7476 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
309 critiques spectateurs
5
91 critiques
4
127 critiques
3
57 critiques
2
20 critiques
1
10 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
mac guffin
8 abonnés
86 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 13 mars 2015
Un modèle d'énergie et de suspens, mais aussi et surtout d'humanité. Le sommet du film de braquage, qui sans jamais sacrifier l'action, prend le temps de dépeindre ses personnages, avec une empathie et une absence de préjugés remarquable. Al Pacino était alors au top de sa carrière, matérialisée par une série de chefs-d’œuvres uniques. Sa conviction dans le rôle de Sonny porte le film de bout en bout. Il est parfaitement secondé par l'inquiétant mais néanmoins touchant John Cazale. Sydney Lumet, grand cinéaste mésestimé, prend dans cette oeuvre majeure le pouls de la rue new-new-yorkaise et d'une société américaine en plein doute. Classique de son époque, voici un film qui n'a pas pris une ride.
Comment souvent avec les films antérieurs aux années 80, l'accent est mis sur les dialogues et la psychologie des personnages. Le braquage n'est qu'un malencontreux concours de circonstances qui a poussé des hommes ayant des soucis, pas uniquement financiers, à tenter quelque chose de difficile avec une préparation sommaire. Al Pacino illumine cette réalisation de son charme et de sa classe, et oscille continuellement entre lucidité, courage et désespoir. Toutes les émotions passent sur son visage avec un grand naturel, ce qui le rend particulièrement attachant. Le film est donc vécu de l'intérieur, depuis le cerveau de Pacino et le sol de la banque. Dehors, les flics trop présents et la foule bruyante nous dérangent, on voudrait être plus tranquille, avoir le temps de respirer, de trouver un moyen de se rafraichir, et d'échafauder un plan de repli solide. Au milieu du chaos, Sidney Lumet n'oublie pas d'apporter plusieurs touches de charme "d'époque". Les jeunes employées sont des "dames" en robe de saison, le directeur de la banque est un gentleman décidé à veiller sur l'honneur et la sécurité de ses salariés, et, de façon comique compte tenu du contexte, Pacino et Cazale se font reprendre lorsqu'ils utilisent des expressions propres à choquer ces demoiselles ! Cette atmosphère est savamment distillée tout au long du film, et se retrouve également dans les discussions passionnantes que Pacino a avec le premier flic. Tout ceci procure au spectateur un mélange de crainte et de fascination, car on se doute que le vernis est extrêmement léger et peut exploser en une fraction de seconde, que ce soit par un plan brutalement mis en oeuvre par la police ou un dérapage nerveux de Cazale, dont le regard vide inquiète certainement. Au final, la seule question qui reste est celle de la survie de Pacino, que personne n'aimerait voir mourir, mais dont l'optimisme final semble trop irréel. Un grand film...
40 ans plus tard, ce film ayant connu un grand succès à sa sortie ne peut plus passer du tout aux yeux du public de 2019. Le contexte a complètement changé et si on ne sait pas que la trame de l’histoire est tirée d’un fait divers, on ne peut jamais croire une minute au déroulement du scénario. Vu comme une comédie burlesque ‘’une après mdi de chien’’ peut s’admettre. Comme un film réaliste, c’est absolument impossible. C’est devenu un vrai pensum et il faut s’accrocher à son fauteuil pour ne pas s’endormir. Présenté comme cela le genre humain fait pitié, il n’ y a pas un seul personnage qui semble avoir le moindre équilibre mental et dans ces conditions la scène finale, que l’on voit pourtant venir, passe épouvantablement mal. Il y a beaucoup de travail dans ce film, les deux étoiles sont pour cette reconnaissance et pour la constance de Lumet à traiter son sujet favori : le groupe.
Classique du Nouvel Hollywood des années 1970, "Un après-midi de chien" m'a pourtant laissé une impression très mitigée. Réalisé en 1975 par Sidney Lumet, l'oeuvre était en outre portée par deux fers de lance issus de cette féconde période : Al Pacino et John Cazale. A travers la trame de ce fait divers tiré d'une histoire vraie, le cinéaste entendait déjà dévoiler l'une des principales obsessions qui parsema sa longue carrière, à savoir les vices et la perversité du monde des médias. Si le début de cette entreprise s'annonce très prometteur, ponctué d'humour et non dénué de rythme, il est en revanche difficile de nier l'essoufflement que va subir ce dernier une fois entamée la seconde heure du long-métrage. Malgré un Pacino époustouflant, le fait divers tant alléchant se transforme donc à mi-parcours en conformisme prévisible et ennuyeux, affublé par ailleurs d'une fin complètement ratée. Film à moitié convaincant.
