Boogie Nights
Note moyenne
3,8
5694 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

205 critiques spectateurs

5
49 critiques
4
85 critiques
3
38 critiques
2
22 critiques
1
11 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
NarnoNarno
NarnoNarno

51 abonnés 722 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 octobre 2025
Difficile d’être objectif quand un film figure dans votre top 10 et que vous le tenez pour un chef-d’œuvre. Pour ma défense : une réalisation virtuose, colorée, d’une énergie folle. Une BO d’enfer. Un scénario audacieux, une mise en scène culottée. Avec "Boogie Nights", Paul Thomas Anderson pose les fondations d’un cinéma millimétré qu’il perfectionnera tout au long de sa carrière, tout en livrant ici l’un de ses films les plus accessibles, malgré un sujet déroutant. Les acteurs, eux, sont à l’unisson : entre révélations appelées à marquer le cinéma et vétérans ressuscités, le casting respire la justesse et la grâce. Alors oui, on sent du Scorsese dans la forme, et un parfum de Tarantino dans le final, mais on a connu pires filiations. Un film qui m’avait mis une claque à sa sortie, et qui, dix-huit ans plus tard, continue à me bouleverser comme au premier jour.
Abarai
Abarai

187 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2013
Surprenant et passionnant, "Boogie Nights" nous plonge dans le cinéma porno des années 70/80.
Loin de toute vulgarité outrancière, Paul Thomas Anderson signe une fable drôle et osée, emmené par un casting de haute volée - Marc Wahlberg, Burt Reynolds, Julianne Moore, William H. Macy, John C. Reilly ou encore Philip Seymour Hoffman.
Un bon film, qui même s'il n'échappe pas à certaines conventions abusives (porno = alcool + drogue), reste maîtrisé et parfois hilarant.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 804 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 août 2025
Qui est le film ?
Deuxième long-métrage de Paul Thomas Anderson, Boogie Nights (1997) s’inscrit au moment où le cinéaste impose déjà sa signature : un cinéma ample, romanesque, obsédé par les communautés éphémères et les structures de pouvoir qui les traversent. Après Hard Eight, huis clos sec autour du jeu et de la dette, Anderson déploie une fresque : la scène pornographique californienne entre 1977 et 1983. En surface, le film promet un récit d’ascension et de chute, un “rise and fall” classique, à la Scorsese. Mais derrière ce canevas familier, l’ambition est plus vaste : raconter, à travers une industrie marginale, le basculement d’une Amérique hédoniste vers une économie néolibérale où les corps deviennent monnaie, et où le passage du film à la vidéo redessine l’éthique du regard.

Que cherche-t-il à dire ?
Le projet d’Anderson n’est pas de moraliser sur le sexe, ni d’exploiter le décor “sulfureux”. Il veut montrer comment une famille se fabrique à l’intérieur d’un système objectivant, et comment cette famille éclate quand change le support, donc la chaîne de valeur. La tension centrale est double : d’un côté, l’utopie fragile d’une communauté qui se protège par la chaleur, le soin, la croyance dans “l’art” du porno ; de l’autre, l’implacable logique économique qui transforme la jouissance en marchandise standardisée. L’ambition est à la fois matérialiste et affective : radiographier une industrie tout en donnant à ses personnages une densité qui échappe au simple jugement moral.

Par quels moyens ?
Dès le plan-séquence d’ouverture, Anderson embrasse son monde. Le Steadicam glisse des trottoirs au club, de Jack Horner à Eddie Adams, comme une main qui accueille. La caméra “adopte” ses personnages avant que le récit ne les juge. Ce geste inaugural scelle le contrat : le film regardera ses créatures avec curiosité, sans cynisme.

Dirk Diggler n’existe d’abord que par un phallus dont la mise en scène diffère sans cesse la révélation. Objet invisible, mais moteur symbolique, il structure la croyance collective. Quand il est enfin montré, c’est moins un choc qu’une vacuité : tout aura tourné autour d’un signe vide. Le fétiche est dégonflé, et l’identité qui s’y accrochait se révèle fragile.

Jack et Amber organisent un foyer de substitution où le care et la capture s’entrelacent. Autour de la piscine, chacun trouve chaleur et reconnaissance, mais aussi dépendance économique. Le film refuse de trancher : cette “famille” protège en exploitant. La scène finale autour de la table rejoue un rituel domestique, tendre et artificiel, comme si survivre valait mieux que briller.

