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Eowyn Cwper
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4,0
Publiée le 18 juillet 2018
C'est peut-être Le Dernier Métro, mais ce n'est pas le dernier des films français ; c'est même le plus oscarisé avec Cyrano de Bergerac (Jean-Paul Rappeneau, 1990), et il ne se cache pas derrière les brumes qui entourent parfois ces récompenses. On comprend clairement le choc qu'il a produit.
Ce qui frappe d'abord, c'est la colorisation du film, qu'on peut prendre pour un caprice et une exagération d'icelui, car ces tons jaunes n'étaient pas une mode et donnent une impression initiale plutôt étrange. Mais ils ont tôt fait de se fondre dans des décors parfaitement colmatés, dont on a l'impression que les bords, à l'instar du théâtre, sont tout près, et pourtant invisibles – quoique ce sentiment se vérifie quand on découvre un membre de l'équipe de tournage qui se cache vainement dans le noir du coin d'un plan trop serré.
Une fois cette petite boîte ambiancée créée, Truffaut a pu agiter quelques acteurs plus que compétents qui ont constitué une oligarchie de la performance, à qui il a donné des lignes de bonne facture hélas marquées du sceau de sa molesse. La spontanéité l'emporte, sauf chez Deneuve qui est curieusement incompatible avec cette formule, perdant sa concentration quand les dialogues s'emmêlent pourtant de fort belle façon ; elle devient une actrice de présence, plus de réplique.
Le Dernier Métro est suffisamment bon pour ne pas souffrir de la comparaison avec un aussi bon film que Le Journal d'Anne Frank (George Stevens, 1959) avec lequel il partage des apparences, dans la qualité de son immersion dans un monde plein de guerre notamment, et pour sa maîtrise d'un environnement clos. Pour faire un contraste, les deux œuvres sont des survivals d'avant les survivals, des films tirant leur matière de la survie, du temps où elle était réelle et non encore un simple objet du divertissement. Pourtant c'est bien de la joie qu'on ressent quand de belliqueux préjudices s'abattent sur les Parisiens, sourdant à l'intérieur de la boîte sans que le réalisateur y soit – apparemment – pour quoi que ce soit (et si j'ai tort sur ce dernier point, c'est qu'il allie ingéniosité et discrétion).
Avec ses airs de Fantôme de l'opéra où le fantôme est un être arborant la Croix Gammée avec qui l'on cohabite ou l'on collabore, Le Dernier Métro nous donne à revivre le Paris du début des années 1940, mais aussi son cinéma, et pas seulement parce qu'on y mentionne le Jean Gabin de La Bête humaine (Jean Renoir, 1938). Vous l'aurez compris si vous ne le saviez déjà, Le Dernier Métro est un opus multiinfluencé qui tire ses forces de ses sources théâtrales, de son casting, et des racines qu'il enfonce avec passion et justesse dans les temps passés.
Film aux 10 césars dont les plus illustres (meilleur film, meilleur scénario, meilleur réalisateur, meilleure actrice et meilleur acteur)! Ces récompenses sont largement méritées la France et l'ambiance de la guerre 39-45 sont très bien traitées dans le film. La relation complexe entre Catherine Deneuve et Gérard Depardieu est très bien jouée.
Loin des expérimentations formelles des années 50 et 60, 'Le Dernier métro' reste néanmoins un beau film à regarder, qui ressemble au cinéma de la période qu'il dépeint. Il est agité d'une tension permanente, et entremêle habilement discours sur l'art et reconstitution historique. L'intrigue amoureuse entre le personnage de Deneuve et celui de Depardieu me semble cependant trop embryonnaire pour véritablement intéresser ou émouvoir.
Le dernier métro est un classique pas mal à voir, ne serait-ce que pour voir le duo Depardieu – Deneuve à l'écran. L'histoire est pas mal du tout, permettant de nombreux rebondissements. Après, je n'ai jamais beaucoup aimé les films qui parlent de théâtre, il y a un côté un peu « l'art qui se regarde » mais ça passe pas mal dans ce film. On voit que les deux acteurs principaux s'amusent. Les autres acteurs sont bons. C'est pas mal.
