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teofoot29
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5,0
Publiée le 10 avril 2010
Un film émouvant, spectaculaire, très dure et magnifique traitant sur la prise du Cambodge par les Khmers rouges. Roland Joffé signe un vrai chef d'oeuvre à s'approprier et à conserver.
Je suis peut être un peu vache avec ce film. Mais il souffre d'un énorme problème : on ne rentre pas dedans. La narration est ratée et n'arrive jamais à nous captiver... Seulement vaguement nous occuper, mais très vite on décroche. Je n'ai peut être pas regardé le film dans de bonnes conditions, ou je ne sais quel excuse on pourrait trouver. Mais simplement, quand on lui applique les règles de bases d'une narration efficace, et bien on se rend compte que le film est à coté de la plaque et a du mal à venir au but. Le film a une réalisation correcte, sans sortit du lot. Les acteurs sont également correcte... sans sortir du lot. Je pense que le film est trop long pour ce qu'il veut raconter.
Un film qui n'est pas un chef-d'oeuvre à mon avis mais qui est intéressant en ce qu'il constitue un témoignage permettant d'apercevoir l'horreur des Khmers Rouges au Cambodge à travers la belle histoire vraie d'amitié entre un journaliste américain et Dith Pran.
Un an avant "The Mission" qui le concrétisa définitivement, Roland Joffé avait réalisé "The Killing Fields" récompensé par 3 Oscars, narrant la tragédie survenue au Cambodge des suites de la guerre du Vietnam et ici orchestrée par les khmers rouges. L'histoire est inspirée de faits réels, courageuse, humaniste. Il y a une grande qualité caractéristique du style de ce cinéaste, assez reconnaissable : sa capacité à exposer visuellement son récit, parfois grâce à de longues séquences non-dialoguées mais tout à fait explicites sans être racoleuses au niveau de l'image. C'est un metteur en scène qui réfléchit toujours vis-à-vis de son cadre, se préoccupe énormément du domaine esthétique entourant son oeuvre, et ce à bon escient. Qui pourra nier l'indéniable force émanant de ces passages extrêmement fluides et traduisant une force technique remarquable sans jamais aller à l'envers de l'objectif original ? Cependant, il subsiste ici plusieurs défauts. Tout d'abord, il paraît surprenant de s'être aussi peu attardé sur le contexte politico-historico-idéologique tant il y avait matière à développer. Peut-être que cela aurait nui aux grands sentiments, souvent présents, parfois trop appuyés. Peut-être que l'ambiguïté trop grande aurait fait mal à certains "bon esprits". Peut-être tout simplement que cela serait allé à l'encontre du commercial, plus attiré par les vastes plans remplis de figurants ou les quelques passages apparemment spectaculaires. Peut-être aurait-on perçu plus aisément dans la mise en scène de Joffé une certaine lourdeur à présenter ses personnages, son propos ou tout simplement un réalisateur prisonnier de son travail parfois pénible engendrant des longueurs... Bien sûr, "The Killing Fields" est soigné, bien interprété et cohérent mais il peine trop souvent à convaincre, la faute à quelques bégaiements artistiques et surtout un rythme pas toujours tenu. Malgré tout, il s'agit d'un film se laissant voir, alors je lui attribue deux étoiles (mais vraiment pas
Excellent film que "La Déchirure", à la fois dur et sensible, avec de nombreuses images choquantes. La musique de Mike Oldfield et ses bizarreries sonores aide d'ailleurs à se plonger dans l'horreur de cette guerre sanglante et à se sentir révolté contre les injustices ayant eu cours. Un beau film à mi-chemin entre "Midnight Express" et "Le Pont de la rivière Kwaï".
Pas un grand film. Dénoncer la guerre et celle menée par les Khmers Rouges en particulier est une idée honorable, mais d'une part le ton mélodramatique sonne faux pour ce qui fut vraiment un drame, et d'autre part les images et les plans des murs tachés d'hémoglobine, des enfants mutilés et des exactions commises tant les Américains que par les Cambodgiens, et sur lesquels s'appesantit la caméra, n'apportent aucun effet émotionnel à une histoire somme toute très hollywoodienne.
Au bout d'une demie heure, on a rien appris, l'intrigue n'a pas commencé, et les personnages sont distants. Au fond, ce n'est pas vraiment crédible, tout ça...
Basé sur une histoire vraie, ce fim nous plonge au coeur du terrible régime totalitaire des Khmers rouges au Cambodge. En suivant le récit de Dith Pran, journaliste cambodgien, qui préféra rester pour couvrir les événements qui secouèrent son pays, on découvre toute la brutalité du régime des Khmers rouges. Le film nous montre l'amitié entre Dith Pran et un journaliste américain, Sydney Schanberg. Ce dernier fut un des rares journalistes à dénoncer le régime et essaiera par tous les moyens de faire sortir Dith Pran du pays. Outre cet aspect documentaire, ce récit est aussi un bel exemple de résistance et du combat d'un homme pour survivre dans un pays soumis à la dictature. Roland Joffé signe une très belle oeuvre qui n'a pas du tout vieilli. A voir ou revoir.