Dirk incarne une starisation construite comme réponse à la honte sociale. Jack se pense patriarche éclairé, persuadé de “faire de l’art” : idéologie qui apaise ses propres contradictions. Et Scotty J., figure queer marginalisée, vit une scène de voiture déchirante : le système hétéronormé le rejette même dans un milieu prétendument “libre”.

Amber perd la garde de son enfant : l’État condamne ce que l’industrie tolère. Rollergirl, éternelle adolescente à roulettes, incarne la dépendance au fantasme masculin. La séquence d’humiliation en voiture révèle la porosité entre performance et violence réelle. Le film dévoile que la liberté sexuelle affichée masque une division brutale des risques et du travail.

Le basculement du film vers la vidéo n’est pas un détail technique : il fracture l’écosystème. Jack rêve que les spectateurs restent “pour l’histoire”, mais le VHS impose la vitesse, la quantité, l’obsolescence. Avec le changement de support disparaît la possibilité d’un cinéma du geste. L’utopie collective se défait, remplacée par une logique industrielle de flux.

Montée sur Sister Christian et Jessie’s Girl, la scène accumule tension, bruit et absurdité jusqu’au chaos. Le porno, qui jouait à mimer le danger, est remplacé par un vrai risque de mort. Anderson fait ici toucher la limite : l’économie du spectacle finit toujours par croiser celle de la violence. L’excès comique tourne au tragique, révélant l’envers du système.

Où me situer ?
Je suis fasciné par la manière dont Anderson filme sans cynisme un milieu pourtant souvent réduit à l’exploitation. Sa caméra donne une dignité aux figures qui l’habitent, même quand elles s’effondrent. Le film est pour moi admirable dans sa richesse thématique et sa précision technique, mais cette abondance se fait au détriment de la narration, moins tenue dans son dernier tiers. C’est là la limite et la beauté du projet : vouloir tout embrasser, quitte à perdre la ligne.