Dans la série je découvre sur le tard des classiques du cinéma français : le dernier métro de Truffaut. Un bonne reconstitution des cercles artistiques sous l’occupation avec ce théâtre parisien ou l’ancien directeur juif se cache dans la cave pendant que sa femme reprend les rennes du théâtre et voit arriver dans la troupe un jeune premier qui va bouleverser bien des choses. Bien sûr on retient le duo Catherine Deneuve Gérard Depardieu qui est parfait, mais le reste du casting est aussi excellent Jean Poiret en tête avec le rôle du metteur en scène très bien écrit. J’ai trouvé assez ridicule le passage « que sont ils devenus » avant le final du film qui pour le coup lui est assez grandiose. Un film inégal mais porté de main de maître par ses comédiens.
Truffaut, c'est le type même du réalisateur auquel on confierait un budget de 10 milliards et une pléiade de stars et qui le transformerait contre toute attente, envers et contre tous en énorme tas de fumier. Ce gars est mauvais et nous livre ici un film endormi à dormir debout. Alors, les acteurs ne sont pas en cause et on retrouve toutes les pointures de l'époque, notamment Depardieu et Deneuve dont le face-à-face ne fait hélas pas d'étincelles, la faute à cette mise en scène à crever d'ennui.
C'est long comme un jour sans pain, ça rame terriblement d'un bout à l'autre, on a l'impression qu'on en verra jamais la fin. C'est aussi affreusement plat, pathétiquement amorphe pour un film censé se dérouler pendant l'occupation. Aucune tension, aucune appréhension aussi quelconque soit-elle, seulement ce théâtre plat et ces dialogues sans relief, superficiels et qui sonnent faux.
Le film avait fait, à l’époque un scandale injustifié. Le Dernier Métro fait parti des meilleurs films français à raconter comment les juifs vivaient sous l’Occupation. On pense souvent à Lacombe Lucien quand l’on parle de films français qui ont évoqué la Seconde Guerre Mondiale. Pur chef-d’œuvre d’intensité, le film impressionne par son casting : en tête Catherine Deneuve et Gérard Depardieu, Andréa Ferréol, Jean Poiret et tant d’autres… Le film est un classique du genre (d’ailleurs le film a été sélectionné à Cannes Classics en 2015). Bernard Granger (Depardieu, grandiose) cherche du boulot. Il tombe sur une fille (André Ferréol) qui travaille dans un théâtre. Il passe une audition. Et entre dans la troupe. Mais la patronne avait un mari juif assez recherché. Il va découvrir une mystérieuse machination… Le film est aussi une bouleversante histoire d’amour. Entre une femme qui ne veut pas choisir entre deux hommes. Le film est un exemple (scénario, mise en scène...). Voilà ce qu’on attend du cinéma. – Sandro Martinez, 9 ans et-demi
Encore un film surcoté! Pourtant j'aime le cinéma de Truffaut et j'adore Depardieu. Sauf que là, rien ne se passe d'intéressant, le film souffre d'une platitude extrême ainsi que d'un manque de rythme, voire même d'enjeu. Conclusion, on s'ennui ferme, malgré de très bons acteurs.
Un grand classique du cinéma dont je n'ai pas réussi à sentir l'intérêt. Je n'ai trouvé ni de tension en lien avec l'intrigue principale ni vraiment d'intérêt à suivre les relations entre les différents personnages. Un film fade bien trop surcoté.
Tout dans ce film était réuni pour me plaire : le thème, l'époque, le réalisateur ou encore le casting. Je n'ai donc pas été déçue par ma découverte, j'ai même beaucoup apprécier ce film. La réalisation de Truffaut est superbe et juste, on sent une certaine finesse tout en perçant la lourdeur de l'époque. Je pense qu'il faudrait que je revisionne toutefois ce film pour en percevoir tous les sens, je ne pense pas avoir été assez attentive pour en percer tous les sens. Ne serait-se que pour comprendre le personnage de Marion Steiner dont je ne suis pas certaine d'avoir capter toute la sensibilité et la force. Où bien, la surprise finale était l'effet escompter par Truffaut et ses scénaristes. J'ai également beaucoup aimé les décors et les costumes autant ceux utilisés au quotidien pour le film que ceux privilégiés pour les pièces de théâtre. Vraiment un très beau film que j'ai découvert, je vous le recommande vivement si vous ne l'avez pas encore visionné, je pense qu'il devrait faire partie des classiques du cinéma français, et sinon et bien revisionné le pour le plaisir ça reste toujours une belle surprise.
