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Peter Franckson
81 abonnés
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3,0
Publiée le 1 août 2026
Revu plus de 45 ans après sa sortie, le film a vieilli comme le spectateur. Cela reste un vaudeville [spoiler: une femme, Mary (Diane Keaton) change d’amant ] sans les portes qui claquent, bavard, avec des dialogues souvent drôles mais une histoire peu intéressante avec des personnages, surtout masculins, intellos, égocentriques, égoïstes, geignards (Woody Allen surtout) et aux préoccupations de privilégiés. On a le plaisir de voir à leurs débuts Meryl Streep (4e film à 30 ans) et Mariel Hemingway, petite fille de l’écrivain américain (prix Nobel de littérature en 1954), 2e film à 18 ans (mineure pendant le tournage). Le film, grâce à sa photographie en noir et blanc (caméra Panavision 35 mm) de Gordon Willis (3e collaboration sur 8 avec Woody Allen) et la musique (« Rhapsody in blue » - 1924) de George Gershwin (1898-1937) est une ode à l’île de Manhattan (introduction et final).
J'ai longtemps adoré ce film, que je trouvais parfait, par sa musique, ses acteurs, sa photographie, ses dialogues, ses situations, son humour. Même son poster a longtemps trôné dans ma chambre. Manhattan est à la fois une déclaration d'amour à Manhattan et une exploration des relations sociales et amoureuses de certains de ses ressortissants. Bravo !
Chronique amoureuse d’une élégance mélancolique, Manhattan transforme la ville en écrin noir et blanc d’obsessions sentimentales. Avec une précision dialoguée acérée, Woody Allen explore les névroses, les hésitations et les illusions d’une bourgeoisie intellectuelle en quête de sens. La photographie somptueuse de New York confère au film une dimension presque mythologique, entre modernité et nostalgie. Les relations amoureuses y apparaissent fragiles, instables, souvent contradictoires, comme si le désir se heurtait sans cesse à la lucidité. De cette tension entre romantisme et désenchantement naît un chef-d’œuvre intimiste, aussi ironique que profondément touchant.
Probablement le Woody Allen le plus connu et le plus mémorable de sa filmographie. D'une grâce et d'un charme haletant par sa mise en scène et sa photographie, Manhattan est un film, traçant le personnage de Isaac Davis et sa tourmente de son récent divorce. Entre relation problématique et son ouverture d'esprit à la modernité, Woody Allen, par ses dialogues, une sincérité troublante et poétique. Ce juste milieu, cet équilibre est juste sublime...
Totalement conquis. Grand film sur "l'innocence" en général
Voici l’un des chefs-d’œuvre de Woody Allen où la ville de New-York dont on connait l’amour du cinéaste pour celle-ci devient un personnage à part entière d’un film sublimé autant par la mise en scène et son noir et blanc sublime bercé de mélancolie que pour son interprétation délicate et juste.
Un film emblématique de Woody Allen, Manhattan offre une exploration élégante et mélancolique de la vie amoureuse et des contradictions urbaines à New York. La photographie en noir et blanc sublime la ville, presque comme un personnage à part entière. Les dialogues sont vifs, les personnages complexes, et la bande-son jazzy complète parfaitement l’ambiance. Un portrait touchant et sophistiqué, mêlant humour et nostalgie avec finesse.
De belles images de New York, la musique de Gershwin, quelques répliques drôles et situations cocasses. Certains sujets ont été depuis traités par Allen ou d’autres ce qui n'enlève rien au mérite du film mais le rend moins singulier. L’histoire assez décousue n’a rien d’extraordinaire. Le jeune âge de sa compagne pas tout à fait majeure passe beacoup moins bien de nos jours.
