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Michaël
8 abonnés
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4,0
Publiée le 6 mai 2026
J'avais adoré Les choses de la vie, et ça faisait longtemps que je voulais creuser davantage ce cinéma des années 70; je n'ai pas été déçu.
César est ce que l'on peut imaginer d'Yves Montand : hâbleur, prétentieux. Mais pas que. César est également un homme amoureux et prêt à tout.
Rosalie est amoureuse aussi, mais elle tient à sa liberté et à ce qu'aucun ne la tienne pour acquise.
David est un ancien amour, toujours amoureux de Rosalie, discret mais prêt à beaucoup également.
Le mélange des trois donne ce film pour lequel j'ai eu du mal à me positionner tout du long des presque deux heures. Par positionner je veux dire que j'ai eu de la peine pour les trois protagonistes tout en étant également agacé par chacun, à tour de rôle.
Dur d'en dire davantage sans dévoiler des rebondissements. Mais ce que j'en retiens surtout c'est qu'à cette époque on parlait bien, on fumait beaucoup et on avait les mêmes soucis qu'aujourd'hui.
Je vais continuer mon exploration de ces classiques du cinéma, et notamment avec Vincent, François, Paul... et les autres.
Rosalie a eu un enfant avec Antoine mais vit désormais avec César dans un appartement parisien. Lors d'un mariage, elle retrouve David, un ami de longue date, ce qui ne plait guère à César qui voit en lui une menace. Et il n'a pas trop tort puisque les sentiments entre David et Rosalie ne sont pas complètement éteints. Avec cette sorte de triangle amoureux, on pense tout de suite à "Jules et Jim" sorti dix ans auparavant à une différence près : la grammaire cinématographique n'est plus la même. Effectivement, si "Jules et Jim" appartient à la Nouvelle Vague, ce film réalisé par Claude Sautet est beaucoup plus "classique" dans sa narration. C'est un film d'auteur à la caméra davantage effacée, à la mise en scène plus "propre" mais l'est-elle justement un peu trop ? Un peu comme avec "Les Choses de la vie", je dois bien avouer que je n'ai été très sensible à ce film qui s'étire selon moi un peu trop en longueur. Et notamment à cause d'un ventre mou qui plombe tout le film. Pourtant, le début est très bon, on apprend à connaitre les personnages notamment avec cette scène de "course-poursuite" qui en dit très long en quelques minutes puis peu à peu s'installe un certain ennui. Pour ensuite reprendre du poil de la bête lorsque les deux hommes se rapprochent. Car Rosalie, c'est avant tout une femme libre qui est "emmerdée avant d'être une emmerdeuse" comme le dirait Sautet. Emmerdée par ces deux hommes que tout oppose, l'un chef d'entreprise et l'autre artiste qui lui offrent des trains de vie différents et surtout un amour également différent, plus posé pour le premier tandis que passionné pour le second. Mais encore une fois, je n'ai pas tellement adhéré au rythme et la mise en scène n'offre que peu de plans marquants et ainsi, même si je n'ai pas passé un mauvais moment pour autant, "César et Rosalie" ne restera pas gravé dans ma mémoire.
C'est l'histoire d'un homme d'affaire riche tourmenté par sa belle mais garce de concubine. Séductrice, capricieuse, ratiocineuse, enquiquineuse, irritante, Romy est exécrable dans ce film et Montand fait peine à voir. Ce n'est donc pas un film très agréable à regarder. Puis ça manque à mon avis de réalisme, car je ne suis vraiment pas sûr que dans la vraie vie, un millionnaire s'embête à ce point avec une femme pareille. Sans parler de la dernière demi heure, encore moins crédible, et la fin indécente. Seul bon coté du film, la réalisation, simple, mélancolique et très frenchy, fidèle à Sautet, et le jeu des acteurs, très bon. Et c'est toujours un plaisir malgré tout de voir Montand à l'écran.
un bon film des années 1970 avec des acteurs excellents, mais surtout révélateur d'une époque ou le féminisme doit encore s'afdans une société patriarcale assumée, ce qui entraîne des situations paradoxales: spoiler: Rosalie qui dit à César, à juste titre "je ne t'appartiens pas" après avoir servi à boire à ses potes lors de la partie de poker
Pour la troisième fois consécutive (après Les Choses de la vi et Max et les Ferrailleurs) Claude Sautet reprend dans son casting Romy Schneider, cette fois aux côtés d’Yves Montand et de Sami Frey, dans "César et Rosalie" Ce film, emblématique des histoires de triangles amoureux des années 70, est sans doute l’un des plus connus.
