La Rumeur
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Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juillet 2025
Ce film aborde avec justesse et émotion la question de l’homosexualité dans l’Amérique profondément puritaine des années 1960. L’intrigue se déclenche à partir d’une rumeur malveillante, lancée par une enfant manipulatrice et peste, et relayée par sa grand-mère, une femme aussi riche que puissante. On assiste alors à l’engrenage implacable de cette rumeur, qui finit par briser la réputation et la vie des deux protagonistes, incarnées avec une intensité remarquable par Audrey Hepburn et Shirley MacLaine. Le dénouement de ce film n’est pas surprenant, tant il est la suite logique du film mais il n’en demeure pas moins aussi intense que le reste du film. Je ne connaissais pas ce film, et ce fut une très belle découverte.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juin 2025
Un film puissant qui a très bien vieillit et garde une puissance émotionnelle rare. Le sujet de la naissance d’une rumeur, qui est toujours tellement d’actualité, est magnifiquement traité, avec cette enfant un peu diabolique qui va lancer une rumeur par jalousie et méchanceté, au sujet de ses deux maîtresses d’école. Un plan échafaudé très intelligent avec chantage sur une copine, comme faux témoin.
Et puis la manière d’aborder le sujet de la relation de ces deux femmes, avec beaucoup de douceur, de bienveillance, de compréhension, dans cette Amérique encore puritaine, ces deux femmes qui s’apprécient, qui travaillent ensemble, et dont l’une va découvrir, grâce/à cause de cette rumeur malsaine, et comprendre son amour réel , plus qu’amical, pour sa copine . Cette scène où Shirley comprend ce qu‘elle est dans son for intérieur, sa vraie nature, son attraction pour les femmes est d’une force terrifiante, c’est à la fois un coming out , mais aussi un « falling down » au fond d’un gouffre. On est en 1961 ; bien avant mai 68, et l’amour entre personne de même sexe n’est pas encore si facile.
Les deux actrices sont exceptionnelles : Shirley MacLaine tout en fragilité , en douceur, en délicatesse, mais aussi plein de mystères et Audrey Hepburn exceptionnelle, une actrice tellement moderne, intemporelle, elle survole le film de sa grâce , on dira une jeune femme d’aujourd’hui autonome, libre, intelligente . La jeune fille Karen Balkin, terrible Mary , démoniaque, vraie méchante, qui bizarrement ne refera pas d’autres films, est aussi excellente, elle nous fait presque peur comme la poupée Chucky .
Un talent exceptionnel de William Wyler à la réalisation, un de ses meilleurs films, des plans cadrés au millimètre, comme de la haute couture : premier plan, plan américain, et arrière-plan, dans le même plan, on croirait voir un tableau de Velázquez . Le travelling avant de 2mn , sur Audrey Hepburn marchant dans le jardin, avant- dernier plan du film , une merveille. Une image noir et blanc sublime comme seul le cinéma Hollywoodien savait en produire. Vraiment un grand film , presque chef d’œuvre , visible actuellement sur Amazon .
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2025
Dans une petite ville de province, deux amies Karen Wright et Martha Dobie dirigent une institution pour jeunes filles, aidées par Lily, la tante de Martha, une ancienne actrice excentrique. Fiancée au médecin Joe Cardin, Karen a du mal à s’engager et à laisser à Martha la direction de l’école. Mary, une élève insolente et menteuse, alors qu’elle a été punie, lance la rumeur que les deux professeurs ont une relation « contre-nature ». Elle commence par le raconter à sa grand-mère… « Contre nature », en plein code Hayes de cette Amérique puritaine, William Wyler ne se permettra jamais plus pour évoquer cette histoire d’homosexualité féminine supposée ; même les manifestations physiques seront absentes. Une forme de manque de courage pour un des premiers films US sur le sujet que dénoncera souvent Shirley Mc Laine, celle qui forme le duo d’actrice avec Audrey Hepburn. Passé inaperçu voire malmené par la critique à sa sortie ; aujourd’hui ce film trouve un écho plus positif. La limite de ce film est à l’image de la société américaine conservatrice et moralisatrice de l’époque. Il dénonce l’hypocrisie de la société sans jamais valider la possibilité d’une telle relation ; ce qui explique que l’histoire ne puisse se terminer que par un drame. Et ceci est par contre courageux ; car après les terribles aveux et de ses sentiments ; Shirley Mc Laine se trouve beaucoup plus acculée par la non réciprocité de ses sentiments que par la condamnation de la société tout entière. C’est pourquoi le titre, « La rumeur », évoque le thème assez banal du côté destructeur des rumeurs mais évince le cœur du propos ; ce qui explique que la première moitié de film parait sérieusement daté et sans grand intérêt mis à part la photographie sociétale d’une époque ; la seconde moitié prendra le sujet du tabou autour de l’homosexualité à bras le corps pour en faire un film toujours d’actualité. C’est pourquoi le titre original « The Children’s hour », adaptation de la pièce éponyme est plus adapté. Quelques années après sa sortie, Shirley MacLaine présentait ainsi « La Rumeur »: « Quand on a fait ce film, l’homosexualité n’était pas un sujet de conversation. Il s’agissait des accusations d’une enfant. Cela aurait pu être n’importe quoi. Nous n’étions pas conscients de ce que nous faisions, nous étions des pionniers involontaires, nous ne mesurions pas la portée de ce que nous faisions. » Si l’homosexualité est bien le noyau dramatique