La déchirure retrace une page tragique de l'histoire du 20ème siècle. Au Cambodge, le mouvement de Pol Polt dirigera le pays pendant 4 ans et causera plus de deux millions de morts. Le film retrace l'histoire au travers un regard occidental celui du journaliste Sydney Schanberg travaillant pour le New-York Times. Un journaliste qui resta au Cambodge après le pouvoir des Khmers. Le travail est difficile, dangereux et s'il arrive à s'en sortir, c'est grâce à son interprète cambodgien Dith Pran. Une grande amitié prend naissance. La déchirure est un grand film politique. A la fois un film de guerre, un témoignage sur les journalistes dans une situations en conflit, et la preuve que le cinéma est un outil puissant pour montrer les horreurs commises par l'homme afin de ne pas oublier. Le vrai journaliste du film reçut le prix Pullitzer en 1976. Nominé 7 fois aux Oscars, La Déchirure en remporta 3. N'oublions pas non plus la superbe composition de Mike Oldfield.
Un drame historique, une histoire d'amitié, parfois endimanché mais porté par la force de son propos. Jamais, la situation politique du Cambodge des années 70 et l'arrivée des Khmers rouges au pouvoir n'avait été si bien évoqué. Le propos est clair, le ton posé, ce qu'on peut parfois lui reprocher mais cela rapproche le film des grandes fresques hollywoodiennes et permettant une réflexion sur la violence du monde et des hommes au travers de quelques plans marquants de pleurs d'enfants ou de cimetières à ciel ouvert. Un film édifiant et un témoignage de la folie et du totalitarisme qui peut s'emparer des hommes.
Vu le 18/03/2019. Un véritable monument que ce film que j'ai vu cette semaine. J'avais 7 ans à l'époque de sa sortie mais vu les critiques, je me suis dit "c'est l'occasion de voir un monument du cinéma". Et bien j'ai été servi: film poignant, touchant, terrible au niveau des images (le charnier par exemple dans lequel Dith Pran se retrouve dans sa fuite des camps). Le vrai héros de l'histoire, c’est d'ailleurs Dith Pran, journaliste cambodgien qui sera le guide du journaliste américain Sydney Schanberg, et qui va vivre la difficile expérience de la prise au pouvoir des Khmers rouges. D'autant plus que l'interprète Haing Ngor a lui-même vécu les atrocités du film et qu'il a été prisonnier dans les camps, en tant que médecin, qui d'autre que lui pouvait être aussi bien placé pour jouer ce rôle? Je pense que ce film a peut-etre inspiré par la suite des films comme "Shooting Dogs" ou "Hotel Rwanda" quand on voit arriver la menace au loin avec cette fois le génocide entre Hutus et Tutsies Le réalisme de ce film est saisissant, le stresse monte, on sent la tension, la mort peut frapper à chaque instant. Ca fait bizarre aussi de retrouver John Malkovich en bien plus jeune que ce qu'on a l'habitude de voir
J'ai hésité avant de critiquer ce film. Humainement il fait mouche, grace à cette amitié entre 2 reporters que la guerre unit, puis avec la déchirure qui naît de leur séparation. Mais à vouloir passer son message sur l’holocauste cambodgien exclusivement au travers de ces 2 acteurs principaux, Roland Joffé en oublie la guerre proprement dite. En outre Pol Pot, l’architecte de cette tragédie, n’est pas mentionné une seule fois. Au final "La Déchirure" laisse un petit gout d’inachevé... comme quoi un grand sujet ne fait pas forcément un grand film.
Il est vraiment dommage que le film ne recontextualise pas plus les événements ! Qui sont les khmers rouges ? D'où viennent-ils ? Que font-ils ? Pourquoi agissent-ils ainsi ? Le film aurait dû être plus didactique. Toutes les personnes ne connaissant pas l'histoire de la période khmers rouges au Cambodge seront peut-être un peu perdues ou ne rentreront pas vraiment dans l'histoire... Et c'est dommage car le génocide cambodgien est l'une des plus grandes tragédies du 20ème siècle !
Basée sur l'incroyable amitié et l’expérience journalistique de Sydney Schanberg, correspondant du New York Times, et de son assistant et interprète local Dith Pran, «la Déchirure» nous plonge, avec effroi, au coeur du drame cambodgien et dans l’enfer des champs de la mort orchestrés par les Khmers Rouges. Pour sa première réalisation, Roland Joffé nous offre un film d’une puissance émotionnelle rare et d’un réalisme saisissant qui fait froid dans le dos. Une distribution brillante, avec en tête d’affiche Sam Waterston, John Malkovich mais surtout Haing S. Ngor, acteur non professionnel et survivant lui aussi du génocide cambodgien, dont l’interprétation prodigieuse en forme de témoignage, a été récompensée, entre autre, par un Oscar. Un véritable chef d’oeuvre, dur et extrêmement bouleversant, sans oublier cette fin particulièrement émouvante sur les paroles d' "Imagine" de John Lennon.