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scorsesejunior54
181 abonnés
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0,5
Publiée le 11 novembre 2006
Avec la grâce d'un pachyderme, Jean-Jacques Annaud nous offre une vision creuse de "l'Amant". Reprenant le roman de Marguerite Duras, il le massacre littéralement, la rencontre sur le bac en étant le plus bel exemple. Sans relief et sans intérêt, il ne parvient, à aucun moment, à faire développer un ensemble trop mou pour attirer l'attention et gentiment racoleur. Erotisme soft, c'est sûr, le réalisateur a du goût. Il flme les corps sans passion, et ne parvient à aucun moment à faire ressentir une émotion, quelle qu'elle soit. Incapable de tirer le moindre charme d'aucune scène, déshabillée ou pas, il s'engouffre dans un drame vaseux, dont les soucis des personnages ne nous paraissent aucunement passionnants. Mise en scène accumulant les cartes postales touristiques, interprétation médiocre, rien, absolument rien n'est à retenir. Si vous avez du temps à perdre, précipitez-vous. Si c'est dormir que vous désirez, même conseil, car en plus d'être prétentieux et terriblement niais, "l'Amant" est également horriblement ennuyant. Pas de rythme, pas une seconde où le film pourrait décoller. Un beau zéro bien mérité.
Duras, la toute élégante, est ici banalisée, son plus beau récit, vulgarisé. Il n'y a ni le parfum, ni la couleur de l'Amant. C'est trop fade, trop stérile, fardé de faux dialogues, et d'un jeu insipide. C'est comme une méchante sitcom soudainement transplanté dans un décor étranger. profondémment frustrant.
Hélas, si l'on enlève les sempiternelles scènes de sexe (plus personne ne sais rien faire sans la semi-pornographie), il ne reste pas grand chose... dommage
D'abord, le roman, et par là... l'auteur puisque c'est de son existence qu'il s'agit. Attirée par l'Asie, par l'époque colonialiste, j'avoue avoir toujours porté ce récit, et Marguerite Duras dans mon coeur. Sorti en 84, et surtout son dernier roman, il s'agit peut être d'une introspection, de ses regrets, de ce qui aurait pu se passer si jamais elle n'avait pas quitté cet homme qu'elle pensait ne pas aimer, vite prise à son propre jeu. L'amant... tout est dans le titre biensur, et les plus puritains n'aimeront peut être pas le récit érotique de l'initiation de cette petite française par un homme plus agé qu'elle, et asiatique de surcroit... ce qui, de ce temps était inconcevable. Pourtant, tout ce qui ressort de cette histoire est purement lyrique, une realisation sobre, et à mesure que le temps passe, nous jugeons la gamine comme Duras se juge elle même. Parce que peut-être qu'à l'époque elle ignorait que cet homme l'avait aimée, rééllement, passionément... mais lorsqu'elle verse des larmes, amèrement, sur une voix off se faisant celle de sa concience, on ne peut que pleurer avec elle. Etre prise de ses propres regrets... Là réside la force de ce film, adapté avec simplicité, beauté et verité.
J'ai trouvé ce film très ennuyeux et je n'ai pas du tout aimé. A part des scènes de sexe il n'y a rien. Jane March est insupportable, j'ai trouvé son jeu insipide. Pour moi, aucun intérêt.
un beau film, de l'amour à la Duras, des sensations encore... jeanne moreau, un voix... de belles images, un seul regret, l'attachemment tout particulier du metteur en scène à l'érotisme parfois trop avancé au lieu d'être suggéré comme dans le livre...