du film et nous vaut une sublime scène « d’aveu » de Shirley MacLaine (« Je suis coupable » commence-t-elle au bord des larmes), la véritable réussite de « La Rumeur » tient dans la manière dont le film joue du principe d’inversion pour pervertir le puritanisme hypocrite de la société provinciale qui nous est décrite. N’est-ce pas étonnant que les plus « perverses » de toutes soient celles à qui la doxa accorde pureté et véracité : soit une enfant et sa grand-mère ? Que penser, en effet, de cette Mary aux yeux diaboliques qui se complaît à véhiculer la rumeur tout en entretenant une relation SM sous couvert de chantage, avec l’une de ses camarades de classe… une voleuse de surcroît ! À côté, la prétendue relation entre les deux femmes paraît bien noble et anodine. Rarement j’ai vu enfant aussi pervers au cinéma ; c’est choquant.
Un film très secondaire dans la filmo du trio magique Wyler / Mc Laine / Hepburn ; mais une belle découverte.
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2025
Une merveille que ce drame qui nous prend à la gorge, en particulier lors de la scène finale, absolument bouleversante. D’abord, avec William Wyler aux commandes, réalisateur entre autres de Ben Hur, l’à-priori était très favorable. Ensuite avec Audrey Hepburn et Shirley MacLaine comme actrices, absolument fabuleuses ici, on était sûr de passer un grand moment. L’histoire nous rappelle, plus que l’homosexualité évoquée ici et durement combattue aux USA dans les années 60, qu’une rumeur peut détruire des vies et on pense immanquablement aux réseaux sociaux d’aujourd’hui qui peuvent faire parfois tant de mal. Ça, c’est pour le fond. Sur la forme, tout est fabuleusement pro : le choix des différents acteurs, notamment la petite peste source de tous les malheurs, la prise de vues, un noir et blanc somptueux, enfin une bande son sur mesure. Du bel ouvrage qui fait réfléchir et qu’il ne faut surtout pas rater .
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2025
Autres temps, autres mœurs, les choses ont bien changé depuis le début des années soixante, et on serait tenté de voir "La rumeur" comme un témoignage désuet d'une époque révolue. Mais est-ce que c'est vraiment le cas et est-ce que le film ne parle pas d'une difficulté toujours actuelle et persistante ? William Wyler évoque ici l'homosexualité féminine sans l'aborder frontalement - sans doute pour ne pas froisser les puritains et le code Hays -, mais aussi et surtout la rumeur et les dégâts qu'elle peut causer - on retiendra la gamine infecte, l'une des pires représentations d'enfants de toute l'histoire du cinéma -. Si on est très proche du théâtre filmé et qu'en terme de réalisation il n'y a rien de remarquable à signaler, son casting se montre évidemment à la hauteur. Si "La rumeur" semble très daté par sa manière de présenter les choses, il n'en est pas moins une excellente illustration de son époque, il arrive aussi à nous émouvoir au plus profond dans un final bouleversant où le réalisme des sentiments et des émotions émerge sans tabou.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2025
Une écolière particulièrement indisciplinée lance un ragot à propos d’une enseignante, et aussitôt celle-ci est vouée à la vindicte populaire. En 1961, tout juste auréolé du succès de "Ben-Hur", William Wyler aborde dans "La Rumeur" un sujet bien plus intimiste et audacieux pour l’époque. En effet, malgré une libération des mœurs en marche, l’homosexualité restait un sujet tabou dans une large partie de la société américaine des années 60. Le cinéaste le traite avec pudicité, au moyen d’un film bien écrit qui illustre tout le mal que peuvent faire la médisance et les ragots. Cette subtilité est d’autant confirmée par le jeu des formidables Audrey Hepburn et Shirley MacLaine. Un film à voir, qui montre, une fois n’est pas coutume, que la vérité ne sort pas toujours de la bouche des enfants !
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2024
Vieux film américain, en blanc et noir (je ris !) et homophobe à souhait, reflet de la société américaine de l’époque (heu ! Parce que ça a changé ?). On apprécie le scénario et le jeu exemplaire des actrices/acteurs, y compris celui des petites jeunes filles. La menteuse perverse est vraiment atroce, mais bravo mademoiselle Karen Balkin ! Quelle interprétation ! Bien sûr, on y apprécie tout particulièrement le duo tragique d’Audrey Hepburn et Shirley MacLaine. Il paraît qu’à sa sortie, le réalisateur n’a pas réussi à assumer les démonstrations subtiles de l’amour lesbien, coupant certaines scènes trop suggestives (des regards, pour l’essentiel). Le triangle c’est donc une femme, aimée par un homme, et par une autre femme ! Et comme dans la chanson de Johnny : spoiler: « elle est partie pour toujuuuuuuurs ! »
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CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 novembre 2024
Je ne suis pas sorti indemne de la découverte, un peu par hasard, de ce film que je ne connaissais pas. Même s’il se montre frileux à en montrer davantage, William Wyler aborde, en ce début des Sixties dans cette Amérique puritaine pourtant en mutation, un sujet tabou (qui, ne nous leurrons pas, l’est d’ailleurs toujours autant de nos jours) : l’homosexualité. Anéanties par les répercussions d’un mensonge d’enfants sur leurs vies, Audrey Hepburn et Shirley MacLaine donnent magnifiquement corps et âmes à ces deux femmes dans ce mélodrame qui montre, de part la brillante qualité de sa mise en scène et son montage, de belles allures de thriller.
Cineseba
Cineseba