Le film a assez bien vieilli et, bien que je ne le considère pas contrairement à certains, comme un chef-d’œuvre, il reste un excellent film, très agréable à suivre. Le trio formé par Schneider, Montand et Frey fonctionne à merveille, et l’on se laisse rapidement emporter par ce jeu de passions où Romy Schneider incarne une femme perpétuellement insatisfaite, en quête d’épanouissement.
La réalisation de Sautet mêle habilement amour et amitié, témoignant d’un savoir-faire indéniable. César et Rosalie est une œuvre qui mérite d’être redécouverte, tant pour ses performances d’acteurs que pour sa magnifique exploration des relations humaines. 8/10
Deux hommes se battent pour la même femme, finissent par accepter de la partager puis terminent même amis. Le film est d'assez bonne facture, Romy Schneider est comme toujours sublime, Montand ne joue pas trop mal pour une fois, mais le tout reste tout de même plutôt ennuyeux, et ne provoque guère d'émotion. Le film peut tout de même être vu comme un témoignage sur la misogynie et les violences conjugales de l'époque...
« César et Rosalie » est une excellente comédie dramatique réalisée par Claude Sautet en 1972 avec Romy Schneider, Yves Montand et Sami Frey dans les rôles principaux. Claude Sautet montre les incertitudes de la vie et la recherche du bonheur à travers des relations non conventionnelles pour l'époque : un trio amoureux. Rosalie, interprétée par Romy Schneider, n'arrive pas à choisir entre César, joué par Montand, et David, interprété par Samy Frey. Les scènes de séduction, de jalousie, de séparation, de réapparition vont se succéder jusqu'au dénouement final qui est assez époustouflant. Troisième collaboration entre le réalisateur et Romy Schneider après « Les Choses de la vie » et « Max et les ferrailleurs ». Elle est extraordinaire dans le personnage de Rosalie, un de ses meilleurs rôles au cinéma. Claude Sautet lui a permis d'incarner des femmes modernes, loin de l'image de Sissi l'Impératrice. A noter que le scénario et les dialogues sont de Claude Sautet et Jean-Loup Dabadie, et la présence d'Isabelle Huppert dans les seconds rôles.
Un grand classique du cinéma français. Une comédie sentimentale plus qu'audacieuse pour l'époque avec cet inoubliable trio amoureux. Rosalie ne peut pas choisir entre Cesar et David et ces deux derniers ont besoin également l'un de l'autre pour garder la flamme. Un Sautet visionnaire et révolutionnaire qui envisage déjà la possibilité d'un ménage à trois dans un film subtil où les non dits surpassent souvent les dialogues.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Car finalement, c'est bien là tout le sujet du film. À force de ne pas prendre de décision, Rosalie (Romy Schneider), fait de sa liberté une prison pour César (Yves Montand) et David (Samy Frey), sommés de se débrouiller entre eux, mais sans que la belle ne prenne position. Mais comment peut-on être tordue à ce point ?! La cigarette omniprésente et l'absence de ceinture de sécurité dans les voitures, sautent aux yeux du spectateur de 2025 qui découvre ce film. On est bien dans les années 1970. Autre temps, autres mœurs. Côté répliques, j'ai noté celle-ci, César citant son père à propos de Rosalie : "Femme amoureuse n'est pas myope." En l'occurrence l'héroïne n'est pas aveugle et veut le beurre (par plaques de 500g), l'argent du beurre et les deux fils du crémier. Notons la présence d'Isabelle Huppert toute jeune et de Bernard Le Cocq pas bien vieux non plus. Un film qui ne donne pas envie de passer ses vacances en Vendée.
c'est très curieux, nulle part dans ces critiques n'est évoqué le troisième couple : césar-david, qui pourtant tient une grande place, et la dimension homosexuelle qui sous-tend leur relation. Sautet , ni personne n'évoquent jamais cet aspect du film .
