Si c'est une blague, elle est bien bonne. Mon sentiment de dégoût est tellement fort que les mots se dérobent sous ma plume. Il n'y a rien, le noir et blanc est d'une laideur comme nulle autre pareille, le cadrage est bâclée, la musique est insoutenable, l'intrigue et le dénouement sont d'une niaiserie à pleurer, les dialogues sont dénués de toute cohérence et enfin nous devons subir la prétention, sinon la cuistrerie, d'un homme qui s'apparente plus à un squelette galvanisé qu'à un homme. A travers Manhattan, Woody Allen s'est montré ridicule, d'un fatuité, d'une sottise qui a donné sur les nerfs. Bravo, vous avez réussi à populariser votre manque d'égard envers le cinéma, à démocratiser le banal divertissement au profit de l'art qu'est le cinéma. Où l'on se croit tribun quand on n'est que mouchard disait l'auteur des causeries du lundi, méditez cette phrase, M. Allen. Quel incomestible pourceau !
Mais que ce qu'il est soporifique comme film ! Franchement, voir un film pareil, décrit par tant de gens comme un chef d'oeuvre, ça déprime vraiment. Je voudrais vraiment qu'on m'explique ce que les gens trouvent de génial dans cette daube en noir et blanc. Woody Allen est vraiment trop surestimé avec ça, Hannah et ses soeurs, la rose pourpre du caire ...etc, même s'il a fait un vrai chef d'oeuvre qu'est Match Point.
Jamais entendu autant de Blabla. A force de parler on vous écoute plus. Il faut apprendre à marquer des silences.Si c'est la représentation des réflexions de Woody Allen je refuse de rentrer dans sa tête, même si ce n'est pas stupide du tout.
C'est un chef-d'oeuvre ? Ah bon ? Voilà qui m'étonne car ce film n'a trait qu'aux thématiques habituelles chez le réalisateur new yorkais. De toute façon, vous connaissez Woody Allen et son besoin perpétuel d'avoir à coeur de vous montrer l'étendue de son savoir qui, en définitive, est bien dérisoires pour ceux qui connaissent les sujets sur lesquels ce cuistre s'aventure. Au-delà de cette impulsion qui vicie tout le film, rien de beau, de flambant neuf n'apparaît à l'écran. L'intrigue elle-même n'est rien d'autre que le produit banal des intrigues policières au ton mélodramatique -quoi de plus insupportable d'ailleurs ?-. C'est définitif, je ne comprendrais jamais les adulateurs de Woody Allen.
Comme quoi un réalisateur génial souvent peut tomber dans le ridicule pour plaire au système ! Ce film est plus mort que le plus mauvais Bergman qu'il tente d'égaler. (Qui c'est Bergman ? le réalisateur de "L'œuf du serpent" et de téléfilms.)
Milieu du film. Plan fixe. Diane Keaton et Woddy Allen assis sur un banc. Leur corps en ombres chinoises. L'aube se pointant, traversant les arbres, remplaçant la nuit. Cette même nuit bombardée de feux d'artifices au dessus des gratte-ciel, paraissant à la fois tomber des étoiles et surgir de la terre. On est bien à New York. « Il adorait New York », nous dit le narrateur. Pour lui, qu'est-ce que c'est ? Un rêve, un fantasme en noir et blanc. Ou l'on contemple le gris étincelant de ses buildings, de ses paysages, de ses nuages, de son ciel. Dans ce film génial qui essaime à tout vent, Woody Allen est partout. Il filme, fait l'acteur, et parle surtout. Parle, petite silhouette bondissante ou écrasée, radote, critique, sans s'arrêter, cause ciné, sexo, culture donc... Il nous touche, le Woody, et Manhattan, il en fait son miel. Lieu incontournable et imposant où se dessine un immense art de vivre, nœud des rencontres, des amitiés, des amours. On y marche, tête baissée, et on s'y bouscule. On s'y retrouve. Tant de choses qui se passent, dans des vies si monotones... Allen conçoit, en plans fixes, caméra statique, une véritable galerie de photos inoubliables. Et des situations, mémorables, où les répliques fusent, de partout à la fois, drôles, fines et intelligentes. Des références, jusqu'à Bergman où Van Gogh, ces gens qu'il admire, qui l'inspirent. Logique, puisqu'il s'y raconte un peu, voir beaucoup. De ses gros yeux, il caresse sa ville, et de sa fine bouche, il en fait l'éloge. L'hommage. Achevant à lui tout seul de créer la magie. L'enchantement d'un chef d’œuvre mélancolique, et mieux encore : enrobé d'un ruban pailleté scintillant, le plus passionné des cadeaux qu'un cinéaste aura pu nous offrir. 18/20.
Commençons comme ça - Il aimait New-York, et à chaque coin de rue, chaque bout de trottoir, chaque coin de table, il se retrouvait, comme élément vivant de cette ville et ... - Non ça va pas, bon, - Il adorait New-York et son côté décor de cinéma tous les 50 mètres, son côté sombre et sale, sa chaleur étouffante bataillant avec sa rigueur hivernale et ... - Non ça c'est n'importe quoi, bon - Il était éperdument amoureux de New-York, notamment de son sein, Manhattan, cette oasis déglinguée où se mêlaient l'art et le mauvais goût, les bourgeois et les bandits, les névrosés et les sans-logis ; une cité où tout un chacun voulait écrire des romans, faire rire la terre entière, jouer dans des films, illuminer Broadway et séduire les plus jolies femmes tout en rencontrant le grand amour ; Oui, il était amoureux de New-York, tout en étant idéaliste, en somme, c'était un comique américain.
Rarement New York n'aura eu droit à une aussi belle preuve d'amour que le neuvième film de Woody Allen. Tourné en noir et blanc, Manhattan suit les mésaventures amoureuses d'un quadragénaire new-yorkais dépressif et continuellement désespéré qui va quitter sa mineure de petite amie pour tomber amoureux de l'ex-maitresse de son meilleur ami. Autour d'un décor naturellement planté, l'acteur-réalisateur nous entraîne dans les méandres de sa culture composée de sexe, de problèmes existentiels et de répliques cinglantes, pour notre plus grand plaisir... Nous retrouvons donc les éléments primaires à tout bon film de Woody Allen, ici disposés de façon à la fois comique et poétique. Isaac, notre héros, est ainsi un scénariste de télévision mal dans sa peau, à la vie sentimentale chaotique, ne comprenant toujours pas pourquoi sa deuxième femme l'a quitté pour une autre femme tandis que sa nouvelle petite amie (la jeune et brillante Mariel Hemingway), éperdument amoureuse de lui, n'a que 17 ans. Sa rencontre avec Mary (Diane Keaton, transcendante), en premier lieu maitresse de son meilleur ami Yale (Michael Murphy), va de nouveau bouleverser sa vie amoureuse. D'abord réticent à discuter avec cette pimbêche prétentieuse de Philadelphie, il va peu à peu tomber sous son charme naturel et finalement dévorant. Cette histoire tragico-romantique nous titille autant les zygomatiques qu'elle nous fait rire, Allen ayant ce don pour nous asséner de répliques parfaites et de situations parfois sincèrement drôles. Mais ce qui fait aussi la force de Manhattan, c'est ce noir et blanc majestueux appuyé par la magnifique photographie de Gordon Willis, c'est cette musique jazzy entraînante, ces décors new-yorkais naturels qui nous happent dès les premières minutes (la scène introductive reste inoubliable). Ainsi, Woody Allen nous gratifie instantanément de l'un de ses meilleurs longs-métrages, quoiqu'il en dise, et nous livre une fabuleuse comédie dramatique drôle et touchante amenant à l'éternelle question : qu'est-ce que l'amour ?
Des interprètes formidables pour de grands dialogues savoureux, et une mise en scène excellente, où les décors sont en adéquation avec l'histoire, celle d'un quadragénaire un peu paumé, partagé entre sa réussite sentimentale et professionnelle, toutes deux en bordel! Une histoire sur l'amour, donc, comme seul Woody Allen sait le faire... sans oublier de nous faire partager son amour pour New York et le jazz... magnifique morceau de Gershwin!
Woody Allen au sommet de sa prétention et de sa médiocrité ( mais ça on a l'habitude maintenant !)
Des thématiques comme le jazz et l'écriture qu'il nous rabâche de manière acharnée dans chacun de ses films contribuent à le rendre fade. Les acteurs sont objectivement mauvais, des dialogues versant dans le ridicule et qui n'aurait pas dépareillé dans un Coluche ( discours sur la culture scandinave hors de propos et qui n'est en rien intellectuel), une photographie abominable, accentué en cela avec la bassesse visuelle des plans de ce film. La musique de Gershwin est tout simplement horripilante et soporifique. Un noir et blanc banal, sans relief, des scènes mélodramatiques insoutenables et filmés avec un talent proche de l'adolescent tournant son premier court-métrage. Des personnages lamentables dont un quadra qui abuse une gamine, un autre qui est obnubilé par sa maîtresse, une Diane Keaton hideuse et complètement névrosée ( et donc peu crédible puisqu'elle est censée éveiller une passion amoureuse).Un dénouement mièvre et insipide à l'image de ce film.
Voici l’un des chefs-d’œuvre de Woody Allen où la ville de New-York dont on connait l’amour du cinéaste pour celle-ci devient un personnage à part entière d’un film sublimé autant par la mise en scène et son noir et blanc sublime bercé de mélancolie que pour son interprétation délicate et juste.
Manhattan est tout ce qu'on peut détester chez Woody Allen. Ce film est terriblement bavard. Et ces dialogues atteignent des sommets de fatuité. On finit par se fiche assez rapidement des problèmes existentiels de ces messieurs dames. C'est d'ailleurs tellement agaçant qu'on finit par oublier que les images sont belles. Reste à sauver tout de même l'ouverture du film sur le Rhapsody in Blue de Gerschwin, qui a, semble t'il, fortement inspiré le premier segment de Fantasia 2000.