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Ezri L.
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4,0
Publiée le 17 septembre 2007
Si l'on sentait poindre l'amour certain - presque "freudien" comme l'affirme l'un des personnages du film - que porte Woody Allen à New York, "Manhattan" en est sans aucun doute le manifeste le plus éloquent. Le plus beau aussi. Par le biais d'un magnifique noir et blanc rondement enrobé par la musique de George Gershwin, le réalisateur nous donne à voir un New York magnifié, fantasmé, enjolivé à l'image des premiers plans du film qui nous en mettent plein les yeux en nous balladant toujours plus profondément dans les tréfonds grouillants de bruits, de musique, d'individus, richesses triviales mais inestimables de celle que l'on nomme "Big Apple".
L'humour (cynique au possible) est de mise, comme à l'accoutumée, au service d'un script enrichi, ici, d'une dimension psychanalytique encore plus pregnante, plus développée, approfondie et maîtrisée que dans "Annie Hall", à croire que son passage par la "case Bergman" avec le chef d'oeuvre "Intérieurs" lui ait été grandement bénéfique. Au passage, Allen nous gratifie de séquences d'anthologie (celle du planétarium, par exemple, pour ne citer que celle-ci) prouvant encore une fois (comme si besoin était) qu'il possède ce talent indéniable d'observation très pointue des moeurs de ses contemporains, cette capacité de retranscription de ceux-ci à travers le prisme subjectif de ses problématiques récurrentes et ce, avec cette justesse de ton édifiante qui n'en finit pas de surprendre.
Mis en parallèle avec "Match point" qu'il réalisera 25 ans plus tard et qui reprend le personnage de la jeune actrice Tracy sous les traits, non pas de Mariel Hemmingway, mais de Scarlett Johansson, la mélancolie latente de "Manhattan" se teinte également, dans son ensemble, d'une amertume sourde, d'un pessimisme effrayant. Un très bel hommage, en définitive, à voir et à revoir sans modération.
Dans la même style ça m'a un peu rappelé Whatever works, en moins piquant et avec Allen dans le rôle du misanthrope cette fois-ci. Dommage j'ai trouvé que son personnage, sans aller dans l'excès non plus, n'était pas assez travaillé, pas assez poussé mais ça reste très bien et j'ai passé un bon moment à regarder ce film. La fin en jette pas mal aussi.
Rythme, dialogues, acteurs, décors... La déclaration d'amour de Woody Allen n'est pas seulement adressée à la ville, mais aussi au 7ème Art tout entier. Chef-d'oeuvre !!!
C'est une amie qui m'a conseillé de regarder du Woody Allen. J'ai commencé par Annie Hall que j'ai adoré soit dit en passant, et ensuite j'ai regarder Manhattan. L'humour, le pessimiste,le noir et blanc. Quand on les mélanges sa donne Manhattan. Un film réussi. Diane Keaton joue très bien la nana insuportable c'est pour cela qu'on l'aime. Et Woody, aussi bon réalisateur qu'acteur. Un film qui fait déjà parti de mes cultes bien que découvert il y a 2 jours.
Bof, si ce film n'avait pas le mérite d'être l'un des premiers films du réalisateur, je dirais que Manhattan ressemble terriblement à beaucoup de film de Woody Allen, notamment Annie Hall. On suit l'éternel personnage de Woody Allen en type angoissé et qui a sérieusement l'impression que tout tourne autour de lui, et qui, malgré son charme faisant tomber toutes les jeunes filles dans ses bras, tombe amoureux de Diane Keaton, femme artiste et libérée par excellence. Outre le personnage principal assez irritant, je n'ai pas trouvé le film particulièrement drôle. Mais peut-être ne suis-je pas sensible à l'humour new-yorkais de Woody Allen. Après, le film est plutôt bien fait, Woody Allen a réussi à faire le film qu'il voulait faire. Les acteurs jouent bien : Woody Allen et Diane Keaton n'ont pas beaucoup à forcer pour être un couple crédible à l'écran. Les décors new-yorkais sont très réussis. Mais ce n'est vraiment pas mon genre de film, je préfère les films de Woody Allen plus récents.
Il est facile de reprocher à Woody Allen de tourner en circuit fermé, toujours à New York, en changeant seulement l'idée de fond. Mais chacun de ses films s'exprime différemment, que cela tienne à un détail ou non. Ici, c'est la grivoiserie et la médiocrité de la nature humaine qu'il a choisi de crédibiliser, sans pour autant en faire le moteur déprimant de son oeuvre. Pour qui apprécie ce type de films, pour qui sait voir que le réalisateur assume son amour de la ville, c'est toujours un agréable renouveau...à petite dose tout de même ! Attention aussi à la multitude de références culturelles que même un américain averti peinera à suivre. Chose que le casting et le discernement dans ce domaine compensent largement à l'international.
Je ne suis pas fan de Woody Allen, mais je dois reconnaitre que ce film est très divertissant. Excellents dialogues, pas mal d'humour, très belle photographie. Oui j'ai passé un bon moment devant ce film, mais par contre je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un chef-d’œuvre. Je le reverrai dans quelques années, une fois que je devrai verser une pension à mon ex femme.
Élégant, amusant, sympathique etc. Le noir et blanc donne du charme à la ville de New York, les dialogues de Woody Allen sont toujours aussi géniaux et les quiproquos amusants. Les personnages sont encore une fois drôles et touchants à la fois, je pense notamment à la jeune fiancée de Isaac, Tracy. Et c'est agréable de voir Allen derrière et devant la caméra, ce qui montre qu'il est tout aussi à son aise en tant qu'acteur. Non c'est vraiment bien, très divertissant et réjouissant comme une journée entre potes.
