Un classique, mettant aux prises cinq personnages aux aspirations amoureuses diverses. L'amitié et l'amour sont d'ailleurs les deux thèmes forts du film, traités avec brio. Rien que de très banal, mais "Manhattan" bénéficie d'une photographie magnifique, et d'un noir et blanc montrant un New-York splendide. Sous la caméra de Woody Allen, Big Apple vit et revit, à l'image de ses personnages aux destins tortueux, et aux interactions plus ou moins tumultueuses. Le réalisateur-acteur livre une prestation superbe, montrant un personnage incertain, en perpétuel doute et qui manque de confiance en soi. Un rôle parfait pour lui.
Je n'ai pas vu beaucoup de Woody Allen, Manhattan était mon premier il y a quelques années, j'avais beaucoup aimé, le revoir a été un plaisir. Si le personnage interprété par Woody, éternel torturé par la vie et surtout par ses relations avec les femmes m'amuse plutôt qu'il me fait rire, j'ai adoré la mise en scène d'Allen dans ce film, cette déclaration d amour à New-York sublimée par un noir et blanc magnifique (le plan sur le pont de Brooklyn est juste une merveille)et des jeux d'ombres parfaitement maîtrisé. L'ambiance Jazzy est parfaite et renforce l'impression d'une balade tranquille dans la ville entrecoupée par les questions que se posent le personnage d'Isaac et ses tourments. Ça n'est pas un film qui me prend aux tripes que je trouverais génial mais c'était est tout de même un que je regarde avec grand plaisir.
Manhattan est le cœur d'un chassé-croisé de plusieurs personnages qui se partagent leurs amours. Parfois romantique dans ses visions nocturnes de la ville, souvent très drôle dans ses dialogues, comme d'ailleurs très souvent chez WA, et finissant de façon ironique avec la petite étudiante. Sympathique
Quel ennui! Que de vaniteux verbiage! D'ailleurs Woody Allen est en sur jeu permanent et le personnage interprété par Diane Keaton insupportable. Certes la réalisation est soignée pour mettre en valeur New York mais c'est loin d'être suffisant...
C'est toujours agréable de voir un Woody Allen et ses déboires sentimentaux mais je dois avouer que lorsqu'on en a vu un, c'est toujours plus ou moins la même chose et on en sort avec un mal de crâne tant il y a de discours philosophiques, sentimentaux et un étalage passionné sur la vie de couple et sur le monde. Un bon film qui fait clairement ressortir l'énergie débordante de son réalisateur et les milliers de questions et de réflexions qui lui viennent naturellement à l'esprit.
Le noir et blanc et la musique de Gershwin ajoutent une forte dose de mélancolie à ce récit baigné des obsessions et névroses habituelles de Woody Allen. Moins léger qu'un Annie Hall, Manhattan est l'occasion d'aborder toutes les difficultés de faire fonctionner un couple, à travers le prisme de trois relations impossibles. Avec son style si particulier, Allen taille dans le vif, bien aidé par une magnifique photographie et des interprètes on ne peut plus justes.
Déjà le film est esthétiquement beau avec un noir et blanc superbe en forme d'ode à la ville de New-York et la musique de Georges Gershwin. Ensuite les relations entre les trois personnages principaux s'avèrent passionnant puisque la seule à paraître sincère dans ce petit jeu est Mariel Hemingway (avec au passage une jolie défense des amours intergénérationnels). Les deux autres mentent, privilégiant le "paraître" à leur véritable ressenti, que ce soit sur le plan affectif, sexuel, culturel (la séquence où Diane Keaton glose sur un cube d'acier est à ce propos fabuleuse). En fait une critique du snobisme, de la suffisance et même d'une certaine hypocrisie. Allen nous explique que l'homme est un être imparfait, ce qui ne l'empêche pas de rendre ses personnages attachants. C'est beau, c'est fort et le ton adopté ne peut que nous ravir.
Un auteur de sitcom médiocre se voit tiraillé entre différentes femmes : une ex devenue lesbienne qui s'apprête à écrire un livre incendiaire sur lui, une lycéenne très mature, et une journaliste intellectuelle, accessoirement amante de son meilleur ami. Le tout aurait pu donner lieu à une romance basique, mais c'est sans compter la patte de Woody Allen. Celui-ci incarne comme à son habitude un littéraire désinvolte, pris dans une tumultes d'émotions qu'il ne maîtrise pas. Les dialogues sont fins et tantôt très sérieux, tantôt très amusants, permettant de nous faire suivre sans ennui les déboires du protagoniste. Cependant, "Manhattan" est célèbre pour son esthétique, véritable déclaration d'amour à la ville de New York. Le noir et blanc est superbe, avec des jeux d'ombre et de luminosité intéressants, tandis que de nombreux plans panoramiques sont majestueux (dont le fameux plan du pont de Queensboro, qui s'est glissé sur la plupart des affiches). Le tout est accompagné par la BO entraînante, à la fois classique et jazzy, signée George Gershwin.
