C’est vraiment très spécial. Impossible de faire plus kitsch. Réalisé avec trois francs six sous sur plusieurs années dans l’appartement du réalisateur qui s’est vu dépossédé du film à sa sortie. Tout le mérite ne lui revenant que des années plus tard. Un patchwork de couleurs, d’érotisme et de pornographie avec de jeunes éphèbes. C’est court mais un peu long ! Une curiosité tout de même…
Un ballet de corps nus masculins pour un public averti dans un décor ultra sirupeux et flashy. La sensualité est totale dans les tableaux lascifs de corps dénudés mais le style est assez déconcertant. Les spectateurs sont comme ce Narcisse devant le miroir, regardant de tous les côtés pour voir le meilleur angle.
Arte diffusait cette œuvre culte dans les milieux gays. Visuellement c'est très beau avec ces images saturées de couleurs criardes qui ont très largement inspiré les artistes Pierre et Gilles (jusqu'au plagiat..).. Le réalisateur aime la nature et les jeunes hommes et filme ses fantasmes erotico-homo.. L'absence d'histoire (fantasme narcissique) nuit gravement au film qui se révèle être plus une œuvre d'art qu'un film de cinéma...
Un voyage volupteux, séduisant et mystérieux à travers le psychisme et l'imaginaire fantasmatique d'un jeune prostitué des années 50. On se laisse volontiers guider, en laissant le vraisemblable de côté, et en savourant chaque découverte. Bidgood met en scène son amant de l'époque, le jeune et troublant Bobby Kendall, dans cette oeuvre inclassable, kitsh et géniale, merveilleux hymne à l'amour homosexuel. Quelques longueurs néanmoins.