Une bonne comédie dramatique de Woody Allen dans laquelle on suit les aventures sentimentales du héros, dans les rues de Manhattan. La mise en scène est de qualité et les dialogues fins et savoureux. Une très belle photographie en noir et blanc et un joli hommage à la ville de New-York !
Déjà le film est esthétiquement beau avec un noir et blanc superbe en forme d'ode à la ville de New-York et la musique de Georges Gershwin. Ensuite les relations entre les trois personnages principaux s'avèrent passionnant puisque la seule à paraître sincère dans ce petit jeu est Mariel Hemingway (avec au passage une jolie défense des amours intergénérationnels). Les deux autres mentent, privilégiant le "paraître" à leur véritable ressenti, que ce soit sur le plan affectif, sexuel, culturel (la séquence où Diane Keaton glose sur un cube d'acier est à ce propos fabuleuse). En fait une critique du snobisme, de la suffisance et même d'une certaine hypocrisie. Allen nous explique que l'homme est un être imparfait, ce qui ne l'empêche pas de rendre ses personnages attachants. C'est beau, c'est fort et le ton adopté ne peut que nous ravir.
C'est toujours agréable de voir un Woody Allen et ses déboires sentimentaux mais je dois avouer que lorsqu'on en a vu un, c'est toujours plus ou moins la même chose et on en sort avec un mal de crâne tant il y a de discours philosophiques, sentimentaux et un étalage passionné sur la vie de couple et sur le monde. Un bon film qui fait clairement ressortir l'énergie débordante de son réalisateur et les milliers de questions et de réflexions qui lui viennent naturellement à l'esprit.
Du Woody Allen très grand cru! Cette comédie dramatique est un sommet du brillant metteur en scène. Drole, original, touchant : tous les ingrédients sont réunis pour réussir une très belle oeuvre, ce qu'elle est. De plus, alors que le scénario pourrait être très banal, Allen arrive à le rendre passionnant grace à des personnages bouleversants d'humanité. Une oeuvre à part dans le cinéma Hollywoodien.
Déclaration d'amour à Manhattan, Woody déroule aussi sous nos yeux la nostalgie de l'enfance perdue. Ainsi les adultes (ex-femme, meilleur ami, Mary) sont cyniques, vindicatifs et se trahissent les uns les autres quand les "enfants" (Isaac, son fils et Tracy) sont l'image de la pureté, de l'innocence et idéalistes. Magnifiquement filmé (choix du noir et blanc en adéquation totale avec le thème de la nostalgie, nombreux plans fixes de Manhattan, indistinction du jour et de la nuit, etc.), intelligemment écrit et mis en scène (la scène avec le squelette spoiler: lorsque son ami lui avoue sa tromperie ou encore le final avec spoiler: cette "déclaration" d'amour forcée alors que l'annonce des 18ans de Tracy annonce sont passage à l'âge adulte ), Woody nous offre avec Manhattan sont chef-d’œuvre. Dire qu'il a essayé d'empêcher sa sortie à l'écran car il n'en était pas content !!!
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4,0
Publiée le 28 juillet 2010
Sur la planète intello, au coeur de la Grosse Pomme. "Manhattan", c'est la plus belle dèclaration d'amour jamais faite à une ville! Woody Allen dans tous ses ètats, cernè par les femmes, qu'il aime, qu'il n'aime plus, qu'il n'ose pas aimer...La quarantaine, petit, bigleux, maigrichon et presque chauve, Allen passe tout de même de Diane Keaton à Mariel Hemingway tout en s'interrogeant sur la finalitè de la vie! On navigue avec dèlices dans le microcosme intellectuel new-yorkais avec cette variation superbement ècrite, filmèe et interprètèe! A revoir sans modèration car "Manhattan" est du très grand Woody Allen, un film nostalgique et inoubliable, un rhapsodie en noir et blanc sur fond de rues de New York enneigèes et de chassès-croisès amoureux! N'y rèsistez pas et vous verrez qu'à votre tour vous allez rêver de vous promener en barque avec la personne que vous aimez sur le lac de Central Park avec la main au fil de l’eau, ou de vous asseoir avec elle sur un banc, formant ainsi la plus belle des ombres chinoises! La B.O de George Gershwin est tout simplement sublime...
