Bien que je ne sois pas un grand fan de Woody Allen trouvant la plupart de ses films trop bavards, je dois reconnaître que j'ai bien adhéré à celui-là. Peut-être grâce à cette délicieuse alliance entre Gershwin, le noir et blanc et New York, ville à laquelle le réalisateur rend un flamboyant hommage. Le scénario et les dialogues sont d'une finesse incroyable et le film bénéfie en plus d'une excellente interprétation, Woody Allen, Diane Keaton et l'adorable Mariel Hemingway en tête. Un film qui n'a nullement volé son rang de classique du cinéma et qui est en effet un des meilleurs films de son auteur.
Revoilà Droopy, revoilà Caliméro qui a repris quelques amphètes et/ou sniffé quelques rails et qui se met à soûler tout le monde, à blablater comme un détraqué, comme le pauvre gars névropathe qu'il est depuis toujours.
Il se prend pas pour n'importe qui le gugus (il doit viser Cannes et son festival de pisse-froids) il tourne carrément en noir et blanc parce que le noir et blanc, c'est comme se racheter une conduite pour un taulard : on vous prend pour un "artiste". Forcément. Mais pourquoi le "noir et blanc" ? s'interroge Télérama. Vous croyez qu'il y a un message (caché) là-dessous ?
Le siphonné de la parlote Woody Woodpecker dans son inépuisable logorrhée déblatère que se taper une jeune plante de 17 balais, c'est -finalement- un bon plan et incontestablement plus sympa que de rester avec cette rombière de Diane Keaton, même si elle ne porte pas de soutif (une féministe...). De toute façon, on s'en fout, ce qui compte, c'est d'en parler avec ses amis, ses ex, ses futures, son public (Positif a adoré) et à sa ville de cubes en béton.
On sent que Caliméro Droopy n'a pas fini de gaver : le pleurnichard binoclard est comme Terminator : impossible à arrêter. Et il ne la ferme jamais.
Ce film vaut avant tout pour sa réalisation et sa distribution. En revanche, les dialogues deviennent de plus en plus pénibles, si bien que le film tombe dans le pseudo-intellectualisme qu'il semblait pourtant vouloir critiquer. Pourquoi les personnages ne se taisent-ils pas de temps en temps ? Sur le fond, le film est finalement assez futile alors que certaines relations entre les personnages auraient pu être mieux exploitées.
Woody Allen rend un bel hommage à sa ville en même temps le film tourne rapidement en rond, les problèmes de relation c'est pas trop mon truc au cinéma ; heureusement que Woody Allen incarne son éternel personnage de névrosé irrésistible d'humour notamment dans ses répliques.
Totalement conquis par ce très beau film qui n’a pas hésité à me prendre par les sentiments avec sa photo en noir et blanc absolument exquise ! La mise en scène est pourtant si simple, mais si efficace en même temps, c’est très maîtrisé. Et puis c’est touchant. Le film délivre une émotion sincère et ça j’apprécie !
Un homme. Une femme. Un pont. Une ville qui s'éveille. Le plus beau plan de tout le cinéma. Sans oublier une idylle qui prend petit à petit forme sous le regard d'une voie lactée de carton-pâte. Un film qui s'achève sur le sourire, résigné, de Woody Allen. Une nouvelle journée qui commence sous le soleil de Manhattan et la musique de Gershwin. Pour moi, la quintessence, aussi bien formelle que thématique, d'un cinéaste au sommet de son art, qui, malgré la grande qualité de certains opus, n'atteindra plus jamais une telle réussite et surtout, ne retrouvera qu'occasionnellement (voir rarement) un tel sens du cadre, de la mise en scène. Une ville sublimée par un scope en noir et blanc de toute beauté, des personnages névrosés et attachants, dessinés et interprétés avec talent, des dialogues au diapason... "Manhattan" est le chef-d'oeuvre absolu de Woody Allen, une pure merveille à voir et à revoir infiniment.
