Des longueurs dans tous les sens, un scénario qui s'égare. C'est finalement l'histoire d'un cowboy qui cherche à vendre son corps auprès de femmes riches. Il est habillé kitsch et le film nous lance des sortes de flash-back extravagants qui n'ont pas de sens. Les dialogues ne volent pas hauts et les scènes d'amour entre le cowboy et ses femmes sont ridicules. Je n'ai rien aimé même si Dustin H. joue bien.
J'avoue être personnellement assez fan de l'époque du Nouvel Hollywood, de laquelle je suis nostalgique de par la liberté de ton qu'elle dégagea et des nouveautés artistiques qu'elle apporta au cinéma. A la fin des années 60, plusieurs films ont joué un rôle-déclencheur et il faut croire que "Midnight Cowboy" fait partie de ceux-là... Il faut croire parce qu'honnêtement, j'ai eu beaucoup de mal à percevoir ses qualités. Certes, il s'agit d'une chronique sombre et désespérée où l'on parle de prostitution (masculine pour une fois), de sexe, de drogue... Cela en fait-il pour autant un bon film ? Je ne le crois pas et ai fortement envie de remettre en cause les qualités de mise en scène de John Schlesinger. Si faire preuve de finesse, c'est multiplier les flashs-backs inutiles (enfin si, expliquer un minimum des personnages qu'il n'est pas fichu de décrire autrement) ou en faire des tonnes dans les effets visuels gratuits, alors je n'ai pas la même conception des choses. On a durant quasiment deux heures une multiplication des plans assez irritante, des couleurs très et trop marquées, une photographie un peu grossière (soit c'est tout sombre, soit c'est flashy), des séquences pseudo-psychédéliques qui sont surtout les fondements de clips crétins genre "Requiem for a Dream", des mouvements de caméras pas réfléchis (et vas-y que je te balance des zooms et que je te mets l'objectif sur mon épaule pour que ça tremble parce que ça donne un côté un peu underground), bref du très très lourd... Jon Voight surjoue sans cesse, Dustin Hoffman n'est pas dans sa meilleure forme (à part boiter et tousser, il est totalement inexpressif), les seconds rôles en rajoutent... Pourquoi s'emballer ? Alors oui on pourra apprécier quelques scènes réjouissantes de par leur humour noir bien barré mais dans l'ensemble, on a tendance à s'ennuyer devant cette overdose de style et de sentiments pas toujours maîtrisés. D'autant plus regrettable que certaines idées auraient mérité meilleur sort.
Enfin vu ce Macadam Cowboy de John Schlesinger, couronnée des trois Oscars principaux en 1970 (film, réalisation, scénario, et pourtant classé X à sa sortie). L’histoire est cocasse, parfois drôle, mais aussi terrible et tragique. Deux paumés qui se rencontrent pour le meilleur et surtout pour le pire, une belle histoire d’amitié. Jon Voight est aussi sexy que touchant, Dustin Hoffman (une de ses meilleurs rôles) est génial en arnaqueur italien chétif. Si le film a sans doute un peu vieilli il n’en reste pas moins poignant, et l’un des meilleurs de l’époque. On comprend pourquoi il est culte.
Une descente aux enfers éprouvante à travers une bouleversante histoire d'amitié. Un grand film sur les illusions perdues d'une génération, interprété par un duo magnifique John Voigt/Dustin Hoffman.
Un classique du cinéma de la fin des années 60 qui me restait à découvrir. Avec sa désillusion sur le rêve américain il préfigure ce que va être le cinéma américain des années 70. Après honnêtement ce film ne m’a pas procuré grand chose. Mise à part retenir la grande prestation de Dustin Hoffman qui trouve ici un de ses plus grand rôle. J’ai du mal à définir ce qui m’a déplu, curieusement je trouve le film trop léger et trop austère par rapport à ce qu’il raconte. La Bo est elle en revanche remarquable.
Un duo extraordinaire écrasée par le charisme de Dustin Hoffman qui, malgré sa taille, en impose bien plus que Jon Voight. Une odyssée incroyable aux travers des états-unis qui est encore aujourd'hui une oeuvre superbe à contempler.