Grand classique du cinéma français auquel je n'ai pas totalement adhéré par... fossé générationnel ? Ça se décante en seconde partie, mais la première est très fouillie et met trop le spectateur à l'écart. On sent une certaine classe venue d'une autre époque et surtout d'un grand monsieur, François Truffaut. En fait Le dernier métro se regarde comme une œuvre travaillée avec perfectionnisme. Mais ça manque cruellement d'émotion, on ne ressent rien. Pourtant ce film est pleins de bonnes idées : le réalisateur juif caché dans la cave de son propre théâtre qui participe à la réalisation de sa pièce en secret par le biais de sa magnétique épouse interprété par une Catherine Deneuve à l'apogée de sa carrière. Mais je trouve que l'intrigue prend un tournant trop convenue vers la fin et surtout que ça ne fonctionne pas du tout avec notre ressenti de la chose. Depardieu est comme à son habitude, dans l'excellence de l'interprétation de son personnage ambiguë dont on comprendra les réelles motivations qu'à la fin. Ça a peut être fait date mais bon, c'est pas l'éclate ce film. La seconde guerre mondiale inspire et a beaucoup inspirée le cinéma français, je suis d'autant plus intéressée par ces films qui ont aujourd'hui autant d'écart en date avec la fin de la guerre que notre époque actuelle. Le traumatisme était toujours là alors qu'en 2015 on peut dire qu'on est passé dans une autre ère. A voir pour la prestance de ces messieurs-dames.
probablement un des meilleurs films de Truffaut réalisé avant l'insipide "femme d'à côté" et le typé "vivement dimanche" qui mettait en valeur sa compagne d'alors: Fanny Ardent; Depardieu trouve ici un rôle sobre alors qu'il était en plein essor de célébrité, Catherine Deneuve toujours froide et glaciale comme à l'accoutumé, elle passe d'un rôle à l'autre sans changer de ton, elle aura fait une longue carrière sans que ses rôles soient marquants pour le cinéma; à noter aussi dans un second rôle juste à sa mesure : Andréa Férréol et un Jean Poiret pas très convainquant, il était là juste pour combler un vide ! les films de Truffaut se ressemblent un peu tous au fond, ses personnages ont quelque chose d'une peu gauche, enfantin par leurs comportements et leurs paroles, ses films donnent toujours cette impression pas d'improviser mais d'à-peu-près ; ce film reste malheureusement d'une actualité brûlante; il traite de plusieurs sujets encore présents de nos jours: le racisme anti-juif, l'oppression, l'obscurantisme, certaines phrases dites par Heinz Bennent (le juif qui vit caché dans une cave) résonnent encore comme, hélas, des vérités aujourd'hui ; j'avais vu ce film à sa sortie à l'époque et il ne m'avait pas laisser un souvenir impérissable; revu récemment mon regard a changé complètement tant il est d'actualité;les films sont ainsi faits: une fois réalisés, ils ne peuvent plus changer, c'est notre regard qui change au fil du temps, on ne revoit pas un film de la même manière plusieurs années après, tout dépend du contexte du moment de notre vision
Un très beau film avec un bon duo Catherine Deneuve/Gérard Depardieu. Malgré un manque de rebondissements, ce film est agréable à suivre et il traite un sujet assez intéressant (la survie d'un théâtre français pendant l'occupation des nazis).
Le scénario est sympa, mais le film est massacré par Depardieu et Deneuve qui réussissent à en ôter toute finesse et tout sentiment. C'est là qu'on voit que des acteurs très bien payés ne valent pas une bonne pizza napolitaine.