53 ans que ce film a été réalisé, et il a à peine pris quelques rides. Une histoire d'amour simple et compliquée à la fois, rien d'original. Sauf quand c'est raconté par un réalisateur de talent comme Sautet, ET interprété par des acteurs excellents: Yves Montand, Romy Schneider et Samy Frey. Yves Montant n'est pas qu'excellent, il est...magistral. J'avais oublié qu'un acteur pouvait être aussi captivant; les meilleurs acteurs actuels, avec tout le respect, ne lui arrivent pas à la cheville. Montand était tellement grandiose, talentueux, et si humain que même dans la peau de personnage discutables (ici, un amant fanfaron mais possessif et parfois violent), on parvient à l'adorer. Montand, c'était l'acteur complet, et excellent dans tous les registres, ici dans le mélodrame, là dans le comique pur (La Folie des Grandeurs avec le grand Louis de Funès), ou le drame/thriller dans tant d'autres films. En 1972, je pense qu'on peut dire qu'il était à l'apogée de sa vie et de sa carrière. Un film à revoir sans modération - que ça fait du bien!
On garde (moi le premier) de Claude Sautet le souvenir d'un cinéaste radiographique de la société française, ainsi que celui qui mit des mots sur les tourments de la petite bourgeoisie française. Mais, à ne voir que par ce seul et unique prisme, on en oublie le plus important : Sautet était avant tout un formidable conteur de la vie de tous les jours, une des choses les plus difficiles à aborder, mais pour lui, ça semblait si facile. Rien n'est forcé, tous les pièges sont évités, tout est fluide. "César et Rosalie", grand classique de notre cinéma, répond lui aussi à cette mécanique. En elle-même, l'histoire est fantaisiste, mais l'essentiel n'est pas là. L'essentiel, c'est le portrait des personnages. César est un hâbleur généreux, édifice apparemment insubmersible, mais qui perd rapidement pied quand la situation se complique. David est l'artiste effacé et Rosalie (que Dabadie avait qualifié d'emmerdeuse lors de l'écriture du scénario, là où Sautet y voyait avant tout une emmerdée) est celle qui est prise entre deux feux, bouffée par des tourments intérieurs. Si Sami Frey est un peu pâle (il n'y a pas que le rôle qui fait ça), Romy Schneider et Yves Montand y sont parfaits. Elle, à la fois si proche et si loin. Lui, dans un registre qu'on ne lui connaissait pas à cette époque.
Une romance à trois entre jalousie, déchirure, bienveillance, ricanements et autres choses réalisé par Claude Sautet dans ses grandes heures des années 70! Un couplé vit le bonheur et la réussite jusqu'à ce que l'amour de jeunesse de celle-ci débarque annonçant au mari qu'il est amoureux de sa femme. Surviennent des comportements suspectes (on va pas dire étrange car c'est normal) du mari sur la femme et son amant, lui qui est de nature joyeux et aimable, tandis que la femme est penche entre deux barques question amour. J'ai entendu dire que "César et Rosalie" est une œuvre phare de la filmographie de Claude Sautet, personnellement, je préfère "Max et les ferrailleurs" et "Les choses de la vie" qui sont meilleurs mais ici, ce long métrage a pas mal de qualités comme le scénario très bien écrit par Jean-Loup Dabadie et Sautet qui a le vent libre pour pencher sur diverses étapes de l'histoire et l'interprétation magnifique des comédiens comme le grand Yves Montand, la rayonnante Romy Schneider, Sami Frey et dans les seconds rôles les jeunes Isabelle Huppert et Bernard Le Coq. L'ensemble est bien.