Quelle lecture en tirer ?
Boogie Nights ne parle pas seulement du porno, ni même du cinéma. Il observe comment une communauté se fonde autour d’un mythe fragile, comment une économie reconfigure la valeur des corps, et comment, dans la ruine, il reste des micro-rituels de dignité. La dernière image (Dirk répétant “I am a star” devant son miroir) sonne à la fois creuse et nécessaire. Creuse, parce que la starisation n’a plus d’assise. Nécessaire, parce que l’autosuggestion est une condition de survie. Anderson ne moralise pas. Il laisse voir comment des individus bricolent encore une croyance, même bancale, pour tenir debout.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 janvier 2012
Franchement, on peut voir en un seul film l'éblouissant talent d'un réalisateur. "Boggie Nights" est en apparence un film totalement casse gueule : comment traiter un sujet sur le monde du porno au tournant des années 70-80 : on pourrait se dire qu'on en fait une comédie à la "Zack et Miri font un porno" ou un film sur la fin d'une certaine époque avec ses codes et sa manière de vivre, qui est un aspect beaucoup plus dramatique.
La force de Paul Thomas Anderson est de parvenir à réunir les deux dans "Boggie Nights", le comique et le dramatique sans que ça sonne faux. Mais surtout, le plus étonnant est d'arriver à faire un film sur le porno sans être vulgaire et tomber dans la facilité.
On sent que le cinéaste a le plus grand respect pour son sujet et a réussi à mettre parfaitement en images ce qui était posé sur le scénario. Il faut à ce titre saluer le travail de tous les acteurs qui collent tous très bien aux personnages.
Je reste impressionné par la justesse de la mise en scène, car malgré la longueur du film (2h30), je n'ai pas la sensation que la moindre scène soit inutile. Une belle leçon de cinéma dans une oeuvre qui reste trop méconnue compte tenu de sa qualité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 janvier 2017
Du Grand Art. Pour son second long métrage, le réalisateur Paul Thomas Anderson nous emmène dans l'ambiance décadent et déchanter de l'industrie de la pornographie dans les années 70 a travers son nouvel ovni cinématographique. Pour Commencer la Mise en Scène est éblouissante en regorgeant de sublimes Plans Séquences sans coupure assez hallucinant tout en disposant d'une belle reconstitution des années seventies et qui accompagné d'une BO disco endiablé qui contribue énormément au long métrage. Ensuite le Scénario est quand a lui Passionnant du début à la dernière seconde en suivant l’ascension a la gloire ainsi qu'a la chute d'un jeune acteur de porno ainsi que les dessous industriels du cinéma pour adultes a travers un rythme maîtriser au cours des 2h30 de film,Ajouter a cela une multitude de Séquences Mémorables qui sont rester dans les annales en passant par des Dialogues parfaitement ciselé qui sont digne d'un Scorcesse ainsi qu'une bonne dose d'Humour grinçant mais aussi quelques scènes de nudités et de sexe particulièrement explicites sans oublier quelques moments particulièrement dérangeant a réserver a un public avertie qui n'oublie pas pour autant d'y apporter quelques notes d'émotions lors des moments intimistes. Enfin le film regorge d'une galerie de Personnages hauts en couleurs grace notamment a l'interprétation impeccable de son Casting de haut vol qui permis entre autres de faire connaitre au grand public le talentueux Mark Whalberg qui explose totalement a l'écran pour son premier grand role au cinéma en campant le personnage de Dirk Diggler un jeune acteur débutant dans les films pour adultes dont on parvient a suivre son évolution au fur et a mesure que le film avance, a ses cotés le comédien est épaulé par une impressionnante galerie de Seconds roles comme Julianne Moore,Burt Reynolds,Heather Graham,John C. Reilly,Don Cheadle,Luis Guzmán,Philip Seymour Hoffman,William H. Macy,Alfred Molina et Nicole Ari Parker qui complete cette distribution de luxe. En Conclusion, Boogie Nights est un véritable perle dans l'histoire du Septième Art qui confirme que Paul Thomas Anderson a tout d'un grand cinéaste et qui livre ici une oeuvre a la fois Jouissif,Sulfureuse,Entraînant,Corrosif et Poignant qui rentre incontestablement au panthéon des plus grands films des années 90 a voir impérativement et qui confirmera par la suite le génie incroyable de Anderson pour ses autres films suivants.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juin 2011
Un film documentaire sur l'univers du cinéma pornographique, assez intéressant, mais un peu trop long. Si la première partie qui montre l'ascension du jeune homme est assez longue, la deuxième partie, la chute, fonctionne tambour battant. Même si je suis pas un fan de Mark Wahlberg, il assure un rôle assez original mais c'est aussi la géniale Julianne Moore qui donne du piment au film. Le film contient son lot de musiques quasi omniprésente un peu comme dans Casino de Scorsese sauf qu'on est loin de ce chef d'oeuvre ici. Attention Boogie Nights est loin d'être mauvais, le film est intéressant en montrant comment il est difficile de sortir de l'étiquette du porno une fois qu'on veut s'en détacher et il faut mentionner que le film bénéficie d'une réalisation soignée, le point faible étant sa longueur.
Thibault L
Thibault L

149 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mars 2008
rien de plus normal que découvrir la vie d'un acteur porno,une légende ..mouai en tous le film traite des problèmes de bases avec ces soucis personnels bref rien d'extraordinaire.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2013
Excellent film, maîtrisé de bout en bout, on ne s'ennuie pas une seule seconde. Très scorsesien dans sa mise en scène, PTA arrive à encrer malgre tout sa patte dans le film et nous fait passer un très bon moment. Le sujet du film est très intéressant et ne pouvait pas être mieux traité. Très bon !
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 septembre 2015
Deuxième long-métrage de Paul Thomas Anderson, "Boogie Nights" réalise une plongée dans le ciné porno des 70' et 80' selon le modèle ascension-chute qui se superpose sur les deux décennies occultées. Léger et burlesque dans un premier temps, le film parvient à déployer un univers singulier et à rendre ses personnages attachants, tous remarquablement interprétés. Mais la mise en scène d'Anderson, qui lorgne sur le style scorsesien, devient progressivement pesante et vaine, se désintéressant du destin de ses personnages au profit d'effets clinquants et pompeux. Quant au scénario, il perd lui aussi en intérêt et finit par proposer des situations de plus en plus inégales car pas toujours bien écrites. Le film traîne en longueur, ne sait plus quoi dire dans sa partie finale et tente bien de combler son absence de vision par un rythme en surrégime et une musique omniprésente qui ne permet aucune respiration. "Boogie Nights" avait pourtant bien commencé mais demeure au final creux et inabouti.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 31 août 2008
Sublime mise en scene et excellente distribution mais le film m'a semblé vraiment long surtout que je n'ai jamais vraiment accroché a l'histoire
blacktide
blacktide

