Le film de James Ivory relate en priorité la relation de Picasso avec les femmes et principalement celle au long cours avec Françoise Gilot. Anthony Hopkins est assez convaincant quoique l’on puisse regretter l’absence du caractère ibère du bonhomme mais. Le film a été assez décrié pour son penchant scandaleux ne mettant pas assez l'accent sur l'œuvre du maitre. Ce point de vue est largement défendable même si l'on peut penser que pour la découverte de l'œuvre le documentaire est plus approprié. L’homme derrière le peintre est ici montré comme un monstre d’égoïsme souvent en contradiction avec ses engagements communistes. La scène où il congédie son chauffeur est très révélatrice de ce que l’homme privé peut-être différent de son image publique. Après tout, comment s’étonner que Picasso se prenne pour Dieu quand tout le monde crie au génie et que le prix de ses toiles devient astronomique ?
Sans aucun doute film mineur dans la filmographie de James Ivory, Surviving Picasso est un biopic centré sur la relation passionnée entre le peintre et Françoise Gilot. D'ailleurs il est bien davantage question de cette dernière et sur les difficultés qu'elle a eu à surmonter lors de sa vie aux côtés de Picasso, dont le film n'hésite pas à dresser un portrait sans concession.
Vu lors d’une diffusion télévision, aujourd’hui même. Basé sur une pièce de théâtre anglo-saxonne, elle-même basée sur un roman. Par James Ivory et Picasso joué par le grand Anthony Hopkins et d’autres acteurs tout aussi talentueux. Incompréhensible résultat sirupeux à charge de Picasso qui aurait été vicieux, menteur, volage et qui aurait eu de grandes difficultés si ces méfaits conjugaux auraient eu lieu de nos jours. Ceci dit, le parti pris de montrer l’impact d’un artiste consacré de son vivant sur la vie des femmes l’ayant accompagné est intéressant bien que ce film ressemble à une bluette romantique de la collection Harlequin ou tout autre série télévision. A fuir.
Une oeuvre moins réussie pour le réalisateur qui nous avait habitué à mieux avec ses films des années 80-début des années 90 sur les plan de la reconstitution et de l'élégance visuelle. L'ensemble manque aussi de passion et si Anthony Hopkins joue très bien et de façon inspirée le rôle du très célèbre artiste mais il n'arrive pas à ressortir le côté hispanique de Picasso qui lui aurait permis d'être totalement convaicant. C'est surtout en fait Natascha McElhone, parfaite dans le rôle d'une de ses compagnes, qui arrive à tirer son épingle du jeu. Le film a le mérite de se laisser regarder sans ennui révélant assez subtilement l'homme qui avait derrière l'artiste, un être fascinant mais égocentrique et manipulateur. Une semi-réussite qui reste tout de même très honorable dans l'oeuvre de James Ivory.
Un biopic soigné mais sans saveur. Tout le monde fait le job, sans plus. Evidemment, la relation de Picasso avec les femmes ne pouvait qu'intéresser le cinéma mais le projet est totalement débarrassé de toute ambition romanesque. Chacun vient faire sa scène (Julianne Moore en Dora Marr... ) et repart . Rien d'extraordinaire.
Il ne s'agit pas ici d'un biopic mais d'une tranche de vie de Pablo Picasso (les dix années où il partagea sa vie avec Françoise Gilot ). On y voit un Picasso coureur de jupons à l'égo démesuré avec très peu de considérations pour ses semblables. Le film se laisse regarder mais n'emporte jamais le spectateur bien loin, l'histoire tient en deux lignes et ca n'arrange rien vu qu'on ne s'attache pas aux protagonistes, reste le plaisir de voir Anthony Hopkins interpréter Picasso.
En plus de ne pas rendre sympathique Picasso, dévoreur de jeunes filles en fleurs et naïves, le film est totalement plat. Comme un mauvais téléfilm Allemand... Au vu du casting, mauvaise surprise ! 1,6/5
De la vie de Picasso, James Ivory n'explore ni la période bleue, ni la rose, ni telle autre, mais évoque la période Françoise Gilot, une des nombreuses compagnes du peintre à travers le regard de laquelle Ivory tente de dessiner la personnalité du peintre. Picasso et les femmes, ses femmes, c'est tout ce qu'Ivory nous propose de connaitre de l'artiste dans cette biographie aussi sélective qu'insuffisante. D'abord, elle ne porte que sur les années 40-50 et puis, surtout, elle ne consiste aucunement en une introduction à l'art de Picasso. Ce choix du metteur en scène de n'évoquer guère davantage que le "séducteur" est respectable, original en soi, mais son développement se révèle futile, insincère, comme émanant de ce qu'on appelle aujourd'hui la presse people. Le cinéaste prétend nous convaincre de la fascination que Picasso exerce sur sa compagne (et sur d'autres maitresses qui apparaissent, réapparaissent aux côtés de Françoise Gilot ou sous la forme de courts flashback), un envoûtement qui contraint les femmes du peintre à une vie commune délicate et ingrate, peu gratifiante tant l'homme est infidèle et égoïste. Une fascination, enfin, qu'on imagine volontiers mais qui ne nous atteint pas... Au bout du film, on a la désagréable et paradoxale impression que l'homme, autant que l'artiste, nous a échappé sous l'effet d'une approche trop sage et convenue, sans relief.