Prototype du film qui a mal vieilli. Intérêt moyen. Morale sûrement intéressante à l'époque mais probablement inaccessible pour un natif des eightees. Reste Al Pacino qui EST littéralement Sonny. Un peu faible pour en faire un chef d'oeuvre...
tres bonne prestation de feu pacino dans ce film ou son talent eclate car son personnage passe par plusieurs stade qui le rende interessant sinon film qui raconte une histoire reel d'un duo de braqueur du dimanche mais qui sert a revele le mal etre de ces personnes dans la societe americaine apres je n'y trouve pas grand interet, le huit clos car tous se passe dans la banque a un rhytme lent et les actions qui se passent dans la banque ne sont pas des plus interessantes et on se trouve a suivre peniblement ce film de plus il a vraiment vieilli !! la mise en scene est bonne et le casting plutot sympa pas vraiment un film qui emballe mais plutot un film qui nous permet de voir un acteur genial ronge au fil du film par sa conscience et sa vie !! pas mal a voir une seule fois
Au risque de passer pour un extra-terrestre par rapport à toutes les critiques élogieuses sur ce film, j'ai tout simplement détesté ce film. Mon 1er réflexe après que le générique ait eu la merveilleuse idée de pointer le bout de son nez a été de vérifier si c'était le même acteur que j'avais vu jouer précédemment dans le Parrain. Pour les (quelques) septiques, je peux vous l'assurer : c'était bien lui, le vrai, Al Pacino ! On le sait tous, la force d'un grand acteur ce n'est pas seulement de jouer que dans des rôles stéréotypés et identiques, donc voir Pacino jouer dans un autre registre a été la 1ère chose qui m'a attiré. Mais je dois avouer que je ne l'ai pas du tout reconnu, et pour le coup S.Lumet ne l'a pas beaucoup aidé. Sinon concernant l'histoire, ben.... Un braquage de banque, des otages, des flics à foison, une négociation perpétuelle entre les gentils et les méchants en fil rouge : à premier abord quoi de plus banal ? Mais quand on regarde la 1ère partie du film, on se dit d'emblée que ce film va sortir un peu des cordes et que pour une fois si ça bourrine pas dans tous les sens ça va pas faire de mal. Le problème c'est que le film ne tire pas du tout profit de son originalité. Les gangsters sont de jolis agneaux et les otages ne sont à aucun moment apeurés par la situation qu'ils sont en train de vivre (p***** m**** c'est un braquage quand même !!). Je me suis même demandé à un moment donné s'ils n' allaient pas tous s'organiser un tournoi de belote dans la banque pendant que les flics les attendent gentiment dehors ! Puis les va et vient incessant de Pacino à l'extérieur de la banque sans que personne ne bouge m'a déconcerté. Puis pour en remettre une couche on a eu droit au groupe de fans du gangster en train de militer devant la banque (vous avez déjà vu ça quelque part vous ?). Bref, autant vous le dire tout de suite, j'ai vraiment passé une soirée de chien !
Le film a pour lui un suspense mais certaines scènes absurdes lui donnent un air de film des frères Cohen. Cet humour ravageur au milieu d’un malaise intense et surtout ce braqueur qui semble un héros aux yeux du public font du film une vraie tragédie sur fond d’étrangeté.
Film phare de sa décennie. Le cinéma réaliste et engagé des années 70 dans ce qui se faisait de meilleur. Le scénario s'inspire d'une prise d'otage qui s'est réellement déroulée. C'est presque comme regarder un documentaire de l'époque, vu les thèmes abordés. Une atmosphère oppressante et une réalisation de maître. Un grand rôle pour Al Pacino.
La prestation du duo principal donne son sel à ce film dans lequel deux bras cassés aussi grotesques que pathétiques jouent aux braqueurs malgré une impréparation stupéfiante. Le burlesque inséré en filigrane tout du long empêche une réelle implication tant nerveuse qu'émotionnelle de la part des spectateurs, d'autant que des longueurs s'immiscent parfois ainsi qu'une bien-pensance peu subtile. Louons toutefois la maîtrise impeccable de la mise en scène en ce quasi huis clos.
Depuis le temps que je courrai après ce Lumet, j'y ai découvert pas seulement une grande performance de Al Pacino, et aussi de Cazale, mais qu'il s'agissait d'un fait divers véridique. Dans le Brooklyn crasseux des années 70. Un braquage minable, dans lequel tout marche de travers dès le départ, un huis clos poisseux et désespéré, par deux branquignoles qui ne veulent pas retourner en prison. Lâchés par leurs ex, femme ou rares amis. Par un ventilo défectueux, ou apeuré par une fuite en avion! Bref, "a fucking afternoon", le genre de journée où l'on ferait mieux de rester couché, car il fait lourd cet été là. Lumet aime ces rôles de personnages et y reviendra avec le braquage de 7h58 en fin de sa carrière. Ici les malfrats sont des amateurs, les losers de l'Amérique qui gagne, alors il ne leur reste plus que le panache avant de sombrer: et c'est là que Al Pacino devient grandiose, haranguant la foule amassée à l'extérieur, et Lumet devient politique en faisant référence à la mutinerie de la prison de Attica. Devant des dizaines de fusils, mais surtout de caméras TV, il fait la star,spoiler: donne des interviews, commande des pizzas pour nourrir les nanas sympas qu'il séquestre! Et rêve de s'enfuir en… Algérie!
La foule applaudit le clown, l'envie un peu, mais dans d'autres circonstances serait peut-être la première à le lyncher! Lumet maitrise avec brio le mélange des genres, la comédie qui devient thriller puis se termine quasiment en charge politique contre l'incurie et le cynisme de la police. Cinetek - juin 23
Al Pacino une fois de plus dans toute sa splendeur. Sidney Lumet lui offre un rôle mémorable, une histoire vraie d'un homme qui prend le risque de braquer une banque pour ensuite fuir son pays avec son compagnon, le tout est même assez cocasse vous comprendrez par vous même. Un homme aimant ses proches et que les issus de la vie ne vont pas l'aider pour autant.