Un très grand Woody Allen , en noir et blanc somptueux, majestueux. Classieux . Il y a tout d’abord cette manière de filmer Manhattan, sur la musique de Gershwin , des brumes au soleil levant , des gris anthracites, des clair- obscurs, des noirs Soulagiens, des plans sur les gratte-ciel , sur Central Park au crépuscule, et les ponts de Brooklyn. Le plus bel hommage rendu à cette ville , par le cinéma. Et puis bien sûr les personnages, on est au summum de la 2eme période de Woody Allen. Il se raconte, il raconte ses amours ratés par personnage interposé, sa crise existentielle. Ici le héros, qui écrit des scénarios ; navigue entre plusieurs relations amoureuses. Il a rencontré une très jeune fille de 17 ans il est très amoureux, (la belle Mariel Hemingway , assez taiseuse, elle fait le job mais ne fera pas une grande carrière) mais si il sait que cela n’est pas raisonnable, il doute, n’y croit plus, puis il rencontre et s’éprend d’une femme mature plus « challenging » , indépendante, féministe, brillante, mais désabusée, qui ne croit plus à l’amour (excellente Diane Keaton, quelle grande actrice). Il y a un quatuor amoureux qui se crée incluant son meilleur ami. Chassé croisés amoureux, changement de partenaire, on est dans un marivaudage contemporain, où le psychanalyste n’est jamais bien loin, De très beaux dialogues, avec toujours une angoisse existentielle forte pour un film majeur .
Manhattan est un film vraiment exceptionnel, superbement bien réalisé par Woody Allen. Les performances des acteurs sont brillantes, chacun apporte une profondeur unique à son personnage. L’histoire, riche et nuancée, explore les complexités des relations humaines avec une délicatesse remarquable. Visuellement, le film est un véritable régal. Les plans magnifiques de New York en noir et blanc rendent chaque scène magique, créant une atmosphère à la fois nostalgique et poétique. Ce style visuel correspond tout à fait à ce que j’aimerais réaliser si je me lançais dans le cinéma. Manhattan est une œuvre qui m’inspire profondément. La manière dont Allen fusionne l’art et la vie résonne avec mes propres aspirations cinématographiques. C’est un film qui rappelle à chacun de nous la beauté des moments simples et des émotions humaines.
Au-delà de l'aspect visuel (et musical avec les compositions de Gershwin) visant à présenter New York sous un visage étonnamment romantique qui est le reflet de la passion que Woody Allen éprouve pour cette ville, "Manhattan" rejoint le thème principal de son précédent film "Annie Hall". Le cinéaste traite de l'incapacité à aimer durablement et uniformément, de la fluctuation des sentiments, et son film est, à ce propos, fondamentalement pessimiste, présentant le couple comme une alliance forcément éphémère, frustrante et inaboutie. Bien que Woody Allen impose une fois de plus sa physionomie irrésistible de binoclard chétif et angoissé, on sent dans le texte une certaine gravité, une amertume qui diffère du ton plus fantaisiste de "Annie Hall". Les railleries de l'auteur sont cependant très drôles lorsqu'elles ciblent le snobisme de certains intellectuels de New York ou quand Allen désamorce son désarroi devant l'amour en assimilant ironiquement le sentiment à la libido. La relation d'Isaac, son personnage, avec les trois femmes de sa vie actuelle tend à prouver que l'humain est condamné aux incertitudes et à la solitude.
Manhattan est tout ce qu'on peut détester chez Woody Allen. Ce film est terriblement bavard. Et ces dialogues atteignent des sommets de fatuité. On finit par se fiche assez rapidement des problèmes existentiels de ces messieurs dames. C'est d'ailleurs tellement agaçant qu'on finit par oublier que les images sont belles. Reste à sauver tout de même l'ouverture du film sur le Rhapsody in Blue de Gerschwin, qui a, semble t'il, fortement inspiré le premier segment de Fantasia 2000.
Totalement conquis par ce très beau film qui n’a pas hésité à me prendre par les sentiments avec sa photo en noir et blanc absolument exquise ! La mise en scène est pourtant si simple, mais si efficace en même temps, c’est très maîtrisé. Et puis c’est touchant. Le film délivre une émotion sincère et ça j’apprécie !