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Rafael E.
43 abonnés
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4,5
Publiée le 31 juillet 2024
Je ne sais pas pourquoi ce film est aussi peu bien noté. Pour moi c'est le meilleur film fantastique que j'ai jamais vu (Avec Rose Mary's baby). La performance des comédiens est excellente, le ton est parfait avec une pointe de sarcasme à certains moments dans les commentaires qui colorent parfaitement l'intrigue du film. Gros gros gros gros bonus, aucun effet spécial à part une couleur d'image pour signifier le méchant. Je n'ai cessé de réemployer l'idée du méchant dans des scénarios de jeu de rôle et c'est fabuleux. Il faut vraiment voir ce petit bijou.
Un thriller pseudo-psychologique un peu trop conventionnel. Synopsis : un superflic se lance aux trousses d’un serial killer qui utilise les mêmes procédés pour tuer ses victimes que le meurtrier précédent pourtant exécuté dans une chambre à gaz. Un duel sans merci s’engage alors entre le policier et le tueur… . Pour son deuxième long-métrage, Gregory Hoblit, le réalisateur qui a révélé Edward Norton (« Peur primale »), aligne un scénario fantastique, genre qu’il reprendra avec plus de justesse pour son troisième film « Fréquence interdite ». Ici, c’est bien l’éternel combat du Bien contre le Mal qui tient toutes ses promesses notamment dans l’utilisation de la caméra (formidables mouvements de plongées) que de l’ambiance (absence de lieu défini dans le temps et l’espace, déroulement des meurtres) sans pourtant atteindre l’austérité implacable et la noirceur de « Seven » qui prenaient également la peine de brosser des personnages proche de la réalité. Dans « Le témoin du mal », seul Denzel Washington, dans le rôle de superflic (trois avant le phénoménal « Training day »), apporte tout ce dont avait besoin le film pour tenir : son charisme et son jeu naturel. A ses côtés, un casting luxurius pour des seconds couteaux en or (John Goodman, le père Sutherland, Elias Koteas, le parrain regretté Gandolfini) qui peinent à convaincre. Vraiment dommage ! De plus, sur un thème maintes fois rebattu (« Seven » dénonçant avec panache les péchés capitaux en une enquête policière à énigmes, « Le témoin du mal » les reprenant de manière fantastique pour se centrer davantage sur une mise en scène certes inventive mais approximative), Gregory Hoblit oublie l’essentiel : un scénario alambiqué. Pour « Fréquence interdite », le voyage dans le temps est non seulement le prétexte mais aussi une vision autre d’un futur ou d’un présent. Grégory nous propose certes deux visions dans « Le témoin du mal » (voir le final, assez explicite pour ma part), mais qui n’a décidément pas l’art du décidément glacial et glaçant « Silence des agneaux ». Oui, le diable est en définitive vraiment méchant et les gentils des supposés de Satan (d’accord, il y a des anges chez la gentille –en passant, Embeth Davidtz (« La liste de Schindler », « The gingerbread man ») est inexpressive !-, et Elias Koteas est censé nous ouvrir les portes de l’esprit du Malin) qui ne comprennent pas le fléau qui plane sur eux, mais fort heureusement, Denzel Washington possède toutes les armes pour évincer le Diable en personne. Pour conclure, « Fallen »(1998) est un divertissement fantastique honnête dominé par une bande-son jaegerienne aux deux génériques (« Time is on my side », « Sympathy for the devil »). Cool ! 2 étoiles sur 4. Spectateurs, à malin, malin et demi ! A noter : le scénariste, Nicholas Kazan, qui n’a pas réussi sa carrière au cinéma (on peut souligner « Le mystère Van Bülow » à son actif), n’est autre que le fils du cinéaste Elia Kazan, le metteur en scène de « Viva Zapata », « Sur les quais », « A l’est d’Eden ».
[Spoilers] Dans la petite vague de Ghost & de Sixième Sens qui revitalisa la veine ouverte de L’Exorciste avant l’agonie du millénaire, ce micromouvement mystique qui arrivait encore à se prendre au sérieux en parlant de fantômes, il y a eu Le Témoin du Mal. Comme d’habitude, on l’a titré comme un épisode obscur d’une série de seconde zone, mais le titre original est bien plus susceptible de faire perdurer l’œuvre au rang des films cultes de son genre : Fallen (à prononcer : /avec un ton lugubre/).
Propulsé par Elias Koteas dont l’interprétation démente, quoique courte, a beaucoup inspiré & joué sur la continuité de l’histoire, Fallen ne tarde pas à glisser sans secousses sur l’écriture de Nicholas Kazan qui a écrit aussi L’homme bicentenaire : un scénario lourd, donc, mais empreint d’un suspense aussi fantomatique que certains personnages, ressuscitant un genre de semi-horreur qui ressemble à Incassable dans sa manière de revisiter l’impossible à revisiter (tentatives mortes avec la décennie 2000). Cette tension apparaît comme si elle avait toujours été là sans qu’on la remarque, venant s’ajouter à l’ambiance très policière (& là aussi très nineties) qui fleure bon les commissariats enfumés où des doigts gras tapent consciencieusement des rapports entre deux blagues crasses aux collègues.
Tout un moteur qui est monté avec peu de choses ; comme je l’ai dit, on croyait encore en ce que l’on faisait dans le domaine du mystique, alors les énigmes & la croyance en Dieu – des prérequis du genre – n’ont jamais l’air de s’excuser & l’on peut profiter, encore aujourd’hui, d’un thriller bien casté (le duo Washington – Sutherland devrait rester dans les annales) où les bavures & les décisions prises sur le coup ont des conséquences vraiment dures (ce ne sont pas des digressions à la Columbo), même si elles donnent sur un léger forçage du charisme policier.
Je trouve étonnant qu’un film de 1998 arrive à tirer sur des ficelles vieilles comme Babel en sachant créer un univers cohérent, pas bâclé au niveau théologique ni des procédures policières, autant de choses qui font le plus souvent dire aux producteurs : ”le spectateur n’y connaîtra rien, donc pas besoin de taper trop fort”, surtout quand c’est pour donner dans un divertissement criminel sans complications.
Fallen, ce n’est donc pas juste une résurrection regenrée du style de Friedkin avec une fin unique & intelligente, mais surtout une production qui a fait parler du vrai syriaque à ses personnages (oui, ça me parle plus qu’à d’autres, mais c’est symptomatique de la spiritualité concrète établie par Gregory Hoblit). Un visionnage à la fois très familier & surprenant qui vaut bien la peine.
Le Témoin du Mal ou bien le mélange entre le polar/thriller à l'ambiance sombre (tel Seven) et le genre fantastique satanique. Et il faut bien avouer que cet assemblage fonctionne à merveille, tant on est captivé dès le début de cette enquête (même si le côté fantastique saute au nez directement). Un scénario malin qui, malheureusement, tombe dans la simplicité et le "sans intérêt", devenant moins palpitant à suivre. Sans oublier une mise en scène trop sobre. Dommage car le casting, le scénario et l'ambiance étaient là pour nous offrir un véritable thriller oppressant. Au lieu de cela, Le Témoin du Mal reste un polar satanique sans originalité mais non moins sympathique à regarder.
Alors je sais pas si je vais etre objectif pour ce film de Grégory Hoblit, mais je n'aime pas ce genre de film sur le surréalisme, les démons etc etc... J'ai mis la moitié de la cote car je ne veux pas mettre une mauvaise note car j'aime pas le style alors que le film est pas mal. J'ai mis 5/10 car Denzel reste Denzel :)
Un thriller haletant qui nous plonge dans la possession... Même si le tout nous parait deja vu, par le sujet implicitement abordé. Le coté plus "thriller - policer" du film, donne une toute autre image au film et nous offre quelques choses d'originale, d'inédit. Et qui malgrès quelques longueurs et un dévoilement un peu précoce de la suite du film, mais qui sont vite oublié par la qualité tant cinématographique qu'artistiquement avec un Denzel W. en très grande forme qui montre un talent certains et ceux pas seulement dans "son" registre habituel (alliant ici, le coté un peu "fantastique"). De même pour les autres acteurs et seconds rôles (certes, avec une notoriété moindre ; mais avec un talent à la hauteur pour chacun des personnages) qui eux aussi arrive à lier, thriller, en rentrant la scène suivante ; dans un coté un peu plus "fantastique" du film. ET pour clore le tout et ses rebondissements (plus ou moins prévisible), on assiste à un twist final interessant et qui finit le film comme il faut (sans qu'il manque quelques choses, ou que l'on attende une chute ; ou que celle-ci soit justement trop baclé comme on voit souvent dés lors qu'il s'agit du twist de fin). Ici cela Change des fins hollywoodienne auquelle on à souvent à faire habituellement et clôt le tout à juste titre, avec un sentiment d'avoir assisté à un film haut en couleur ; qui sous ses airs de film à moindre cout. Se révèle, comme une réalisation qui montre que les plus grands; peuvent commecer à avoir du fil à retorde s'il ne veulent pas se faire devancer durant les prochaines années! Donc peu connu, mais qui mérite amplement d'être vu. Entre suspens, action, reflexion et enquête "policère". On est face, ou plus directement ;Témoin de ce que l'on voit.. Autrement dit ici, du mal^^ Une petite touche "fantastique" pour le moins maitrisé et qui rend ce film ; en plus d'être intelligent. Encore plus interessant, qui sans ce petit coté "sombre", "étrange" ; ne dégagerait pas le petit plus de ce film. Un film comme on n'en voit pas souvent. Et c'est dommage. POurtant, cela nous semble plus ou moins "deja vu"... J4en reste bluffé et étonné par ce que je viens de voir et qui me parait pour le moins ; réussit et qui m'a fait passer une bonne soirée! A voir au moins une fois! Et puis les fans de Denzel W, apprécieront peut etre un Denzel un peu "plus" changeant qu'habituellement dans ses films d'action ne disposant pas de cette petite touche fantastique.(on sent que le film commence à prendre un peu d'age ; mais cela ne retire en rien ; la qualité générale du film).
Malgré un début intéressant, avec une bonne ambiance crépusculaire et glauque, le film sombre dans le fantastique. Mal amené, celui-ci n'est pas très sérieux et décrédibilise le tout. Dommage car les acteurs sont bons et la photographie travaillée. Le film manque aussi d'action et d'émotion.
Chacun le sait, le style peu commun du cinéaste Gregory Hoblit se remarquent entre mille, tant l'essence de ses productions sait se diversifier. Si les récents Fréquence Interdite et Mission Evasion ont su rapidement se montrer crédibles, la donne est très différente avec Le Témoin du mal, qui souffre d'une incohérence scénaristique prépondérante. Denzel Washington a beau incarner avec suffisance un policier d'élite au centre d'un conflit qui ne peut s'expliquer, la complexité du film ne laisse pas rêveur.
Avec une intrigue mêlant fantastique et film policier voir thriller, le témoin du mal a pour lui une histoire bien originale. Malheureusement, beaucoup de scènes répétitives et un scénario mal exploité en font un divertissement médiocre. La réalisation ne relève pas le niveau, dommage car les acteurs jouent plutôt juste mais ça ne suffit qu'à peine.
"Le témoin du mal" est typiquement le genre du film sur lequel on place quelques bons espoirs suite à une histoire et une bande-annonce d'un univers glauque à la "Se7en''. Au final, c'est le néant: Denzel joue au basket, Denzel visite une cave, Denzel regarde une vidéo, Denzel parle araméen... A part ça que dalle, même l'esprit diabolique censé être au centre du récit est tourné en ridicule. En évitant un happy end conventionnel au profit d'une fin plus sombre trop attendue, le film vous dégoûtera à jamais du titre "Time is on my side" des Rolling Stones, chanté plus d'une quinzaine de fois dans le film...
Surfant sur la vague de Seven, Le Témoin du Mal est un de ces postiches du chef d'œuvre de Fincher. Les rebondissements et les tribulations de cette histoire apparaissent soient brouillons, soient invraisemblables, la mise en scène de Hoblit, réalisateur a l'origine de films déjà oubliés comme La Faille ou Mission Évasion, reste fade et ne peut sublimer une histoire qui prenait une tournure intéressante en se lançant sur le chemin du paranormal, voir de l'horrifique. Reste Washington et Goodman qui portent le film sur leurs épaules avec plus ou moins de conviction.
Gregory Hoblit, petit réalisateur américain, nous emmène ici dans une lutte entre un inspecteur de police et un esprit malin. Emmené par un très beau casting, Denzel Washington, John Goodman et Donald Sutherland, ce film mêle très bien thriller et policier. Scénario bien ficelé et personnages intéressant. Par contre, on y retrouve encore une mort inutile digne des films classiques hollywoodiens. De plus, final plutôt original. Ce film n'est certes pas le meilleur de Denzel Washington mais il se laisse regarder.
Le témoin du mal est un film de Gregory Hoblit un peu décevant. La mise en scène du réalisateur est irréprochable et les acteurs comme Denzel Washington, John Goodman ou encore Donald Sutherland sont très convaincants dans leurs rôles. Mais je n’ai pas été convaincu par le scénario qui aurait mérité d’être amélioré. En clair, à certains moments on s’ennui un peu. 07 / 20.