49 abonnés 632 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juillet 2024
« Excellent film ! Puissant et captivant, le film « La rumeur » plonge le spectateur dans un tourbillon de mensonges et de rumeurs, créant une tension palpable à chaque scène. Les émotions dégagées par les personnages sont saisissantes.

L’histoire suit Karen Wright et Martha Dobie, amies d’enfance, qui gèrent une école privée très select, exclusivement réservée aux filles. Après une banale altercation suite à une punition, Mary, une jeune élève mythomane, se met à répandre une terrible rumeur : Karen et Martha auraient des relations lesbiennes. Ce mensonge a des conséquences dévastatrices pour les deux femmes, les entraînant dans une spirale destructrice.

À l’époque, l’homosexualité était considérée comme contre nature, un tabou difficile à aborder, et perçue comme un péché.

On assiste à un explosif psychodrame entre la grand mère tellement outrée par la rumeur, la petite fille aux yeux pétillants à la moue boudeuse, qui cumule de mensonge en mensonge, l’enseignante Karen Wright jouée par la magistrale Audrey Hepbrun, émue et choqué par l’attitude ingrate de cette dernière chipie, et sa collègue indignée Martha Dobie, jouée par Shirley Maclaine.

Le personnage de Audrey Hepbrun est impressionnante par son caractère déterminé, elle avance avec la tête haute. Audrey Hepbrun crève l’écran par son caractère fort, sa grande sensibilité humaine et par son charme avec ses beaux yeux noirs et fins ! Éblouissante !

Le film « La rumeur » est tellement prenant, qu’il prend forme à un bon thriller, comme si l’homosexualite est un meurtre qu’il faut accuser ! Les échanges entre les personnages sont sombres et siderants. Les dialogues sont très bien construits et écrits. Au fil du film, on assiste impuissant la montée de la tension relationnelle. Le choix des costumes est excellent car ces costumes donnent un bon contraste noir et blanc, ce qui donne l’impression combien le film est tellement sombre ! Le réalisateur William Wyler a fait des cadres intelligents, superbement choisis, pour obliger à un spectateur à rester silencieux et à écouter sans pouvoir aider les deux femmes encadrantes.

Karen Balkin, dans le rôle de la petite fille capricieuse, est stupéfiante. Beaucoup de magnifiques plans sur son visage expressif ! Une véritable feu sur la poudre ! On est révolté par l’attitude des élèves qui ne savent pas prendre distance face à la rumeur.

La dernière scène est magistrale. Audrey Hepburn refuse le pardon, condamnant les parents riches et puritains à une culpabilité éternelle pour avoir cru une petite fille manipulatrice plutôt que les deux femmes respectables.