Macadam Cowboy : Un film assez spécial et osé qui montre certes un portrait différent de New York que l’on a l’habitude de voir mais le film a tendance a tourné en rond et accumulé les erreurs. Et c’est dommage car le film possède un sujet qui vaut de l’or, un duo d’acteur qui marche du tonner… Mais des le début, c’est bizarre, rien que l’intro, pendant 10 minute, on a la même musiques qui tourne en boucle avec des arrêts, en plus, la musique est génial mais elle est tellement fragmenté que ça en devint barbant et c’est le genre de défaut que l’on voit souvent dans le film. Pareil, une scène vers le milieu du film ou les deux personnages principaux vont à une soirée, on ne comprend rien et la réalisation nous embarque dans une overdose d’effets et pourtant, de manière général, la mise en scène est excellente et le film est très bien filmé mais des fois, ça chute. Venant au scénario, la narration est mal foutue au début, surtout pendant les flash back qui sont brouillons. Bon après, le film n’a pas que des défauts, le scénario est assez original malgré qu’il soit bizarre car on suit un cowboy qui va a New York pour se prostitué et il va avoir du mal. Mais, le point fort du scénario c’est l’amitié qui va trouver avec un vagabond très malade qui ne va pas lâcher, ça c’est la plus belle réussit du film. Surtout que les acteurs sont magistrales, surtout Destin Elfman qui est brillant et très juste comme d’habitude. Et autre point fort du film, le portrait que l’on nous fait, avec une dureté, une pauvrette qui s’émane du film, ça c’est émouvant. Donc voila, un film assez choc et provocateur, assez long a suive mais fait vous votre avis.
Une bien belle histoire que nous expose "Midnight Cowboy" avec ce "cowboy" qui part de son Texas natal pour se prostituer à New York dans laquelle il se liera d'amitié avec un SDF. La mise en scène et le duo d'acteurs font à lui seul le film. On regrettera juste le manque de mordant de l'intrigue et quelques scènes de remplissage.
"Macadam cowboy" est un film qui aborde des sujets difficiles – très rarement traités – et d'une façon totalement maîtrisée. Jamais vulgaire, toujours émouvant, jamais larmoyant, le propos est d'un modernisme étonnant même si la réalisation est fortement datée années soixante dix. Ce film absolument surprenant, qui dynamite le rêve américain, constitue encore un choc quand on le voit plus de quarante ans après sa sortie.
1969 l'année des hippies, du sexe sans limite, de la drogue et des protestations contre la guerre du Vietnam, mais cette année ne sera pas une année très colorée pour les deux protagonistes de Macadam Cowboy . L'un Joe Buck au style de cowboy part du Texas et rêve de devenir gigolo pour femmes riches a New York, le second Rico Rizzo boiteux et tuberculeux vit dans la misère la plus totale . La rencontre de ces deux personnages mènera alors a une amitié en quête d'argent pour survivre dans la grisaille d'un New York gangréné par la pauvreté .
Gris, triste et touchant ce film nous montre un aspect différent du rêve Américain, l'aspect réaliste ou le personnage du cowboy revient à la réalité et se rend compte que ses espoirs sont broyés, rien n'est facile à gagner mais tout perdre est facile . L'amitié entre les deux personnages offre un duo qui fonctionne a merveille, la réalisation offre de magnifiques plans dans les rues de New York, sous le soleil de Miami ou encore quelques passages en noir et blanc qui font froid dans le dos .
Macadam Cowboy est un film humain, touchant et intéressant pour sa vision d'une époque ou il n'était pas si facile de vivre .
Dès l’écoute de la musique d’ouverture signée par Fred Neil, on sait que l’on est devant un film qui laissera une trace indélébile dans les mémoires des amateurs de grand cinéma. Puis commencent à se profiler ces deux personnages marginaux, un gigolo texan sans succès et un petit escroc handicapé, respectivement interprétés par les immenses bien qu’encore jeunes Jon Voight et Dustin Hoffman, et là l’émotio qui nait de leur amitié et de leur motivation naïve de courir après leur idée personnel du rêve américain se montre véritablement prenante. La ville de New-York ne sera sans doute plus filmée avec autant de noirceur avant le Taxi driver de Scorsese sept ans plus tard que dans ce Macadam Cowboy et son approche dramatique du monde de la nuit où règne le vice et sa construction narrative pleine de flashbacks appuyant le sentiment de mélancolie. Ce ton subversif et cette réussite formelle obtinrent tous deux leur reconnaissance dans sa paradoxale obtention d’une classification en film X et de l’oscar du meilleur film.