Les mésaventures amoureuses d’un quadragénaire écrivain à New-York. Dans chaque film de Woody Allen, il y a un élément remarquable, et cette fois, il s’agit de la très belle photo noir et blanc, magnifiée par la musique de Gershwin, et qui donnerait presque envie de visiter New-York. Dans tous les films de Woody Allen, il y a les mêmes défauts : narcissisme aigu de l’auteur, mise en scène presque toujours centrée autour de ses problèmes sexuels et sentimentaux, verbiage. Cette fois le verbiage est omniprésent, et assommant malgré les quelques traits d’esprit qui l’agrémentent. Et puis le scénario est d’une rare inconsistance : dénonciation du snobisme des intellectuels juifs américains plus états d’âme de femmes balançant entre deux hommes (ou l’inverse) ne suffisent pas pour construire une œuvre ; much ado about nothing…
Un chef d'oeuvre de Woody Allen, l'un de ses meilleurs films, une œuvre pleine de sensibilité et d'humour simple ... Un film tendre, paisible, beau ... un ambiance hors-du-commun, parfaitement calme, et comme toujours les dialogues prennent le dessus sur tout le reste, et ca rend le tout parfaitement unique et fascinant ! La photographie est tres belle, tout est magnifiquement filmé, la musique, bien que discrète et puissante ... Un chef d'oeuvre, simplement. Une film agréable, apaisant, touchant, et vraiment passionné. un grand Bravo a Woody Allen.
Les 5 premières minutes du film, portrait de Manhattan sur la musique de Gershwin, reste comme l’un des meilleurs antidépresseurs du monde. « Manhattan » est à ce jour le travail le plus aboutis de Woody Allen, la photographie de Gordon Willis sublime New-York comme jamais.
J'acroche vraiment pas au style de Woody Allen. C'est évident que du point de vue de la réalisation et de la photographie, ce film est très bon. Seulement j'accroche pas aux personnages, à l'humour, à l'histoire, ce qui fait que je me suis ennuyé ...
On a devant nous un chef-d'oeuvre du cinema ! Ce véritable ovni laisse le spectateur sans voix, devant la beauté d'un New-York qui dans sa laideur comme dans sa beauté, dans son malheur comme dans son espoir, est sublimée. Bref un chef d'oeuvre.
Un temps, l'utilisation de la lumière (contre-jours) et du noir et blanc intrigue, puis on se rend compte que malgré ce "Woody Allen" en haut du générique, on n'assiste à rien plus qu'une version cinéma des Feux de l'amour, dialogues insipides et personnages ridicules. Jamais drôle, qui plus est.
Une œuvre magnifique ponctuée de superbes dialogues. Woody Allen réalise une romance d'une niaiserie aucune en y ajoutant une qualité de photographie valorisant la grande New York. Du grand art.
"Chapter one: he adors New York City"...C'est sur cette célèbre phrase que s'ouvre l'un des films les plus reconnus de Woody Allen. Une comédie sophistiquée magnifique et dense, notamment au niveau des relations qu'entretient Isaac ( Woody Allen ) avec les femmes: il aime Tracy, une jeune fille de 17 ans, mais aussi Mary, une intellectuelle pédante et insaisissable, qui s'avère être l'amante de son meilleur ami Yale. La première force de Manhattan est qu'il s'agit d'un film personnel et quasiment autobiographique: comme Woody Allen, Isaac écrit de scénarios pour la télévision ( en effet, à ses débuts, le cinéaste juif était un gagman pour la TV dans les années 1950 ). De plus, le caractère névrosé et en pleine crise existentialiste de son personnage apparaît alors qu'il parle tout seul sur un canapé, vers le dénouement du film. Au niveau de la forme, la photographie noir et blanc de Gordon Willis et le Rhapsodie In Blue de Gershwin lors du générique grandiose du début du film font de Manhattan une oeuvre plastique d'une rigueur formelle monumentale. Un chef d'oeuvre.