C’est avec une très belle qualité photo que Woody Allen se lance dans une énième histoire sentimentale, qui comme toujours, se passe à New York et plus précisément à Manhattan. Des couples qui se lient, se délient, se trouvent et se retrouvent, on ne sait jamais ce que nous réserve Allen et ici, on tombe sous le charme de ses interprètes, que ce soit Jill son ex (Meryl Streep) ou Tracy sa nouvelle petite amie, une ado adorable mais insouciante (Mariel Hemingway) ou encore Mary Wilke, la journaliste snob (Diane Keaton) avec qui il va tomber sous le charme. Des histoires étonnantes, aux répliques parfois percutantes, drôles et bien dosées. Une comédie dans la veine de ce que nous réalise le cinéaste, drôle, attendrissante et avec bien sur, des actrices épatantes !
Deux ans après "Annie Hall" Woody Allen poursuit son introspection et son analyse du milieu juif new yorkais . A partir de sujets sérieux comme en traite Bergman, son maître à filmer, Allen choisit de pratiquer l'autodérision pour continuer à faire rire en sortant de la recette du comique de situation mâtiné de splastick de ses débuts. Cette recette qui lui avait permis de se faire connaître allait tôt ou tard tourner à vide et le metteur en scène acteur a eu l'heureuse inspiration de développer son style propre, vanté depuis par toute l'intelligentsia mondiale. "Annie Hall" a brutalement propulsé Woody Allen dans la catégorie des cinéastes intellectuels ."Manhattan" creuse la même veine mais avec un parti pris différent au niveau de l'esthétisme, Allen demandant à Gordon Willis son photographe de filmer New York en noir en blanc et en cinémascope pour en faire le personnage principal de son film. La musique de Gershwin achèvera de magnifier l'entreprise. L'intrigue qui n'en est pas réellement une, consiste à se moquer gentiment des relations amoureuses au sein du milieu intellectuel juif new yorkais que Woody Allen connaît si bien. Cette bande de quadras qui passe son temps à disserter sur les problèmes existentiels de chacun ou sur la dernière exposition des artistes à la mode est en réalité bien immature, n'arrivant pas vraiment à assumer sa condition d'adulte. Le personnage de Tracy joué par la toute jeune Mariel Hemingway est très justement positionné sur le registre de la raison pour marquer encore davantage la légèreté et l'inconsistance d'Isaac qui est souvent pris en défaut par sa jeune compagne dont il essaye tant bien que mal d'être le pygmalion. Les couples se font et se défont au gré des petites trahisons de chacun. Mais le ton primesautier de toutes ces petites intrigues, proche du marivaudage nous fait dire que tout ceci n'est pas bien grave face à notre modeste condition d'humain condamné à quitter un jour son enveloppe terrestre. Car ne nous y trompons pas c'est en réalité cette condition de mortel qui hante Woody Allen en filigrane des scènes de badinage au planétarium du musée d'histoire naturelle et dans une salle de classe où trône le squelette d'un de nos ancêtres primates. Mais par dessus ses craintes obssessionnelles, Allen s'amuse et nous avec, des préoccupations qui nous encombrent souvent à tort l'esprit. L'ensemble est comme une bulle de champagne qui pétille à chaque fois que l'on regarde émerveillé ce réalisateur inspiré à l'œuvre dans ses meilleures années. Depuis les choses ont perdus de leur spontanéité et Allen trop vieux pour jouer son propre rôle qu'il habitait avec tant de malice n'a pas encore trouvé celui qui pourra prendre le témoin à sa suite . C'est sûr, ce Woody Allen là nous manque. A noter une apparition de Tisa, la sœur de Mia Farrow dont Allen fera rapidement son égérie et sa compagne.
Déçu par Manhattan, qui se classe pour moi les Woody Allen que j'aime le moins.
Visuellement c'est vraiment très sympa, la photographie est superbe, et Woody Allen est un très bon réalisateur. Je sais plus qui parlait du plan avec le pont, mais il est vrai qu'il est très beau, et de façon générale, on peut dire que les plans sont recherchés etc etc.
Voilà, techniquement c'est ok, idem pour la mise en scène.
Le problème c'est que ça ne fait pas tout, car si y a la forme, je dirai qu'il n y a pas le fond. C'est un peu le genre de film que je n'aime pas chez Woody Allen, inutilement bavard, avec un côté assez prétentieux parfois, et pour un film qui dure 1H30 je me suis vraiment beaucoup ennuyé tellement l'histoire est au final peu intéressante.
Une ouverture légendaire sur la ville de New York.La musique euphorisante de Gershwin.Un noir et blanc vaporeux et magnifique.Un format Cinémascope.Un réalisateur au sommet de son art:Woody Allen.Jamais aussi doué que lorsqu'il mélange sa vie privée à la fiction,Woody livre surtout une magnifique déclaration d'amour à New York.Entièrement filmé en décors naturels,"Manhattan"regorge de pépites verbales,et traduit parfaitement les éternels angoisses existentialistes de son auteur.Le badinage se mêle à une réflexion plus teintée sur l'amour.Privilégier un amour romanesque avec une lycéenne de 18 ans,ou un amour impossible avec une belle intello snob? Le dernier plan tranche de belle manière.Woody Allen,plus sobre qu'à l'accoutumée rend son Isaac des plus amicals.New York,Woody et les femmes: un cocktail ravageur à voir absolument.Vif,introspectif et drôle,"Manhattan"est resté dans la légende du 7ème art.
L'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur Woody Allen... Léger, drôle, beau bourré de charme. A noter la splendide intro plans de New York / Rhapsody in Blue... *.*
Un excellent Woody Allen prouvant une fois de plus l'énorme talent du cinéaste. Non seulement les acteurs sont tous excellents mais les dialogues sont franchement savoureux. Woody a le chic pour nous faire rire mais aussi nous offrir une réflexion amère sur la vie, l'amour, etc...
Sur la forme je n'ai rien à redire: la mise en scène, la photographie (le N&B rend très bien), la bande son et bien sur les acteurs, tout est parfait. Je suis en revanche moins séduite par le fond: les errements sentimentaux d'une bande de bobos d'une suffisance inouïe. Sans doute le but du film est de se moquer de ces pseudo-intellectuels prétentieux et insupportables mais ce n'est pas clairement établi et par moment on pourrait presque croire que ce film les justifie voire les encense. En plus de personnages exécrables, le film se caractérise par ses dialogues incessants et ennuyeux: ça n'arrête pas une seconde, c'est exténuant.
Woody Allen a voulu ici faire un film simple, un film en hommage à New-York, une ville à la fois romantique et un peu effrayante dans la mesure où il est difficile de ne pas perdre son anonymat dans un espace aussi vaste. C'est pourquoi le réalisateur nous donne à voir un groupe d'amis dont les destins vont se croiser et avoir des répercussions parfois bien inattendues, où les lendemains sont souvent incertains mais aussi pleins de surprise. Le tout est en noir et blanc, ce qui donne cet aspect romantique à Manhattan ainsi qu'une simplicité et un charme non déplaisant. Woody Allen fidèle à lui-même a un excellent sens de l'humour même si son personnage tout en étant attachant peu parfois tomber dans le ridicule. Les acteurs sont bons (mention spéciale à l'excécrable Mary jouée par Diane Keaton ainsi qu'à Meryl Streap dans un rôle plus mineur). Aucun n'est tout blanc, aucun n'est tout noir et n'en est ue plus humain. Il reste cependant quelques critiques à faire : il manque une certaine magie que Woody Allen n'a pas réussit à totalement atteindre et le film peut parfois avoir l'air de s'essouffler vue qu'il n'y a pas vraiment d'intrigue à proprement parler. Cependant Manhattan reste un film agréable et assez subtil.
Quand on dit d'un film de Woody Allen qu'il est bien écrit et drôle, alors le plaisir est garanti. C'est le cas de "Manhattan", un des tous meilleurs films du réalisateur new-yorkais. On apprécie aussi le fait que l'oeuvre tienne sur la longueur ( ce qui n'est pas toujours le cas chez Allen) et la projection du cinéaste dans son personnage, à travers les réflexions sur l'Art et notamment une parenthèse dédiée à Ingmar Bergman. Mais si "Manhattan" a marqué les cinéphiles, c'est parce qu'il procure une émotion rare, avec un questionnement sincère et simple sur l'amour et les choix qui s'y rapportent. Charmant, intelligent, et une fin assez inattendue pour un très beau moment de cinéma.
César du meilleur film étranger en 1980, "Manhattan" est le huitième long-métrage de Woody Allen. Parmi tous les films qu'il a réalisé (et ça en fait un sacré nombre !), celui-ci est l'un de ses préférés. Il est vrai que dans ce récit, Woody Allen y aborde son sujet fétiche, les relations amoureuses, et qu'il le fait avec réussite. On suit la vie sentimentale de Isaac Davis, un auteur de sketches comiques qui a divorcé et qui vit maintenant une liaison avec une jeune fille de 17 ans, Tarcy. Son ex-femme, Jill, vit désormais avec une autre femme et s'apprête à sortir un livre sur son ancienne vie de couple avec Isaac. Pendant ce temps, le meilleur ami d'Isaac trompe sa femme avec Mary, sa maîtresse. Woody Allen incarne lui même Isaac tandis que Tracy est joué par Mariel Hemingway, que Diane Keaton joue Mary et que Meryl Streep interprète Jill. Tous ces acteurs sont bons dans leur rôle respectif et pour une fois Woody Allen n'en fais pas de trop. Tout le film est en noir et blanc, cela donne une nouvelle vision de Manhattan. Certains plans en extérieur sont d'ailleurs très beau. "Manhattan" a beau être une comédie, on ne rit pas vraiment. On apprécie suivre cette histoire mais sans plus. Heureusement que le film n'est pas plus long, il fait la durée idéale. Woody Allen a réalisé ici un sympathique film sur les relations entre plusieurs personnages dans le plus célèbre quartier New-Yorkais.
Les dialogues sont intelligents, la photographie en noir et blanc est splendide, les personnages et leurs relations sont amusants (cet intello paumé qui hésite entre la gamine de 17 ans et la snob hautaine est une excellente autodérision !), le scénario est émouvant, la musique est magnifique… Bref, tout semble avoir été brillamment travaillé au détail près pour que, dans cette œuvre, Woody Allen puisse nous offrir sa vision passionnée de la ville de New-York.
Manhattan se place comme un des incontournables de Woody Allen. Un film culte, représentatif de la carrière de Woody, qui s'inscrit comme la quintessence de ses romances maussades habituelles. Diane Keaton gracieuse et convaincante, muse de l'époque du cinéaste, fait forte impression et campe une femme forte et séduisante qui va faire tourner en bourrique le vieux Woody. Pour autant, plus subjectivement, Manhattan traîne parfois en longueur, le spectateur se perdant dans le flot incessant de dialogues du réalisateur, mais permet de voir la ville sous un jour inédit, Woody entraînant son auditoire dans les tréfonds new new-yorkais. Un classique parmi les classiques récompensé par le César du meilleur film étranger.
Quel film ennuyeux, pas d'humour, ce n'est qu'un résumé de la vie de bobo a Manhattan.... En voyant Minuit a paris j'ai pensé que tous les films de woody allen étaient fins et délicieux, quelle grossière erreur...
"Manhattan" c'est l'histoire d’Isaac Davis 42 ans, angoissé et désabusé, avec une vie professionnelle insatisfaisante et une vie privée chaotique, sa deuxième épouse l'a quitté pour une femme et prépare un livre sur leur relation, il fréquente une mineure et va rencontrer l'amante de son meilleur ami. "Manhattan" c'est la vie, les pensées, les péripéties ou encore les névroses de cet homme, c'est une superbe déclaration d'amour à sa ville de New-York, c'est un génial et rythmé débit de dialogues désabusé, fin, humoristiques, cynique, intelligent, blessé, émouvant et surtout captivant, c'est un film très nostalgique, à la magnifique photographie en noir et blanc et la belle maitrise technique, c'est du vrai bon jazz, juste ce qu'il faut et toujours comme il faut. "Manhattan" c'est Woody Allen, la belle Diane Keaton ou encore Meryl Streep, c'est une belle promenade au clair de lune au pied du Queensboro Bridge, c'est une critique subtile et marrante envers les snobs ou encore la télé, ce sont les ombres chinoises de Keaton et Allen dans le planétarium de central park. Et enfin, "Manhattan" c'est l'une des plus belles réussites parmi la très riche filmographie de son réalisateur ainsi qu'une œuvre passionnante.
Point positif: l'ambiance de Manhattan en noir et blanc... Point négatif: ennuyeux, TRES ennuyeux, TROP ennuyeux. Et quand je trouve un film ennuyeux, beh c'est forcément qu'il me plait pas des masses, normal. Mais bon, quand même quelque chose de positif dans le fait que ça se passe à Manhattan.