Délivrance
Note moyenne
4,1
9151 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

388 critiques spectateurs

5
108 critiques
4
164 critiques
3
62 critiques
2
31 critiques
1
12 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Candice L
Candice L

56 abonnés 833 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2012
Un très bon film! Action, suspens, rebondissement et horreur sont au rendez-vous! De bons acteurs, un scénario original, quelques scènes marquantes... tout est réuni pour enf aire un film émouvant et palpitant!
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2012
Quatre citadins en mal de verdure désirant contempler une nature dans ses dernières images immaculées apprennent à leurs dépens que sous la protection des arbres se cache les pires tourments qu’aucune moralité ne peut raisonner.

Il faut d’abord subir sans comprendre cette déferlante bestiale, se poser puis deviser sur l’acquisition d’une nouvelle peau à l’image de ces coups reçus qu’il faut rendre à l’identique pour ne pas mourir.

Le traqué devient traqueur, extermine à son tour dans un contexte ou le prédateur se retrouve chassé par une curiosité inoffensive venant des villes vite remplacée par une virilité acquise soudainement sur le terrain devant la détermination d’une espèce alignée sur le comportement animal.

La communication avec le rustre local ne dure que le temps d’un air de bandjo euphorique, juste le temps de souffler avant d’aller tester le primitif sur ses terres.

Le contenu est dur parfois insoutenable, récupérateur. Le public outré par les débordements d’une faune à la limite du cro-magnon devient un juge impitoyable appuyant la détermination vengeresse d'opprimés devant se surpasser pour survivre.

« Délivrance » film malsain enrobe citadins et autochtones dans un même produit, une violence subite réexpédiée à l’identique chez l’envoyeur dans des procédures faisant de persécutés de redoutables machine à tuer.
Tendax_montpel
Tendax_montpel

42 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2011
Un film sur l'âpreté de la nature et la dureté des hommes. On y trouvera des références à volonté et l'on pourrait gloser longtemps sur les analogies possibles ; reste l'histoire entre 4 hommes (et des fois un peu plus) dont l'intensité dramatique est présente dès le début du film.
Jean-Marie S
Jean-Marie S

36 abonnés 225 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2012
John Boorman est vraiment l'un des plus grands réalisateurs du siècle passé. Sur un pitch qui tiendrait sur un ticket de caisse, où quatre amis partent faire du kayak sur une rivière un peu retirée et tombent sur des individus un peu dérangé du ciboulot, il en fait une oeuvre dantesque. L'ambiance typique de ce cinéma 70's qui filme constamment en plan moyen voir large, cette propension à instaurer une distance avec la réalité pour mieux nous emprisonner sur les pas de ces hommes ou cette ambiance musicale folk et électronique qui rappelle Cannibal Holocaust et d'autres oeuvres où la réalité est mêlée par le fantasme, le délire. Il y a tout ça et plus encore dans les mésaventures vécues par Jon Voight et Burt Reynolds, tout deux impeccables. Une expérience de visionnage viscérale qui fait encore aujourd'hui de Délivrance l'un des survivals les plus efficace jamais tourné.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 janvier 2019
Un film osé qui dépeint une mise en scène du crime masculin le plus infâme, c’est de ce cinéma que vient « Django Unchained », « Les huits salopards » et les séries TV carcérales. Sa violence choc peu intense par son bruitage limite laisse bien sans voix, pas de partie de rigolade après l’escapade amicale sportive, la tournure d’un banal scénario puis à la lenteur que ça avance, devient une intrigue dramatique. Le cauchemar submergé en sentiment malsain se gagne en intensité, on comprend ce qui se passe, la lancée dès cette scène d’ouverture au banjo est claire pour le meilleur des moments tendus lâchés dans la faune. En plein mouvement des droits civiques, porteurs contre les idées reçues sur l’homosexualité perçue comme une abomination, les perversions furent parmi les interdits, se cachant dans la forêt sauvage peuplé de monstre au visage humain, des hideux consanguins. Les courants rapides et autres conséquences interagissent avec la nature, représentation de tous les dangers métaphoriques. La fin est frustrante quand l’heure de comprendre la honte de la victime, une difficulté d’en parler d’un tabou de société. Un lourd secret à garder au sein de ce cercle d’amis survivants, plus rien ne sera comme avant et le commencement d’une profonde souffrance psychologique.
gandalf001
gandalf001

20 abonnés 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2017
Delivrance est un film qui a exceptionnellement bien vieilli. Le rythme est bon et la tension est très bien gérée. Le réalisme de l'histoire induit différents comportements qui semblent tout à fait naturels. Délivrance a mérité l'oscar du meilleur film de 1973.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 juillet 2012
John Boorman nous plonge dans des aventures nous réservant bien des surprises, basées sur le roman éponyme de James Dickey qui en profite pour être scénariste.
Synopsis : quatre randonneurs partent au fin fond des Etats-Unis pour descendre une rivière en canoë. Mais rien ne se passe comme prévu.
Dans ce scénario fichtrement bien foutu, on arrive à reconnaître les consonnances écologiques pures et dures avec, en toile de fond, une symbolique parfaite des éléments, à savoir la peur de l'eau, l'appel de la forêt et l'instinct de survie notamment.
Au travers des personnages super bien travaillés et excellement campés, on sent naître la symbiose parfaite de ces quatre copains partis faire une virée. Ici, on ne palpe pas, on arrive à dresser le portrait type d'une Amérique désabusée qui, à l'instar de ces héros, se portent garant d'une société en plein essor. Nos quatre compatriotes imprègnent ce film d'une ambiance étourdissante blasphèmatoire subtile et sublime. Jon Voight (déjà vu dans l'anthologique "Macadam cow boy"), Ronny Cox (il devra beaucoup à Verhoeven par la suite : "Robocop", "Total recall"), Burt Reynolds (révélé lui aussi ici, on le retrouve ensuite à l'affiche de "Plein la gueule" d'Aldrich et de "Striptease" d'Andrew Bergman) et Ned Beatty (vu par la suite dans "Superman", "Les hommes du président", ...) irradient (le terme est faible !) l'écran à souhait. Chapeau bas, chapeau haut, et plus de chapeau !!!
A celà, ajoutons une musique pas désagréable du tout et plutôt revigorante (le morceau de guitare avec le gamin est sans doute le moment le plus intense), une réalisation baroque et assez violente sur les bords, un montage frénétique alliant suspense et évolution crescendo de la psychologie des personnages, et l'on obtient un film culte du septième art.
Pourquoi 2 étoiles ? L'enfer est non seulement vu sommairement mais il aurait pu aussi être montré dans toute sa splendeur dans une fin qui, je trouve, se termine légèrement en queue de poisson. Sinon, l'intensité en vigueur est bien présente. "Délivrance" a sans doute marqué les esprits (je ne remets pas en cause ses 2 nominations) mais n'est plus aussi consistant que "L'exorciste" je trouve. Spectacle racé (et peut être un peu trop court ?) mais qui a tendance à s'effriter. Il n'en reste pas moins un film à voir pour l'ingénieux Boorman.
Âmes sensibles, s'abstenir.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2010
Sorti la même année que "Chiens de paille",le survival de John Boorman aborde des thèmes voisins.Soit des personnes parfaitement civilisées qui au contact d'une violence sourde libèrent leurs pulsions refoulées.Mais là où le film de Peckinpah installait une ambiance dérangeante à tension croissante,"Delivrance" se vit plus comme une expérience quasi fantastique.La descente en canoë de ces 4 hommes sur cette rivière de Georgie,semble être un pied de nez à la dénaturation galopante.Les superbes paysages des rapides et de la forêt épaisse invitent à la contemplation et à l'apaisement.Fausse piste.Loin d'être un refuge à la Rousseau,la nature est hostile,sauvage et incertaine.Alors quand on ajoute à ça les autochtones locaux,dégénérés et incestueux,on nage en plein cauchemar éveillé.Beaucoup de longueurs justifiées ou non,et un montage bizarroïde.Le point de vue choisi n'est pas très clair,mais le malaise est bien présent.Burt Reynolds,tout en muscles et écolo dépendance,ainsi que Jon Voight,faux placide aux certitudes troublées,livrent une prestation hargneuse et déconcertante pour eux comme pour nous.Une scène très marquante de viol masculin à mi-parcours.Le film fait en tout cas passer l'envie de crapahuter dans des bois inconnus.Un remède radical!
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 décembre 2016
Loin de la caricature qu'on a pu faire du film (4 hommes aux prises avec des psychos rednecks dans une forêt), ce film est un survival certes mais pas pendant tout le film. D'abord film de potes qui partent faire une excursion en canoë sur une rivière avant que cette dernière ne soit engloutie par la construction d'un barrage. On présente les persos, on les développe. Puis c'est l’événement majeur qui va déclencher le pire. Là, le malaise s'installe, J. Boorman filme de façon magistrale le pire que nous puissions redouter dans une telle situation. Mise en scène clinique, froide et réaliste. Pas de glorification du gore mais un malaise quand même. Par la suite, le film vire un peu au survival mais c'est surtout le retour qui permet au film de prendre sa vraie dimension et de poser les bonnes questions, à nous, le spectateur qui a tout vu. Remarquable, brillamment interprété, un film qui dérange autant par ce qu'il raconte dans l'horreur, aussi bien physique que psychologique. Tentez l'expérience jusqu'au plan final et son incroyable tension. D'autres critiques sur
CeeSnipes

327 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 avril 2012
Culte pour plusieurs générations, le film Délivrance est un peu tombé en désuétude depuis quelques années, ne passant plus à la TV et n’ayant toujours pas d’édition Blu-Ray Zone 2.

C’est bien dommage tant le film est un coup de poing dans la tronche de spectateurs habitués aux happy endings, à la fadeur des survivals de notre époque (seul Le Territoire des Loups se rapproche de la noirceur de ce film) et à la démonstration d’une amitié factice et contemporaine. Ici, tout est radical, pour le plus grand plaisir du spectateur. L’amitié virile n’est pas chantée sur tous les toits, mais elle est palpable dans les premières scènes entre Jon Voigt et Burt Reynolds (sans moustache !), le final peut être perçu joyeux comme triste et surtout, le film est sans pitié avec son spectateur. John Boorman enchaîne les scènes chocs, esthétiques comme mentaux. En effet, il enchaîne des plans fabuleux de la Géorgie et des forêts qui l’entourent avec des scènes de barbarie insoutenables, des dialogues fabuleusement réalistes avec des plans sur les consanguins des petits villages enfouis dans la campagne. Tout est dur et sans pitié pour un spectateur qui assiste, ébahi, à une chasse à l’homme jamais vraiment légitime, donc idéologiquement intéressante et à un retour à la civilisation lourd en émotions.

Il fallait une sacrée bande d’acteurs pour composer les 4 amis et John Boorman les avait en sa possession et en tire le meilleur. En effet, les quatre acteurs principaux sont excellents, avec un Ronny Cox qu’on oublie trop souvent et qui est absolument fantastique. Du côté des rednecks, le casting de tronches est réussi, et s’ils ne sont pas excellents acteurs, ils sont au moins très convaincants. Délivrance est un film passionnant, dur, remarquable en tout point, une vraie claque pour les amateurs de films de genre.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2011
Si beaucoup de films montrent la ville comme inquiétante, sombre, angoissante, là c'est plutôt le contraire. En effet, le réalisateur filme une nature malveillante, peuplée d'hommes presque aussi inquiétants. Les protagonistes, coupés du restes du monde, sont comme prisonniers, à la fois de cette rivière, mais aussi de la forêt environnante. La mise en scène permet de donner une vraie intensité à certaines scènes, qui se révèlent être très efficaces.
Toutefois, le réalisateur a du mal à tirer réellement profit de l'ambiance qu'il parvient à créer peu à peu dans son film.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2011
Délivrance est un film éprouvant tant l'ambiance est pesante grâce aux sons naturels et un ryhtme de banjo lancinant comme cette rivière qui conduit finalement nos 4 citadins vers leur pire cauchemard. La scène de viol a dû choquer pour l'époque (Tarantino a du s'en inspirer pour Pulp Fiction) et les scènes sont toutes réglées de façon à ce qu'on vive les aventures avec les personnages au plus près comme si on ressentait les mêmes choses. La nature est omniprésente et la rivière symbolise le dicton "se méfier de l'eau qui dort" car la nature se révèle cruelle lorqu'elle cache en son sein des fous dangereux. C'est un film à voir car il est marquant et qu'il symbolise également le Survival.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2012
Un bon thriller, où le suspense et la tension sont bien là. Les personnages sont un brin caricaturaux, mais c'est avec talent que Boorman nous offre de vrais méchants : sauvages, purement bestiaux, sans aucune arrière pensée, bref la violence pour le plaisir. Restent une histoire plutôt plate et une intrigue qui tourne en rond. Un bon moment... sans plus.
surfnblue
surfnblue

85 abonnés 1 856 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 février 2013
Un film que l'on peut voir et revoir.
La encore, une montée en puissance qui ne nous laisse pas entrevoir de limite.
Un suspense bien dosé.
Un superbe jeu d'acteurs.
Un scénario très réaliste aussi qui nous plonge dans l'action.
Superbe !
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juin 2013
Une nouvelle vision, quarante ans après sa sortie, n'a pas tari mon enthousiasme envers ce film, une splendeur, le meilleur de John Boorman. Délivrance garde intacte sa force d'évocation, boostée par la puissance de sa mise en scène et la qualité des interprètes du film. Sous couvert de l'affrontement de quatre citadins de l'upper middle class avec une nature hostile et ses ploucs arriérés, voire violents, Boorman cherche en fait à mettre en évidence le problème du dialogue entre quatre hommes et leurs semblables bruts de décoffrage, autistes, d'une autre époque d'une part et avec une nature sauvage et belle qui sait qu'elle n'a plus rien à perdre - le fleuve envahit par les eaux d'un barrage - d'autre part. Il s'agit aussi de la vision d'un monde qui s'effondre, de la fin d'une époque (nous sommes en 1971, début des seventies). L'expulsion des habitants de la vallée menace et, à l'issue d'une terrible scène, même les morts sont dérangés dans leur sommeil. Délivrance est un film violent, sans concession. La scène du viol au milieu du film a dû choquer plus d'un spectateur. Le film montre aussi le problème du refoulement pulsionnel à travers le retour de l'animalité (le personnage joué par Ned Beatty réduit à l'obligation de mimer le cochon). Autre signe de régression préhistorique : l'usage étonnant de l'arc et des flèches. D'ailleurs, on peut s'étonner de la scène où John Voigt vise le cerf et ne peut tirer comme Robert de Niro dans Voyage au bout de l'enfer. Film pessimiste, sans espoir, anti moralisateur, seul cependant l'art à travers la musique laisse aux hommes la seule chance de communiquer. On n'oubliera pas de sitôt la scène du banjo au début du film. Le personnage joué par Ronny Cox interpelle et peut se faire comprendre avec un adolescent autiste, fermé mais éveillé par les sons mélodieux du banjo. Délivrance peut aussi être vu comme le rite initiatique d'un trio qui s'est vu trop fort pour affronter une nature sauvage une dernière fois quitte à la souiller et à être aussi, à leur tour souillé (le viol) ou cassés, au sens propre, voir le corps disloqué du cadavre. John Boorman est un véritable artiste sur le plan visuel, il photographie au mieux les cadres tant qu'à la lumière que dans la pénombre où les sons prennent le pas sur l'image, sons hostiles ou merveilleux : la menace qui rôde sur les personnages envahit la sérénité du cinéphile. Les êtres humains sont très fragiles, fétus de paille dans la nature. La scène où le quatuor d'amis dort à la belle étoile le montre bien, comme si ils avaient la nécessité d'une protection supplémentaire à leur tente. Finalement, ce sont les deux "victimes" du viol qui sortent les vainqueurs de cette histoire laissant le dépositeur moral de la loi mort et le téméraire quasi amputé. Suprême ironie, ce sont les "ploucs" qui nourriront les deux rescapés à la fin de leur aventure tragique. John Boorman, par le professionnalisme de sa mise en scène, le règlement des problèmes techniques des effets spéciaux (les scènes des rapides sont très maîtrisées et semblent hyper réalistes), a vaincu les éléments. Saluons aussi, dans leurs meilleurs rôles, les performances de Ned Beatty (à la palette de jeu très variée) et de John Voight (à la fébrilité ambiguë). Délivrance sera la source future d'inspiration de bien des cinéastes. Un film inoubliable et grandiose.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse