The Big Lebowski est il est vrai une très bonne comédie et un excellent détournement des codes du film noir, s’appuyant sur des éléments très solides, en particulier son casting. Celui-ci tient très bien la route, avec en particulier un Jeff Bridges surprenant dans le rôle principal. Il livre une prestation tout en finesse d’un personnage pourtant excessif, et ce n’était pas une mince affaire. On le suit avec un réel plaisir, et il distille une sorte de légèreté contagieuse qui fonctionne remarquablement bien. Il est appuyé par un John Goodman grandiloquent et excessif, qui s’en tire très honorablement, évitant l’écueil d’être agaçant. Il aurait pu en effet finir par taper sur les nerfs, et pour ma part, alors que j’ai plutôt du mal à supporter ce genre de personnage, ici je n’ai pas eu le sentiment d’être agacé, ce qui est une bonne chose. Il y a même de bons passages comiques. Julianne Moore porte le premier rôle féminin, et elle est toujours aussi juste. Elle a ici un personnage excentrique et particulier, parfaitement dans ses cordes, et elle lui apporte un charme hypnotique. Très belle prestation, mais Moore apparait quand même sous-exploitée dans le film, à l’image d’ailleurs de Steve Buscemi, trop peu présent. Quelques excellents seconds rôles encore, à commencer par un Philip Seymour Hoffman remarquable et mémorable. Le scénario est très bon lui aussi. Il reprend donc avec intelligence les codes du film noir, apportant une touche parodique et comique réussie, et de nombreuses réflexions sur des sujets graves qu’il aborde avec délicatesse. Porté par un rythme soutenu et par des passages réellement mémorables, The Big Lebowski est donc un divertissement de très bonne qualité doté de surcroit d’une belle profondeur. Quelques passages « fantaisistes » lorsque le personnage dort ou est évanoui cassent parfois un peu la fluidité du métrage qui, en grattant apparait comme son petit point faible. Pour le reste la mise en scène est parfaite. Il n’y a rien à redire, c’est enlevé, sans accroc, avec des plans travaillés et des effets de style maitrisés. La photographie est sobre, mais efficace, avec de bons contrastes d’atmosphère et un usage réussi des éclairages flashys (dans la salle de bowling en particulier). Les décors enfin variés et soignés donnent une belle impression visuelle. La bande son terminant de donner une très belle impression au visionnage de ce The Big Lebowski. Variée, pleine de titres mémorables réinterprétés pour certains, elle est un plus indéniable. Au bout du compte The Big Lebowski est un film fort réussi. Il est surtout impressionnant dans l’équilibre qu’il trouve de manière constante entre l’humour, le sérieux, la parodie, le réalisme, offrant une réelle impression d’excentricité et de surréalisme débridée, et pourtant en arrière-plan des propos parfois graves toujours amenés avec talent. Bénéficiant en plus de réelles qualités techniques et d’un casting de choc, je ne lui mettrai pour autant pas la note maximale. Certains acteurs ne sont pas assez exploités (Buscemi, Moore entre autre), et la fluidité de l’ensemble n’est pas exemplaire.
Une excellente comédie sur le bowling , l'amitié autour l'histoire d'un loser qui découvre d'un milliardaire sexagénaire et handicapé porte le même nom de famille que lui. Ce dernier lui demande de lui ramener une valise rempli d'argent. Mais le loser comprend que tout cela cache une arnaque où un de ses amis sera tué et avec un John Goodman survolté et borné de rester juif alors que sa femme l'a quitté il y a 5 ans et qui revient sans cesse sur la guerre du Viêtnam , surtout dans la scène d’anthologie où il jette les cendres de leur ami disparu et fait une prière et des cendres attristent sur le nez de Jeff Bridges énervé et fatigué. Mais il a pleins d’autres scènes d'anthologie comme par exemple , la scène où John Goodman veut démontrer que le milliardaire sexagénaire n'est pas handicapé et après ils sont obligés de le relever et dans le remettre dans son fauteuil roulant !!! Avec l'excellent Sam Elliott en narrateur et habillé en cowboy !!!! Une brillante comédie des Frères Coen !!!
Un film culte des frères Coen, un gros fours tout de l'imagination débordante de ces deux réalisateurs talentueux. Déjà le casting est juste parfait, avec des acteurs brillant et à fond dans leurs rôles et puis il y a tout c'est dialogues cultisme et drôle qu'on ne peut s'empêcher de rire. Alors bien sur l'humour de se film ne peut pas plaire à tout le monde, sait un humour spécial, bien loin de toute les comédie populaire américaine. A ne manquer sous aucun prétexte. (VOST)
Le chef d'œuvre des frères Cohen, j'ai tout simplement adoré. Des scènes cultes, des images magnifiques, de l'humour en abondance comme il en faut, des acteurs excellents, un Jeff Bridges à son paroxysme et un scénario à la sauce Tarantino version Pulp Fuction. Un cocktail (white russian) exquis.
Bon film même si je m'attendais à ce que ce soit hilarant...loin de là. Seules certaines scènes sont un peu drôles, parfois souriantes mais sans plus. Ce n'est pas le meilleur film des frères Cohen. Jeff Bridges est toute fois très bon.