Manhattan est peut-être le film le plus connu de Woody Allen ou, à tout le moins, son film le plus iconique. Quel cinéphile n’a pas à l’esprit ce plan superbe de ce couple assis sur un banc avec Queensboro Bridge en toile de fond ? Considéré comme l’un des bijoux de la filmographie du maître (avec "Annie Hall", "Hannah et se sœurs" ou encore "La Rose pourpre du Caire"), Manhattan est une incontestable réussite, pour peu, bien sûr, qu’on soit sensible à son style. Car, mine de rien, le film ne s’avère pas si abordable que ça et suppose, si ce n’est une certaine concentration, au moins un certain intérêt pour l’œuvre de Woody Allen. Car tous ses ingrédients habituels y sont réunis et transcendés, de ses névroses obsessionnelles à ses réflexions philosophiques, en passant par l’amour des longues pages de dialogues et les plans séquences, le questionnement sur le couple et l’amour ou encore la quête d’un certain absolu... le tout asséné avec son incontournable sens de l’humour et une beauté formelle sidérante. Le choix de filmer New-York en noir et blanc apporte un charme fantastique à un film qui se veut, par ailleurs, déjà très arty au vu du milieu dans lequel évoluent les personnages. Manhattant est, d’ailleurs, une superbe déclaration d’amour à la Grosse Pomme (ce n’est pas la seule dans la filmo du maître) et, plus généralement, une invitation à un voyage gentiment mélancolique sans être ennuyeux ou austère. Woody Allen démontre, une fois de plus qu’il est un formidable directeur d’acteur puisque, outre sa propre prestation toujours extraordinaire de drôlerie (même si son côté "tombeur" peut laisser perplexe), on retrouve sa muse préféré Diane Keaton, formidable en bobo hautaine, Mariel Hemingway est incroyable en jeune conquête au timbre de voix si particulier, Michael Murphy est amusant en meilleur ami cocufié et la jeune Meryl Streep surprend en ex insupportable de rigueur. Certes, le film aurait gagné à parfois moins se perdre dans son rythme et dans son propos, le dernier tiers ayant tendance à être un peu trop redondant. Mais, pour le reste, "Manhattan" est vraiment un très joli film, caractéristique du style de Woody Allen dont on ne peut que comprendre la place privilégié qu’il occupe dans sa filmographie et dans le cœur des cinéphile.
Malgré sa très grande popularité, je ne m'attendais pas du tout à ce scénario pour "Manhattan", que je croyais être un film "policier". J'ai dû le confondre avec un autre Woody Allen, donc ce fut une découverte, sympathique. Ce film est clairement un symbole haut de gamme (parce que des suivants n'auront pas la force de celui-ci) du style du cinéaste, où les dialogues courts, longs et surtout précis autour de l'amour et du sens de l'avis monopolisent le scénario toujours assez simpliste au final. Très peu de personnages aussi, mais tous très bien écrits, et très bien interprétés. Et on n'oublie pas la plus-value ajoutée par le noir et blanc, donnant encore plus de cachet à une superbe photographie d'un New York rêvé.
Il est facile de reprocher à Woody Allen de tourner en circuit fermé, toujours à New York, en changeant seulement l'idée de fond. Mais chacun de ses films s'exprime différemment, que cela tienne à un détail ou non. Ici, c'est la grivoiserie et la médiocrité de la nature humaine qu'il a choisi de crédibiliser, sans pour autant en faire le moteur déprimant de son oeuvre. Pour qui apprécie ce type de films, pour qui sait voir que le réalisateur assume son amour de la ville, c'est toujours un agréable renouveau...à petite dose tout de même ! Attention aussi à la multitude de références culturelles que même un américain averti peinera à suivre. Chose que le casting et le discernement dans ce domaine compensent largement à l'international.
L'un des meilleurs films de Woody Allen à ce jour, un chef d'oeuvre lyrique et poétique, et en premier lieu une déclaration à New York. Un monument de cinéma.
Une vraie déception, pour un film considéré (avec "Annie Hall") comme la quintessence du cinéma de Woody Allen. Indéniablement, la mise en scène est le point fort de "Manhattan" (1979), avec cette belle photographie en noir et blanc sur la musique de Gershwin, qui magnifie cette ville dans la ville vénérée par Allen. J'ai également apprécié la tonalité mélancolique des images et la subtilité de certaines répliques teintées d'humour noir. Des dialogues foisonnants et percutants qui sont comme d'habitude au centre de l'œuvre allenienne. Le problème, c'est que le récit ne m'a semblé ni captivant ni réellement profond. Sans aller jusqu'à m'ennuyer, je n'ai pas ressenti de véritable empathie pour ces personnages égocentriques et névrosés. Il faut dire que j'ai eu le malheur de voir le film en VF, et le doublage français de Mariel Hemingway donne l'impression qu'elle est attardée mentale... Sinon Woody Allen acteur est toujours aussi pénible qu'attachant, et Diane Keaton ne m'a pas transcendé, au contraire de Meryl Streep, charismatique dans un second rôle corrosif, celui de l'ex-femme ayant viré lesbienne... Voilà, "Manhattan" est loin d'être sans intérêt, mais eu égard aux attentes suscitées par sa réputation, je suis resté sur ma faim.
J'aime beaucoup le cinéma de Woody Allen, et ce Manhattan ne fait pas exception. Sa grande force, c'est les dialogues et ses personnages. Mais ce que j'aime le plus chez lui, c'est sa capacité à aller à l'essentiel. Il a une histoire, une intrigue, et il reste concentré sur celle ci. Il ne vient pas parasiter son récit avec toute autre fioriture, ce qui donne une impression de rythme soutenu malgré de longs plans, de longs dialogues, et d'une mise en scène sobre. C'est la recette Woody Allen, et j'adhère toujours autant. Mon film préféré de cet auteur étant Match Point, on retrouve dans Manhattan comme dans le reste de sa filmo les mêmes thèmes, enjeux, mais travaillés différemment. Cette fois ci, c'est Woody qui joue dans son propre film, inutile de dire qu'il y est excellent, ainsi que le reste de la distribution. La photo signée Gordon Willis est très belle et le noir et blanc confère un cachet indéniable au film. La bande son est plutôt sobre, mais proposant des morceaux plus endiablés lors de certaines scènes montées.
En clair, ce Manhattan est un très bon film, qui se laisse regarder avec beaucoup de plaisir, grâce notamment à la plume de Woody Allen...