Comédie Romantique coécrite et dirigée par Woody Allen. Son scénario, coécrit avec Marshall Brickman, nous conte une histoire très "cérébrale" d'aventures amoureuses de couples tous divorcés. Quelques belles images de New-York et les insertions musicales de George Gershwin nous tirent in extrémis de l'ennui avec ce film en N&B au rythme très lent. Outre la belle Meryl Streep que l'on voit peu dans le rôle de son ex épouse, le casting nous offre une bonne prestation d’acteurs du couple mythique Diane Keaton - Woody Allen. Une réalisation moyenne à la quelle il manque la magie de "Minuit à Paris" ou le coté fantastique de "La Rose pourpre du Caire"
Woody Allen a récemment confessé qu'il jugeait n'avoir jamais réalisé de « grand film ». Ce n'est pas moi qui le contredirai. Toutefois, reconnaissons là une de ses qualités : la lucidité, surtout à propos de lui-même et de sa condition d'artiste. Ah Woody Allen! On retrouve dans «Manhattan» tout ce qui fait le charme de ses films... ou tout ce qui peut exaspérer, selon que l'on soit admirateur ou détracteur du réalisateur new-yorkais. Une fois de plus Allen se raconte, parle de lui encore et encore, véritable clown triste névrosé et (très) bavard. L'humour et l'auto-dérision sont certes omniprésents, mais peinent à compenser le manque de pertinence de l'ensemble, centré sur le cinéaste et son amour pour Manhattan, entre autres. On apprend que Woody Allen aime F. Scott Fitzgerald, Ingmar Bergman (ça n'est pas nouveau, et on lui souhaite d'en avoir enfin un jour le talent), August Strindberg (logiquement), Gustav Mahler, Carl Jung, Groucho Marx, Louis Armstrong, etc. etc. Très bien. Pour le fan, cet exercice de citation peut se révéler intéressant, voire passionnant. Pour le « non-fan » que je suis, cela n'est guère exaltant, et conforte l'opinion selon laquelle «Manhattan» est quelque peu surestimé. Car à part Woody Allen par ci, Woody Allen par là, à part une jolie photographie en noir et blanc et une agréable bande-son, pas grand chose à se mettre sous la dent. Quelques classiques de la comédie romantique : le couple, le sexe, l'infidélité,... Mais bon, tout ça reste léger même si souvent d'un relative justesse. Le public de Woody Allen est donc binaire : on aime ou on aime pas. Cependant quelques uns de ses films parviennent à mettre plus ou moins tout le monde d'accord, à intéresser un minimum la plupart des gens. C'est le cas de «Manhattan». De là à en voir un chef-d'oeuvre, il y a un énorme pas que je ne franchirai pas. Sympathique et mordant, nombriliste et bavard, «Manhattan» constitue un parfait exemple du cinéma de Woody Allen, pour le meilleur et pour le pire. [1/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Woody Allen semblait vouloir dénoncer le pseudo-intellectualisme, et pourtant Manhattan est d'une arrogance dégoulinante à l'image de ses dialogues ultra verbeux, à base d'accumulations pédantes et excluantes de références artistiques en tout genre à la limite du ridicule. On se retrouve donc à subir ce film long et ennuyeux, qui respire l'autosuffisance, et dont le scénario se résume à une succession de scènes toutes plus barbantes les unes que les autres. Les différents registres ne fonctionnent pas, ou difficilement: l'aspect comédie dramatique est loin de sauter aux yeux, c'est parfois drôle mais de façon trop sporadique, et le côté drame manque d'enjeux; seul le label romance s'en sort pas trop mal, et encore, on est loin de l'excellence. S'il y avait vraiment quelque chose à sauver, ce serait la photo, et la réalisation plutôt soignée grâce notamment à certains cadrages bien sentis, mais c'est bien trop peu pour faire de Manhattan un bon film.
Le choix du noir et blanc est critiquable mais ce n'est qu'un défaut parmi d'autres. Woody Allen livre une histoire supposée comique , qui suit les incertitudes sentimentales relativement intéressantes de quelques personnages. La mise en scène est efficace mais les acteurs et actrices ne s'écoutent pas entre eux, chacun se parle à lui même: la scène où ils marchent tous les quatre dans une rue newyorkaise le montre bien. L'abattage verbal de Woody Allen finit par ne plus être drôle.
Le noir et blanc et la musique de Gershwin ajoutent une forte dose de mélancolie à ce récit baigné des obsessions et névroses habituelles de Woody Allen. Moins léger qu'un Annie Hall, Manhattan est l'occasion d'aborder toutes les difficultés de faire fonctionner un couple, à travers le prisme de trois relations impossibles. Avec son style si particulier, Allen taille dans le vif, bien aidé par une magnifique photographie et des interprètes on ne peut plus justes.
Même si je l'ai vu dans un état de fatigue avancé et que je ne me souviens plus vraiment du film, ce que je sais c'est que cette comédie romantique de woody est pas mal du tout.
Manhattan est incontestablement l’un des meilleurs métrages de Woody Allen. La ville de New York en noir et blanc est superbe et la musique de George Gershwin colle parfaitement à l’ambiance « jazzy » du film. Il y a de très beaux moments d'inspiration : la scène crépusculaire filmée sous le pont de Brooklyn, Allen et Keaton sous la pluie dans Central Park, au musée d’histoire naturelle… Certaines images de New York, nous montrent clairement que Allen est fasciné par cette ville et il s’en dégage beaucoup de nostalgie et de mélancolie (notamment à la fin). A part ça, il exploite toujours les thèmes qui lui sont chères : les relations sentimentales, la sexualité, la névrose, le succès…A voir et revoir.
Il m'est impossible de comprendre, non pas le succès grand public, mais l'adhésion des cinéphiles à ce monument de conventions, de platitudes que représente ''Manhattan''. Quand un film est insignifiant, on met la musique en exergue, c'est exactement le cas car en dehors d'elle, hormis la scène finale, c'est le vide. La mise en scène est classique certes mais sans caractères et Allen ne sait pas filmer New-york ce qui est quand même un comble. D'ailleurs, c'est plus une accumulation de dialogues qu'autre chose et voir n'apporte strictement rien. Quelle déception pour un film qui a une telle réputation auprès des intellectuels. A croire qu'à sa sortie ils se sont faits anesthésier par le snobisme des propos et fascinéspar la chance de Woody d'être ,à 40 ans passés, adulé par une belle jeune fille. Nous savons tous qu'un grand film, nous pouvons le revoir sans cesse et sans cesser de l'aimer de 20 à 90 ans...Je suis certain que ''Manhattan'' ne résistera pas longtemps aux visions successives et que l'incompréhension se fera face à la réputation complètement imméritée d'abord de ce film et ensuite de celle de Woody Allen dans la hiérarchie des grands réalisateurs.