Un film que l'on ne se lasse jamais de voir et revoir. Les frères Coen nous offrent une excellente comédie pastiche (du « Grand sommeil » de Chandler) bien barrée et qui sublime l'art de la glande et de la nonchalance. L'enchaînement de quiproquos et de situations burlesques vaut son pesant d'or. Jeff Bridges et John Goodman sont littéralement stratosphériques, l'intégralité des seconds rôles vaut gravement le détour (Moore, Buscemi, Seymour Hoffman, Turturro, Huddleston...), aucun personnage n'étant ordinaire. La BO est également terrible, les dialogues décalés de très bonnes qualité. Bref culte et re-culte, le meilleur des Coen avec « No country for old man » dans un tout autre style. Dans mon top 25.
"Shut the fuck up Donny !" Oui, c'est une façon débile de commencer un critique, il n'empêche que Walter Sobchack est un p***** de personnage ! Magistralement interprété par John Goodman, il vole presque la vedette au Dude. Les présences à l'écran, courtes mais vraiment excellentes de Steeve Buscemi, Philip Seymour Hoffman et de John Turturro font aussi très plaisir à voir. Pour obtenir un film culte : ajoutez à des acteurs très bons une galerie de personnages hauts en couleur, une petite dose de folie, des musiques cultes, et une histoire d'anti-héros drôle et attachant. The big Lebowski est un bon film, culte il faut le reconnaître, à voir absolument.
Insupportable... pourquoi est-ce que ce film est considéré comme un must, je ne comprends pas. Des personnages outranciers. Et l'humour... Bref, une vraie souffrance que d'endurer ce délire à l'exubérance pathétique.
Une comédie mythique, déjantée et jubilatoire dans le plus pur style des frères Cohen, avec une galerie de personnages loufoques et inoubliables, et des répliques devenues ultra cultes.
Une comédie déjantée avec des scènes plus barrées les unes que les autres, des acteurs en formes, notamment Jeff Bridges et John Goodman, sans oublier les deux excellentes petites scènes avec John Turturro. Une Julianne Moore complètement décalée et quelle joie de voir une brève apparition de la chanteuse Aimee Mann que j'adore ! Les dialogues sont affutés et les seconds rôles sont fabuleux, et que dire du Duc, qui n'a vraiment rien à faire du monde qui l'entoure. Bref, une comédie géniale et loufoque des frères Coen à voir pour les amateurs du genre !
Sacrément drôle. Sacrés personnages loufoques que Duke et Walter. Et de très belles envolées oniriques chaque fois que Jeff Bridges perd connaissance. Il y a aussi ces quelques références bien senties au Grand Sommeil. Mais voilà, ça s'arrête là. Il manque à tout ça quelque chose d'essentiel. A vouloir rester sur une tonalité frivole, un scénario écrit par-dessus la jambe, The Big Lebowski finit en toute cohérence à l'image de son personnage principal sans vraie consistance, par accoucher d'un film des Frères Coen en mode mineur.
Voila, comme je suis un adepte de la "cool attitude" du Duc, je ne vais pas vous faire un plat sur ce TRUC DÉJANTÉ ET DRÔLE qu’est « The big Lebowski »... Mais presque! D’autant que je suis aussi avachi que le peignoir du héros flegmatique du film des frères Coen : trop de « Russes blancs » !
En gros « The big Lebowski » c’est l’histoire d’un tapis sur lequel on a pissé dessus… Et de toutes les conséquences qui en découlent… Le cadre principal : l’ambiance bois vernis et formica d’un bowling où les turkeys et les strikes s’entremêlent… De temps en temps un frame ouvert. Rarement ! Bon moi, qui emploi ces termes techniques pour faire « connoisseur », en vrai, j’suis juste bon à faire des pneus… Trois potes : le Duc déjà cité, Walter le « soupe au lait » et Donny le « cheveu sur la soupe »… Et puis « Jésus », qui aime tant les petits zenfants… N’en manquez surtout pas l’apparition et le baiser ! Enfin les « tâches » : The big Lebowski himself, Les Nihilistes, Le flic de Malibu… Et bien plus…
L’histoire n’a guère d’importance ; les frères Coen nous délivrent une série de personnages jouissifs dans un scénar foutraque et caustique (références au Viêt-Nam et à Saddam Hussein) où la surprise jaillit à chaque plan… Les acteurs : géniaux (cela va sans dire !) C’est formidablement filmé et, si le grand rire n’est pas constamment convoqué, la jouissance amusée réchauffe le cœur tout au long de ces presque deux heures d’humour décalé et … de poésie étrange… Et cela sans violence exagérée et gratuite, sans vroum-vroum. Le film a coûté 15 millions de dollars… A comparer avec les 150 millions de dollars à réunir pour produire le moindre blockbuster actuellement ! Le vrai talent est peu coûteux !
Cerise sur le gâteau : the music ! Et quelle musique ! De Creedence Clearwater au Requiem de Mozart en passant par Santana et Meredith Monk…
Une comédie complètement décalée, pleine de personnages loufoques interprétés par un casting prestigieux. Rien que la dégaine de Jeff Bridges en peignoir/sandales vaut le coup d’œil. Avec un John Goodman complètement désaxé ils forment un duo formidable. Un trip des frères Coen devenu culte. Le premier film que j'ai vu d'eux et jusqu'à présent mon préféré. (Très bien)
Grand amateur des réalisations des frères Cohen, c'est avec une grande délectation que je lance le DVD. Mais rapidement, je déchante : si d'ordinaire l'Absurde et l'irrationnel sont franchement bien maîtrisés par ces maîtres du cinéma, dans "The Big Leboswki", je ne les accroche définitivement pas. Quelques répliques et situations sont pourtant bien senties, mais l'ensemble est tellement décousu que je garde juste ce sentiment de scènes montées entre elles sans fil narrateur. Bref, une énorme déception.