le manquent de cohérence de l'histoire et le caractère délibérément "poésie de supermarché" des dialogues par ailleurs creux et elliptiques.
A fuir ou à voir en accéléré en DVD pour la beauté de la photo et de l’intrigante Charlie Yeung.
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