79 abonnés 795 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2013
Film très osé vu qu'il aborde le domaine des films pornographique ce qui est rarement abordé au Cinema. Mark Walhberg signe une incroyable performance en Dirk Diggler star du porno et les autres acteurs sont aussi très bons. Le film comporte deux grandes parties: la première avec l'ascension de Dirk Diggler dans le domaine avec ses récompenses, la drogue, sa voiture de sport... Puis Dirk connait une descente au enfer où il ne représente plus rien et vit dans la rue. La réalisation est maîtrisée à la perfection par Paul Thomas Anderson et la mise en scène est incroyable. Une excellente BO également au rendez vous. Le casting est impressionnant: Mark Walhberg, Julianne Moore, Burt Reynolds, Don Cheadle, Heather Graham, Luis Guzman, John C Reilly, William H Macy, Thomas Jane, Phillip Baker Hall, Philip Seymour Hoffman, Alfred Molina... Film à voir!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
cylon86

2 838 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 novembre 2012
Après un premier film prometteur, Paul Thomas Anderson s'impose ici comme le cinéaste le plus talentueux de sa génération avec ce film que Robert Altman n'aurait pas renié, tant les personnages sont nombreux et décortiqués par la caméra virevoltante de son réalisateur qui ne cesse de prouver son sens de la mise en scène à grands coups de plans-séquences d'une incroyable virtuosité. Il nous plonge dans le monde du porno des années 70 et 80 et parle non seulement de cette industrie à part mais aussi de celle du cinéma (le succès et le bonheur dans les années 70 avec le Nouvel Hollywood, le retour des studios et l'industrialisation de la vidéo dans les années 80), nous attachant à des personnages sympathiques mais qui sont tous des losers (le réalisateur de porno qui veut faire un film artistique où les gens seraient aussi attachés à l'histoire qu'à leur masturbation, l'actrice paumée qui projette son désir materne vers les autres, l'acteur qui ne cesse de changer de look, le technicien qui se fait cocufier par sa femme en public). D'une durée de 2h30, "Boogie Nights" est enivrant, surprenant (l'hallucinante scène avec un Alfred Molina déjanté), aussi drôle que dramatique et porté par un casting exceptionnel (Mark Wahlberg, Burt Reynolds dans le meilleur rôle de sa carrière, Julianne Moore ou encore Philip Seymour Hoffman).
Val_Cancun
Val_Cancun

69 abonnés 764 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2014
Le 2ème long-métrage de Paul Thomas Anderson, après "Hard eight" et avant "Magnolia", est une peinture sarcastique mais bienveillante de l'industrie du porno au virage des années 70 et 80.
On suit en effet le parcours du jeune Dirk Diggler (Mark Wahlberg), étoile montante de cet univers marginal, doté d'un don de la nature à la Rocco Siffredi, et qui connaîtra comme il se doit grandeur, décadence et rédemption.
"Boogie nights" (1997), c'est aussi une extraordinaire galerie de personnages déjantés mais crédibles, de laquelle émergent Burt Reynolds (père de substitution et cinéaste raté), Julianne Moore (mère de substitution et star du X), Heather Graham (impayable Rollergirl), Philip Symour Hoffmann (preneur de son amoureux du héros), William H Macy (mari cocu désespéré), John C Reilly (éternel complice de Dirk) etc...
On retrouve en outre la réalisation aérienne de PTA, qui multiplie les plans-séquence virtuoses, et privilégie une certaine lenteur parfois déconcertante.
Une BO disco et funky achève de donner à "Boogie nights" le statut de film culte, sur un sujet il est vrai fascinant, traité avec tendresse et sans vulgarité gratuite.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 février 2014
Je reproche à ce film d'avoir anéanti toute objectivité chez moi par une approche alléchante du sujet, et en usant de thèmes sulfureux. Je dénonce également le recours abusif à l'identification au personnage principal, jeune, beau, et bien membré. Quant aux autres acteurs, dotés d'un humour irrésistible, je ne les remercie pas d'avoir délibérément engourdi les derniers neurones pré-frontaux, dans l'unique but de me faire passer un bon moment.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 14 janvier 2009
Ce film ressemble à un documentaire très réaliste sur le marché du film porno dans les années 70 & 80, mais c'est assez simpliste, indigeste, vulgaire et parfois choquant. Les 30 dernières secondes du film sont assez surprenantes, on comprend pourquoi le personnage a été 'choisi' pour ce métier-là.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse