si le côté politique anti coco m'a sauté aux yeux, j'ai trouvé le film vraiment prenant bien foutu, de la série B qui dépote, intelligente, avec un propos. Il y a juste la scène finale que je n'aime pas trop, ça aurait pu être plus ambigüe. En regardant sur wikipedia je vois que j'ai vu le dernier remake en date (celui avec Craig et Kidman (nul à chier)). Putain à une époque on avait quand même des bons réalisateurs d'entertainment. Sinon le film rappelle pleins de choses comme le village des damnés, They Live!, pleins de trucs pas mal du tout en somme. Franchement c'est à voir. J'aime ce genre de films sur la paranoïa. Il faut maintenant que je vois Thing from Another World. N'empêche la guerre froide et la propagande américaine a donnée autre chose que des nanars à la Rambo III, et ça, ça fait vraiment plaisir.
Ce classique de la SF paranoiaque possede l’efficacite et la frenesie des meilleurs films de serie B mais esquisse egalement, un message de fond interessant.
Loin de meriter sa reputation d’oeuvre reactionnaire, Don Siegel et son scenariste Jack Finney (qui adapte ici son propre roman) traitent davantage de la deshumanisation progressive de la societe que de la pretendue menace communisme.
D’ailleurs, les annees 50 voient arriver l’emergence de la consommation de masse et de l’automatisation des ménages dont la petite ville de Santa Mira est le microcosme revelateur.
Le classique par excellence, délire ou réalité tellement repris sous forme de copy cats depuis... L'atmosphère paranoiaque monte crescendo comme l'hystérie de masse et la volonté d'uniformiser tout le monde des envahisseurs (d'abord sans aggressivité) suit la courbe du récit avant de devenir le point central et le climax de l'action; plutôt novateur même si c'est en noir et blanc et si le tout date de 1956. Ne dormez pas !
Un film qui a plutôt bien vieilli, preuve du talent de metteur en scène de Don(ald) Siegel. On entre facilement dans l'histoire, happé par cette mystérieuse maladie collective qui semble frapper une paisible bourgade. C'est un hymne à la différence, aux sentiments humains, à l'individualisme aussi, comme l'exprime le héros Kevin McCarthy, écœuré à l'idée que tous les individus, devenus interchangeables, se ressemblent et soient dépourvus de sentiments. La cible soviétique est clairement énoncée, avec de façon plus elliptique la critique en creux de la chasse aux sorcières qui sévissait alors aux Etats-Unis, et qui menaçait la liberté de ses citoyens. Seul vrai point noir du film : les effets spéciaux, qui évidemment font sourire plus de cinquante ans après. Mais l'ensemble emporte le morceau et se regarde très agréablement.
Un scénario plutôt réussi mais qui ne va malheureusement pas au bout de son idée avec une fin quelque peu avortée. Dommage aussi que le film mette un peu trop de temps à se lancer, à poser son intrigue (au bout de 20 min sur les 77 que fait le film) et qu'il ne joue pas assez sur le côté action. Mais l'ensemble est efficace dans son épouvante suggérée et le duo acteurs/réalisateur est à la hauteur. Des décennies plus tard, ce film de science-fiction reste un bon moment à passer. PS: si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi le titre original a été traduit en "profanateurs de sépulture"...
Un grand classique de la SF que ces remakes pourtant très réussis n'égalent pas. Un scénario prenant, une mise en scène captivante et une brillante réflexion sur l'individualité et le libre arbitre. Passionnant et indémodable.
Prévu au départ pour n'être qu'une simple série B horrifique, "L'Invasion des profanateurs de sépultures" devint, dans les mains de Don Siegel, un véritable brûlot contre la paranoïa américaine ,engendrée par la guerre froide, envers les communistes. Très jolie réfléxion sur la liberté de pensée et d'être, le film est aussi un classique de la science-fiction recyclant le vieil adage déjà utilisé par Jaccques Tourneur : l'horreur atteint des sommets quand elle n'est que suggérée. Ici, mis à part quelques cosses extraterrestres assez dégoûtantes, rien n'est véritablement montré et la menace venue d'ailleurs est d'autant plus terrifiante qu'elle prend forme humaine. Face à cette invasion, un héros plein de charisme et de courage incarné par Kevin McCarthy représente cette face de l'Amérique qui a décidé de luter contre le manque de liberté et l'impossibilité de choisir son camp. Malgré un scénario assez bancal et une histoire qui aurait gagné à être un peu plus longue, "L'Invasion des profanateurs de sépultures" est un classique du film d'épouvante des années 50. Intelligent et admirablement mis en scène par un Don Siegel inspiré, le film continue à étonner et à faire frissoner encore aujourd'hui.
Un très bon film de science-fiction, précurseur des futurs "Envahisseurs" et autres "Alien", qui, étonnamment n'a guère vieilli. Une formidable découverte...
Un classique de la science-fiction à voir et à revoir sans modération. Toute une époque du cinema hollywoodien. Bien supérieur à son dernier remake Invasion... bon film par ailleurs ! Voyez les deux.
tout comme le remake, ce film m'a grandement marqué surtout la fin... 4 etoiles un film a voir deconseiller a ceux qui ont eu peur pendant l'exorciste car la c'est bien pire.