L'un des meilleurs si ce n'est LE meilleur film de genre avec une propagation de la tension palpable à chaque virage, à chaque nouveau recoin. Les acteurs, l'ambiance, la musique, absolument tout est grandiose, magnétique, électrisant, ici. Deliverance est un film où il ne se passe pas grand chose du début à la fin mais qui nous crispe et nous scotche à notre fauteuil pour finir de nous noyer dans notre propre adrénaline. Comme quoi, suggérer quelque chose est toujours plus efficace que la visibilité de certaines scènes. Du très grand cinéma.
Ce film à mal vieilli.Film réference pour de nombreux films, "Délivrance" n'est plus tout jeune. Il est temps de passer à autre choses comme réference, surtout que l'on a vu mieux depuis. Malgré son succes dans les années 70's, il s'avére que finalement, il est bourée de fautes de raccords ( A voir les apparitions/disparitions du chapeau de l'un des acteurs dans les rapides ) Sic...
Un film totalement culte dans l'histoire du cinéma. C'est la première fois que naît l'idée de confronter l'homme, citadin , moderne , civilisé, à la nature; non pas celle de l'écologie, la nature toute douce, verte accueillante, mais la nature sauvage , la cruelle , la nature tueuse, et pas seulement la nature mais aussi le genre humain. Puisque ce sont bien des gentils "paysans " , des gentils "bons sauvages" qui vont devenir des monstres. On est à l'opposé de Rousseau et de l'écologie moderne. Et le coup de génie de Boorman c'est de mettre en analyse la réaction de l'homme civilisé , le citadin. Les différents personnages, les quatre copains sont très différents et un rapport de force va s'instaurer entre eux , de domination. Ne sera pas le plus fort celui que l'on attendait.Sous le vernis de la civilisation , les agressés vont devenir aussi cruels que les agresseurs . Le faible se transforme en tueur, et le fort s'effondre. Le génie de Boorman fût de prendre Burt Reynolds , le grand macho de l'époque , comme l'homme fort qui bascule dans la soumission. C'était un contre emploi génial. C'est un film totalement prémonitoire, et nombre de séminaires de jeunes cadres dynamiques reprendront plus tard ce concept de groupes d'hommes "policés" lâchés dans des conditions extrêmes de survie . Mais là ce sera pour juger de leur capacité d ' adaptation ,et afin de vérifier qui est le vrai leader. Film démoniaque d'intelligence , film oppressant par une mise en scène sublime.La scène finale de descente de la rivière interminable, sans fin , avec la nature belle ?! qui entoure le canoe, nous détend et nous apaise enfin . Au bout il y a , il y aurait quand même la rédemption..Ce film génial inspirera des dizaines ,des centaines films sur ce même thème, mais pas un ne lui arrive à la cheville..Le chef d'oeuvre du grand maître Boorman.
Voir "Délivrance" confirme ma première impression sur le cinéaste John Boorman. Celui-ci ne fait pas du grand cinéma, il fait du divertissement. Mais, et c'est là que son cinéma se démarque, il le fait débarrassé de tous ses excès, ses vulgarités, ses sentiments faciles, sa violence gratuite et tout le spectaculaire auxquels Hollywwod nous à habitués progressivement, jusqu'à la saturation complète d'aujourd'hui. C'est pour cela que les films de Boorman ("La forêt d'émeraude" et "Délivrance", ceux que j'ai vus) ne vieillissent pas, car le cinéaste n'a pas succombé à cette surenchère idiote et imbécile du toujours plus. Le cinéma américain de ces dernières décennies, en allant toujours plus vite (ces derniers temps, je n'arrivais même plus, physiquement, à regarder ce cinéma, l'épilepsie me guettant), toujours plus loin, toujours plus fort (on montre un peu plus de sang, de sexe, d'effets spéciaux, de situations ahurissantes, etc), nous a rendus insensibles à l'excès. Nous avons tout vu, nous sommes allés toujours plus loin dans l'horrible, le pathétique, le déjanté... Au final, c'est parce qu'on y retrouve la mesure, le plausible, la lenteur de la vie réelle qu'on réapprécie un film comme "Délivrance", qu'on peut enfin à nouveau ressentir les sensations recherchées, au lieu d'être continuellement exaspérés. C'est le spectaculaire, le toujours plus, qui nous laissent désormais insensibles. "Délivrance" n'est pas un chef d'oeuvre, ce n'est même pas véritablement un bon film, c'est juste ce que le cinéma de divertissement à l'américaine aurait toujours du rester, s'il n'avait pas succombé à cette fuite en avant stupide et mortifère.
Boorman réussit à faire de la nature une prison, tout au long du film la grandeur de la nature est oppressante et elle devient donc une cellule d'où on ne peut s'échapper, ce qui donne naissance à un malaise qui nous fait réellement savourer le film. Ajoutant à cela des scènes horribles devenues cultes, vous obtenez un film qu'il faut avoir dans une vidéothèque digne de ce nom.
Pour beaucoup, "Délivrance" demeure une référence. Pierre fondatrice (l'une des pierres fondatrices pour être plus exact) du nouvel Hollywood, cette violente épopée engendra par la suite bon nombre de bâtards. Pourtant, à l'époque, ce thriller semblait original et même inédit à défaut d'être franchement révolutionnaire. Revu près de quatre décennies plus tard, il semble démodé et complètement artificiel. Je m'explique rapidement : il faut bien avoir en tête que le cinéma du début des années 70 (particulièrement aux Etats-Unis) rompait radicalement avec les codes du passé, essentiellement en terme de morale avec des défis lancés à une censure devenue beaucoup plus souple. Plus besoin de vanter nos bonnes vieilles valeurs traditionnelles, de se retenir lorsque des sujets délicats doivent être abordés ou encore de suggérer des scènes dites "difficiles". Le Vietnam était passé par là et les consciences avaient évolué. "Délivrance" est inscrit dans ce phénomène et est d'ailleurs considéré comme tel aujourd'hui même si son audace apparaît somme toute relative en terme de moeurs et est quasi-inexistante cinématographiquement parlant. En fait, la banalisation de l'horreur et la dénonciation de son omniprésence dans notre quotidien passe par une succession de scènes grotesques peuplées de personnages caricaturaux (bouh, ils font peur les bouseux !). Le crescendo est convenu, le suspense repose sur de bien grosses ficelles et les rebondissements (paradoxalement peu nombreux) on ne peut plus prévisibles. Le caractère psychologique de la chose fait la part belle à une philosophie de comptoir, le final prête à sourire... La mise en scène est statique, les plans sont répétitifs, la photo d'une autre époque tandis que l'interprétation manque à la fois de charisme et de conviction. On s'ennuie beaucoup malgré les beaux paysages et la conscience que le film pouvait sembler acceptable dans son contexte (mais vraiment sans plus). En 2009, on a simplement envie d'aller voir ailleurs.
jai aimé, il est passionant. il faut le voir. mais je ne comprans pas coment le type avec l'arc a fleche se fait tirer dessu. si quelqun peut me l'expliquer merci d'avance.
Un suspens incroyable, Jon Voight joue son rôle à merveille et la trame du film est très agréable à suivre. Un petit + pour la sorte de "jam" au début qui est selon moi la meilleure scène du film
En plus d'être un classique des 70's Délivrance est avant tout l'inventeur du survival mais aussi sa référence. Narrant comment 4 citadins en mal d'aventure vont se retrouver au prises avec des rednecks tarés mais surtout face à leurs propres bestialités. Boorman en tire un vrai suspense doué de conscience entre cruauté, aliénation et remords où nos 4 protagonistes vont vraiment découvrir leurs propres natures tout en ayant l'intelligence de refuser tout didactisme notamment dans une dernière partie terrible d'ambiguïté ou chaque spectateur se fera sa propre fin. Le casting est excellent où Ronny Cox ( le futur Dick Jones de Robocop) vole la vedette à des pourtant très bon Jon Voights et Burt Reynold. Bref un vrai classique qui ne donne pas envie d'aller faire du canoë.