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CH1218
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4,5
Publiée le 28 novembre 2024
Je ne suis pas sorti indemne de la découverte, un peu par hasard, de ce film que je ne connaissais pas. Même s’il se montre frileux à en montrer davantage, William Wyler aborde, en ce début des Sixties dans cette Amérique puritaine pourtant en mutation, un sujet tabou (qui, ne nous leurrons pas, l’est d’ailleurs toujours autant de nos jours) : l’homosexualité. Anéanties par les répercussions d’un mensonge d’enfants sur leurs vies, Audrey Hepburn et Shirley MacLaine donnent magnifiquement corps et âmes à ces deux femmes dans ce mélodrame qui montre, de part la brillante qualité de sa mise en scène et son montage, de belles allures de thriller.
Un film absolument remarquable, qui met un peu de temps à démarrer, mais qui devient rapidement implacable et particulièrement prenant. Prenant place dans une école pour fille, le film s’articule autour d’une rumeur qui se propage, et qui va mettre à rude épreuve les protagonistes principaux. Bien filmé, superbement interprété, il aborde deux thèmes principaux (la « rumeur » et la « différence ») avec un tel brio que son traitement possède une résonnance universelle et indéniablement moderne. A découvrir sans hésitation !
Un film bouleversant, sur ce qu'une fausse rumeur d'un sujet tabou peu apporter dans un milieux comme l'enseignement. Je dois dire que j'ai été très impressionné par la merveilleuse interprétation de Hepburn et MacLaine. Leurs performances sont brillantes dans ces deux directrices d'école. La photographie et la réalisation est tout aussi maîtrisée et donnent un cachet au film très dramatique. Du grand cinéma ...
William Wyler (Ben-Hur - 1960 & L'Obsédé - 1965) réalise le remake de son propre film, à savoir celui de Ils étaient trois (1936). Après Vacances romaines (1953), il retrouve pour la seconde fois l’actrice Audrey Hepburn et lui offre une fois de plus le rôle titre, celui d’une institutrice accusée à tord d’avoir une relation « interdite » avec sa collègue. Une rumeur lancée par l’une de ses élèves qui ne supportait plus d’être punie pour sa mauvaise conduite. La Rumeur (1962) est un somptueux drame traitant de l’homosexualité féminine, magnifique noir & blanc, dans lequel Audrey Hepburn & Shirley MacLaine excellent en premiers rôles face à une Karen Balkin (l’exécrable élève) stupéfiante ! L’œuvre alterne entre le rire et l’émotion, grâce à une brillante mise en scène et la gracieuse Audrey Hepburn.
Objectivement, The children's Hour, c'est l'histoire de 2 amies qui ont ouvert une école pour filles ensemble. On est dans le cadre des années 60, mœurs sociales strictes etc... je vous passe le contxte historique.
Un jour, une gamine un peu capricieuse répend la pire des rumeurs : Les directrices sont lesbiennes. On est dans les années 60. On supporte à peine la présence des noirs au même titre et statut que les blancs et je vous rappelle que l'homosexualité est encore un sujet de controverse de nos jours alors imaginez 50 ans en arrière.
Globalement, le film est prenant. La prestation d'Audrey Hepburn est bien sûr et sans hésiter magnifique. Comment peut on prétendre avoir de la grâce quand une créature pareille a existé ! J'ai beaucoup apprécié le film pour ma part, je n'arriverais pas à expliquer pourquoi exactement mais ça a capté mon attention du début à la fin.
Je vous recommande le film, c'est à nouveau du grand Audrey Hepburn.
Deuxième version par Wyler de la pièce de Lillian Hellman (inspirée d’une histoire vraie en Ecosse), cette fois-ci adaptée par la dramaturge elle même qui eut d’ailleurs à souffrir d’autres sortes de rumeurs malveillantes à son égard. Le thème de l’homosexualité féminine est remarquablement abordé. Pénétrante analyse de caractère dans l’Amérique au seuil des années soixante ; style précis, incisif de la narration ; sûreté des mouvements de caméra. Distribution de premier plan : James Garner (qui joue le médecin fiancé à Audrey Hepburn) est particulièrement impressionnant dans la scène où il se laisse déborder par le doute et l’émotion. Grand film.
Génial de bout en bout, les acteurs aussi bien les adultes que les enfants (Mary en particulier) approchent la perfection. Le sujet quoique tabou pour l'époque est abordé sans concession, la caméra et l'éclairage de Wiler permettant un véritable apport esthétique et une réelle ambiance dramatique s'y installe crescendo. Mary l'enfant terrible brille par son jeux et son aplomb volant quasiment la vedettes à MacLaine et Hepburn. Le spectateur est saisi par une ambiance réaliste rendu aussi possible par de nombreux personnages secondaire de qualité ! Shirley MacLaine semble tenir le film de bout en bout mais le talent d'Audrey Hepburn explose vraiment dans la seconde partie du film au moment où la rumeur fait rage. Un très bon film qui devient excellent une fois remis dans le contexte social de son époque et des moyens cinématographiques à disposition. Peut être mon préféré de William Wyler
William Wyler adapte une deuxième fois la pièce "The Children's Houre" de Lillian Hellman après "Ils étaient trois" en 1936, mettant en scène deux amis s'occupant d'un pensionnat qui vont peu à peu être touché et de manière plus en plus forte par une rumeur d'homosexualité lancée par une des gamines du pensionnat. Wyler s'attaque à des sujets important et tabou, notamment à l'époque de la sortie du film, il dresse un fort constat social autour de la population Américaine, pris de panique dès que la rumeur d'une "relation anormale" se propage et prêt à enlever leurs enfants de l'école. Il montre à quel point l'homosexualité était encore un sujet difficile et tabou. Mais aussi sur les rumeurs, leurs propagations et les effets qui peuvent être désastreux parmi cette population. Intelligemment, il laisse planer le doute de bout en bout, notamment au profit de l'une des deux amis. Il évite de tomber dans la niaiserie ou la caricature avec ce sujet assez difficile. Il rend important et surtout intense les enjeux dramatique du récit. William Wyler arrive bien à rendre certains personnages très antipathique et notamment la gamine qui va les accuser qui en devient par moment très irritante, ce qui ne renforce que l'attachement envers les deux protagonistes ainsi que le sentiment d'injustices vis à vis d'elle. La réalisation de Wyler est impeccable et efficace, faisant preuve d'une belle et sobre maitrise technique ainsi qu'un judicieux montage. Les interprétations sont excellentes, que ce soit les plus jeunes ou plus vieux acteurs, mais surtout Shirley MacLaine et Audrey Hepburn qui donnent une vraie profondeur, intensité et crédibilité à leurs personnages. Wyler nous livre un film intelligent et touchant, décrivant la réalité sociale de l'époque ainsi que les effets dévastateurs que peuvent avoir une rumeur, bien réalité et interprété et finalement on se dit que la vérité ne sort pas toujours de la bouche des enfants...
Evidemment un film sur l'homosexualité , mais pas seulement.La puissance destructrice de la difammation est superbement filmée par des acteurs tous formidables, malgré l"aspect un peu théâtral du film.
Un film excellent qui montre la puissance des mots et la logique de la destruction inéluctable. Tout est détruit et on ne pourra plus jamais revenir en arrière. Le film est fort par une sorte de huis-clos aussi. On sort très peu des pièces. Les paroles ne traversent pas les murs et pourtant elles enferment les protagonistes dans un silence dévastateur. Superbe fin aussi avec la femme qui regarde l'autre passer par la fenêtre avec un regard qui en dit long: une douleur, un gâchis, une tristesse infinie ou un remord peut-être.
Un mélodrame tragique qui dénonce le puritanisme de la société américaine des années 50, porté par l’interprétation intense du duo Audrey Hepburn et Shirley MacLaine. Comme quoi la vérité ne sort pas "toujours” de la bouche des d'enfants. 3,75
Un film puissant qui a très bien vieillit et garde une puissance émotionnelle rare. Le sujet de la naissance d’une rumeur, qui est toujours tellement d’actualité, est magnifiquement traité, avec cette enfant un peu diabolique qui va lancer une rumeur par jalousie et méchanceté, au sujet de ses deux maîtresses d’école. Un plan échafaudé très intelligent avec chantage sur une copine, comme faux témoin. Et puis la manière d’aborder le sujet de la relation de ces deux femmes, avec beaucoup de douceur, de bienveillance, de compréhension, dans cette Amérique encore puritaine, ces deux femmes qui s’apprécient, qui travaillent ensemble, et dont l’une va découvrir, grâce/à cause de cette rumeur malsaine, et comprendre son amour réel , plus qu’amical, pour sa copine . Cette scène où Shirley comprend ce qu‘elle est dans son for intérieur, sa vraie nature, son attraction pour les femmes est d’une force terrifiante, c’est à la fois un coming out , mais aussi un « falling down » au fond d’un gouffre. On est en 1961 ; bien avant mai 68, et l’amour entre personne de même sexe n’est pas encore si facile. Les deux actrices sont exceptionnelles : Shirley MacLaine tout en fragilité , en douceur, en délicatesse, mais aussi plein de mystères et Audrey Hepburn exceptionnelle, une actrice tellement moderne, intemporelle, elle survole le film de sa grâce , on dira une jeune femme d’aujourd’hui autonome, libre, intelligente . La jeune fille Karen Balkin, terrible Mary , démoniaque, vraie méchante, qui bizarrement ne refera pas d’autres films, est aussi excellente, elle nous fait presque peur comme la poupée Chucky . Un talent exceptionnel de William Wyler à la réalisation, un de ses meilleurs films, des plans cadrés au millimètre, comme de la haute couture : premier plan, plan américain, et arrière-plan, dans le même plan, on croirait voir un tableau de Velázquez . Le travelling avant de 2mn , sur Audrey Hepburn marchant dans le jardin, avant- dernier plan du film , une merveille. Une image noir et blanc sublime comme seul le cinéma Hollywoodien savait en produire. Vraiment un grand film , presque chef d’œuvre , visible actuellement sur Amazon .
Une écolière particulièrement indisciplinée lance un ragot à propos d’une enseignante, et aussitôt celle-ci est vouée à la vindicte populaire. En 1961, tout juste auréolé du succès de "Ben-Hur", William Wyler aborde dans "La Rumeur" un sujet bien plus intimiste et audacieux pour l’époque. En effet, malgré une libération des mœurs en marche, l’homosexualité restait un sujet tabou dans une large partie de la société américaine des années 60. Le cinéaste le traite avec pudicité, au moyen d’un film bien écrit qui illustre tout le mal que peuvent faire la médisance et les ragots. Cette subtilité est d’autant confirmée par le jeu des formidables Audrey Hepburn et Shirley MacLaine. Un film à voir, qui montre, une fois n’est pas coutume, que la vérité ne sort pas toujours de la bouche des enfants !
Autres temps, autres mœurs, les choses ont bien changé depuis le début des années soixante, et on serait tenté de voir "La rumeur" comme un témoignage désuet d'une époque révolue. Mais est-ce que c'est vraiment le cas et est-ce que le film ne parle pas d'une difficulté toujours actuelle et persistante ? William Wyler évoque ici l'homosexualité féminine sans l'aborder frontalement - sans doute pour ne pas froisser les puritains et le code Hays -, mais aussi et surtout la rumeur et les dégâts qu'elle peut causer - on retiendra la gamine infecte, l'une des pires représentations d'enfants de toute l'histoire du cinéma -. Si on est très proche du théâtre filmé et qu'en terme de réalisation il n'y a rien de remarquable à signaler, son casting se montre évidemment à la hauteur. Si "La rumeur" semble très daté par sa manière de présenter les choses, il n'en est pas moins une excellente illustration de son époque, il arrive aussi à nous émouvoir au plus profond dans un final bouleversant où le réalisme des sentiments et des émotions émerge sans tabou.