Généralement, quand on voit un Woody Allen, on en sort réjoui, et on se dit « finalement, je crois que c’est celui là que je préfère. On sent la touche de Woody Allen, mais il y a quelque chose en plus, quelque chose d’insaisissable qui fait que… » et on se redit la même chose le film d’après. Mais là, il est difficile de dire autre chose ! Certes, on retrouve Woody dans tous ses états. Néanmoins, cette fois-ci, l’introspection se fait plus authentique, plus émouvante que jamais. Impossible de voir un personnage à la place de Woody Allen. C’est lui, c’est tout. Et puis, humour toujours. Quelque chose de faussement léger dans l’air fait qu’on ne s’y trompe pas : c’est un film profond. Il y a une tonalité mélancolique, par ces itinéraires déçus, la présence éblouissante de la jeune fille, cet humour cynique, amer, et la magnifique photographie du film. Tout en ombres et lumières…Quitte à plonger dans l’ombre des derniers plans…car celle-ci est lumineuse.
Moins bon que son "Annie Hall" mais de la même veine. Visuellement "Manhattan" est un de ses films les plus aboutis. C'est très beau, il se dégage un réel charme de la photographie, il y a beaucoup de hors champs et le choix du noir et blanc sublime judicieusement la ville de New York. Et puis la musique y est pour quelque chose, le célèbre "Rhapsody in Blue" de Gershwin, pour un peu on se croirait presque dans "Un Americain à Paris". Tout cela contribue à donner un aspect sincère au film. Pour le fond, les personnages sont intéressants, se livrant à un espèce de chassé-croisé; Woody fidèle à lui-même, Mariel Hemingway est très juste dans le rôle de cette toute jeune femme naïve mais amoureuse, par contre le personnage de Diane Keaton m'emballe moins, elle le joue très bien mais son personnage aurait pu être plus ... original disons. Evidemment on retrouve toujours les thèmes chers à Allen; l'Amour, les relations homme/femme, la complexité des sentiments, New York ... Je n'ai pas grand chose d'autre à dire, un film avec un petit goût très spécial (c'est pour ça qu'il mérite 4.5 étoiles) et un excellent Allen, à voir.
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0,5
Publiée le 4 mars 2021
Isaac, Mary et Yale tous les trois font des allers retours entre partenaires incapables de se décider sur quoi que ce soit car ils ont la maturité des adolescents. Est ce qu'il existe vraiment des personnes de 40 ans comme ça. Il semble que oui mais c'est juste une expérience désagréable de les voir à l'écran. Est ce bien le but de cette histoire peut-être mais ça ne fait pas un bon film. Juste quand on pense qu'Isaac ne peut pas s'abaisser le film se termine avec lui qui essaie d'empêcher Tracey d'aller à Londres et de se faire une vie à elle. Soyons honnêtes ce type est prêt à détruire la vie d'un jeune fille de 17 ans pour faire face à sa solitude. Le film est conscient de ces problèmes et alors. Qu'est ce qui fait que ça vaut la peine de regarder des gens immatures agir bêtement pendant 90 minutes. Pour me faire savoir que certaines personnes ne grandissent pas. Si je voulais voir des 30 ou 40 ans se comporter comme des adolescents et changer de partenaire bon gré mal gré je pourrais regarder n'importe quel feuilleton américain. En gros c'est ce que Manhattan représente pour moi. Il est habillé de dialogues peu intelligents et il est surtout sans substance...
Une excellente comédie de moeurs ou W.Allen critique avec acidité ces personnes vivants totalement à l'intérieur de la "bonne société" & ces maneuvres parfois un peu vaines pour se faire valoir: une sorte de monument...
Pour son neuvième long-métrage, Woody Allen se centre sur Manhattan et lui écrit un hymne,une ode. La réalisateur laisse court à sa passion pour la grosse pomme et signe un de ses films les plus brillamment réussi. L'artiste reste dans ses thèmes de prédilection et tisse une toile entre la société intellectuelle de New-York basée sur la névrose de l'amour, sur les tourments de la vie, sur l'âge de l'amour et offre en prime un regard sur l'art assez passionnant. Si son talent de scénariste n'est pas et plus à prouver depuis les premiers films de l'artiste, il fait preuve aussi d'une mise en scène soigné en noir et blanc, assez lyrique, survolté comme les personnages qui dansent sur la toile qu'il peint avec des mots. On aime le rythme frénétique des dialogues, l'utilisation judicieuse et surtout réussi des œuvres du maître Gershwin qui n'aurait pas pu trouver de meilleures emplacement. Le charme du film dépend aussi de la sensuelle Diane Keaton, du caractère fragile, drôle et attachant de Woody Allen, et de la fraîcheur de Mariel Hemingway. Les tourments de l'amour, de la vie, de l'autre et du néant frappent les marionnettes du brillant réalisateur et il livre une vision de l'amour intéressante, opaque, flou mais toujours portée vers la satyre. Si Allen aime l'art, il aime surtout le cinéma avec des références nombreuses, on notera la touchante symétrie avec les films de Chaplin (« Le Kid » surtout). Quand un maître s'inspire d'un roi, le résultat ne peut que être parfait. Si Woody Allen aime New-York, nous on aime Manhattan.
Ce film est une énigme. Il est bavard, au point d'en être vide, dépourvu de la moindre action, et pourtant il est captivant du début à la fin. Sans doute grâce à son esthétique qui est hyper réaliste, et de par sa musique géniale qui font que l'on est comme hypnotisé par ces blablas sans fin d'intellectuels New Yorkais qui gesticulent dans toutes les situations. Un chef d'oeuvre qui tient du tour de magie.