Le témoin du mal de Gregory Hoblit est un bon film, avec en outre des défauts récurrents et des maladresses. Pour la distribution, Denzel fidèle à lui-même interpréter John Hobbes, un flic dans la moyenne qui se retrouve confronté à une force supérieure et invisible. John Goodman est Jonesy, le partenaire de Hobbes, Donald Sutherland est le lieutenant Stanton, et le rôle féminin (Gretta Milano) interprété par Embeth Davidtz, les acteurs y croient, jouent leur rôle à fond, le bémol sait ce rôle interprété par Donald Sutherland, j'ai rarement vu un lieutenant de police dans un film américain avec une crédibilité égale à une poule, s'il n'était pas dans le film, ça aurait été pareil voir mieux. Pour la caméra et les plans, il n'y a pas grand-chose à dire, mis à part quelques faux raccords avec la vision qui est apporté par l'être démoniaque (
à la fin du film, avant que Jonesy et le lieutenant apparaissent devant Hobbes pour l'arrêter
). Pour le scénario, il est bien trouvé, entre fantastique et réalité, ce film ne montre pas nécessairement de scènes fantastiques, ne vous attendez pas à un démon avec des cornes et un trident, c'est un film policier ou le suspect est un démon qui prend forme dans le corps des humains. De quoi rendre perplexe notre cher Denzel ! J'ai beaucoup aimé l'idée d'un film policier mélangeant le genre fantastique parfaitement, sans vouloir trop en mettre, peut-être pas assez noir à mon goût. Oh ! J'ai remarqué quelque chose d'amusant, le vrai nom et prénom de l'actrice Embeth Davitz sont Gretta Milano, le même nom et prénom que le personnage qu'elle interprète dans le film. Pour conclure, je dirais que ce film est un mélange entre l'associé du diable dans le genre fantastique (l'emprise du démon sous forme humaine) et le film Résurrection dans le genre policier (les preuves du tueur laissé derrière lui comme les lettres et chiffres retrouvaient sur les corps des victimes, sans parler de ceux très mutilés dans Résurrection, et la ressemblance entre les rôles de Denzel Washington et celui de Christophe Lambert).