Le film « La rumeur » montre à quel point les ragots peuvent détruire des vies, provoquer des situations néfastes et pire nuire leurs réputations. C’est une leçon poignante sur le lien entre vérité et mensonge.
SB88
SB88

35 abonnés 1 574 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 août 2023
Le sujet est plutôt moderne mais le traitement de l'histoire est plus basique et convenu.
Film traitant de l'homosexualité
3/5
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2023
C'est au moins mon troisième film de Wyler en quelques temps et autant ou presque avec A. Hepburn.
Le couple et c'est le cas de le dire Hepburn-Mc Laine fonctionne bien.
J. Garner moins connu est le troisième personnage clé de l'histoire.
La petite fille manipulatrice à souhait est aussi très bien malgré son jeune âge.
C'est elle qui va lancer la rumeur qui va conduire à la tragédie du film.
La fin est un peu rapide et brutale, ainsi que l'origine de la rumeur.
Le réalisateur s'intéresse surtout à l'avant et aux conséquences brutales mais ne décrit guère les fondements avoués ou non de cette rumeur.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2023
Un film excellent qui montre la puissance des mots et la logique de la destruction inéluctable.
Tout est détruit et on ne pourra plus jamais revenir en arrière.
Le film est fort par une sorte de huis-clos aussi.
On sort très peu des pièces. Les paroles ne traversent pas les murs et pourtant elles enferment les protagonistes dans un silence dévastateur.
Superbe fin aussi avec la femme qui regarde l'autre passer par la fenêtre avec un regard qui en dit long: une douleur, un gâchis, une tristesse infinie ou un remord peut-être.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2023
Wyler tourne ce film après l’immense succès (11 Oscars) de « Ben-Hur » (1959). C’est un remake de « Ils étaient trois » (« These three ») (1936), son 20e film à 34 ans, les 2 films étant adaptés de la pièce « The children’s hour » (« Les innocentes ») (1934) de Lillian HELLMAN (1905-1984). Un superbe mélodrame d’une grande noirceur où la rumeur [de lesbianisme, concernant 2 directrices d’un pensionnant privé pour jeunes filles, Karen Wright (Audrey HEPBURN dont c’est la 2e collaboration sur 3 avec le réalisateur), fiancée au médecin hospitalier Joe Cardin (James GARNER) et Martha Dobie, célibataire (Shirley MACLAINE)], lancée par Mary, gamine menteuse et manipulatrice, n’épargne personne. C’est aussi un film politique, à une époque où l’homosexualité était bannie, même en paroles, d’où le talent de William Wyler qui en parle sans en parler (scènes filmées à travers une vitre de la maison ou de la voiture de la tante). Avec beaucoup de scènes d’intérieurs, la qualité de la mise en scène (long travelling au début du film et après le retrait des élèves) n’en fait pas du théâtre filmé, sans oublier la belle photographie de Franz PLANER (1894-1963) (2e collaboration sur 3 avec le réalisateur).
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juin 2023
« Because it’s true »

Critique basée sur la version non restaurée.

La rumeur est un film de William Wyler. C’est donc un film a priori lent, le réalisateur prenant souvent le soin de poser son cadre pourtant très statique, à la façon du théâtre classique, et rétif aux effusions.

Il faut ainsi une bonne demi-heure pour présenter les personnages, quelques traits de caractères, ainsi que les éléments déclencheurs du drame qui s’annonce. C’est long, très long, d’autant que l’interprétation, hormis celle d’Audrey Hepburn et de Shirley McLaine, est plutôt mauvaise (et pas vraiment aidée par des raccords ratés).

Ceci étant posé, le scénario, basé sur une histoire vraie (qui, elle, eut lieu en Ecosse au XIXème siècle), a le mérite de sortir quelque peu des conventions morales de l’âge d’or hollywoodien où la sexualité, plus encore l’homosexualité, était taboue, d’autant que les deux jeunes femmes incriminées ici sont aussi les directrices et principales enseignantes d’une école pour fillettes de familles riches.

Las, le soufflé alléchant ne tient pourtant pas, pour les raisons citées plus haut (la lenteur inutile et le mauvais jeu des acteurs, actrices et enfants) mais aussi en raison d’une réalisation beaucoup trop théâtrale, qui retire toute intensité au récit. Enfin, il s’agit d’un film hollywoodien de 1961 et Wyler n’a clairement pas pu dépasser certaines limites (ultra restrictives) à une époque où l’homosexualité reste « contre nature » (c’était il n’y a pas si longtemps et c’est encore le cas dans de nombreux pays dits « démocratiques »).

C’est plat et c’est franchement dommage, d’autant plus que le tout dernier quart d’heure gagne en ampleur dramatique et même visuelle. Trop peu et trop tard pour racheter l’ensemble, hélas, malgré un propos courageux et deux actrices exceptionnelles.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2023
Un mélodrame tragique qui dénonce le puritanisme de la société américaine des années 50, porté par l’interprétation intense du duo Audrey Hepburn et Shirley MacLaine.
Comme quoi la vérité ne sort pas "toujours” de la bouche des d'enfants. 3,75
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